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Sally Hamilton

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Mer 3 Juil - 0:57
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


25 août 2018 dans le jet en direction de Paris

J’étais blessée par tout ce qui s’était passé, par les propos de Nolan, même s’il avait tous les droits de me fustiger. Alors, j’avais accepté de partir. Je lui avais dit à mi-mots qu’il pouvait m’appeler s’il souhaitait en discuter. Je ne savais pas si je devais m’attendre à un silence radio ou un appel. J’étais triste, je me sentais aussi vide qu’une coquille.

Et puis la vie avait repris son cours. Cela faisait maintenant plusieurs jours que j’avais présenté mes excuses à Nolan, j’avais même fait un post instagram à son intention pour lui montrer que j’étais sincère avec des excuses publiques. Et puis le travail avait repris et j’avais dû me concentrer et faire abstraction de ma vie privée chaotique. Le tournage de la série s’intensifiait, on nous en demandait toujours plus, si bien que je rentrais complètement crevée et la seule et unique fois que j’avais eu Nolan au téléphone, j’étais trop fatiguée pour avoir une conversation correcte et je lui avais demandé de me rappeler à un autre moment.

Mon agent m’avait trouvé un casting à Paris pour un grand réalisateur français qui rêvait de me faire jouer dans son film. Il avait même affrété un jet pour moi, pour me faire venir dans la capitale et me faire passer un bout d’essai pour son film. J’étais très emballée par ce projet et du coup, me voilà à bord du dit jet. Mon agent était déjà à Paris, aussi je voyageais seule pour l’aller. L’équipage de bord était très sympathique, à peine installée, j’avais droit à une coupe de champagne, et alors que j’en buvais une gorgée, j’entendais mon nom lointainement crié. Machinalement, je regardai par le hublot, et quelle ne fut pas ma surprise en voyant Nolan qui s’égosillait en courant sur le tarmac. Je manquai de recracher le champagne et le reposait sur la petite table, me levant précipitamment.

- Ne fermez pas ! Laissez-moi descendre !

L’hôtesse voulut protester mais je passai devant elle à toute allure pour descendre en courant le petit escalier qui me mena droit sur la terre ferme. J’avais entendu Nolan crier qu’il avait des excuses à me faire et j’en étais émue. A peine le pied sur le goudron, je courus dans ses bras et soudain ce fut comme si les six dernières années n’avaient pas existé. Je me surpris même à l’embrasser, je ne m’en rendis compte qu’une fois que les lèvres furent contre les siennes. C’est alors que la voix du pilote s’éleva derrière moi.

« -Madame Hamilton ! Je dois décoller dans cinq minutes ! »

Je me détachai alors à contre-coeur de Nolan et le regardai dans les yeux tout en glissant ma main dans la sienne.

- Monte avec moi !

Et sans lui laisser le choix, je l’entraînais avec moi dans le jet. L’équipe de bord me regarda, bouche bée mais moi, je ne les calculais déjà plus, je ne voyais que Nolan. Nous nous installâmes et l’hôtesse lui apporta aussi à boire, puis nous demanda d’attacher nos ceintures avant de disparaître. L’avion se mit à bouger et je regardai mon ex-mari.

- Désolée… j’ai pas réfléchi… On part pour Paris là.

Je pouvais être si impulsive parfois… Non, en fait je ne l’étais qu’avec lui. Depuis toujours, il n’y avait qu’avec Nolan que je prenais des décisions sur un coup de tête.

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Mer 3 Juil - 1:21
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Je l'ai lu ce post Instagram, une dizaine peut-être même une vingtaine de fois. Les yeux rivés sur l'écran de mon mac, café en main à une heure indécente pour le commun des mortels, je me surprenais à visualiser chacune de ses photos. Elle avait effacé toutes traces de mon passage, j'en avais fait de même en balançant nos photos et mon alliance à la flotte lors d'une nuit de beuverie. Je n'en étais pas fier avec du recul, tout comme l'attitude que j'avais eu à l'égard de Sally lorsqu'elle était venue me présenter des excuses. La connaissant, je savais à quel point, ce n'était pas chose facile pour elle et moi, j'avais impunément piétiné sa dignité. Ce fut donc à mon tour de poster sur Instagram et n'ayant pas de compte officiel, je m'étais servis de celui du bar, m'exposant ainsi auprès de mon personnel et des abonnés. C'était une première étape, la conversation une seconde, qui ne vint jamais. Je pense, peut-être, que Sally me faisait payer mon attitude. Nos emplois du temps divergeaient à nouveau, preuve que rien ne change. Du moins, c'est ce que je croyais avant de prendre la direction de l'aéroport et de me ruer sur le tarmac, tentant d'échapper à la sécurité. Zigzagant entre les types en uniforme, preuve que j'avais encore de bons restes, je me retrouvais non loin du jet dans lequel se trouvait mon ex-femme et poussais par je ne sais quelle audace, je me suis retrouvé à hurler son nom. Malheureusement pour moi, le coucou métallique allait décollé pour je ne sais quelle destination. Je m'apprêtais donc à tourner les talons, lorsque soudain la porte de l'appareil s'ouvrit, laissant apparaître Sally. J'avais comme l'impression d'avoir déjà vécu cette scène.

Je la vis courir vers moi et j'en fis de même sans réfléchir. Je crois que mon enfoiré d'organe vital tambourina contre ma poitrine au moment où je rattrapais Sally pour répondre à son baiser. La scène aurait à n'en pas douter, fait office d'un très bon final pour une comédie romantique. C'était magique autant que la première fois et fort, si puissant d'ailleurs que les six dernières années s'effacèrent de ma mémoire, emportant avec elles tous les sentiments néfastes que j'éprouvais pour Sally « - C'est toi ! Je te retrouve enfin ! » lui dis-je en prenant son visage entre mes mains. Le pilote nous rappela malheureusement à l'ordre. L'avion devait décoller emportant Sally avec lui. J'en étais presque déçu que cela se termine aussi vite. La main de mon actrice d'ex-femme se glissa alors dans la mienne et l'espace d'un instant, je crus revoir la Sally qui m'avait proposé de sécher toute une journée de cours pour que l'on puisse passer du temps ensemble. Elle voulait que je la suive. Je l'ai donc suivi. Je retrouvais celle que j'avais tant aimée et rien que pour ça, j'étais prêt à la suivre jusqu'au bout du monde sanq réfléchir. Une fois dans l'avion, je pris place à ses côtés quelque peu intrigué par la destination « - Donc on va à Paris ? Ok je vais quand même devoir prévenir mon personnel » Ce que je fis sans atteindre pour que personne ne s'inquiète. Bon, ok, j'ai menti en prétextant être malade, mais ne suis-je pas le patron ?

« - Tu as conscience que c'est complètement dingue ! » Je ne résistais plus à l'envie de l'embrasser à nouveau, réalisant à quel point ça m'avait manqué, à quel point elle m'avait manqué. J'en voulais soudainement plus, mais nous n'étions pas seuls dans ce jet. De plus, il me semblait important de privilégier la parole à ce qui constituait à l'époque une de nos activités favorites. (je vous épargne les détails.) « - Qu'est-ce qu'on va faire ? Et qu'est-ce qu'on va dire à Sunny ? C'est complètement dingue. »




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Mer 3 Juil - 12:56
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J’étais incapable de mettre des mots sur ce qui se passait dans ma tête. J’avais entendu la voix de Nolan alors que j’étais à mille lieues d’imaginer qu’il aurait pu me rejoindre dans cet aéroport tandis que je partais pour Paris pour une audition. La discussion, si l’on peut appeler ça comme ça, m’avait ébranlée, tout autant que la découverte de mes torts dans notre divorce, et j’avais dû prendre sur moi pour aller m’excuser, mais c’était la bonne chose à faire, je ne pouvais continuer à le blâmer pour quelque chose dont il était innocent. Puis je pensais que nous nous reverrions pour en parler quand la tension serait redescendue, mais jamais je ne l’aurais cru capable de ce qu’il venait de faire. Et moi, aussitôt que j’eus entendu sa voix, croyant d’abord à une hallucination auditive, je l’avais vu courir sur le tarmac et m’était à mon tour précipité hors de l’avion pour le retrouver. Bien vite, j’étais dans ses bras et nous nous embrassions. Ah ce baiser. Que dire à propos de ce baiser échangé dans des circonstances bien moins hostiles que celui qui eut lieu dans sa chambre froide du Big Apple. Ce baiser avait balayé d’un coup de langue six années d’hostilité, nous ramenant à l’époque où seuls l’amour et la passion nous animaient. Je sentais mon coeur se gonfler à nouveau sans vraiment comprendre pourquoi, mais j’étais bien. Je sentis ses mains sur mon visage et ne pouvais m’empêcher de sourire. Et puis tout s’enchaîna rapidement, le pilote s’était manifesté, et moi j’avais embarqué Nolan avec moi.

Nous voilà à présent assis l’un à côté de l’autre dans de confortables fauteuils en cuir synthétique, une table basse devant nous. Ma main n’avait quitté celle de Nolan que pour boucler ma ceinture, le laissant ainsi faire de même, puis j’avais rapidement retrouvé le contact de sa peau, ne le quittant plus des yeux. Je lui annonçai que nous partions pour Paris. Nous avions bien neuf heures de vol, de quoi continuer cette conversation. Mais après qu’il ait contacté son personnel, il m’embrassa à nouveau. Je ne m’en plaignais pas, au contraire. Mon corps fut parcouru de délicieux frissons et je prolongeais se baiser, glissant ma main libre dans sa nuque et me tournant vers lui autant que ma ceinture me le permettait. Il reprit ensuite la parole.

- Tu l’as déjà dit, ça, que c’était dingue. On est dingues, non ?

Reprenant un peu de sérieux, je repris.

- Écoute, je pense qu’on ne devrait rien dire à Sunny pour l’instant… Du moins… pas avant d’être surs. Je veux dire, en six ans, on a sûrement changé. Il faut qu’on voit… mais, pour reprendre quelque chose que tu m’as dit il y a longtemps, je pense qu’on devrait se laisser une chance.

J’avais l’impression d’être à nouveau cette jeune adolescente folle du quarterback et meilleur musicien du lycée. Nolan avait toujours su, sans s’en rendre compte certainement, me faire me sentir ailleurs quand il était avec moi. Je ne m’étais même pas rendu compte que l’avion avait décollé. Je me rapprochai un peu plus de lui pour revenir l’embrasser à nouveau. Je réalisai soudain combien ça m’avait manqué.



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Mer 3 Juil - 23:52
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La vie est faite de choix. Tantôt bons, tantôt mauvais, ils nous amènent toujours quelque part, c'est inévitable, mais jamais là où on l'aurait cru. Je m'étais donc retrouvé là, à l'aéroport après avoir découvert que Sally allait embarquer pour je ne sais quelle destination. Tout s'est bousculé dans ma tête et sûrement dans mon cœur. Je voulais une conversation, mais mes quelques tentatives s'étaient toutes plus ou moins soldées par un échec. J'étais à ce moment frustré et comment ne pas l'être lorsque six années de votre vie se retrouvent soudainement remise en question. Je détestais Sally, oui avant tout ça, avant la chambre froide, alors les rumeurs, avant les insultes, je nourrissais à son égard une haine sans borne. Elle m'avait sali, elle m'avait tout pris, réduit à rien en un claquement de doigts offrant une tribune libre à mes détracteurs. Je pourrais ressasser longuement ses torts, sauf que j'en avais moi aussi. Certes, je lui étais resté fidèle, mais je lui avais éhontément caché mes quelques problèmes d'argent et les quelques mensonges familiaux à l'origine du départ pour LA. J'étais moi aussi en tort, mais je refusais de l'admettre, voir même de l'assumer. Et si nous avions merdé tous les deux ? Une fois cette hypothèse formulée avant le grand départ, je ressenti en moi, comme une première libération qui me conforta par la suite. Je devais trouver Sally et le lui dire, avant son départ.

Je n'ai jamais couru aussi vite, hormis sur un terrain de foot et tels des plaqueurs à l'approche, je tentais d'éviter les gorilles de la sécu pour enfin rejoindre mon but, où ce qui s'y apparentait. Mon cœur n'a jamais cogné si fort dans ma poitrine qu'à ce moment-là. Seul, je l'étais face au jet privé. Jamais je n'aurais cru voir Sally se ruait sur moi et pourtant, c'est ce qu'elle a fait offrant au public présent l'une de ses plus belles prestations. Et moi ? Et bien, au moment où ses lèvres ont frôlé les miennes, j'ai compris que je n'avais pas pris la mauvaise décision. En fait-tout continué à se bousculer dans ma tête, mais je me sentais bien, léger, comme lorsque j'ai découvert des années plutôt, que je voulais être avec notre meilleure soliste. Et là encore, Sally parvint à me surprendre en m'enlevant à nouveau pour une destination inconnue, du moins elle l'était encore avant qu'elle ne m'annonce que nous nous apprêtions à partir pour Paris. « - Dingue, dingue, dingue ! Oui, nous sommes complètement dingues, enfin toi plus que moi. C'est de l'enlèvement-là et en plus je suis consentant ! On va aller loin dis donc ! » Elle me regardait comme la première fois, avec autant d'intensité dans le regard. Malgré tout et malgré la légèreté de l'instant, il nous fallait aborder un sujet important, primordial même. « - Bien sûr qu'il faut qu'on se laisse une seconde chance. Et tu sais hormis quelques cheveux blancs, je n'ai pas trop changé. Mais j'imagine que tu as raison, il ne faut pas brusquer les choses. On va recommencer à zéro, genre s'organiser, quand tu le pourras, quelques rencards. Ok ? » lançais-je en souriant alors qu'elle continuait à me regarder avec le regard de la première de la classe amouraché du quarterback. Nos lèvres ne mirent pas longtemps à se retrouver, avec plus de fougue que durant les années lycées. En un instant, c'est tout mon corps et mon cœur qui venaient de se réchauffer.

Les huit heures passèrent à une vitesse folle. Sally et moi nous nous étions indubitablement retrouvés et bon sang que ça me faisait du bien. Sur le sol français, nous primes la direction du Ritz, où une chambre réservée au nom de madame Hamilton, attendait d'être envahi par nos soins. « - Dis-moi, il faut que je me trouve des affaires, parce qu'hormis me balader à poil, je ne vois que très peu d'alternatives » Je ne résistais à l'envie de la prendre dans mes bras. « - On pourra faire du shopping, quand tu seras libre. Qu'est-ce que tu en penses ? Et s'organiser notre premier rencard !»




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Jeu 4 Juil - 0:19
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Nous en étions là, j’avais littéralement kidnappé mon ex, à ce détail près qu’il n’était plus un enfant et qu’il était consentant, et nous voici dans les airs en direction de la France, dans ce jet où nous n’avions de cesse de nous embrasser tels des adolescents que nous n’étions plus, tâchant entre deux accolades buccales, d’avoir un semblant de conversation sur notre avenir à présent totalement chamboulé. Une nouvelle fois. J’étais d’accord avec lui, il fallait que nous nous laissions une chance. J’en avais très envie. J’étais passée de la haine à la rédemption et à une volonté d’arranger les choses qui me hantait depuis plusieurs jours. Néanmoins, et heureusement, mon planning m’avait empêchée de trop cogiter.
Huit heures d’avion, ça pouvait passer vite. Du moins pour nous. Sans doute un peu moins pour l’hôtesse. Une fois arrivés, une voiture avec chauffeur nous attendait pour nous conduire au grand hôtel de luxe parisien qu’avait réservé mon agent pour moi. Normalement, il aurait dû être là pour m’accueillir mais un mot m’attendait dans la voiture. Il négociait déjà mon futur contrat, signe que finalement je n’aurais pas grand-chose à faire pour convaincre le réalisateur demain. Il me faudrait juste me remettre du décalage horaire.

Après une bonne demi-heure de voiture, nous voilà arrivés au Ritz. C’était très beau et cela me rappelait mes vacances à Paris lorsque j’étais une jeune ado, l’été qui précédait mon premier baiser échangé avec Nolan.

- Je meurs d’envie d’une douche… Demande à un mec de la réception de te trouver une tenue et puis on ira faire les boutiques après, lui dis-je tandis que l’ascenseur et un valet nous amenaient à notre chambre.

Une fois la porte passée, je donnai un pourboire au membre du personnel et fermait la porte derrière Nolan avant de l’embrasser. Puis, je me retournai et admirai la suite qui serait la nôtre. Des serviettes formaient un cygne sur le lit avec des pétales de rose, un seau à champagne avait été monté ainsi que des fraises.

- Et si on prenait un bain, plutôt ? Qu’en dis-tu ? Et après, on aura ce rancard tant attendu.

Sans attendre, j’ôtais mes vêtements, regardant d’un air provoquant mon ex-mari tout en reculant vers la salle de bain.

- Prends le champagne avec toi.

Nul doute que Paris allait nous rapprocher. En plus d’être la capitale de la France et de la mode, celle ville était aussi la capitale de l’amour.


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Ven 5 Juil - 0:24
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Nous ne nous quittions plus à présent, comme si ces six dernières années n'avaient eu aucune incidence sur nous. La colère ? C'était comme si jamais elle n'avait été là. Comment était-ce possible ? Comment oublier tout ça ? Et si finalement, je n'avais jamais oublié ce « nous » que nous formions jadis ? Et si malgré la rancune, la colère et l'amertume, je n'avais jamais cessé de l'aimer ? Oui, je suis d'accord, ça fait beaucoup de supposition toujours est-il que j'étais là, dans cet avion à destination de Paris, que j'avais accepté sans réfléchir de suivre Sally, sans que l'ombre d'un regret ne m'étreigne. Et voilà que désormais nous étions incapables de nous séparer. Oui, nous étions deux ventouses attachées l'une à l'autre. C'était si bon de sentir l'odeur fruitée de son shampoing, toujours le même de toute évidence, tout comme ce parfum dont le nom m'échappait encore. Et puis sa bouche, oui sa formidable bouche qu'elle maîtrisait comme personne. Et ses lèvres charnues, pulpeuses juste comme il faut. Ajoutez à ça cette petite cicatrice à la lèvre inférieure, dont l'origine m'échappait encore. Les huit heures passèrent tellement vite, que je regrettais déjà que cela s'arrête. Certes, nous avions eu le temps d'échanger, mais sûrement pas assez pour que tout soit clair.

Malgré tout, j'avais le sourire facile. Nous avons donc quitté le jet, pour rejoindre le véhicule mis à disposition. « - Alors dis-moi tout ! C'est quoi ce nouveau projet ? » Car oui, même si je voulais encore perdre mes lèvres sur les siennes, il nous fallait aussi quelques sujets de conversation le temps du détour. Les minutes s'écoulèrent donc à nouveau, trop rapides à mon goût. Le Ritz apparu face à nous, le luxe à l'état pur, le genre d'hôtel que je n'aurais cru investir et ce même avec une femme célèbre. Et nous y voilà, c'est main dans la main que nous pénétrions l'hôtel. J'étais subjugué par cet étalage de dorure et de luxe à la Française, bien qu'un peu indécent pour le commun des mortels. Un homme s'approcha et salua Sally dans un Anglais approximatif. Le valet s'approcha à son tour pour nous conduire jusque dans l'ascenseur. « - Ouais une vraie douche à la Française » Et alors qu'elle me proposait de demander un costume au type de l'accueil, notre accompagnant se porta garant pour moi et me proposa de s'en occuper après que je lui eut donné ma taille. « - Merci mon gars, c'est gentil. Si vous avez du noir ou du bleu foncé, j'achète. » Et nous, voilà longeant un long couloir, avant d'enfin rejoindre notre chambre. À peine la porte fermée, Sally se rua sur moi pour m'embrasser avec passion avant de me relâcher me laissant presque sur ma faim.

« - Dis-donc ce n'est pas très gentil de me chauffer comme ça ! » Je me fichais bien de la chambre et de sa décoration. Pour l'heure, mon regard était rivé sur le fessier de Sally, que je redécouvrais avec joie. « - Hum... Tu disais ?! Un bain ? Mais je croyais que tu mourrais d'envie de prendre une douche, mais si je suis de la partie, je ne suis pas contre un bon bain. Et si en plus on a notre... » Je n'eus même pas le temps de finir ma phrase, que l'impétueuse commençait déjà à se déshabiller. « - Ah oui je vois ! » Je pris aussitôt la bouteille de champagne avant de moi-même me défaire de mes vêtements pour rejoindre la putain de salle de bains. Ah ça, oui, la salle de bains valait tous les jurons du monde tant elle était impressionnante. Mais une fois encore passé la surprise, je n'avais d'yeux que pour Sally « - Toujours aussi bien foutue à ce que je vois. » Ah ca, elle l'était encore et je pouvais comprendre que l'on puisse perdre la tête pour elle. L'eau commença à couler dans la baignoire pleine de mousse que nous rejoignîmes. Je fus le premier à entrer bouteille en main, avant que Sally ne se place sur moi. « - Et bah dis donc si j'avais su que je serais aujourd'hui à Paris dans l'une des baignoires du Ritz, avec du champagne et cette célèbre actrice dont le nom m'échappe encore ! »


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Ven 5 Juil - 2:12
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Retrouver Nolan à ce moment précis, c’était un peu comme vivre un conte. Comme un rêve inavoué qui se réalisait, et j’en prenais peu à peu conscience. Dans la voiture, il me demanda des précisions sur ce nouveau projet pour lequel ce voyage avait lieu. Je secouai la tête avec un air énigmatique.

- J’ai pas vraiment le droit d’en parler. Un film d’espionnage. De toute façon, j’imagine que tu demandes ça uniquement par politesse, je me trompe ? Demandai-je en l’interrogeant avec un sourire en coin.

Le véhicule ne tarda pas à nous arrêter devant le grand hôtel parisien dans lequel nous entrâmes. Une fois dans l’ascenseur, je ne me fis pas prier pour évoquer mon souhait ardent de prendre une douche. Huit heures d’avion, tout de même ! Je mourais d’envie de me débarrasser de mes fringues et d’en enfiler des propres après. Nolan demanda donc au valet qui nous accompagnait de lui trouver des vêtements pour le dépanner au moins ce soir avant que nous puissions enfin retrouver notre suite. Je ne pus m’empêcher d’embrasser à pleine bouche Nolan. Devoir faire preuve de retenue le temps d’arriver dans notre chambre m’avait paru insurmontable, et je ne cachai pas mon amusement face à sa réaction.

- Un peu de patience ! Rétorquai-je en m’éloignant pour rejoindre la salle de bain.

Tandis que j’ôtais mes fringues sans pour autant le quitter du regard, il me fit une remarque sur mon corps qui, il fallait bien le reconnaître, était plutôt canon. Je souris en haussant les épaules de manière désinvolte.

- C’est mon outil de travail, je l’entretiens.

Sans attendre, j’ouvris les robinets pour remplir la baignoire, vidant les tubes de bain moussant à l’intérieur avant de rejoindre Nolan et la bouteille de champagne.

- Peut-être que je pourrais te rappeler son nom ?

Je délestai les mains de mon ex de la bouteille afin de l’ouvrir avant d’en remplir les flûtes qu’il tenait. La mousse coula un peu partout ce qui me fit rire. Je posai la bouteille sur le rebord de la baignoire d’angle avant de prendre une flûte et de trinquer avec lui.

- A Paris. Nul doute que cette ville a des choses à nous faire découvrir.

Je délestai mon verre d’un gorgée avant de prendre, de ma main libre, celle de Nolan afin de l’entraîner dans la baignoire. De l’eau chaude, de la mousse parfumée, cet homme avec moi, c’était tout ce qu’il me fallait à ce moment précis. Immergés dans le bain, j’arrêtais le flux de l’eau pour éviter qu’elle ne déborde.

- Alors, où est-ce qu'on en était ?


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Sam 6 Juil - 1:09
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C'était tellement absurde que je me demandais si je n'étais pas en train de rêver. Tous les éléments tendaient à le faire croire. Déjà la scène de l'aéroport, digne d'un de ces films romantiques tant appréciés par la gent féminine. Puis cette façon que nous avions de nous regarder, comme si rien n'avait entravé notre relation. L'espace d'un instant, il est vrai que j'avais tout oublié et que cette amnésie que je savais toutefois temporaire, ne me dérangeait pas le moins du monde. Tout comme la perspective de devoir attendre avant d'annoncer quoique ce soit à Sunny. Je voulais encore profiter du caractère confidentiel de ces retrouvailles, avoir Sally rien que pour moi. Bien que je ne sois pas suffisamment naïf, pour ignorer les quelques photos prises sur le tarmac de l'aéroport avant que nous embarquions. À n'en pas douter, les paparazzis en herbe avaient déjà déposé leurs clichés sur la toile à la recherche de like et de partage pour émettre un hypothétique buzz, car c'est comme ainsi que cela fonctionne. Mais moi, pour la première fois depuis longtemps, je m'en fichais royalement, j'étais là, avec Sally, dans ce jet à destination de Paris, que je n'avais encore jamais visité.

Les huit heures étaient sûrement interminables pour certains, mais passèrent à une vitesse folle pour moi et Sally. Les grands discours éloquents et vibrants n'étaient pas à l'honneur, on se contentait de mots simples, les regards et les gestes parlant suffisamment. Cependant, je m'intéressais à elle et à ses projets à venir, certes par politesse, mais aussi par curiosité. « - Ah le fameux contrat de confidentialité. Ça doit être quelque chose ce projet ! Si en plus on parle d'espionnage, tu vas affoler les compteurs. C'est tellement sexy, plus encore avec le flingue et la combinaison près du corps. Et puis si en plus tu as un plan ralenti à la Halle Berry dans « James Bond » perso, je ne réponds plus de rien » C'est vrai que la scène et le maillot de bain qui allait avec, faisait plaisir à voir, mais plus encore, imaginer Sally dans une telle perspective, ne me laissais de toute évidence pas de marbre. « - Tu m'en veux si je dis que je n'ai pas vraiment suivi ta carrière après le divorce ? Et avec toutes les Unes que tu as faite, ce n'était pas chose facile. Ça se passe bien du coup ? J'imagine que oui ! » J'étais incertain dans mes questions et réponses. Je ne voulais surtout pas la blesser en faisant preuve d'honnêteté, mais je le lui devais bien.

Nous arrivâmes ensuite à l'hôtel et c'est à peu près à ce moment, que je commence à ne plus répondre de rien. Une chance que le valet consentît à nous suivre jusque dans l'ascenseur, un fantasme que nous n'avions pas réalisé, il me semble et qui nous tendait les bras, un peu comme une sucette agitée frénétiquement devant un bébé. Euh non, la comparaison avec la sucette et douteuse en de telles circonstances. Out l'ascenseur (pour plus tard) mais bienvenue la luxueuse chambre où l'opulence trônait sans concession tout comme le corps nu de Sally. « - Tu sais que je ne suis pas du genre patient ! Ça n'a pas changé » tout comme l'effet qu'elle produisait sur moi de toute évidence. Qu'on se le dise, j'ai fréquenté quelques filles, eut des relations sans lendemain (le détail insignifiant que tu te sens obligé d'ajouter) de belles femmes, certaines étaient modèles c'est dire, mais jamais aucune ne m'a fait autant d'effet « - Ton outil de travail est très bien entretenu ! » rétorquais-je avant que nous achevions tous les deux de nous défaire de nos vêtements, pour rejoindre l'imposante baignoire d'angle. Mousse et champagne, nous étions immergés l'un contre l'autre à boire nos flûtes vides à présent. « - C'est sûr que nous avons beaucoup de choses à découvrir ou redécouvrir en l'occurrence. » Ma bouche s'approcha de son cou qu'elle commença à parer de quelques baisers avant de s'approcher de son oreille pour y murmurer quelques mots. « - On en était au moment où c'est moi qui commence à te chauffer pour tester ta patience » Ma bouche reprit alors le chemin de son cou. Par le passé, elle aimait ça, mais ce qu'elle aimait encore plus c'était de m'entendre lui chantait quelque chose pour mieux l'amadouer. Voyons voir si cela marche encore. Je m'attelais donc à murmurer les paroles d'une chanson récemment entendue à la radio et qui me plaisait bien.

« - Est-ce que cela fonctionne encore pour te séduire ça ? » lançais-je après le premier refrain avant qu'elle ne se détache pour enfin me faire face. Ma main se perdit alors sur sa joue avant de saisir la mèche qui venait d'atterrir sur son visage et qu'il me fallait remettre derrière son oreille. « - Tu sais, j'ai essayé de te détester, je pensais même y être parvenu, mais là, ici, maintenant, en te regardant, je me dis que je suis mal barré. » Encore et toujours cette honnêteté que je me sentais obligé d'arborer face à elle. « - Tu veux qu'on en reparle ? » demandais-je incertain de sa réponse et de mon envie d'en parler.

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Mar 9 Juil - 4:58
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Nolan qui essayait d’en savoir plus sur mon prochain film, c’était assez amusant, surtout que ça n’avait jamais été un objet de curiosité de sa part, du moins plus après quelques années. C’était devenu routinier, comme si j’allais bosser n’importe où ailleurs. Alors pourquoi là soudain ça l’intéressait ? Sûrement cette petite nouveauté due au changement dans nos vies, à savoir un « retour » à un « nous » que nous pensions éteint. Je lui souris en le regardant à nouveau dans les yeux.

- Je pourrais t’en faire, des ralentis, s’il n’y a que ça… lui soufflai-je à l’oreille après m’en être rapprochée.

J’en profitai pour lui mordiller le lobe de l’oreille discrètement avant de murmurer à nouveau.

- Je te ferai payer cet affront à ma manière…

En un claquement de doigts, ou presque, nous étions enfin dans notre superbe suite, déjà nus comme des vers attendant impatiemment que la baignoire d’angle se remplisse. Une fois immergés jusqu’aux épaules, les flûtes de champagne se vidèrent progressivement tandis que Nolan opérait un rapprochement qui n’était pas pour me déplaire. Il avait toujours su comment me faire perdre la tête de mille façons, et la perspective de ce qui arriverait probablement sous peu contribuait à déjà me faire frémir d’impatience, tout comme sa bouche experte au contact de mon cou que je lui offrais sans concession. C’est alors qu’il se mit à me fredonner un air à l’oreille. Immédiatement, au son de sa voix chaude, ma peau fut marquée de frissons tandis que je fermais les yeux. Il me connaissais mieux que personne, c’était indéniable. Lui seul connaissait mon goût prononcé de la musique et plus encore celui que j’avais pour le son de sa voix. Machinalement, mon corps se colla au sien tandis que mon oreille savourait la douce mélodie qui lui était proposée, revisitée par Nolan en personne. Il me demanda alors si cela fonctionnait toujours, je me contentai d’un sourire en guise de réponse et d’un effleurement du bout du nez. Il me faisait craquer comme avant, comme quand j’étais adolescente et que je n’avais d’yeux que pour lui, et j’étais restée cette adolescente transie d’amour durant des années, avant que les réseaux sociaux n’aient eu raison de nous. Ça et d’autres choses qui entravaient ma vision de la réalité. Il me faisait toujours autant d’effet, et si ce constat avait déjà été fait dans la chambre froide de son bar, cette fois j’étais loin d’en être écœurée. Au contraire. J’avais envie de lui comme jamais, je mourais d’envie de le redécouvrir, de lui appartenir à nouveau et qu’il m’appartienne aussi. Mais j’eus soudain l’impression que ce n’était pas ce qu’il voulait. Il voulait… parler ? Tout semblait en contradiction. Légèrement frustrée, je me mordis la lèvre inférieure avant d’attraper la bouteille de champagne posée sur le rebord de la baignoire afin de remplir ma flûte.

- Tu veux vraiment discuter de la haine mutuelle qu’on s’est portée pour rien ? Genre maintenant ? C’est vraiment ce que tu veux, là tout de suite ?

Je vidai ma coupe et la reposai avant de lui lancer un regard de braise.

- Parce que… Tu vois, moi j’imaginais d’autres petites choses qui nécessitent moins de parlotte et plus d’action.

Je lui grimpai alors dessus, passant mes bras autour de son cou.

- Ceci dit, si s’envoyer en l’air dans une baignoire est trop cliché pour toi, on peut garder ça pour le dîner en tête à tête, et discuter maintenant, lançai-je d’un air faussement innocent tout en laissant mon bassin caresser le sien.
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Mar 9 Juil - 19:08
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Paris. Ne dit-on pas la ville de l'amour en parlant de la capitale Française ? Question rhétorique puisque la réponse était déjà toute faite. Jusqu'alors je me contentais d'imaginer que comme les baguettes et le béret, c'était un cliché, loin de me douter que j'étais en train de prouver le contraire. Oui, j'ose le dire, l'amour tapissait l'atmosphère, on le respirait, on le vivait. Soudain, je me sentis l'âme d'un poète prêt à faire entendre ses Alexandrins. Mon cœur exultait, que dis-je, il implosait lorsque le regard de Sally se posait sur moi. Et l'espace d'un instant, je me revoyais nous conduire sur la plage, lui écrire des mots doux, l'embrasser à pleins poumons à la vue de tous dans le couloir menant à l'amphithéâtre. Je me revoyais préparer notre première fois, puis ma demande en mariage. Paris avait, semblerait-il effacer le pire de nos vies pour n'en garder que le meilleur et me rappeler à quel point, avant de la haïr, j'avais aimé cette femme. Plus rien ne semblait avoir de sens et pourtant je voulais me perdre à nouveau dans ce tourbillon, revivre cette seconde jeunesse, cet amour perdu. Mais avant toute chose, il me fallait vérifier quelque chose, en l'occurrence, ces petits rien qui faisaient tant frémir Sally par le passé. Cela commençait par d'innocents baisers dans le cou, puis ma voix venant se perdre dans le creux de son oreille. Je ne chantais plus ou très peu depuis des années, sauf que l'occasion était trop belle pour ne pas y aller à nouveau. Je sentis son corps tout entier frissonnait, preuve que je n'avais rien perdu de mon charme vocal. Je continuais donc à chanter rien que pour elle. « - J'ai toujours aimé chanter rien que pour toi et à ce que je vois, ça n'a pas changé »

Ma bouche caressa à nouveau sa peau satinée avant de délester la douceur pour la passion de quelques coups de langue traçant une ligne invisible jusqu'au lobe de son oreille. La passion menaçait de m'emporter définitivement et je me fichais bien d'y céder, mais ma raison un peu moins. Je voulais parler et dans un coin de ma tête, je me maudissais déjà d'avoir mis un terme aux préliminaires pour ça, Sally aussi de toute évidence et ce n'est pas la bouteille délestée de quelques centilitres qui me permettait de penser le contraire. À mon tour je m'en saisis pour remplir de moitié ma flûte. « - J'avoue que j'aimerais en parler, mais il faut bien reconnaître que le moment ne s'y prête pas ! » Surtout avec le regard qu'elle venait de me lancer. « - Donc tu avais un plan en tête ? » lui lançais-je faussement naïf en la voyant se rapprocher pour me grimper dessus.

« - C'est vrai que l'action, en de telles circonstances prévaut sur la parole. Encore plus lorsque j'ai une actrice hyper sexy qui vient de me grimper dessus et qui m'affuble de son regard de braise. Et non, pour étayer ta réflexion, s'envoyer en l'air dans ce genre de baignoire, n'est pas sur ma liste de clichés. » Elle passa ses bras autour de mon cou et moi, je glissais mes mains le long de ses hanches. Son bassin commençait à caresser le mien et évidemment ce qui se trouvait sous la ceinture ne fut que plus ravit d'autant d'attention. « - Finalement, je crois que j'ai plus envie de parler. Il se pourrait bien... » je me mordis à mon tour la lèvre inférieure avant d'approcher mon visage de sa poitrine pour commencer à l'embrasser avant d'approcher mes lèvres des siennes « - Il se pourrait bien que j'ai envie de ... » Ma bouche captura la sienne avec fougue puis se retira sans que sa langue n'ait eu le loisir de croiser la mienne « - Il y a tellement de choses que j'ai envie de te faire si tu savais » lançais-je en lui souriant de plus belle. « - Du genre... Film interdit au moins de dix-huit ans ! Et dans mes souvenirs, on était pas mal de ce côté-là non ? » Et il est vrai que sexuellement parlant, nous n'étions pas déçus et je dois avouer que cela m'a peut-être « un peu » manqué. Mon regard de braise rivalisait avec le sien, tout comme l'audace, mais je fus toutefois le premier à lancer les hostilités en la soulevant pour la déposer sur le bord froid de la baignoire. Corps contre corps, mon visage s'enfouis alors dans son cou, ma main gauche se saisit de l'un de ses seins, tandis que la droite glissait sous l'eau entre ses jambes à la recherche du bonheur autant pour elle que pour moi. Parce que oui, j'adorais l'entendre gémir et je savais que sous peu, mes oreilles savoureraient l'instant comme il se doit.


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Mar 9 Juil - 19:39
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton

Partager ce bain avec mon ex-mari me rappelait tout ce que j’avais aimé chez lui. Outre son physique plus qu’avantageux qui ne m’avait jamais laissée de marbre, j’aimais toutes ces petites choses qu’il savait faire, ces petites attentions qu’il avait pour moi comme me titiller l’oreille, que ce soit avec sa bouche ou avec sa voix. Grand dieu, le son de sa voix me rendait folle de désir, aussitôt que je l’entendais fredonner tout en sentant son corps contre le mien, je ne répondais plus de rien.

- J’ai toujours aimé que tu chantes pour moi
, répondis-je dans un souffle tandis qu’il reprenait déjà.

J’étais à sa merci, il n’y avait pas d’autre mot. Le bout de sa langue contre mon cou et qui remontait jusqu’à mon oreille, j’en frémissais. Tout semblait très bien parti quand soudain il décida de… discuter ? Je lui fis rapidement comprendre le fond de ma pensée. Cette discussion pouvait attendre, non ? Une fois d’accord sur cette question, j’avais repris les choses en main, me mettant sur lui pour l’aguicher davantage. Jusque là, c’était facile, on ne me résistait jamais et je connaissais Nolan par coeur. Après tout, c’était lui qui m’avait tout appris. Je sentais ses mains glisser sur ma peau pour atteindre mes hanches, j’en perdais déjà la tête, mais je n’étais visiblement pas au bout de mes surprises. Il me gratifia de ce qui aurait pu être un fougueux baiser s’il ne s’était pas retiré avant. La frustration s’empara de moi une nouvelle fois, me laissant bouche bée face à une déclaration qui m’émoustilla encore davantage.

- Je meurs d’envie de découvrir tout ce que as envie de me faire !

Je ne pus que me rappeler au bon souvenir de nos nombreux ébats passés. Je devais bien reconnaître que malgré la multitude d’amants que j’avais connus en six ans de séparation avec Nolan, rares étaient ceux qui lui arrivaient ne serait-ce qu’à la cheville. Force était de constater qu’il était le seul à réellement me faire prendre mon pied, ce n’était pourtant pas faute d’avoir chercher… La perspective de le retrouver me rendait encore plus fébrile. Alors que je voulus m’accaparer une nouvelle fois sa bouche, il m’en empêcha en me soulevant pour me plaquer contre l’autre bord de la baignoire, faisant au passage couler un peu d’eau sur le marbre au sol. Son regard acheva de m’exciter, je n’en pouvais plus. Il sembla cependant enclin à ne pas me laisser sur ma fin. Bien vite, ses lèvres retrouvèrent mon cou, le parant de baisers qui me firent frissonner tout autant que le contact de ses mains, chacune bien à sa place. Il me connaissait trop bien. L’entourant de mes jambes tandis que mon fessier reposait sur ses genoux, je glissais ma main gauche dans sa nuque pour l’empêcher inconsciemment de s’éloigner, tandis que ma main droite prenait la direction du sud, histoire de le titiller un peu à mon tour. Cependant je pense que j’étais, à ce moment précis, celle qui céderait la première.

- Oh Nolan ! soufflai-je en penchant la tête en arrière dans un gémissement à peine audible. J’en peux plus, prends-moi !

Ma main gauche glissa de sa nuque à son dos, imprimant lentement la trace de mes ongles dans sa peau, sans pour autant l’abîmer. Juste assez pour l’émoustiller.


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Mer 10 Juil - 2:19
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Est-ce possible d'aimer autant une personne alors que la semaine précédente, vous en étiez à la haïr de toutes vos forces ? Est-ce possible de ne plus résister à la proximité ? De vouloir se perdre encore et encore dans les baisers, dans les caresses et que sais-je encore ? Elle m'obsédait, me désarçonnait, me déstabilisait. À mon tour je voulais lui appartenir corps et âme, je voulais oublier chaque minute, chaque seconde passée loin d'elle. Tout d'un coup, il m'était impossible de m'imaginer reprendre ma vie là où je l'avais laissée. Bon dieu, te rends-tu compte de ce que je ressens, Sally ? Sens-tu mon cœur qui cogne contre ma peau nue lorsque tu me regardes avec désir ? Lorsque tu me prouves que toi non plus tu n'as rien oublié, de ce « nous » que nous ne formions plus depuis six ans. Je pourrais te chanter toutes les sérénades que tu veux... Tu me fais littéralement perdre la tête si tu savais... « - Peut-être auras-tu le droit à un autre concert privé si tu es sage ! » dis-je en continuant moi aussi de l'allumer. Je devais garder le contrôle, avoir les rênes en main, prendre les devants en espérant qu'elle soit la première à craquer sur le marbre froid de cette confortable baignoire appelée à se vider dans la perspective d'un ébat à venir.

Et me voilà en train de reprendre le dessus en laissant mes mains baladeuses jouer leur partition. Le corps de Sally était parfait, une perfection que l'on devait savourer à sa juste valeur en bon esthète que nous sommes. Je pourrais aisément vous parler de chacune de ses formes pendant des heures sans en perdre le fil. Sally était une œuvre d'art à elle seule. Bouche contre bouche, nos langues se retrouvèrent enfin conférant à l'œuvre un caractère un peu plus érotique. C'était un tourbillon dans lequel nous nous laissions happer, force est de constater bien malgré nous qu'il nous fallait à un moment de l'air pour reprendre notre souffle tant le baiser était passionné. Nos regards se croisèrent à nouveau, mon cœur tapait fort contre ma poitrine, le sien tout autant. Je continuais à la regarder silencieux et subjugué, mais encore étreint par la passion de plus en plus forte, je ne pus résister bien longtemps. Sa main avait titillé mon intimité lorsque j'eus délesté la sienne de mes doigts habiles. Nous devions passer le cap des préliminaires, je n'en pouvais plus d'attendre.

« - Sally ! » laissais-je entendre alors qu'elle penchait la tête en arrière tout en laissant ses ongles tracer une ligne presque invisible sur mon dos. Ne résistant pas davantage, j'entrais en elle. Un premier gémissement se fit entendre, puis un second, puis un troisième et à mesure que la cadence de mes coups de reins devenait plus folle, les gémissements montèrent en intensité. Il me fallait déjà prendre appui pour donner plus de force à mes mouvements. Sally avait été et demeurait encore la personne avec laquelle j'avais pris le plus de fois mon pied et je pense que cela n'était pas près de changer. Toute la salle de bain y passa. La baignoire, contre le mur, par terre, nous peinions à rejoindre la chambre et voilà que désormais Sally me chevauchait avec fièvre avant que dans un dernier élan, nous jouissions conjointement. À présent, allongés sur le dos contre le marbre de la salle de bains, le regard rivé sur le plafond. La respiration saccadée, j'essayais de reprendre mon souffle. « - Ce soir, on essaie la chambre ou tu as peur de marché comme John Wayne demain ? »


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Mer 10 Juil - 3:35
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


La musique avait été ce qui nous avait rapprochés, Nolan et moi, alors que nous n’étions que de jeunes lycéens. J’avais été sous son charme dès le premier cours de la classe de musique. Lui ne m’avait remarquée qu’en seconde année, et nous étions finalement sortis ensemble en début de la troisième année pour ne plus se quitter et se marier à la fin de la dernière année. Tout s’était enchaîné très vite après, nous avions eu Sunny, puis le succès m’avait souri et j'avais pu mener une carrière remarquable dans le métier que j’aimais. J’avais sans doute grandi trop vite sans réellement profiter de mon enfance et mon adolescence, mais finalement, j’avais eu tout ce que j’avais voulu. La suite, vous la connaissez, les réseaux sociaux avaient eu raison de nous et les rumeurs avaient entraîné des tensions puis notre divorce. Six ans sans voir Nolan, et finalement, nous voici dans cette baignoire dans un luxueux hôtel parisien à nous envoyer en l’air comme des ado. Je le retrouvais, mon Nolan, celui qui me connaissait mieux que personne, celui qui connaissait les moindres de mes faiblesses, celui qui savait me faire grimper aux rideaux comme personne. Un autre concert privé de Nolan, j’adorerais, mais pour l’heure, j’aspirais à d’autres choses. Mon ex-mari me connaissait très bien, il savait, et je savais aussi qu’il aspirait aux mêmes choses que moi, actuellement. Nous étions sur la même longueur d’onde, nous l’avions toujours été, si l’on omet les six années de séparation.

Autant dire que l’ambiance s’était rapidement réchauffée et que la buée avait envahi les miroirs et les murs de cette spacieuse salle de bain dans laquelle nous nous adonnions sans restriction à notre sport favori. Autant dire que retrouver Nolan était un véritable plaisir, il n’y avait pas d’autre mot. Honnêtement, j’espérais que la suite était bien isolée, parce que sans ça, les occupants des chambres voisines avaient de grandes chances de savoir ce qui se passait de notre côté. Ce qu’il se passait, c’était qu’on prenait notre pied comme jamais. Ça avait valu le coup d’attendre ces dix longues heures d’avion et encore cette heure de voiture pour enfin rejoindre cet hôtel. J’étais crevée, mais je n’aurais manqué ça pour rien au monde. Nolan était à moi, j’étais à lui, nous nous étions retrouvés et nous fêtions cela à notre manière. Je ne sais comment, nous nous étions finalement retrouvés au sol, étendus sur le marbre anthracite, reprenant notre souffle après un ébat passionnel et passionné. J’en tremblais encore tant ça avait été physique et Ô combien délicieux. Je me remettais lentement de mes émotions lorsque la voix de Nolan brisa le silence nouvellement acquis par la pièce. Je ne pus alors m’empêcher de rire à sa question.

- Tu es un éternel romantique toi, pas vrai ? lançai-je en tournant la tête vers lui.

Je finis par me lever pour attraper une serviette que je lui lançai sur la tête, l’air amusé, avant de m’entourer d’une autre.

- Je te mets donc au défi de ne pas me défoncer les adducteurs pour que je puisse avoir une allure convenable demain à mon entretien.

Je me rendis ensuite dans la chambre avant de me laisser tomber sur le lit, un petit sourire aux lèvres. Je me sentais bien, j’étais sur mon nuage et j’espérais que cette sensation de plénitude ne me quitterait plus jamais. Nous étions à Paris, tous les deux, dans un voyage totalement improvisé pour lui, et j’espérais que Nolan apprécierait malgré l’imprévu.

- J'ai la flemme d'aller ouvrir ma valise... soufflai-je.

Pourtant, il faudrait s'habiller pour sortir aller acheter des fringues à Nolan.

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Mer 10 Juil - 3:49
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Si on m'avait dit, quelques heures plutôt, que je serais à Paris, dans un de ses hôtels les plus luxueux à prendre certainement le pied de ma vie, j'aurais peiné à vous croire, encore plus si l'on ajoutait Sally à l'équation. Comment était-ce possible ? Comment pouvions-nous nous livrer à tant de passion après tout ce qui nous était arrivé ? J'avais l'impression de tout recommencer et de la découvrir à nouveau. Étais-je tombé dans le coma durant ces dernières années, était-ce un rêve ? Si oui, je venais d'atteindre le haut du haut de l'extase et le froid du carrelage, me rappela à quel point il était inconfortable pour un corps en ébullition de se retrouver sur un sol aussi froid. Oui, nous venions de nous livrer à la plus torride des parties de jambes en l'air. Sally contrairement aux femmes que je fréquentais, était mature dans son approche et n'avait aucune barrière, aucun tabou. Et ce regard ! Que dire de ce regard provoquant, érotique, intense, pénétrant... Elle pouvait tout me faire subir, j'acquiescerais sans broncher. J'étais à elle, autant qu'elle était à moi à présent et malgré le fait que je me pelais le cul, je me sentais au paradis, le corps encore soumis à l'orgasme qui venait de nous ébranler l'un et l'autre. À présent, c'est le silence qui nous ébranlait, avant que je ne l'ouvre pour dire une connerie qui fit rire Sally.

« - Ah ce rire ! Tant pis si je tombe dans l'odieux cliché,mais oui, ton rire m'a manqué, ce petit sourire aussi » Ma main se perdit sur sa joue avant de glisser le long de son épaule. « - ça fait longtemps que je n'ai pas joué les grands romantiques, tu sais ! » Et c'est pourtant avec le regard dit du « lover » que je la regardais se lever pour se saisir de serviettes. J'étais tellement distrait que je ne pus éviter de m'en prendre une en pleine poire. « - Hey ! J'imagine que celle-là, je l'ai bien cherché ! » Et à mon tour, je me délestais de l'attraction du sol avant de passer la serviette autour de ma taille. « - Il ne faut jamais me mettre au défi ! » et j'eus à peine le temps de m'approcher qu'elle regagna déjà la suite avant de se laisser tomber sur le lit. En me rapprochant, je ne me pus que constater à quel point son visage s'illuminait lorsqu'elle souriait. C'était communicatif, je crois, puisqu'à mon tour, j'étais incapable de cesser de sourire. La serviette fixée à ma taille, je me laissais tomber sur le lit. Je me sentais bien et à bien y réfléchir cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti autant de quiétude. « - J'ai la flemme de bouger de toi à moi. On pourrait opter pour de la livraison et rester ici comme deux hermites. Ca nous permettrait aussi accessoirement de jouer au scrabble, si tu vois ce que je veux dire ? Ou de juste parler histoire de réapprendre à se connaître.»

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Mer 10 Juil - 4:55
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Nolan avait toujours su me faire rire, et ce dans toutes les situations. Ça n’avait pas changé, il avait encore sorti une connerie digne de lui avant que je ne lui jette une serviette éponge au visage pour ensuite aller m’étaler sur le lit comme une loque. La fatigue du voyage et le décalage horaire commençaient à me gagner. Le sourire, lui, n’avait pas quitté mes lèvres et mes yeux se fermaient tandis que Nolan m’avait rejoint, s’écroulant à son tour sur le lit. Je rouvris les yeux, l’ écoutant me parler et me dire que lui aussi était pris de flemme.

- On n’a plus l’énergie d’antant… laissai-je filtrer.

Avant de finalement me retourner pour me plaquer sur lui.

- Non, je déconne, on est toujours aussi jeunes et beaux. Alors après une intense réflexion d’environ une nano-seconde, j’accepte la proposition de l’option ermites.

La simple idée de ne l’avoir rien qu’à moi jusqu’au lendemain me rendait toute chose. Mes yeux brillaient en l’entendant évoquer une éventuelle partie de Scrabble. C’était pour nous un nom de code qu’on avait toujours trouvé amusant. Je me penchai pour déposer mes lèvres contre les siennes avant de rouler à nouveau sur le dos.

- On peut parler le temps de recharger les batteries. T’as pris le champagne ?

La bouteille avait dû rester dans la salle de bain.

- Il doit plus y avoir de bulles. Je commande une autre bouteille.

J’étendis mon bras pour attraper le téléphone posé sur la table de nuit et demandai, dans un français ponctué d’un accent américain notable, une nouvelle bouteille de champagne et de quoi manger. Je commençai à avoir faim et j’imaginai que c’était pareil pour Nolan.

- Ratatouille et gratin dauphinois, ça te va ? demandai-je après avoir raccroché. Sinon je te commande une pizza. Bon alors, tu voulais parler. Je t’écoute, parle-moi.

J’étais curieuse de ce qu’il aurait à me dire, et des questions qu’il pourrait me poser. Il fallait dire que nous avions passé quasiment toute notre vie ensemble, aussi un trou de six ans sans se voir laissait facilement la place à quelques interrogations. J’avais des questions complètement débiles et malsaines, du style « combien d’ex tu as eues ? Pourquoi ça n’a pas marché ? » et je me demandais s’il me prendrait pour plus cinglée que je n’étais si je les lui posais. Mon téléphone portable se mit alors à sonner. Je me redressai et me ruai dessus, pensant à un appel de Sunny. Mais non, c’était mon agent.

- Salut ! Oui je suis bien arrivée. … Oui le vol s’est bien passé…. Non c’est pas grave. … Non, je suis fatiguée, je vais rester dans ma chambre. Tu m’envoies une voiture demain ? A quelle heure ? … OK super, c’est noté. A demain !

Je raccrochai et lançai le téléphone dans son sac avant de regagner le lit.

- Où on en était ? demandai-je avec un regard félin.
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Nolan Hamilton

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Mer 10 Juil - 17:59
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


L'amour, ô oui cet enfoiré d'amour que l'on affuble d'un grand « A » pour mettre en exergue son importance, était avant que nous quittions le sol américain, une sorte de souvenir que je cherchais à oublier. D'ailleurs, j'y étais parvenu au prix de bien des souffrances et de nuits passées à boire, à ne pas trouver le sommeil et à maudire cette ville, cette vie, ma vie. Oui, je peux le dire, j'avais entamé le processus de deuil à l'encontre de cet enfoiré avec un grand « E ». J'étais passé par toutes les étapes, mais inconsciemment, je n'étais certainement pas prêt à tourner la page. Même guéri, je ne me rendais pas compte que j'étais tout bonnement incapable d'aimer comme je l'avais aimée elle, avec un grand S. Sally était le grand amour de ma vie, le genre irremplaçable. J'imagine que c'est aussi pour ça que la rupture fut aussi difficile. Six ans s'étaient donc écoulés depuis la mort de l'Amour. La malédiction m'avait ébranlé et mon cœur, figé dans la pierre, hibernait sans l'espoir de sortir de cette léthargie perpétuelle. Bien sûr, je n'en demeurais pas moins sociable, amical, agréable. Je restais le vrai Nolan, à ceci près que je refusais de très clairement m'investir dans une vraie relation. Quoiqu'il arrive, je parvenais toujours à déterrer la bête noire de chacune de mes hypothétiques petites amies. Avec du recul, je crois que mon inconscient cherchait à me faire passer un message. L'amour, ô oui cet enfoiré avec son grand A, venait de retrouver le chemin menant à mon cœur maudit. Là, il n'était pas juste question de l'une des meilleures parties de jambes en l'air de ma vie, mais bel et bien d'un retour en flamme. Sally était la seule, Sally était unique et nous venions incontestablement de nous retrouver. Nul doute qu'à mon retour, mon fichier Word s'alourdirait de quelques mots supplémentaires. Le processus de deuil n'avait plus lieu d'être. Allez, soyons fous, parlons d'une résurrection, la résurrection de cet enfoiré d'amour avec un A monumental.

« - Comment ça, on n'a plus l'énergie d'avant ? » J'eus à peine le temps de développer que Sally se retourna pour se plaquer sans ménagement contre moi.  « - Bien sûr qu'on est beaux et comme le bon vin, on se bonifie avec le temps. Regarde ! » dis-je en désignant mes tempes grisonnantes.  « - Ça, c'est du millésime poivre et sel ! » Je prenais le temps de la regarder puisque nous étions à nouveau enclins à la promiscuité. Six ans s'étaient écoulés sans que le temps n'ait eut aucune emprise sur elle. C'est fou, elle était même encore plus belle et si les mauvaises langues étaient tentées de crier à l'usurpation chirurgicale, moi, je savais qu'elle ne baignait pas là-dedans. « - Tu n'as pas changé, je te trouve même encore plus sexy. Et moi ? Comment je m'en sors ? Pas trop déçue ? » J'avais changé, je ne pouvais pas me voiler la face, mes tempes grisonnantes et mes petites pattes d'oie me trahissaient. J'avais également changé de style, les tatouages parlaient pour eux. Cependant, je me sentais bien en baroudeur négligé, avec les bagues, le bracelet en vieux cuir, les shamballas, les fausses plaques militaires autour du cou. J'étais la version 2.0 de Nolan Hamilton, une version plus en adéquation avec lui-même, malgré les six années en plus. J'espérais juste que cela plairait à Sally et qu'il ne me faudrait pas entrer à nouveau dans le moule pour contenter tout le monde.

Le silence nous accapara l'espace de quelques secondes. Nous nous dévorions littéralement du regard sans être gênés par le silence. Et alors que le code « scrabble » venait d'être lancé, nos lèvres se retrouvèrent à nouveau « - C'est un vrai baiser de cinéma dis-donc ! » murmurais-je en prenant soin de garder mes lèvres contre les siennes. Je ne pus m'empêcher de répondre à cette douce caresse en pressant à nouveau ma bouche contre la sienne avant que nous nous séparions à nouveau pour que Sally attrape le téléphone et commande une autre bouteille de champagne ainsi que de quoi casser la croûte. Mon ventre venait d'ailleurs de me trahir et comment lui en vouloir après avoir passé autant de temps sans se sustenter. « - Je pensais à quelque chose de plus... » de moins français « - ... de plus simple, mais si ça te fait plaisir vas-y, tu sais que je m'adapte ». Passé cet intermède culinaire, nous devions recharger nos batteries avant d'entamer un second round à notre partie de Scrabble. Cela n'était qu'une excuse pour dire vrai, ou une espèce de carotte que l'on agite pour faire avancer l'âne. Il était indéniable que nous devions parler, sans les grands discours, ni les grandes déclarations puisqu'il fallait se laisser un peu de temps, mais nous devions avoir une vraie conversation, sérieuse et sincère pour poser de nouvelles bases.

« - Donc tu veux que je te parle... » commençai-je avant d'être interrompu par la sonnerie d'un portable qui n'était pas le mien. Sally se redressa presque aussitôt pour décrocher et me permettre de gagner un peu de temps afin de mobiliser mes idées, mes pensées, mes paroles. Malheureusement pour moi, la conversation fut plus courte que je ne l'aurais crû, car déjà, Sally regagnait le lit. « - On en était au moment où je rame ! J'ai bien quelques questions à te poser, du style « combien de mecs as-tu eu ? Si tu as eu une relation sérieuse ? Ce genre de trucs, mais je ne suis pas certain d'avoir envie de savoir. Allez, je me lance ! J'ai eu des relations, mais jamais rien de sérieux. La dernière en date a péniblement duré quatre mois, un record. Elle était vegan ! Mon dieu, c'était un cauchemar sur la fin surtout qu'elle m'imposait tout un tas de trucs. Le point positif, c'est que je fume beaucoup moins maintenant. Je me suis surtout focalisé sur mon boulot de toute façon, j'étais incapable de rouvrir mon cœur. J'ai eu mal Sally, puis j'ai été en colère et j'ai fait n'importe quoi. Je ne veux pas m'attarder là-dessus parce que je ne suis pas fier de ce que j'ai failli faire après le divorce. Ce type-là, ce n'était pas moi... Je t'en ai voulu pendant six ans et ce n'est que récemment que j'ai accepté le fait que j'avais ma part de responsabilité. Voilà, ça, c'était la partie qu'on ne veut pas évoquer, mais qu'on doit évoquer. Pour le reste et bien je  fume moins comme je te l'ai dit, je suis accro aux tatouages, j'ai un bar qui fait scène ouverte. Je ne porte plus de caleçons, je préfère les boxer. J'adore Ed Sheeran, je ne désespère pas de le faire venir au Big Apple un jour. Ah oui, ma mère vivait en Grèce, elle avait tout un hôtel qu'elle a revendu pour revenir ici. Je ne lui ai pas encore pardonné et je crois qu'elle te déteste toujours autant. Au volet paternel, je crois que mon père est le chanteur d'un groupe hyper connu. Je ne sais pas lequel mais vu la moyenne d'âge, l'inspecteur en herbe que je suis, finira par trouver. Voilà, c'est à peu près tout ! Et toi ? Parle-moi de toi ! Je crois que je suis prêt à savoir ! » tentai-je en arborant ce qui me semblait être un sourire angélique.


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Mer 10 Juil - 18:21
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Ce qui se passait était totalement surréaliste, je n’en revenais toujours pas. Peut-être que les effets du décalage horaire, la fatigue et la faim ajoutaient encore plus cet espèce d’effet onirique à la situation, mais j’avais comme l’impression d’être plongée dans un souvenir du passé avec les mêmes sensations, sauf que j’étais la Sally du présent, avec mes trente-deux ans bien tassés et le vécu qui allait avec. Nous en étions donc là, Nolan et moi, à nous retrouver après six ans de séparation. Et si de par mon côté artiste je souscrivais souvent à l’insouciance, il avait raison, il nous fallait discuter un peu. La vie ne pouvait pas être tout le temps ponctuée de parties de jambes en l’air et d’amusements en tout genre. Après avoir commandé de quoi nous sustenter ainsi que du champagne, et rassuré mon agent sur mon arrivée à Paris, j’accordai donc à mon ex-mari le privilège de commencer la discussion qu’il semblait tant attendre. Et ce qui me fit sourire fut qu’il se posait les mêmes questions à mon égard que ce que je me demandais à son sujet.

- J’y répondrai après si c’est ce que tu veux.

Mais surtout, je l’écoutais attentivement, tout aussi subjuguée que ce première après-midi sur la plage quand nous avions séché les cours pour nos premiers baisers. Je buvais de nouveau ses paroles, c’était comme si rien n’avait changé. J’appris donc qu’il avait eu par la suite du mal à s’adonner à des relations sérieuses et suivies, et je devais reconnaître qu’il en était de même pour moi. J’avais tant souffert que j’avais été plutôt échaudée par l’idée de faire à nouveau confiance à un homme et lui confier mon coeur. J’avais préféré m’amuser. Je fus triste et touchée d’apprendre également qu’il était tombé au plus bas suite au divorce. Dire que tout ceci n’était que la résultante d’une mauvaise interprétation de ma part. Comme je m’en voulais… J’avais ruiné une bonne partie de sa vie, lui, mon premier et seul amour, le père de ma fille. Je me dégoûtais.

- Je suis désolée, Nolan… soufflai-je à mi-voix.

Mais je le laissai continuer. Je souris en hochant la tête en apprenant qu’il fumait moins. Ça, c’était vraiment une bonne nouvelle, je n’avais jamais apprécié la cigarette. Et j’eus un petit rire quant à sa remarque sur les boxers.

- ça c’est de l’info importante !


Il évoqua sa mère. Je n’avais jamais réellement su pourquoi du jour au lendemain il lui en avait voulu, mais je commençai à avoir là une ébauche de réponse. Son père, décédé quelques années plus tôt, juste avant que nous n’emménagions à LA, n’était en réalité pas son père biologique.

- Rien que ça… Tu devrais peut-être renouer avec ta mère et en discuter au calme, elle pourra t’apporter les réponses que tu cherches. Tu sais, elle reste ta mère, et même si elle me déteste, ce que je comprends, elle t’aime, ça j’en ai la certitude.

Ce fut à ce moment que le room-service toqua à la porte. Je rajustai la serviette qui m’entourait et allai ouvrir, passant au passage par mon sac pour donner au groom un pourboire. La porte refermée et moi rapportant le plateau roulant, je revins m’asseoir au bord du lit.

- Alors c’est mon tour ? demandai-je presque innocemment.

Je soulevai d’une des cloches qui recouvraient les assiettes et la délicieuse odeur des plats français embauma mes narines. Je me saisis d’une fourchette pour recueillir un peu de ratatouille pour faire goûter à Nolan.

- Pour ma part, j’ai pas réellement été en couple au cours de ces six dernières années. Moi aussi je t’en ai voulu tout ce temps, jusqu’à ce que je comprenne mon erreur. Crois-moi, quand j’ai compris, ça m’a fait l’effet d’une douche froide et je me suis sentie la dernière des merdes. Mais passons. Tu me fais rire avec ton ex qui est vegan. Je suis devenue végétarienne, et j’essaie le régime vegan au moins deux mois par an. Mais j’impose rien à personne. Les tatouages, j’ai jamais trop réfléchi à l’idée, mais en tout cas toi ça te va super bien. Sinon, Ed Sheeran est un pote, si tu veux je peux lui demander de passer dans ton bar s’il est de passage à LA.

Je lui souris avant de prendre à mon tour une bouchée.

- Hum c’est délicieux ! Faut que je demande à Juliet d’apprendre à faire ça. Ah oui, je sais toujours pas cuisiner.



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Jeu 11 Juil - 0:38
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Je me revoyais encore à mon bureau. Désavoué par Morphée, je trompais ma peine en m'acharnant sur le clavier de mon ordinateur. Ce Nolan-là n'était pas celui qui profitait comme il se doit d'un palace parisien. Lui, (le Nolan de juillet) était encore enchaîné à la rancœur lorsqu'un certain prénom était évoqué par ceux et celles qui n'étaient pas au fait de la rupture et plus largement du divorce. En général, ces personnes arboraient une surprise mal dissimulée en découvrant le patronyme. Je ne pouvais leur en vouloir, moi-même, je n'étais plus dépositaire de mon propre nom. Je me revoyais donc tapoter toute ma frustration « Il y a des moments dans la vie que l'on grave dans notre mémoire. Un premier baiser, un premier amour, la naissance d'un bébé, un mariage. Additionnés, les uns aux autres, ces événements vous donnent l'impression que rien n'est impossible, que vous êtes invincible, que la vie est un cadeau. Puis, il y a des moments que l'on préfère oublier, mais qui restent gravés en mémoire. Une image, une vidéo, des rumeurs, des mensonges. Un siège inconfortable dans un tribunal qui l'était tout autant. » Oui, mais à présent, ma mémoire semblait altérée, je ne me souvenais même plus de l'odeur du vieux cuir, de ce siège où j'étais assis lorsque le verdict tomba tel le couperet d'une guillotine. Non de tout de ça je ne gardais rien, alors que ça avait occupé une bonne part de ma vie durant ces six dernières années. À présent, j'étais là à la regarder comme si la rumeur ne nous avez pas ébranlés. Mes yeux brillaient encore ivres de ses caresses, de chacun de ses mots et je comprenais sans avoir à trop réfléchir, que je n'avais jamais cessé de l'aimer, que toute cette colère, cette rancœur, n'étaient rien de plus que des outils pour me protéger de la blessure mortelle de la perte d'un amour. « - C'est fou ! Tu me mattes comme quand on était au lycée. Dans le fond, on n'a jamais cessé de s'aimer hein ? Même lorsqu'on cherchait à s'en convaincre. Je ne veux pas que tu sois désolée, même si je t'en ai voulu. Je veux juste qu'on oublie, même si j'ai conscience que l'on oublie pas six ans comme ça en claquant des doigts. » Je voulais surtout qu'elle cesse de laisser paraître autant de regret dans son regard d'ordinaire si plein de vie.

Par chance, l'humour reprit le dessus et me voilà à égrainer quelques petites anecdotes futiles dira-t-on « futiles » mais qui eurent au moins le mérite de faire sourire Sally. « - Bien sûr que c'est important, primordial même. Et toi ? String, tangua, culotte rien du tout ? » Mais le sérieux fit très vite son retour avec un sujet que je qualifiais de polémique tant il était difficile pour moi d'en parler avec aisance. « - C'est compliqué, ça m'emmerde en fait. Plus encore lorsque tu sais qu'elle a quitté son île grecque pour venir ici. Je ne suis pas encore prêt à la voir, ni même à lui parler,mais comme je vois où nous en sommes, peut-être que je suis prêt à faire un effort, histoire de remettre un peu d'ordre dans ma vie. » Le room service vint alors mettre un terme à notre échange me rappelant que mine de rien, je crevais un peu la dalle et qu'importe ce qu'on pourrait nous servir, je me jetterais avidement dessus. Allongé sur le lit, j'attendais donc le retour de la belle avec quelques victuailles. Ca sentait terriblement bon, trop pour résister à la tentation d'y tremper un doigt. « - Hum une dégustation et des confessions ! Que demande le peuple ? Je suis toute ouïe, dis-moi tout ! » Mais avant toute chose, place à la dégustation. Fourchette en main, Sally me fit goûter un peu de ratatouille tout en se livrant à quelques petites confessions que j'écoutais avec une attention quasi religieuse avant d'attraper à mon tour la fourchette pour qu'elle se délecte de cette fabuleuse ratatouille. « - Donc tu es devenue végétarienne ? Mince alors ça veut dire plus de pizza aux pepperoni à la sauce barbecue ? Tu te souviens de notre petite tradition à la plage ? Avec la petite bouteille de soda, sur les temps de perm. Donc végétarienne aspirante végane ? J'espère juste que ça se passera bien. Mon ex était un tyran du véganisme, je ne te dis pas tout ce que j'ai dû faire juste pour lui faire plaisir. Et merci pour les tatouages, j'ai sûrement fait ma crise d'ado trop tard. C'était libérateur mine de rien, comme une sorte de thérapie. » Tout comme l'écriture, mais ça je me gardais bien de le lui dire pour le moment. Et puisque nous étions toujours au stade des confessions, elle me fit savoir l'air de rien qu'Ed Sheeran, que j'appréciais énormément, faisait partie de ses connaissances et qu'elle pouvait éventuellement lui dire de passer au Big Apple pour un concert. Ah sacré Sally, avec toi-même l'impossible ne pouvait se résoudre à perdurer. En un claquement de doigts, tout semblait réalisable. « - Donc tu es amie avec Ed Sheeran ? Toi ? Et tu as qui d'autre dans ton carnet d'adresses que je sache ? » Le sourire joueur, elle se délecta à nouveau du plat tout en évoquant sa chère assistante, qui de mémoire, ne me portait pas dans son cœur. « - Ah cette chère Juliet, elle va faire une ce ces tronches quand elle saura pour nous deux. Elle ne m'a jamais aimé » comme sa mère d'ailleurs, mais puisque je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, je préférais me taire et profiter au mieux de cette douce accalmie. « - Tu sais que moi, je suis toujours le roi des pancakes et que si tu passes me voir furtivement un matin, je te ferais un petit déjeuné d'enfer. » Incapable de résister plus longtemps, nos bouches se retrouvèrent avec passion. Délaissant la ratatouille, nos corps se retrouvèrent pour se mêler une fois encore. Jamais je n'avais connu pareille passion et puis nous avions six ans à rattraper l'un et l'autre, ce n'est pas rien.

Cette nuit-là, je ne l'ai pas quitté une seule fois du regard et ce même lorsqu'elle dormait. Je sais, j'aurai pu passer pour un psychopathe à l'observer comme ça, mais j'avais tellement peur que tout ça ne soit qu'une illusion, qu'en fermant les yeux et en me réveillant, je finisse par découvrir que tout ça n'était qu'un rêve, que jamais nous nous étions retrouvés et que nous nourrissions l'un pour l'autre cette haine féroce, qui nous pourrissait la vie plus que de raison. Mais je n'ai pu résister à Morphée, malgré toute ma bonne volonté et je me suis endormie comme une merde délestant Sally de ma surveillance. Et nous voilà déjà le lendemain, Sally avait ses obligations et moi, je dormais encore. Je crois que j'en avais besoin, mais il fallait aussi reconnaître l'extrême confort de la literie française. Sally s'en alla sans un bruit, soucieuse de ne pas me réveiller et moi, je me retrouvais dès lors, seul dans cette grande suite, avec de quoi prendre un bon petit déjeuner.


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Jeu 11 Juil - 2:13
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Retrouver Nolan sonnait comme une évidence. Pourquoi avais-je perdu six ans de ma vie sans lui alors que depuis toujours ça avait été lui, lui et personne d’autre ? Les aléas de la vie sans doute. En tout cas, mon ex-mari avait raison, je le regardais de nouveau comme l’adolescente transie d’amour que j’avais été face à lui, le quarterback virtuose de la musique.

- Tais-toi ! dis-je avec un petit rire amusé.

Mais il avait raison. Dans le fond, on s’était sans doute toujours aimé. Il y a une barrière très mince entre l’amour et la haine, et sans doute les deux sentiments s’étaient-ils mélangés à notre insu à cause du peu de vigilance et du crédit que j’avais porté aux rumeurs, sans doute trop influencée par mon milieu professionnel. J’avais mûri et réalisé à présent tout cela, et je me promettais d’être plus vigilante à l’avenir. Je me refusais à gâcher encore de précieux moments loin de l’homme que j’aimais. Après un aparté sur les sous-vêtements, Nolan me parla de sa mère. J’étais quelque part triste d’apprendre qu’ils étaient toujours en froid, surtout en comprenant la raison de l’origine de cette embrouille. Mais je le vis soudain changer son fusil d’épaule, il réalisait que si pour nous, les choses s’étaient arrangées, peut-être qu’il pourrait en être de même pour sa relation avec sa mère. C’était ce que j’espérais de tout coeur.

Le repas arriva et après avoir rapproché le plateau roulant, je lui donnais la becquée tout en répondant sa demande de lui parler de moi, des changements éventuels depuis ces six dernières années. Sa réaction en apprenant que j’étais désormais végétarienne me fit éclater de rire.

- Je te laisserai les pepperonis, c’est pas super comme compromis ? Et puis avoue que je serais vraiment pas crédible à soutenir des asso de protection animale si je m’envoyais de la barbaque.

Il me rappela alors aux bons souvenirs de nos escapades à la plage quand les cours sautaient. Pizza et soda, sable et soleil au programme.

- Oui, je me rappelle d’une douche au soda aussi. Je t’avais pourtant dit que c’était pas cette marque qu’il fallait secouer… Plus sérieusement, tu sais je juge personne. Et je ne bois plus de soda. Mon corps est mon outil de travail, je peux pas me permettre de me bourrer de sucre. Et Sunny n’en boit pas non plus à la maison.

J’avais évidemment remarqué les tatouages, principale nouveauté sur ce corps d’Apollon que j’aimais tant.

- Je dois bien reconnaître que ça t’apporte un petit plus, ces tatouages… je sais pas, tu es encore plus sexy comme ça je trouve.

Je lui fis alors savoir que je connaissais très bien Ed Sheeran et que si l’occasion se présentait, je lui demanderais s’il pouvait faire un saut au Big Apple, histoire de faire plaisir à mon cher Nolan. Ce dernier sembla agréablement surpris et me demanda qui d’autre comptait mon carnet d’adresse.

- Oh, entre mon agent et moi, je pense qu’on couvre pas mal des célébrités du continent.

J’évoquai alors mon assistante, puisque c’était elle, principalement, qui cuisinait pour moi depuis que Nolan était parti – ou plutôt, que je l’avais mis dehors - , et mon ex-mari s’amusa de la tête qu’elle ferait en apprenant pour nous. Je me mordis la lèvre avec un sourire mutin.

- Hum… elle comprendra. Ou pas. Et puis je lui demande pas son avis. Elle me surveille déjà assez comme ça.

Je songeai notamment à son regard réprobateur dès qu’elle me voyait avec un verre d’alcool. J’avais du mal à comprendre pourquoi. Il me semblait qu’elle m’avait un jour parlé de son frère qui avait eu des problèmes… Je devais être trop bourrée pour me rappeler exactement de la conversation, mais j’avais tendance à penser que je n’étais pas les autres, et que je faisais ce que je voulais, tant que je ne nuisais pas à autrui, personne n’avait à me dire quoi que ce soit.

- Oh génial, j’idolâtrais tellement le roi du pancake !


Je me souvins de la première fois qu’il m’en avait fait. C’était le lendemain de mon anniversaire, il avait passé la nuit chez moi, la première nuit que nous avions passée ensemble. Seuls tous les deux à l’appartement de mes parents à New York. Et j’avais eu la chance de me réveiller avec une délicieuse odeur de pancakes faits maison. J’avais réalisé ce matin-là combien ce garçon était parfait. Je l’avais toujours su, mais plus encore à ce moment précis. La Sally d’aujourd’hui revint à la réalité lorsqu’il me proposa implicitement de passer le voir un matin. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres.

- Tu sais, je suis toujours pas du matin, alors me lever tôt, me préparer pour venir chez toi complètement dans le coltard… On gagnerait pas du temps si je passais la nuit chez toi ?

Oui, c’était une manière absolument pas détournée de m’incruster chez lui pour continuer, une fois notre retour à LA opéré, à rattraper le temps perdu. Néanmoins, j’estimais que l’on pouvait s’y remettre dès à présent. Nous avions rechargé les batteries, et si nous n’avions ni l’un ni l’autre l’envie d’aller dehors pour le moment, celle de nous retrouver physiquement ne manquait pas, tout comme la passion que nous y mettions.

La nuit fut donc courte, mais au bout d’un moment, la fatigue eut raison de moi et je finis par m’endormir contre lui, comme au bon vieux temps, la tête posée contre son épaule et ma jambe par-dessus la sienne.
Mon réveil sonna, et l’espace d’une seconde, je crus avoir rêvé ces retrouvailles magiques. Mais lorsque je réalisai que Nolan était bel et bien endormi à mes côtés, je m’empressai de faire taire mon portable. Il me fallait me préparer pour ne pas manquer mon rendez-vous. J’allai donc dans la salle de bain, pris une douche et m’habillai avant d’envoyer un SMS à mon agent, le prévenant que je serais bientôt prête. Il me confirma qu’il passerait me chercher lui-même avec un taxi. Fin prête, je laissai un mot à Nolan sur l’oreiller, avec un petit coeur, comme quand j’étais ado, puis je descendis. Là, après avoir demandé à la réception de monter un petit déjeuner traditionnel français vers dix heures, histoire d’être sure que Nolan en profiterait, j’allai voir la coiffeuse de l’hôtel qui devait s’occuper de ma tignasse et au passage me maquiller. Moins de trois quart d’heure après, j’étais rejointe par mon agent et tous deux nous prîmes le taxi qui nous emmena dans la maison de vacances louée par le grand réalisateur que je devais rencontrer.

De retour à l’hôtel à treize heures, j’espérais y retrouver mon ex-mari. J’avais un scénario dans mon sac. L’entrevue s’était déroulée à merveille, mon agent avait négocié un contrat d’enfer et ce tournage serait un nouveau challenge pour moi. J’envoyai un SMS à Nolan pour savoir où il était et ce qu’il souhaitait faire. J’attendais à la réception quand je vis arriver vers mois deux adolescentes un peu plus jeune que ma fille qui me tendaient leurs agendas pour que je leur signe des autographes. Parfois Tao me manquait. Bon, elles n’étaient que deux et j’acceptai de me prêter au jeu. Le vigile de l’hôtel arriva pour les réprimander. Je soupirai, le trouvant gonflé de le faire alors que ça faisait visiblement un moment qu’elles étaient là. J’acceptais une photo avec ces petites qui finalement étaient calmes et polies, avant de scruter mon téléphone pour avoir des nouvelles de Nolan.

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Ven 12 Juil - 3:21
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


C'était magique, autant que la première fois. C'était comme une redécouverte, comme repartir en exploration, malgré une connaissance exhaustive du terrain. Oh que l'on ne s'y m'éprenne pas, je ne prenais rien pour acquis, toutefois, je devais admettre que jamais je n'avais ressenti ça pour personne. J'en oubliais la haine, la détresse, le désarroi, tout ce qui m'avait mené aux tréfonds des tréfonds. Sally était là, face à moi, jouant de son regard et de son sourire, menant mon cœur abîmé au supplice. Moi aussi, me revoilà transi d'amour face à la petite star du lycée qui un jour m'avait conquis en chantant du Whitney Houston « - Tu veux que je me taise ? » demandai-je comme s'il s'eut agi d'un défi, que je me savais incapable de tenir. Je voulais parler encore et encore, tout lui dire, rattraper le temps perdu. Mais je voulais aussi changer, faire des efforts et m'inspirer de nos retrouvailles pour en envisager de nouvelles. Bien sûr, je savais que la confrontation avec ma mère ne se ferait pas sans quelques haussements de voix, mais je devais le faire, pour moi, pour Sunny, pour la famille, l'une des valeurs essentielles de ma vie. En attendant, je dévorais Sally du regard et les plats que l'on venait de nous faire parvenir égrenèrent au passage quelques souvenirs. « - Hum les pepperoni, le meilleur en plus de la pâte au fromage » Je me rapproche à nouveau et dépose un léger baiser sur le bout de son nez, le genre de caresse que nous faisions sans nous cacher près des casiers sur les heures de pause. « - C'est un super compromis et je vous admire Madame Hamilton d'adhérer à de belles causes. Tu sais, j'ai pris Riley quand il était bébé, en refuge. Je te soutiens, mais moi, je continue à manger de la barbaque, OK ? » Pour appuyer le propos, je lui offris un petit clin d'œil. Le souvenir de mon ex végane refaisait alors surface et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'en avais bavé pour lui plaire et qu'à présent, je refusais de souscrire à quelque chose qui ne me correspondait pas juste pour plaire. Par chance, le souvenir de la serial végane s'estompa au profit d'autres plus sympathiques à la remémoration.

« - La douche au soda a des vertus inconnues mon amour. C'est bon pour… les cheveux et pour nettoyer des toilettes. Ne me demande pas de détails, je sais juste que ça marche. Pour en revenir également à quelque chose de plus sérieux, sache que je comprends que ton corps soit ton outil et je ne juge pas non plus, je serais bien idiot vu le corps de rêve que tu as. Donc, du coup, ôte-moi d'un doute ! C'est à nouveau à moi tout ça ? » À son tour, elle me complimenta, des compliments qui me firent plaisir en plus de titiller l'ego que je n'avais pas. « - Hum madame trouve ça sexy ? » Je me mordillai alors la lèvre inférieure, j'avais quelque chose en tête et j'étais bien décidé à le partager. « - Et si… » Je pris ses mains pour les déposer sur mon torse, arborant toujours mon regard de séducteur. « - Et si on s'en faisait un pour fêter nos retrouvailles ? » Je n'étais sûr de rien, mais pourquoi ne pas tenter ? « - Un petit, rien de trop visible pour toi. J'ai envie de marquer le coup, de te graver dans ma peau parce que je sais que cette fois, c'est la bonne ! »

La nuit fut douce et pour la première fois depuis longtemps, j'ai dormi comme un bébé dans un hôtel plus qu'acceptable. Lorsque Morphée consentit à se débarrasser de moi, je découvris un petit mot sur l'oreiller avec les petits cœurs en guise de signature, du Sally tout craché. Sa place était  froide, preuve qu'elle était partie depuis un moment. Cependant en guise de consolation, je jouissais d'un putain de super petit-déjeuner à la Française. Bonjour le café, les croissants, les pains au chocolat. Des vêtements, comme par miracle, me furent livrés, un costume en somme. Après l'avoir essayé, face au miroir, je me rendis compte que j'avais l'air d'un VRP, ou un PDG d'une firme que je n'avais pas. Bon, OK, je pouvais quand même prétendre avoir un peu d'allure. Peut-être que ça plairait à Sally, toujours est-il que la sortie que je souhaitais faire était en inadéquation avec le costume. Mais soit, à défaut d'autre chose. Me voilà donc dans les rues de Paris, la veste sur l'épaule à visiter, à observer mais plus encore à chercher un shop. Mon portable se mit alors à vibrer, laissant paraître sur mon écran, un message de ma dulcinée.

« Je me balade mon cœur ! J'arrive de suite ! »

Je revins donc sur mes pas pour retrouver notre luxueux hôtel. Le sourire aux lèvres et sans qu'elle me vit, je me rapprochai de ma belle qui achevait de faire quelques photos avec de jeunes fans. « - Salut Madame Hamilton ! » Sourire aux lèvres et malgré une légère hésitation, je me rapprochai pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. « - Tu es toute belle dis-donc ! Alors ton rendez-vous ? » Passé les premières politesses, j'osai m'aventurer vers un autre sujet « - Je suis allé me balader dans le coin et il se pourrait que j'ai trouvé un shop. Donc, peut-être qu'on pourrait y faire un tour, ou on pourrait jouer les touristes en amoureux. Faire un tour sur une péniche, tu en rêvais non ? » Peu importait l'activité, la seule chose qui comptait, c'était d'être avec elle. Ma main se perdit sur sa joue que je prenais plaisir à caresser tout en souriant, amoureux comme au premier jour. « - Ce n'est pas humain d'être aussi sexy. »


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Ven 12 Juil - 13:12
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton

26 août 2018

Il fallait le reconnaître, durant tout le trajet en voiture avec mon agent, je n’étais pas bien concentrée. Je pensais à Nolan, nos retrouvailles, les discussions que vous avions eues entre deux parties de jambes en l’air, le bien incroyable que ça m’avait fait de le retrouver, de le savoir en quelques sortes de nouveau à moi et d’être de nouveau à lui… C’était comme si j’étais de nouveau moi à nouveau. Mon agent ne manqua pas de remarquer qu’il parlait dans le vide et me le fit remarquer, me réprimandant presque de mon manque de sérieux et me faisant savoir qu’il n’était pas dupe, qu’il avait vu sur les réseaux sociaux que Nolan m’avait accompagnée. Je lui souris en haussant les épaules.


- Et alors ? Vois ça comme un coup de pub ? Tu devrais apprécier, toi qui veux toujours que je fasse le buzz.

Je regardais les immeubles parisiens défiler, repensant à la proposition de tatouage de Nolan. J’avais trouvé l’initiative adorable. Il avait raison, j’en étais persuadée. « Cette fois, c’est la bonne ». Nous avions tous deux pris conscience de nos erreurs et nous pouvions reprendre nos vies, notre couple, là où nous l’avions laissé. Mais avant d’en parler à Sunny, il nous fallait être certains que cela collerait. Je ne voulais pas que nous nous heurtions à des détails devant elle, c’était une ado, elle n’avait pas besoin d’être perturbée outre mesure.

Le rendez-vous s’était donc passé à merveille, j’avais le rôle, je serai payée une véritable fortune au vu de la négociation de mon agent et de ma popularité sans cesse grandissante, et me voilà de retour à l’hôtel, impatiente de retrouver mon Nolan pour profiter du reste de ce séjour parisien.
Je venais de terminer des autographe et des photos avec deux petites fans françaises qui enfin s’éloignèrent quand j’entendis la voix de mon ex-mari derrière moi. Je me retournai avec un grand sourire, le laissant m’embrasser, me moquant bien de pouvoir être vue ou reconnue encore.

- Merci. Le rendez-vous, nickel.

Il me proposa de venir jouer les touristes, n’omettant pas de souligner qu’il avait trouvé un tatoueur.

- Super, ça me va. Je monte juste déposer le scénario du film, c’est confidentiel je voudrais pas prendre le risque de le perdre. Et après je te suis où tu veux.

Son sourire… j’aurais pu me damner pour lui ! Je ne pouvais m’empêcher à mon tour de sourire en sentant sa main sur ma joue. Je glissai la mienne dans sa main libre et l’entraînai jusqu’à l’ascenseur.

- Ah oui, je te plais à ce point ? Hum voilà qui fait plaisir. Je me lasserai jamais de tes compliments.

L’ascenseur arriva et une fois les usagers sortis, nous pûmes y entrer, seuls au monde. Les portes se refermèrent et je ne pus résister à la tentation. Je me plaquai contre lui, capturant ses lèvres avec passion.




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Sam 13 Juil - 1:55
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


J'étais heureux ! Non attendez rectification, j'étais heureux autant que pouvait l'être un type qui ouvrait son cœur à nouveau. C'était dingue, une douce folie qui résumait tellement bien notre histoire à Sally et moi. Qui aurait cru que nous en arriverions là?  Que l'enfermement dans la chambre froide, que les non-dits, que la colère et que la rancœur nous mèneraient finalement à des retrouvailles ? Et quelles retrouvailles ! Quelques-uns de mes muscles me le font encore savoir ainsi que les quelques marques d'ongles acérés dont mon dos était joliment paré. Mais que voulez-vous, la passion nous assaillait depuis toujours, aussi bien dans nos arts et métiers respectifs que dans notre relation. J'aimais ça et je l'ai toujours aimé aussi loin que je m'en souvienne. C'était tellement grisant de s'aimer comme au premier jour, mais plus encore de faire l'amour en de telles circonstances. Le cœur qui battait à s'en rompre, les regards insolents de désir, son corps, objet de bien des convoitises. Une perfection sans nom que j'aurais pu regarder pendant des heures sans m'en lasser une seule seconde. Et c'est là, bien malgré moi, que je compris à quel point j'étais de nouveau accro à cette nana. Une addiction évidente lorsque je sentis la distance mettre à mal ma patience, m'obligeant à accélérer le pas pour regagner au plus vite notre hôtel. J'avais le sourire aux lèvres, j'étais ravi de la retrouver, mais plus encore pressé de lui faire savoir que j'avais peut-être trouvé un tatoueur. Je n'étais pas encore certain d'être parvenu à la convaincre, j'étais cependant bien décidé à le faire. « - Je suis content pour toi si ça s'est bien passé. Au moins tu ne t'es pas déplacée pour rien. »

Je lui proposais alors d'aller flâner dans les rues de Paris, comme les touristes que nous étions encore pour quelques heures. Je ne manquais pas au passage de lui faire savoir que j'avais trouvé un tatoueur, histoire de continuer à implanter mon idée, loin de me douter que cette brillante actrice était déjà acquise à ma cause. Mais avant de jouer les aventuriers, il nous fallait regagner l'ascenseur pour que Sally dépose son nouveau scénario et se déleste de la responsabilité de le voir tomber entre de mauvaises mains. Nous étions donc dans l'ascenseur, à présent seul dans ce lieu clos qui avait un jour trouvé sa place, sur une liste que j'avais rédigé lors d'une soirée après que Sally m'eût demandé quels étaient les endroits où je rêverais de faire l'amour. Oui, je sais, c'est cliché le coup de l'ascenseur et pourtant, il était sur ma liste en bonne position. Mon regard croisa celui d'une tornade brune qui à n'en pas douter, avait compris ce que j'avais en tête. D'ailleurs, elle ne se fit pas prier pour se ruer sur moi et je ne me fis pas prier pour attraper ses poignets, la délestant de son précieux scénario, pour les placer au-dessus de sa tête tout en la plaquant contre la paroi pour répondre au centuple à son baiser. « - C'est filmé ! » laissai-je entendre en remarquant le voyant. « - La sex tape, c'est déconseillé, » tentai-je avec humour.

Se délestant de son scénario, Sally, qui opta pour une tenue plus légère et passe-partout, accepta de me suivre. Avant de rejoindre le salon de tatouage, je préférais nous octroyer un petit quelque chose pour que nos estomacs ne soient pas vides. Nous nous retrouvâmes donc chez un pâtissier de renom et en moins de temps qu'il faut pour le dire, il fut délesté de quelques macarons. « - Hum… celui à la passion est délicieux ! » Main dans la main, avec nos macarons, nous avancions dans les rues de Paris. « - Ok je déteste les Misérables, mais je suis forcé de reconnaître, que c'est plutôt pas mal Paris. Je crois que j'y suis allé une fois, il y a longtemps avec ma mère. Peut-être que je devrais lui envoyer une photo. » Car oui, malgré les années de silence, j'avais encore de quoi la contacter et peut-être que cette escapade et une hypothétique photo pourraient me permettre de renouer. Je pris donc un cliché, puis plusieurs, avant que nous regagnâmes l'endroit où se trouvait le shop que j'avais repéré en amont. « - Salut les gars, je suis revenu ! Vous avez toujours un créneau pour deux ? » Bien sûr qu'ils acquiescèrent en reconnaissant Sally. « - On ne sait pas ce qu'on va faire, mais c'est un coup de tête mûrement réfléchi. En fait si, je sais ce que je veux. » Mon regard se posa sur Sally laissant paraître un sourire enfantin. « - J'ai jeté mon alliance dans la mer après le divorce. Si je me la fais tatouer, j'aurais bien du mal à m'en débarrasser et puis cette fois, c'est la bonne, alors pourquoi pas ? »




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Sam 13 Juil - 2:29
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


Ah ça non, je ne m’étais pas déplacée pour rien. J’étais venue à Paris pour décrocher un rôle important dans un blockbuster, résultat, je l’avais et j’avais aussi retrouvé mon grand amour. Que rêver de mieux ? Nolan me proposait un petit programme touristique parisien et je lui expliquais qu’avant toute chose, il me faudrait ranger le scénario du nouveau film avant de pouvoir sortir. Une fois dans l’ascenseur, à peine un regard échangé et nous voilà l’un contre l’autre à nous chauffer mutuellement tandis que Nolan, le premier pris de raison, me rappela que les ascenseurs des grands hôtels étaient pourvus de caméra. Je dus bien reconnaître, et je pense qu’il l’avait compris, ma frustration, me mordillant la lèvre inférieure tandis qu’il me lâchait les poignets.

- Je veux un ascenseur… maugréai-je, à demi amusée par la situation.

Scénario déposé dans le coffre fort de la chambre, moi qui venais d’enfiler un jeans et un haut un peu plus décontracté, nous pouvions partir. Nolan voulu essayer les pâtisseries françaises et je ne résistai pas à l’emmener chez LaDurée, où, folle de macarons, j’optai pour une boite aux parfums exquis et aux couleurs attrayantes.

- Goûte celui à la framboise ! lui répondis-je en lui tendant ce macaron fuchsia dans lequel je venais de mordre et qui était incontestablement mon parfum préféré.

Cette petite promenade gourmande était absolument délicieuse, j’étais réellement en vacances, n’ayant rien d’autre à quoi penser que d’être bien avec cet homme qui, je devais le reconnaître, m’avait énormément manqué. Le fil de nos pas nous mena à Notre-Dame de Paris, certainement la plus célèbre des cathédrales. C’est là que Nolan évoqua sa mère et l’éventuelle idée de lui envoyer une photo. Ni une ni deux, j’attrapais mon téléphone et le pris en photo avec Notre-Dame derrière avant de la lui envoyer.

- T’auras plus qu’à la lui transférer.

Autant je savais que ma belle-mère, ou plutôt ex-belle-mère, me détestait, autant je n’aimais pas savoir que Nolan était en froid avec sa propre mère. Je m’imaginais mal être en froid avec Sunny, je le vivrais trop mal, aussi, j’espérais que mon beau quarterback ferait un effort dans ce sens.
En peu de temps, nous atteignîmes le shop dont Nolan m’avait parlé. Je fus prise d’une légère appréhension à l’idée de passer à l’acte. Jamais encore je n’avais imaginé me faire un tatouage, mais en fait cette folle idée de le faire avec Nolan me paraissait finalement excitante. En fait, c’était piégeux parce que tout ce qu’il était possible de faire avec Nolan me paraissait excitant. Nous entrâmes donc dans la boutique et je vis bien que malgré ma tenue décontractée, aussitôt mes lunettes de soleil ôtées, j’étais démasquée. Je ne comprenais pas trop ce qui se disait vu que je ne parlais pas français, mais les regards en coin et les murmures ne trompaient pas. Nolan se tourna vers moi après avoir salué les deux gars présents à l’accueil, et je fus plus émue que je ne l’aurais cru par les mots de mon ex-mari. Les yeux brillants d’émotion, j’en restais bouche bée quelques instants.

- Tu… tu es sérieux ?

Oui, cette fois c’était la bonne, c’était aussi ce que je pensais… Je trouvais son intention tellement touchante. Un sourire sans doute un peu idiot se dessina sur mes lèvres.

- Oh comme c’est adorable… par contre euh… Moi je ne peux pas me faire tatouer les mains… Mais j’aimerais bien quelque chose qui te représente. Un « N » quelque part ? Ou ce que tu veux, je te laisse choisir l’emplacement aussi. Mais pas quelque chose de trop gros.

Il fallait que ce soit facilement dissimulable sous du maquillage.


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Sam 13 Juil - 3:22
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L'ascenseur, j'ai presque envie de dire « check » bien que la caméra ait refréné nos ardeurs. Et puis ça n'était pas le moment de faire émerger une « sex tape » car à n'en pas douter, les petits curieux en charge de la vidéo-surveillance, se feraient un plaisir de revendre le tout pour un bon prix. Moi parano ? Hum… Démentir serait mentir, mais l'affirmer me ferais passer pour… Attends Nolan, c'est à toi que tu causes, personne n'ira dire que tu es parano si les mots ne quittent pas ta bouche ! Les portes s'ouvrirent donc sur nous, amoureux comme au premier jour. Un sentiment de légèreté qui me faisait du bien, je ne pus d'ailleurs résister à l'envie de ramener Sally vers moi pour l'embrasser avec passion au risque d'attiser à nouveau nos ardeurs. « - A défaut d'avoir un ascenseur, j'ai une chambre froide sécurisée maintenant ! » Le petit clin d'œil était évocateur tout comme la chambre froide qui aurait pu nous coûter la vie, mais qui maintenant était un souvenir que je qualifiais d'amusant. Pensait-elle la même chose ? Au vu de son regard, j'avais quelques doutes. Sous mes yeux et après s'être délestée de son précieux scénario, elle opta pour une tenue un peu plus appropriée pour une sortie. « - Hum ce jean ! Il te fait de sacrées petites fesses dis-donc ! » Il est vrai que l'habit mettait sacrément bien en valeur ce joli petit fessier qui mit à mal ma résistance tactile. « - On aurait presque envie de croquer dedans ! » Nos bouches se retrouvèrent et comme au premier jour, mon corps entier fut parcouru de tout un frisson. Et c'est main dans la main et avec plus de retenue en sortant de l'ascenseur, nous regagnâmes les rues de Paris, avides d'attraction touristique. Nous fîmes donc une première halte, dans l'une des attractions culinaires de la capitale. La Durée ! Ce seul nom évoquait à lui seul tout le savoir-faire d'une gastronomie à la Française. Et c'est donc armé d'une petite boîte verte chargée de merveilleux macarons que nous quittâmes la boutique. « - Tu sais que de base, je ne suis pas vraiment macaron et… » Elle venait de croquer dans une petite mignardise à la Framboise et me la tendit pour que j'y goûte à mon tour « - Hum la vache ! Je vais raviser tout de suite mon jugement. Putain, c'est délicieux en fait. »

Puis notre route touristique nous mena aux abords de Notre Dame de Paris où toujours dans la mouvance touristique, nous nous prêtâmes au jeu de la petite photographie. J'avais pour envie d'envoyer le cliché à ma mère qui rêvait d'aller à Paris. Peut-être était-ce l'atmosphère, peut-être était-ce la présence de Sally et nos liens nouvellement réacquis qui m'inspiraient pour rentamer le dialogue avec ma mère. « - J'ai envie de faire des efforts et je ne dis pas ça parce que tout va bien aujourd'hui. Elle me manque, comme inconsciemment, tu m'as manqué. Ah Sally ! » Ma main caressa sa joue avant que je ne me penche pour l'embrasser saisissant au passage son téléphone pour prendre une petite photo de nous deux. Puis nous primes enfin la direction du shop où les tatoueurs avec lesquels j'avais pris rendez-vous, attendaient. Par chance, l'un d'eux parlait très bien anglais, rendant l'échange plus simple. Jusqu'alors, je n'avais pas d'idée précise de ce que je voulais, mais j'étais décidé et ô grande muse, divine inspiratrice, mon regard se posa sur celle que je voulais à nouveau appeler ma femme et après un charmant, petit monologue et malgré son regard pétillant, j'avais opté pour une alliance, indélébile cette fois. « - Ouais, je crois que je n'ai jamais été aussi sérieux de ma vie. Et je sais que je vais douiller un peu. Et laisse-moi te dire que je suis quelqu'un d'adorable ! Je t'aime ! » Je lui souris avant de faire signe au tatoueur « - Un petit « N » derrière l'oreille ça peut le faire ? Quelque chose de max 5 cm ça serait facilement dissimulable. » Le tatoueur acquiesça évoquant une marque de maquillage fréquemment utilisée sur les tournages. Et c'était parti, j'étais le premier à passer sur le siège, pas anxieux car repus à l'exercice. L'opération prit une trentaine de minutes avant qu'enfin le tatoueur achève son œuvre et m'emballe le doigt dans un film plastique. Sally prit place à son tour. « - Ça va aller ne t'en fais pas. Ce n'est pas une zone trop douloureuse ! » Je glissais ma main dans la sienne sans perdre mon sourire. La séance prit fin dix minutes plus tard. Les gars demandèrent une photo et un autographe dans le livre d'or avant de nous laisser partir, ivres de cette nouvelle folie.

« - Je n’arrive pas à croire que tu l’aies fait ! Donc maintenant on n’a plus le choix, là, c’est pour la vie ! »




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Sam 13 Juil - 3:43
L'être qui ne vient pas souvent à Paris ne sera jamais complètement élégantft Nolan & Sally Hamilton


- Non, pas de chambre froide ! avais-je rétorqué immédiatement.

Non pas que l’idée d’être dans un espace confiné avec Nolan me déplaisait, mais avoir froid au point de penser que j’allais y rester, ce n’était absolument pas mon délire et certainement pas un fantasme. Dans l’ascenseur, oui, dans un frigo géant, non !

A présent changée, nous voilà en route pour découvrir Paris à notre manière, et ça commençait par une dégustation de macarons. J’étais ravie d’avoir fait changer d’avis à Nolan, lui qui prétendait ne pas tellement aimer ça. On n’aimait pas les macarons tant qu’on n’avait pas goûté de vrais bons macarons, c’était mon avis, et visiblement j’étais en le vrai. Puis, nos pas nous menèrent à la cathédrale rendue célèbre par Victor Hugo, où je pris la liberté de photographier Nolan pour qu’il envoie le cliché à sa mère. Je voulais qu’il fasse l’effort de lui reparler, même si j’ignorais la raison exacte de ce froid entre eux. Cette femme ne m’appréciait pas trop mais elle restait sa mère, et en tant que mère moi-même, je ne pouvais que trop bien imaginer sa tristesse de ne plus parler à son fils.

J’étais émue d’entendre Nolan me dire qu’inconsciemment je lui avais manqué. Nous avions passé six ans à nous détester et nous maudire, mais au final, au vu de ces retrouvailles, il était clair que l’amour n’avait jamais cessé d’exister entre nous. Ne dit-on pas que l’amour et la haine sont deux sentiments extrêmement proches ? Je ne le comprenais que trop bien désormais.

En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, nous voilà à présent chez le tatoueur repéré par Nolan. Et encore plus rapidement, nous voilà tatoués. D’abord lui, et moi ensuite. Il m’avait choisi un emplacement discret pour y encrer (et non ancrer) la première lettre de son prénom : derrière mon oreille. Je trouvais cela original, discret et ça me plaisait. Lui avait choisi de se faire tatouer un anneau à l’annulaire, symbole de son alliance, ce qui inscrivait dans l’éternité, du moins toute la durée restante de sa vie, notre union. J’en étais réellement touchée. Quand ce fut mon tour, Nolan tenta de me rassurer et je ne pus retenir un sourire amusé.

- Je te rappelle que j’ai accouché de ta fille et ce sans péridurale. Tu crois que c’est une petite aiguille qui va me faire peur ?

Sa main dans la mienne, je n’avais de cesse de contempler son annulaire tatoué tandis que l’artiste finissait le « N » qui ornait à présent l’arrière de mon oreille. Je me prêtai ensuite à un exercice que je ne connaissais que trop bien, poser et signer. Puis, nous quittâmes les lieux après avoir payé, ravis de notre petite nouveauté.

- Eh oui, le retour de nous ! lançai-je en lui sautant dans les bras avant de plaquer mes lèvres contre les siennes. Tu me feras toujours faire n’importe quelle folie, Nolan Hamilton !

Puis, je regagnai le sol, toujours aussi enjouée.

- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Tu veux faire des visites ? Du shopping ? Oh écoute, j’ai une idée complètement folle. Si on restait une semaine ? On se fait des petites vacances de retrouvailles improvisées. Oh s’il te plaît, accepte, suppliai-je en me collant à lui.

Je le regardai, le regard implorant, le même que je lui faisais, adolescente, pour obtenir ce que je voulais. Et c’était arrivé très souvent quand, enceinte, j’avais envie de manger n’importe quoi à n’importe quelle heure de la nuit. Heureusement qu’à New York, tout était ouvert à toute heure.

- Sunny rentre de son camp d’été dans une semaine justement, et je suis sure que tu peux confier la gestion de ton affaire pour quelques jours… Et nous on pourra profiter d’être tous les deux… Pense à ce grand lit confortable de l’hôtel, cette baignoire… et tous ces autres meubles qu’on n’a pas encore essayé, et cet… ascenseur dont il nous faudrait couper la caméra…

J’avoue, j’étais mesquine en le prenant par les sentiments… ou plutôt par les hormones. Mais je le connaissais trop bien, et lui aussi me connaissait mieux que personne.



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