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Le calme après la tempête

Sujet: Le calme après la tempête   Lun 17 Aoû - 0:12
Nolan Hamilton
Admin - Los Angeles
Nolan Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY


Je m'en souviens encore comme si c'était hier. D'ailleurs comment peut-on oublier ce qui détruit votre vie en une fraction de seconde. Pourquoi ? Pour qui ? Juste une bande de demeurés incapables de distancier la réalité de la fiction. De leurs doigts pleins de haine ils ont pondu leurs hashtags pour se faire voir de toutes et tous. Les gazouillis à tout-va sont devenus des montages photos, puis comme cela n'était pas assez, on a opté pour une vidéo de bonne facture. Et voilà que tout s'emballe, je suis coupable sans un procès, sans présomption, sans rien. J'ai tout perdu à cause de la Rumeur et ça recommence, comme si elle me suivait partout. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Pourquoi on s'acharne ?  Bien sûr, cette fois, je ne suis pas vraiment une victime, juste un dommage collatéral. Mais Sally, pourquoi elle ? Pourquoi balancer son nom dans la fosse aux lions ? Je n'aurais pas supporté qu'il lui arrive quelque chose et de ce fait, j'aurais aisément pu casser quelques gueules pour la protéger me fichant pas mal des risques que je pouvais prendre. On ne touche pas à ma famille, le cas échéant, je ne réponds plus de rien.

La lueur des gyrophares m'éblouissait encore, les cris, la foule en colère, l'écran qui s'allume sur une silhouette sans visage. Le chaos, il ne restait plus que le chaos et la désolation, alors que tout était parti d'une bonne action, de l'envie d'aider les autres, rien de plus. J'étais en colère et déçu, mais dans ce combat la fureur primait sur la déception. D'ailleurs le pauvre officier en charge de la rédaction du procès-verbal, avait pris sur lui pour me calmer face au désastre. Bitchcation, True Society, peu importe, il y avait un coupable et il/elle devait payer et cher.

Mon pub fut placé sous scellés et ma plainte déposée contre X. Je récupérais sans attendre les fonds pour l'association, je ne pouvais me résoudre à laisser tout ça ici. Car même ce lieu, qui m'appartenait, me semblait hostile. Sally, toujours à mes côtés, échappait de ce fait aux flashes de ces charognes de paparazzi. Passant par une entrée secrète, je pus sans mal regagner l'appartement où Riley se terrait dans un coin, effrayé. « - Hey mon poussin ! » Il s'approcha timidement « - Viens là mon grand ! C'est fini ! » Le pauvre, il me faisait de la peine. Sans attendre, je pris son panier, sa laisse et quelques affaires avant de refermer les lieux pour rejoindre Sally qui nous mena jusqu'à chez elle.  « - Merci pour Riley ! Il s'est caché tellement il a flippé à cause de ces imbéciles. Soirée de merde ! Je suis désolé Sally, vraiment. Ma seule consolation, c'est que je vais enfin voir où tu vis. » lançais-je en souriant. « - Je ne t'ai même pas demandé comment tu allais ? »

Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'enfin mon véhicule ne s'arrête. Jamais encore, je n'étais venu jusqu'ici, puisque auparavant, c'est Juliette qui m'amenait Sunny. Je ne pris même pas le temps d'observer les lieux. En effet, je venais de me précipiter sur Sally pour l'embrasser à pleine bouche. C'était inexplicable, mais j'en avais besoin. Je voulais sentir son corps contre le mien, son odeur, sa bouche sur la mienne. Peut-être était-ce pour me rassurer, ou pour m'apaiser moi qui continuais à me sentir mal. « - J'espère que cette histoire ne va pas te pourrir ! » lui murmurais-je en me détachant doucement. « - De toute façon, je ne laisserais personne te faire du mal » et j'étais prêt à tout pour tenir cette promesse.






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Sam 19 Sep - 20:48
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY


J’étais revenue chercher Nolan, avec sa voiture de surcroît, après avoir ramené Sunny à la maison. J’espérais que notre fille s’était couchée docilement, je ne voulais pas qu’elle veille trop tard et surtout je voulais qu’elle se remette de ses émotions. J’avais fait mon possible pour essayer de la préserver d’images traumatisantes comme des gens qui se tapaient dessus, mais je ne savais pas exactement ce qu’elle avait vu. Il nous faudrait en parler. Pour l’heure, j’étais plutôt inquiète pour Nolan. Il avait dû attendre que la police termine son travail pour pouvoir aller chercher son chien et ses affaires. Une fois en voiture, j’avais repris le volant et nous voilà partis chez moi, à Beverly Hills.

- Je t’en prie, on n’allait pas le laisser tout apeuré tout seul le pauvre. Par contre je te préviens, il ne dort pas dans la chambre, ajoutai-je avec un sourire en coin.

J’aimais beaucoup les animaux, j’étais moi-même marraine de plusieurs associations de protection, mais je n’en avais jamais eu à la maison, tout simplement parce qu’avec mon travail, je n’avais pas le temps de m’en occuper. A quoi bon les aimer et les défendre si on ne peut rendre heureux son propre animal. Je préférais agir de loin, au moins j’étais sure de ne pas mal faire. Nolan s’excusa, je secouai alors la tête.

- Désolé de quoi ? De venir chez moi ? Allons… t’as pas choisi ce qui s’est passé.

Il me demanda ensuite comment j’allais. J’avais un peu de mal à reprendre mes esprits, jamais je n’aurais pensé que la soirée puisse prendre un tel tournant.

- ça va aller, me contentai-je de répondre.

Nous arrivions et une fois la voiture garée, le contact coupé et nous sortis, Nolan se rua sur mes lèvres. Je lui rendis son baiser au centuple, c’était comme si enfin nous pouvions exorcisé ce mauvais dénouement de soirée.

- ça ira, répétai-je, ne t’en fais pas, je sais rebondir. Ce n’est pas une accusation à la con qui me fera grand chose. Au pire, mon agent sera content, ça fera parler. Il adore ce genre de conneries.

Je glissai ma main dans la sienne, l’entraînant lui et Riley vers la porte hautement sécurisée et la déverrouillai. Juliet et Tao étaient certainement couchés ou en train de vaquer à leurs occupations.

- On peut installer Riley dans la cuisine, qu’est-ce que tu en dis ? Il ne sera pas à l’étroit, promis, elle fait cinquante mètres carrés.

Je les y emmenais alors et allumai la lumière. Un grand espace blanc avec des placard vitrés bleu turquoise apparut.

- Tu peux mettre son panier là. Je vais mettre un post-it sur la porte pour prévenir, histoire que Juliet ne fasse pas une attaque.

Tout en parlant, je joignis le geste à la parole en écrivant sur le petit bloc coloré. « Attention, berger australien dans cette cuisine. Il s’appelle Riley, c’est le chien de Nolan. S »
Je collai le mot sur la porte avant de chercher un bol pour le remplir d’eau fraîche et le mettre près du panier.

- Bonne nuit Riley, dis-je en me penchant pour lui gratter la tête.

J’attendis que Nolan me rejoigne pour éteindre fermer la porte et glissai ma main dans la sienne avant de l’emmener à l’étage supérieur, dans ma chambre.

- Je t’avoue que c’est pas vraiment comme ça que j’imaginais l’after, lançai-je en fermant la porte.






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Dim 20 Sep - 1:34
Nolan Hamilton
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Nolan Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY


J'étais, me semblerait-il à fleur de peau, mais j'avais pu récupérer mon chien et cela me délester d'un poids, pas considérable pour le moment, mais juste assez pour que j'aie les idées claires en entrant dans la voiture. Les flashs continuaient à crépiter sur les côtés, tandis que Sally, qui faisait mine de les ignorer, prenait le volant pour mettre de la distance entre nous et ces vautours assez repus puisque personne ne se lança à notre poursuite. Riley se remettait lui aussi de ses émotions, cherchant ma main du bout de son museau tandis que Sally mettait les choses au clair non sans émettre un sourire en coin qui la délestait de la moindre hostilité à l'égard de mon compagnon à quatre pattes.

« - Ne t'en fais pas pour ça, j'ai pris son panier, donc il saura s'adapter » Et, c'est vrai que mon chien avait cette capacité. Bon, je ne nie pas qu'il m'en a fait voir de toutes les couleurs quand il n'était qu'un petit chiot. Je vous épargne les fauteuils et chaussures abîmés dans le meilleur des cas. J'avais même alloué les services d'un comportementaliste canin, qui parvint, malgré l'onéreuse somme, à me faire apprivoiser ce petit déglingo qui s'était assagie, tellement qu'il m'accompagnait partout sans bêtises. Un vrai petit ange, qui adorait passer du temps avec les gens faisant montre de bien plus de sociabilité que moi. « - Il va être content de retrouver Sunny ! » lançais-je en portant un autre regard sur le rétroviseur. « - Riley doucement ! Assis ! » Il obtempéra aussitôt et cessa de réclamer trop de caresses au risque de nous faire avoir un accident.

« - Non Sally, je suis désolé pour tout ce qui est arrivé. Ca s'est passé dans mon pub. J'aurai dû être plus vigilant. Quelqu'un a sûrement tripatouillé l'écran. Si ça se trouve j'ai même parlé à cette personne. Ça craint ! »

Peut-être même que c'était un vigile, voire un membre de mon personnel. Me voilà à les soupçonner à nouveau et sans preuve. À ce stade, ça pouvait être n'importe qui. Un fait qui tendait à accroître bien malgré moi ma paranoïa. Sally me laissa entendre que « ça aller » mais j'en doutais, bien qu'elle soit une très bonne actrice. Elle voulait me préserver, alors que c'était à moi d'œuvrer de la sorte, mais je restais silencieux et ce n'est qu'une fois arrivé, que les gestes prirent le pas sur les mots.

Nos lèvres se retrouvèrent aussitôt, c'était ma façon à moi de me calmer, mais aussi de la remercier pour ce qu'elle faisait. Passé l'étreinte fulgurante, je pris son visage en main pour mieux capter son regard. « - Ce n'est pas une accusation à la con ! C'est allé trop loin, là. Tu imagines ce qui aurait pu se passer. Je suis sûr que c'est un coup de cette application à la con. Ton agent peut contrer ça ? Au mieux, on parlera de nous. »

J'acquiesçais d'un sourire avant de la suivre jusqu'à la porte du coffre-fort. Riley intrigué suivait se demandant ce que je faisais avec son panier sous le bras. « - Il adorera squatter ta cuisine comme moi, je vais adorer squatter ta chambre ! » J'étais taquin à nouveau, preuve en est que ça allait mieux. C'est donc main dans la main que nous pénétrâmes les lieux.

« - Wow ! C'est pas mal par ici. La déco, c'est toujours ton truc à ce que je vois. Je pense que Riley sera bien ici. Hein bonhomme qu'est-ce que tu en dis ? » lançais-je en me mettant à sa hauteur. Avide de caresse mon berger australien se cola à moi. « - Il est content en tout cas ! » Et il le fut encore plus lorsque la maîtresse de maison lui offrit de quoi se désaltérer. « - Il va y prendre goût ! » Sally venait de s'emparer d'un post-it sur lequel elle prévint son assistante qui allait bien se rendre compte, à un moment donné, de la présence d'un charmant berger australien.

Sally m'attrapa la main sans attendre et me conduisit dans sa chambre que je pris le temps, par curiosité, d'observer avant de me rapprocher d'elle « - Et comment tu l'imaginais l'after ? » Mes mains glissèrent sur ses hanches avant de glisser le long de la fermeture de sa robe. « - Dis-moi, il y a quelque chose sous cette robe ? »






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Dim 20 Sep - 1:58
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY


En chemin, mon pauvre Nolan culpabilisait encore de ce qui s’était passé ce soir. Si je n’avais pas été en train de conduire sa voiture, je l’aurais pris dans mes bras pour le réconforté. En fait, même s’il n’était pas en train de culpabiliser je l’aurais fait, j’aimais tant être à son contact.

- Ce n’est pas de ta faute enfin ! Les gens font de la merde, on peut pas toujours les en empêcher. C’est arrivé, c’est comme ça. Personne n’est mort et je crois qu’il n’y a pas de blessés, c’est bien le principal. Et moi j’ai pas eu mon martini, ajoutai-je avec une touche d’humour pour essayer de dédramatiser.

En fait, je crois qu’à mon tour je décompressais. J’avais eu si peur que ma fille se prenne un coup perdu qu’une fois qu’elle avait été mise à l’abri, plus rien n’avait d’importance, pas même ma réputation qui, sans doute, aurait pris un coup. J’essayais de le prendre à la plaisanterie en citant mon agent qui aimait faire dans le sensationnel, et Nolan entra dans mon jeu.

- Oui voilà, on a officialisé le retour de notre couple, maintenant on est coincés, dis-je avec un sourire en coin.

Nous commencions à nous détendre et nous voilà arrivés chez moi. Sans attendre, je conduisis Riley et son humain des plus sexy dans la cuisine où le canon élirait domicile pour la nuit. Une fois le charmant poilu installé, je refermai la porte de la cuisine avec le post-it qui prévenait Juliet, et entraînai Nolan dans ma chambre en haut des escaliers. Une fois la porte refermée, je le regardai d’un air félin, avançant vers lui lentement.

- Eh bien… je l’imaginais... avec plus de champagne, un peu moins chez moi, un peu plus chez toi, avec moins de vêtements, terminai-je en me collant à lui.

Il avait déjà les mains sur la fermeture de ma robe, me demandant s’il y avait quelque chose là-dessous.

- Juste moi… entièrement nue. Je pensais déjà à l’after en m’habillant…

Sans attendre, je plaquai mes lèvres contre les siennes, glissant mes mains sous sa chemise pour remonter le long de ses abdominaux. J’avais ce besoin irrépressible de le toucher, de sentir la chaleur de sa peau. Ma bouche ne tarda à gagner son cou pour le parer de mille baisers et quelques petits mordillements qui atteignirent le lobe de son oreille, tandis que mes mains se faisaient un peu plus baladeuses, descendant insidieusement pour défaire les boutons de son jeans.




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Lun 21 Sep - 0:04
Nolan Hamilton
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Le calme après la tempête
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La soirée, du moins l'évènement était ce qui se rapprochait le plus d'une catastrophe. Moi en mode « drama queen » ? Laissez-moi vous dire, que ce n'est pas vous qui payez les pots cassés. Et à n'en pas douter, une fois le jour levé et les cordons de la police retirés, j'aurais du boulot, beaucoup de boulot. Mais pour l'heure, je devais prendre sur moi, cesser de m'alourdir de culpabilité. Grâce à cette charmante personne qui avait accepté de prendre le volant, je commençais déjà à me sentir un peu mieux.

« - Je ne te savais pas aussi sage. Tu as sûrement raison, les gens font de la merde et on ne peut les en empêcher. Toutefois, si le Martini était bon j'ai tout gagné. » Le sourire aux lèvres j'acceptais à mon tour de me détendre, mon regard se posa ensuite sur mon annulaire gauche à l'endroit même où quelques jours plus tôt, je m'y étais fait tatouer une alliance, avant de reposer mon regard sur l'objet de toute mon affection.

« - Ouais on est bien coincés maintenant. Pauvre de nous ! » C'était sûrement la petite note positive de la soirée, le fait que désormais tout le monde le sache, même Sunny malgré la façon de faire. Nul doute qu'il faudrait éclaircir les choses et tentait d'apaiser les tensions, mais j'étais confiant. C'est donc un peu plus détendu, que nous regagnâmes la splendide demeure de Sally. Riley trouva ses quartiers dans la cuisine qui faisait sûrement la moitié de la taille de mon appartement. Toutefois, je m'imaginais sans mal y préparer ma spécialité culinaire pour ravir les papilles des deux femmes de ma vie le lendemain.

Délaissant la cuisine, me voilà désormais au cœur de l'action. « - J'aime beaucoup cet endroit ! La prochaine fois, on prendra une bouteille de champagne et ça sera comme aux petits oignons ! »

La sentir tout contre moi, éveilla bons nombres de sensations et plus particulièrement en dessous de la ceinture. Mes mains en terrain conquis, se permettaient quelques balades tandis que mes lèvres se rapprochaient de son oreille là où je pouvais encore percevoir la première lettre de mon prénom.

« - J'aime les after, encore plus maintenant » Elle se retourna et me fit face pour sceller mes lèvres aux siennes tout en dégrafant un à un les boutons de ma chemise. Sentir ses doigts effleurait ma peau me fit frissonner à nouveau et à mon tour, je laissais mes mains caressaient sa peau.

Effectivement, il n'y avait rien sous la robe. Je voulais la regarder encore sous toutes les coutures, la caresser, conquérir chaque parcelle de son corps. Sa bouche se perdit sur mon cou, m'abreuvant de son souffle et de l'odeur sucrée de son shampoing. Ses dents saisirent le lobe de mon oreille, ses mains la fermeture éclair de son jean. Je n'en pouvais déjà plus d'attendre. Je la pris donc dans mes bras pour la mener sur le lit, prenant grand soin de déposer son corps nu sur ce lit que nous allons partager. Ma chemise vola, ma ceinture, mon jean, mon boxer. J'étais nu maintenant, face à elle, avide de son corps. Sans attendre nos lèvres se scellèrent tandis que nos corps se mêlèrent « - Ne crie pas trop ! » lançais le regard lubrique en commençant à agiter mon bassin au-dessus du sien.






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Lun 21 Sep - 18:54
Sally Hamilton
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Être chez soi et se sentir en sécurité, ça valait de l’or. La même chose avec l’homme de sa vie, ça n’avait pas de prix. Nous étions enfin à l’abri, loin de toute cette agitation qui en avait ébranlé plus d’un à différents niveaux, et nous n’en avions pas été épargnés, Nolan et moi. Je faisais de mon mieux pour le rassurer, je voulais au plus vite oublier cette soirée qui avait mal tourné alors qu’elle partait d’une bonne intention.

Nous voilà à présent dans ma chambre, qui deviendrait rapidement, je l’espère, « notre » chambre. Oui, j’envisageais déjà de ne plus le laisser partir. Non pas que je pensais à le séquestrer, mais plutôt à lui demander de revenir vivre avec nous. Depuis que j’avais retrouvé Nolan comme au bon vieux temps, c’était devenu extrêmement difficile pour moi de rester sans lui. Nous avions passé une semaine idyllique à Paris et je ne voulais plus passer la moindre nuit sans lui. Je comptais d’ailleurs bien le lui faire comprendre.

- Tant pis pour le champagne pour cette fois. Il faut que je songe à mettre un minibar dans cette chambre.

Sans attendre, j’avais comblé le semblant de distance qui perdurait entre nous. Je ne pouvais m’empêcher de le vouloir contre moi, de sentir son odeur, sa chaleur. Je ne tardai pas à ouvrir totalement sa chemise pour mieux passer mes mains sur son torse tandis que lui ne s’était pas fait prier pour m’ôter ma robe de soirée en satin. J’en avais choisi une bleue, sa couleur préférée et aussi celle de ses yeux, et j’avais sciemment omis tout sous-vêtements, espérant le titiller un peu pendant la soirée. Les événements ne s’étaient pas déroulés comme prévu mais cela n’avait pas suffi à nous séparer, loin de là. Je nous n’étions pas près de séparer nos corps avides l’un de l’autre, c’était certain. Depuis Paris, nous étions redevenus les jeunes gens fous d’amour que nous étions demeurés avant que Los Angeles et ses ragots n’aient raison de notre mariage. Aujourd’hui, nous étions de nouveau ces amoureux passionnés, mais en plus forts. Je le savais, plus rien ne nous séparerait jamais plus, j’en avais l’intime conviction.
Nous voilà à présent nus l’un contre l’autre. Comme je l’avais attendu, ce moment. Avec une grande délicatesse, il m’avait déposée sur le lit et se trouvait à présent au-dessus de moi, me demandant de ne pas trop crier. Je ne pus retenir un sourire.

- Qu’est-ce que tu crois, j’ai fait insonoriser la chambre !

Sans attendre, j’attrapai son visage pour pouvoir embrasser le grand amour de ma vie à pleine bouche, puis je décidai, prise d’une certaine fougue, de prendre le dessus. Me voilà donc sur lui, laissant le haut de mon corps effleurer le sien.

- C’est toi qui vas crier, susurrai-je à son oreille avant de me redresser pour attraper ses mains que je plaquai contre ma poitrine.

Je le connaissais par cœur, c’était lui qui m’avait tout appris. La température grimpait de seconde en seconde dans cette chambre qui était le témoin d’un ballet des plus torrides. Qu’est-ce que j’étais bien ! J'aurais aimé que le temps s'arrête.





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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Mer 23 Sep - 22:45
Nolan Hamilton
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Le calme après la tempête
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Certains seraient tentés de dire que tout va trop vite. Je ne l'avais pas formulé de vive voix, mais dans un coin de ma tête, bien que je sois attaché à cet appartement que j'avais pris soin de rénover moi-même, j'envisageais de mettre un terme à ma solitude et à ma vie de célibataire. De toute façon, je n'étais déjà plus célibataire, et ce, depuis une quinzaine de jours. Il nous avait fallu des années pour nous séparer et aussi peu de temps pour se retrouver. C'était dingue ! Autant que le séjour à Paris, qui avait à mon sens, resserrer nos liens et il me suffisait de regarder mon annulaire gauche pour en prendre la pleine mesure. Nous étions à nouveau un « nous » et les marques indélébiles qui nous liaient désormais jusqu'à la fin, étaient sans conteste le meilleur des témoignages pour illustrer cela. Ça et cette « activité sportive » dont nous abusions sans vergogne depuis les retrouvailles.

Stop ! Je vous arrête tout de suite. Le sexe fait beaucoup, mais le sexe ne fait pas tout. Certes, Sally était et demeure le meilleur coup que je n'ai jamais eu. Mais il ne faut pas omettre la dimension sentimentale et affective de l'histoire. Et je comprends ainsi pourquoi aucune de mes relations n'a fonctionné. Ce n'était que du sexe et pour ça, j'étais prêt à faire semblant d'avoir des sentiments. J'en étais arrivé à essayer de m'en convaincre pour me donner bonne conscience.
« Quel salaud ! » seriez-vous en droit de penser. Oui un beau salaud, qui rêve désormais d'un futur à trois et qui est de ce fait prêt à envisager de faire sa demande en bonne et due forme lorsque l'occasion se présentera. Preuve incontestable de l'amour que j'éprouvais à l'encontre de Sally que je me surprenais encore à regarder comme l'on regarde pour la toute première fois une œuvre d'art, qui par la suite deviendra celle que l'on préfère et que l'on ne se retient pas d'évoquer à chaque fois que la conversation nous le permet. Oui, traitez-moi de guimauve, je m'en fous.

La chambre, que je ne pris pas le temps de découvrir, était désormais témoin de nos énièmes retrouvailles. Le sol quant à lui était recouvert de nos fringues. La robe bleue en satin semblait alors un vieux souvenir, comme chaque morceau de tissu ayant recouvert nos corps en ébullition. Nous ne pouvions lutter contre l'attraction, mais en avions nous seulement envie ? Nous étions destinés à nous retrouver, à ne faire qu'un, à nous aimer comme les dingues que nous étions encore malgré les années passées. La haine s'était muée en passion et l'amour que je portais à celle que je voulais à nouveau appeler ma femme, était encore plus fort, tellement que mon cœur tambourinait ardemment contre ma poitrine à chacun de ses baisers priant un dieu quelconque que jamais cela ne s'arrête. Malheureusement pour nous, il fallait respirer.

« - Heureusement que c'est insonorisé parce que tu vas… » Je pris soin de me rapprocher à nouveau de sa bouche avant de dévier de ma trajectoire pour coller mes lèvres à son oreille « - …hurler comme une louve éblouit par la clarté de l'astre solaire ! » Son cou fut la nouvelle destination de ma bouche laissant ma langue s'échapper pour me permettre de tracer une ligne invisible jusqu'à son lobe que je saisis dès lors avec dextérité. Mais bien décidé, à avoir le dernier mot, la belle actrice attrapa mon visage pour venir apposer avec fougue ses lèvres contre les miennes. Je constatais au passage que jamais personne ne m'avait embrassé comme ça et que les frissons qui parcouraient tout mon corps me trahissaient déjà. Sally en profita pour me déséquilibrer et prendre le dessus frôlant sournoisement son intimité contre la sienne avant de venir susurrer à mon oreille ce qui me semblait être un défi.

Les minutes s'écoulèrent et les gémissements redoublèrent en intensité tandis que la température n'avait de cesse de grimper. Nous nous livrions à une rude bataille pour prendre le dessus et faire plier l'autre. Et je constatait bien malgré moi à quel point Sally avait pris de la bouteille. Elle me chevauchait avec l'ardeur d'une amazone et je reprenais la main avec la fougue de… je n'ai pas de quoi illustrer la comparaison, mais le cœur y est. Toujours est-il que dans le dernier round, après l'ultime coup de reins, le dernier gémissement nous conduisant au sommet après avoir franchi la frontière qui nous séparait encore du septième et ultime ciel, je repris une dernière fois le contrôle encrant mon regard sur le sien pour l'affubler de ces quelques mots. « - Je t'aime… » laissais-je entendre le souffle coupé. « - Je t'aime comme un dingue et je ne veux plus jamais te quitter » Je peinais à tenir la phrase tant le souffle venait à me manquer. L'effort avait été intense et malgré l'entretien physique, je devais admettre que j'avais face à moi un sacré défi et n'étant pas du genre à reculer, je préparais déjà ma prochaine expédition, prêt à gravir à nouveau chaque ciel pour finir par en atteindre le septième. Mais pour l'heure, c'est, allongé sur le dos, côté droit, les yeux rivés sur le plafond, que je reprenais mon souffle non sans esquisser un tendre sourire.

« - Tu as joui la première, ça compte ? » Puis alors qu'elle se blottissait tout contre moi, mes yeux quittèrent le plafond pour venir se poser sur l'objet de tant de fantasmes et convoitise. « - Je sais que c'est précipité, mais j'ai envie de franchir le pas. Je pourrais faire louer mon appartement et m'installer ici. Si tu es partante, bien sûr ? » Ma main gauche caressait son épaule dénudée, laissant paraître sur mon annulaire, mon dernier tatouage emplit d'un symbolisme encore plus fort à présent. « - Peut-être qu'on devrait en parler avec Sunny avant non ? » Pour le coup, j'étais surpris de faire preuve d'autant de raison. Nous échangeâmes encore durant quelques minutes, avant de nous endormir blottis l'un contre l'autre. Cette nuit fut courte c'est le moins que l'on puisse dire, car à peine cinq heures plus tard, je quittais en solitaire la chambre direction la cuisine pour préparer les meilleurs pancakes du tout Hollywood. C'était ma façon à moi de remercier l'amour de ma vie qui dormait encore à poings fermé, mais aussi, je l'espère, de faire une petite surprise à notre fille.

Il me fallut bien une dizaine de minutes avant de prendre mes marques. J'avais au préalable ouvert la porte vitrée qui menait sur le jardin pour laisser à Riley le loisir de se balader. Moi, armé de tout ce qu'il me fallait, j'œuvrais aux fourneaux pour préparer mes fameux pancakes, du pain perdu et du café pour Sally qui, sûrement alléchée par l'odeur, quitta la chambre vêtue de son plus beau peignoir, pour venir me retrouver.

« - Salut toi ! J'ai préparé le petit déjeuner, je me suis dit que ça te ferais plaisir d'avoir mes pancakes et…» Mes mains se posèrent sur ses hanches et mes lèvres sur les siennes « - … je fais aussi du pain perdu » lançais d'une voix rauque, qui je l'espère se voulait sensuelle. « - J'espère que ça va bien se passer avec Sunny ! » J'étais heureux, mais quelque peu inquiet quand même.






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Jeu 24 Sep - 0:29
Sally Hamilton
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Le calme après la tempête
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Cette nuit avait été torride, c’était toujours comme ça quand Nolan et moi nous nous retrouvions, et cette fois-là n’avait pas dérogé à la règle, d’autant que nous avions été soumis au préalable à de fortes émotions. Nous avions besoin d’évacuer tout ce stress et de nous retrouver, de sentir que nous appartenions l’un à l’autre. Comme je l’aimais ! C’était comme si les six dernières années n’avaient pas existé. Quelqu’un qui m’aurait entendu parler de Nolan un mois auparavant et qui m’entendrait parler de lui aujourd’hui me prendrait certainement pour une démente. Mais peu importait, à mes yeux, tout ce qui comptait c’était lui et Sunny, comme au bon vieux temps.
Je l’entendais me souffler des mots d’amour tandis que l’un comme l’autre nous reprenions nos esprits, et un sourire se dessina sur mes lèvres. Je ne voulais plus jamais qu’il me quitte, moi non plus, mais je n’avais pas la force de lui répondre. Je me contentai d’enfouir mon visage dans son cou et de poser ma main sur son torse brillant de sueur.

- Bien sûr que non, ça compte pas, finis-je par répondre à sa plaisanterie. Je vais pas m’empêcher de respirer parce que tu as des choses à prouver, monsieur Hamilton, le taquinai-je.

Je fermai les yeux, esquissant un sourire tandis que je me laissais bercer par le son de sa voix. Encore une fois, nous étions sur la même longueur d’onde.

- Je voulais attendre le petit déjeuner pour te proposer de revenir avec nous. Tu lis dans les pensées ou quoi ?

Je pouvais sentir sa main caressant mon épaule. J’adorais ce genre d’attention de sa part.

- Bien sûr, on lui en parlera demain, laissai-je entendre dans un bâillement.

J’étais exténuée et Morphée n’avait pas tardé, après cette ultime phrase, à m’emporter.

Bien que j’avais l’habitude des soirées qui se terminaient tard, voire très tôt dans la matinée, j’avais toujours besoin de sommeil. Néanmoins, je fus réveillée par une délicieuse odeur de pancake, et je savais que ce n’était pas ceux de Juliet. Sans vraiment pouvoir l’expliquer, j’avais reconnu la touche de Nolan. Il fallait dire que ça faisait presque vingt ans que j’étais habituée à ceux de mon ex-mari. Souriant malgré le léger mal de tête qui m’assaillait, je pris une rapide douche avant de m’emmitoufler dans un peignoir pour le rejoindre dans la cuisine. Aussi incroyable que ça puisse paraître, le voir œuvrer ainsi m’avait manqué. J’avais toujours adoré qu’il cuisine pour moi. Je m’avançai vers lui, sourire aux lèvres avant de glisser mes mains dans son dos tandis que les siennes se posaient sur mes hanches.

- Salut Amour, répondis-je avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Hum du pain perdu… tu sais comment m’aguicher de bon matin toi.

Je me détachai doucement de lui pour regarder ses œuvres culinaires.

- ça sent divinement bon. J’espère que Sunny ne va pas tarder, je meurs de faim.

Nolan alors évoqua aussi notre fille, espérant que ça se passerait bien.

- Il n’y a aucune raison que ça se passe mal, le plus dur est passé. Et je pense que ce qui s’est passé hier lui a permis de relativiser. Tu crois pas ? C’est une grande fille, chéri, elle a eux dix-sept ans. Je pense qu’elle peut gérer que ses parents se remettent ensemble, si à dix ans elle a supporté qu’ils divorcent, non ?

Sans attendre, je m’installais sur l’un des tabourets.

- Où est Riley ?

J’entendis finalement des bruits de pas. Notre princesse allait sans doute nous rejoindre, probablement elle aussi alléchée par l’odeur délicieuse de la cuisine de son père.




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Dim 27 Sep - 1:59
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Le calme après la tempête
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Le plaisir des corps, le plaisir des mots. J'avais oublié à quel point Sally et moi étions sur la même longueur d'onde et à quel point tout prenait sens lorsque mon regard se posait sur elle. Si j'avais pu, j'aurais passé la nuit à la fixer pour continuer à être bercé par cette douce certitude. Mais le sommeil fut plus retord et me délesta de mon envie de contemplation. Cependant, après quelques heures de repos, ce même sommeil consentit à me permettre d'être le premier sur le pont. J'ignorais quelle heure il était, mais de toute évidence j'étais le premier debout.

Bien décidé à faire plaisir, je pris la direction de la cuisine, délestant Riley de sa quiétude et lui permettant par la suite d'aller prendre l'air dehors. Il me fallait dès à présent œuvrer derrière les fourneaux. Ne vous méprenez pas, je ne pouvais rivaliser avec les grands chefs, tel qu'Alan Murray, toutefois, je pouvais encore prétendre brillais par mes pancakes et mon pain perdu, une nouvelle spécialité que je n'avais jamais fait goûter à mon ex-femme et pour cause, nous n'étions plus ensemble lorsque j'avais commencé à en faire pour Sunny, sur mes périodes de garde. C'est donc le sourire aux lèvres et en sifflotant que je m'activais à garnir le plateau.

Sally fut la première à rejoindre les lieux. Je fus soulagé de voir sur ce beau visage, paraître un sourire tout aussi agréable à regarder et nos lèvres se retrouvèrent chastement, nos corps aussi.

« - C'est agréable de se faire appeler « amour » de bon matin ! » Malheureusement pour moi, mes spécialités culinaires attirèrent toutes les convoitises de ma belle actrice qui se détacha pour mieux contempler mes préparations.

« - On peut dire que là, je t'aguiche sans états d'âme avec tout ce que j'ai préparé. Il y a du café aussi. J'ai bataillé avec ta cafetière futuriste, mais je crois que c'est bon. »

Je repris ma préparation, car il me restait encore un peu de pâte, de quoi faire au moins trois pancakes. Je ne pus cependant m'empêcher de partager mon appréhension quant à la possibilité d'une confrontation avec notre fille. Pourvue d'une quiétude à toute épreuve et avant de prendre place sur un tabouret, Sally me permit de relativiser à mon tour.

« - Oui, tu as raison. Avec ce qui s'est passé hier, la pilule est peut-être mieux passée. Riley est dehors si tu le cherches. Je l'ai laissé aller se balader, je pense qu'il avait besoin de se dégourdir les coussinets. Mais l'appel des pancakes le fera vite revenir, tu peux me croire. » Et alors que je m'apprêtais à préparer la dernière fournée, le doux visage de notre petite princesse parut.

« - Salut ma puce ! » lançais-je tout sourire. Arrivée près de l'îlot central, elle me demanda d'une petite voix si elle pouvait prendre un pancake. Mon regard croisa celui de Sally avant d'acquiescer. « - Ouais bien sûr. J'ai fait du pain perdu aussi. On va pouvoir commencé à déjeuner alors. »

Déposant les derniers pancakes dans le plat, je pris la direction de l'extérieur pour siffler mon chien, qui apparut presque aussitôt. L'appel du pancake était de toute évidence plus fort que l'envie d'aventures. « - Voilà tout le monde est là ! » Je pris de quoi nourrir Riley avant de servir le café. C'était étrange d'être ici, de préparer le petit-déjeuner comme avant.

« - J'ai fait ma déposition auprès de la police. Je pense que j'aurais pas mal de ménage à faire. Mais ça n'est pas le plus important. Vous allez bien toutes les deux, c'est l'essentiel, le reste n'est que matériel, ça se répare, ça se change. Ma chérie, je crois qu'il faut qu'on parle tous les trois, plus au calme cette fois. » Mon regard se posa à nouveau sur Sally pour chercher un peu de soutien avant de me lancer. « - La nuit dernière a été riche en rebondissements, c'est le moins que l'on puisse dire ! Comment te sens-tu mon ange ? »






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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Lun 28 Sep - 0:22
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Le calme après la tempête
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Nolan dans ma cuisine, un délicieux petit déjeuner qui sentait divinement bon sur la table, c’était comme si les six années de séparation après une guerre rude et sans pitié n’avaient jamais existé. J’avais l’eau à la bouche rien qu’à l’idée de goûter ses pancakes dont j’avais toujours raffolé, et son pain perdu.

- Tiens, une nouveauté, commentai-je. Pour la cafetière, je sais même pas pourquoi je l’ai prise, je ne bois plus de café. Mais si tu t’en es sorti, tant mieux.

Et après avoir parlé de notre fille, comme si elle avait senti ça, notre rayon de soleil nous fit l’honneur de sa présence.

- Bonjour mon ange, lui dis-je en souriant et la regardant prendre place.

Mon ex-mari appela son chien pour qu’il rentre tandis que Sunny demandait si la situation de la veille s’était arrangée. Je laissai Nolan répondre, prenant place à mon tour autour de la table de la cuisine.

- Est-ce que ça va, ma chérie ? Tu as eu peur ? Est-ce que tu ressens le besoin d’aller parler à quelqu’un ? demandai-je, concernée en lui prenant la main.

Je ne voulais surtout pas que ma fille subisse un état de choc post-traumatique pour avoir assisté à un tel mouvement de foule, et j’étais prête à tout pour qu’elle aille bien. J’espérais aussi qu’elle ne nous en voudrait plus pour ce qu’elle nous reprochait la veille : qu’on se soit remis ensemble sans lui en parler. Il fallait dire que nous n’avions pas été discrets sur les réseaux sociaux, et bien que j’interdisais à ma fille de lire les publications de la Bitch, je me doutais que, si par miracle elle m’obéissait, ses amis, pour la plupart des fans, iraient lui répéter ce qui se disait.

- J’imagine que tu veux aussi qu’on discute du fait que ton père et moi soyons à nouveau ensemble. Tu nous en veux de ne pas t’en avoir avisée tout de suite, et je peux le comprendre. Mais Sunny, notre relation n’a rien à voir avec toi, je sais que c’est difficile à comprendre pour une ado, mais voilà, c’est ainsi. C’était peut-être une erreur, peut-être pas, de ne pas t’en avoir parlé immédiatement, mais en tout cas c’était notre choix et nous pensions bien faire. Comment aurais-tu réagi je t’avais dit tout de suite que je revoyais ton père et que finalement ça n’ait pas fonctionné ? Tu aurais peut-être été déçue, non ? Nous voulions être sûrs…

Et aussi, nous voulions garder encore un peu et égoïstement ces moments rien que pour nous, nous retrouver comme au début de notre relation, alors que nous étions si jeunes, surtout moi, et insouciants. Comment faire comprendre ça à une adolescente de tout juste dix-sept ans ?




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Jeu 1 Oct - 17:53
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Le calme après la tempête
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Je crois, peut-être, que le fait de prendre la direction de cette non moins imposante cuisine pour y préparer le petit déjeuner, était aussi une façon pour moi de me défaire de toutes ces petites appréhensions qui dans l'ombre, guettaient l'approche de la défaillance. Beaucoup de choses entraient en jeu, à commencer par la réaction de Sunny. Nous avions retrouvé un semblant de relation père fille. Que dis-je, nous nous étions retrouvés sans qu'aucune distance n'ait raison de notre relation. Et voilà qu'à présent, je percevais une certaine tension à cause de ces foutus réseaux sociaux et de cette histoire dont j'étais le seul fautif.

Dans ma tête, j'essayais d'appréhender tous les scénarios possibles (inexorablement au pire) et je préparais un semblant de discours, que je pourrais faire entendre lorsque l'occasion me le permettrait, tout en m'activant à préparer le petit déjeuner, car il me fallait aussi remplir deux estomacs possiblement en alerte. Ce n'était pas de la grande cuisine, car je n'étais pas un cordon-bleu, mais j'imagine que c'était toujours mieux que de voir Sally, pleine de bonne volonté, essayer de faire griller des toasts. Cette pensée me fit sourire, tout comme la présence non moins familière de celle que je peinais désormais à nommer « mon ex-femme. » Nous étions à nouveau un couple, mais plus encore des parents qui devaient trouver les bons mots pour se faire comprendre de leur adolescente possiblement en crise.

« - On verra plus tard pour le ménage ma puce d'accord ? » lançais-je en l'affublant d'un clin d'œil. « - Je vais m'occuper du jus d'orange ! » Car j'avais cru comprendre qu'ici l'on préférait la voie naturelle plutôt que celle des emballages en carton. Je laissais donc la voie libre à Sally qui toujours inquiète, malgré les évènements passés, s'enquit de l'état de notre petit soleil tandis que je récupérais des oranges et de quoi les presser. « - Sally, c'est quel placard s'il te plaît ? » la coupais-je pas encore au fait de la place des ustensiles. Et en laissant traîner mon oreille, je pouvais entendre que Sunny semblait aller bien et faisant preuve d'une grande maturité. Elle louait le fait qu'il n'y ait aucun mort. Une pensée que je partageais, bien que je redoute que les quelques blessés ne se retournent contre moi et contre l'assurance quelque peu défaillante de l'établissement. Mais ça c'est un tout autre sujet. Pour l'heure, il me fallait me concentrer sur les oranges pressées.

Sally y alla elle de son monologue que j'approuvais dans l'idée, mais pas sur la forme. Et à ma grande surprise, le coup de grâce émana de notre fille, qui semblait finalement bien plus affectée que je ne l'aurais cru. Cette fois, c'était à moi de prendre la parole sous le regard de Sally.

« - Ma chérie, c'est de ma faute. C'est moi qui me suis conduit comme un adolescent. Je suis désolé de t'avoir blessé, parce que évidemment ça n'était pas le but, loin de là. Tu sais, parfois, on se conduit comme des gamins et c'est ce qui s'est passé. Et tu sais quoi ? Bah moi, je propose qu'on retourne à Paris, mais tous les trois cette fois et qu'on partage notre bonheur ensemble. Qu'est-ce qu'elle en dit Maman ? Ou au plus près selon ton planning ! Je ne veux pas que tu te sentes à l'écart ma puce, plus jamais d'accord ? Tu sais que je t'aime mon ange ! Tu feras toujours partie de notre bonheur. D'ailleurs, tu es notre bonheur à ta mère et moi. Est-ce qu'un câlin pourrait suffire à me faire pardonner ? »





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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Ven 2 Oct - 2:53
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Le calme après la tempête
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Sunny nous avait rejoint, elle était si belle, elle avait l’air plutôt reposé donc j’en déduisais qu’elle avait pu dormir, mais je préférais m’enquérir de son état, ayant peur d’un traumatisme psychique. Ma fille m’assura que ça allait, et j’étais un peu rassurée. Elle mangeait avec appétit les pancakes préparés par son père et cela acheva de me mettre en confiance, ça et son raisonnement digne d’une grande personne. Je devais me rendre à l’évidence, mon bébé était une grande fille. A mon tour je pris un pancake et un morceau de pain perdu, je n’avais jamais vu Nolan en préparer et j’étais curieuse de goûter cette spécialité française faite par les soins de mon ex-mari. Sunny proposa si gentiment à son père de l’aider pour le ménage au bar, je trouvais cela adorable et lui souris. Nolan voulut s’occuper de faire du jus d’orange et me demanda dans quel placard se trouvait le presse-agrume. En vérité, je n’en savais rien.

- Comment veux-tu que je le sache ? C’est pas moi qui prépare…

Je ne savais pas cuisiner et ça ne m’intéressait pas… A vrai dire, je n’avais pas le temps et n’avais jamais pris le temps d’apprendre, il y avait toujours eu quelqu’un pour le faire à ma place… Nolan d’abord, et quand nous nous étions séparés, Juliet avait pris le relai. Alors les ustensiles… je me contentais de les financer.
Bien vite, je voulus aborder le sujet de conversation que notre fille s’était empressée de nous balancer au visage la veille, mécontente qu’on l’ait tenue à l’écart. Je tâchai de lui expliquer un peu ma vision des choses et pourquoi nous avions attendu pour lui en parler. Ma fille semblait contente que l’on se remette ensemble mais dépréciait de l’avoir appris par les réseaux sociaux. J’affichai un sourire en coin.

- Ne t’avais-je pas dit d’éviter les réseaux sociaux ? Tu vois ce qui arrive quand on n’écoute pas sa maman.

Depuis que ces merdes internet avaient ruiné mon mariage et surtout depuis que ma fille était en âge d’avoir un smartphone, je voulais absolument qu’elle évite ça. Je voulais aussi qu’elle filtre les billets de la Bitch. Mais c’était une ado et j’imaginais très bien qu’elle ne m’obéissais pas sur ce point. Au moins l’aurais-je mise en garde. Nolan alors endossa l’entière responsabilité de l’étalage de notre amour renaissant sur instagram, puisque c’était en effet lui qui avait posté toutes ces photos. Moi, j’étais restée plus discrète mais il était vrai que je n’avais pas démenti. Il proposa alors, pour se faire pardonner, que nous l’emmenions à Paris. Je souris en hochant la tête.

- Allez, vendu, une semaine à Paris l’été prochain. Est-ce que ça te va, ma princesse ?

Nolan proposa un câlin, je trouvais cela tellement mignon, mais sans doute était-ce la guimauverie qui me reprenait. J’étais amoureuse comme au premier jour, comme l’ado de treize ans qui sortait avec le garçon le plus populaire du lycée sur qui elle lorgnait depuis des mois.

- Moi j’aime bien l’idée du câlin. Un gros câlin groupé, action !

Sans attendre, je me levai pour aller enlacer ma fille et tendit mon bras libre vers Nolan pour qu’il nous rejoigne.



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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Jeu 8 Oct - 14:05
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Le calme après la tempête
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Aussi dingue que cela puisse être au vu de ce qui pourrait être un âge canonique pour l'adolescente qu'est Sunny, j'ai moi aussi était adolescent. C'était une période assez étrange où du jour au lendemain l'impossible se muait en possible et vice-versa. Il en est de même avec les émotions, il nous été possible de les contrôler et l'instant d'après, on pouvait se laisser aisément submerger, même si par fierté l'on redoublait d'efforts pour faire montre d'un contrôle sans faille.

J'ai espéré ce moment plus d'une fois, mais quelque part je comprends qu'il puisse subsister un semblant de résistance chez ma petite princesse, qui n'en est plus une depuis quelques années. Elle se sent trahit, je le vois dans son regard, je l'entends dans ses paroles. Sally aura beau mettre les points sur les « i » et expliquait encore et encore que nous avons tardé à officialiser notre relation pour préserver Sunny d'un échec éventuel, je ne peux m'empêcher de m'en vouloir, car c'est de la faute. Je ne suis plus un ado, j'aurai dû être à même de ne pas me conduire comme si je n'avais pas atteint depuis longtemps les quatre décennies de vie. Me voilà donc à nouveau en train de faire entendre un monologue, répétitif à mon goût, mais toujours fort de ma conviction, celle de vouloir bien faire, car dans le fond, c'est tout ce qui m'importe. Et le fait de savoir que j'avais sûrement blessé notre fille, m'obligeais à redoubler d'efforts.

« - Sunny marque un point sur les réseaux sociaux. On peut difficilement s'y soustraire à son âge. J'imagine que c'est un truc générationnel. Pour nous, qui n'avons pas grandi avec tous ces machins, c'est plus facile de s'en passer… Enfin presque, mais ça n'est pas la question. Je crois qu'il est encore trop tôt pour ouvrir un débat. Et je réfléchis mal sans un bon café et le petit-déj qui va avec ! » Et je ne serais dire pourquoi, mais l'idée de repartir à Paris, me semblât être, l'espace d'un instant, la solution pour régler le problème de culpabilité qui me titillait gentiment à chaque fois que mon regard croisait celui de Sunny. Peut-être qu'en y allant tous les trois cette fois, notre ado parviendrait à se défaire de cette once de déception qui ne la quittait plus depuis son entrée dans la cuisine.

Sally semblait quant à elle emballée par ma proposition de voyage à Paris, une motivation que je sentais fluctuante chez notre fille au vu de la réponse qu'elle venait de faire entendre. « - Ce n'est pas que nous ma puce, ton avis aussi compte. Si ça ne te branches pas, on peut trouver autre chose. » Après tout le plus important n'était pas la destination. « - Aller, on y pensera plus tard, le plus important, c'est le câlin du matin » Et sans attendre, puisque nous en avions besoin, nous nous retrouvâmes « presque » comme avant autour d'un câlin collectif. « - Ca m'avait manqué » laissais-je entendre avant de me détacher. « - Aller, installez-vous mes princesses, je m'occupe de tout. Mais avant, il faut que je trouve de quoi presser ces foutues oranges. » Et j'avais bien l'intention de trouver ce presse-agrume.




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Jeu 8 Oct - 14:14
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J’étais un peu de mauvaise foi, en effet, en prétendant que Sunny aurait dû m’écouter et ne pas consulter les réseaux sociaux, ce qui l’aurait préserver d’une nouvelle en mode « spoiler » sur la vie amoureuse de ses parents. Mais Nolan avait raison, à l’aube de ses dix-sept ans et à notre époque, comment vivre sans ? Impossible.

- Moi je suis adulte, chérie, et puis ça fait aussi partie de mon métier. Et je n’ai pas de compte à te rendre, soit dit en passant, rétorquai-je avec un clin d’oeil.

Je perdis un peu de mon assurance quand Sunny commença à se montrer un peu arrogante. Je comprenais mais je n’avais pas envie, après tout ce qui s’était passé la veille, que la situation s’envenime. Mais tel le héros qu’il avait toujours été pour moi – excepté ces six dernières années-, Nolan calma le jeu, proposant de commencer le petit dej.

L’ambiance tendait néanmoins à se détendre, notre fille, bien que probablement toujours un peu vexée, avait avoué être contente pour nous malgré tout et nous venions de lui proposer un voyage à Paris, à l’autre bout du monde quoi. Toutes les jeunes filles de son âge en rêvaient, j’osais espérer que ça lui ferait plaisir. Elle ne sembla pas s’enthousiasmer tant que ça, mais je mis cela sur le compte du ressentiment qu’elle devait encore éprouver. Puis, mon cher Nolan proposa un câlin de groupe, ce que j’approuvais grandement. Après cette étreinte collective, nous reprîmes tous nos places tandis que le nouveau master chef de cette cuisine oeuvrait.

- Preum’s au pain perdu ! lançai-je, enjouée, comme lorsqu’il préparait des pancakes alors que nous venions d’emménager dans notre premier appartement.

Nolan, alors, pesta de ne pas trouver le presse-agrume. J’échangeai un regard complètement désemparé avec Sunny. Pour ma part, je ne m’étais jamais servie de ce truc-là. C’était toujours Juliet qui s’occupait de faire les jus, ou alors elle les faisait livrer du magasin bio. Je haussai les épaules.

- ça ressemble à quoi ? Si c’est petit, essaie dans ce tiroir par là. Sinon, peut-être dans ce placard ?

Finalement décidée à lui venir en aide, et parce que je savais qu’on ne mangerait pas tant qu’il n’aurait pas trouvé, je me levai de mon tabouret.

- Si j’étais un presse-agrumes, où est-ce que je me cacherais ? dis-je de manière un peu théâtrale, imitant un célèbre détective.

J’ouvris alors le tiroir que j’avais désigné un peu plus tôt à Nolan et y découvrit des tonnes d’ustensiles de cuisine dont certains s’apparentaient à des instruments de torture. Je sortis l’un d’eux, composé d’un manche qui s’apparentait à celui d’un couteau de cuisine mais dont l’autre partie comportait une lame courbe et une espèce de ressort parallèle. Le brandissant devant moi d’un air circonspect.

- Je veux même pas savoir à quoi ça sert !



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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Lun 19 Oct - 20:49
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Le calme après la tempête
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Jamais, au grand, ô, jamais, je ne me serais imaginé revenir aussi facilement sous un toit que je pourrais tout aussi aisément partager avec Sally et Sunny. Et pourtant nous y étions, moi, là dans cette imposante cuisine à préparer mes célèbres pancakes et du pain perdu. Nous recommencions peu à peu à reformer notre petite famille et malgré les tensions dues aux réseaux sociaux dont j'avais peut-être abusé, j'avais bien l'intention de savourer à nouveau ces petits rien du quotidien qui me rappelait à quel point nous fûmes heureux.

Nous revoilà donc à entamer vivement le débat sur les réseaux sociaux et leur utilisation. Sunny était une ado, nous ne pouvions de ce fait la soustraire à cela et perso, je n'en avais pas envie. C'est leur truc aux jeunes, plus qu'à nous les vieux et je fait assez confiance à ma fille pour savoir qu'elle n'en abuse pas. C'est aussi, je suppose une façon pour moi de détourner un peu le sujet et d'oublier que bien malgré moi et ma mauvaise utilisation, j'avais peut-être blessé ma fille avec le contenu de mes publications. Ça m'apprendra à vouloir être cool !

« - Chérie, on sait que tu fais attention, aucun doute là-dessus. Tu m'as prouvé à de nombreuses reprises à quel point, tu pouvais être mature » Et la voilà qui continue son argumentaire en nous faisant savoir qu'elle a lu une étude sur le sujet. « - Hey deux petites minutes mademoiselle Hamilton. Déjà bravo de te tenir au courant des phénomènes de société en lisant ce genre d'articles. Mais dis-moi qu'est-ce que tu entends par personnes âgées ? » lançais-je faussement offusqué tout en l'affublant d'un clin d'œil. Elle m'avait de toute façon convaincu, plus encore en incitant sa mère à la suivre.

« - Wow, notre fille qui accepte que tu la suives sur les réseaux ! Je ne connais pas beaucoup d'ados qui accepteraient ce genre de compromis. Et si maintenant, on revenait à quelque chose de plus terre-à-terre. A savoir une activité rien que tous les trois. Si tu préfères quelque chose de plus simple princesse, on peut opter pour une sortie en mer par exemple. Genre, on pourrait louer un hors-bord et l'une de ces bouées géantes que l'on peut tracter avec le bolide. Cela ne nous empêchera pas de garder le voyage à Paris pour de prochaines vacances. Paris ou ailleurs, genre New-York. Et pourquoi pas y passer Noël, histoire de revoir la neige et de sentir la froideur new-yorkaise nous exemptait de la chaleur californienne même en plein hiver. Je m'emballe trop ? » lançais-je à Sally avant que nous nous prenions tous dans les bras comme si jamais nous ne fûmes séparés. C'était bon, un sentiment de plénitude accrut avec les paroles de Sunny qui faisait savoir elle aussi à quel point ça lui avait manqué.

« - Donc on en était où déjà ? Ah oui, l'ustensile pour que je puisse nous préparer un jus d'orange pressé. » Et sous le regard amusé de Sunny, Sally et moi, nous livrions à un petit numéro de recherche. « - Attends, tu plaisantes là ? Tu ne sais pas à quoi, cela ressemble ? Et tu sais que tu as au bas mot une dizaine de placards dans ta cuisine. Aller, ne me laisse pas galérer devant notre fille ! » tentais-je avec mon regard suppliant, victorieux d'avance en la voyant se relever pour me venir en aide. « - Déjà si tu étais un presse-agrume, je pense que tu ne devrais pas te cacher ! » lançais-je amusé par le simple fait de la voir trifouiller à son tour les tiroirs à la recherche d'un objet qu'elle était incapable d'identifier.

« - Mon cœur, loin de moi l'idée de me moquer, mais ce que tu tiens là, c'est un couteau suisse. Ce n'est pas grave, je t'aime quand même ! » Oui, je la taquinais comme au bon vieux temps et sans gêne avant de demander un petit coup de main « -Sunny mon ange pitié, viens nous sauver ! » lançais-je faussement désespéré à notre fille qui consentit à nous rejoindre et qui en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, sortit le tant recherché presse-agrume. « - Notre fille est une sauveuse. Il faut lui ériger une statue. Allez mes chéries! Retournez donc vous asseoir, je m'occupe du reste ! Merci mon ange au passage ! » Je pus dès lors m'activer à la préparation du jus d'orange avant de servir les derniers pancakes pour ensuite rejoindre Sally et Sunny à table. « - Bon ce n'est pas le tout, mais qu'est-ce que vous avez prévu aujourd'hui ? »




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Mar 20 Oct - 6:43
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Ma fille n’avait jamais eu sa langue dans sa poche et toujours d’une grande répartie, et je savais qu’elle le tenait de moi, alors comment lui en vouloir ? Cependant, même si à bien des égards je n’étais pas la mère du siècle, je ne pouvais m’empêcher de vouloir la surprotéger des dangers que je connaissais. Les réseaux sociaux, j’y étais confrontée, j’en jouais beaucoup mais ça faisait aussi partie de mon travail, comme je l’expliquais à Sunny. Pour un acteur, il fallait être vu et suivi, il fallait donc poster sur les réseaux pour susciter des vues, des « likes ». Je savais aussi les dangers d’internet, les « haters » et les insultes que l’on pouvait y récolter. Celles qui me visaient, je m’en moquais, j’étais une adulte qui avait réussi sa vie, mais ma petite princesse de seize ans était encore un petit coeur sensible et je ne voulais pas que quelqu’un ou quelque chose puisse lui faire du mal. Alors peut-être que je passais pour la mère insupportable, mais au moins j’avais l’impression de faire ce qu’il fallait.

- Tiens, cette phrase me dit quelque chose, pas vrai Nolan ? Nous aussi, on était ado et on faisait attention…

J’assenais un clin d’œil à mon ex-mari. Mais Sunny savait défendre son bifsteak, c’était le moins qu’on puisse dire. Je me contentai de hocher la tête et fut amusée de la proposition de notre ado que je la suive sur les réseaux.

- C’est ça, pour que tu te retrouves avec des milliers de mes fans en train de te stalker ? Excellente idée ! ironisai-je.

De toute façon, je la stalkais déjà discrètement, ma fille. Mais j’éviterais de toute façon de le lui dire.
Un gros câlin plus tard – et qu’est-ce que c’était bon de se retrouver en famille comme au bon vieux temps-, Nolan se retrouva à chercher un truc barbare pour faire du jus d’orange. Vu que je n’étais pas douée, ne sachant même pas à quoi ça pouvait rien ressembler, je me fis virer de la mission au profit de Sunny qui semblait connaître la cuisine comme sa poche. Le sourire de Nolan face à cette petite trouvaille me fit fondre mais je tachai de n’en rien montrer, me rasseyant face à mon assiette. Le petit déjeuner put reprendre son cours et enfin, mon amoureux nous demanda ce que nous avions prévu.

- Comme un lendemain de soirée, un jour de repos, pas grand-chose de planifié, place à l’improvisation. Sunny, tu as quelque chose de prévu ?

Autant éviter de dire "comme un lendemain de cuite, un doliprane et attendre que ça passe" devant ma fille. Moi, tout ce que je voulais maintenant, c’était passer du temps en famille. Evidemment, je me doutais que si je demandais à Sunny de rester avec nous, en parfaite ado qu’elle était, elle allait râler prétextant avoir mieux à faire, alors je préférais attendre que la demande vienne d’elle.




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   Sam 24 Oct - 11:49
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Le calme après la tempête
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C'était simple, mais cette simplicité résultait de plusieurs années difficiles pour nous tous. La famille, vecteur même de stabilité, avait explosé sans que l'on ne puisse se prémunir de quoi que ce soit. Et puis si l'on pouvait empêcher les catastrophes de se produire cela se saurait. Je me revois encore, assis sur un inconfortable tabouret, à boire sans soif pour oublier la décision du tribunal. C'était il y a sept ans et malgré la charge que je m'étais prise ce soir-là, je parvenais encore à me souvenir de certains détails avec précision. Comme l'odeur de bois lustré, le reflet hypnotique d'un néon bleu dans une flaque devant le bar. Il ne pleuvait pas, pourtant des flaques d'eau étaient légion, un vrai parcours du combattant pour le poivrot d'un soir que j'étais. Je me souviens aussi de la lueur des phares impossible à fixer sans être déséquilibré. Putain, c'était la pire nuit de ma vie, pourtant, je m'en souvenais encore comme si c'était hier. Et nul doute que je me souviendrais longtemps de la nuit précédente. Mais et je n'ai jamais été aussi content de pouvoir abuser de cette conjonction, il faut parfois passer outre le passé et ses souffrances. J'ai fait des erreurs et j'ai appris. Il faut pardonner, mais plus encore, il faut savoir se battre pour les personnes qu'on aime et ne pas, par fierté, abandonner la bataille au moindre obstacle. Et il me suffit de regarder Sally et Sunny pour le comprendre.

« - Et voilà, notre fille n'utilise même plus le terme « has-been » pour parler de nous, mais bel et bien vieux croûton. Pauvres de nous ! » lançais-je sans animosité. Sunny aimait me titiller, ce n'était pas nouveau, j'ignorais en revanche si elle procédait de la sorte avec Sally, dans le doute, je préférais bifurquer « - Aller mesdames ! On laisse de côté les fausses bonnes idées et on se concentre sur le plus important, à savoir le petit-déj. » J'avais mon pareil pour changer de sujet, New-York revint de ce fait sur le tapis. Puisqu'il nous fallait une excuse pour partir, autant choisir la Grosse Pomme qui plus que Paris, nous parlait à tous les trois pour y avoir vécu. Et je le voyais dans le regard de ma petite princesse, c'était une bonne idée. « - Vendu alors ! Ça sera New-York ! Hein Maman, tu es d'accord ? » Une maman bien vite dépassée lorsqu'il fallait trouver le presse-agrume. Par chance, notre fille vola à notre rescousse « - On érigera une mini statue à ta gloire ma fille ! Tu as sauvé le petit-déj »

Équipés, nous prîmes place à table. C'était étrange d'être là, tous les trois alors qu'il s'était écoulé sept ans sans que cela ne soit possible. Profitant du moment, je préférais toutefois m'exempter d'une quelconque remarque préférant m'enquérir de l'emploi du temps de rigueur. Sally fut d'ailleurs la première à ouvrir le bal me rappelant au passage quelques souvenirs de nos jeunes années et des quelques lendemains de fête que nous avions partagés. « - Ah oui les lendemains de soirée… On a connu ça hein…Enfin, je veux dire que c'est toujours mieux après de privilégier le calme et les infusions. » Et le doliprane, une réflexion que je préférais garder pour moi, Sunny n'avait pas besoin d'entendre le récit de nos nuits de fêtes, car oui, les « vieux croûtons » étaient du genre fêtard et ils le sont encore, mais moins intensément.

« - Donc je vais moi aussi opté pour l'improvisation si vous me demandez ce que je compte faire » Mon regard se posa ensuite sur mon adolescente, curieux d'entendre ce qu'elle avait à nous raconter. « - Rester au calme, c'est un bon plan, je pense que je vais faire pareil. Et pourquoi pas rester au calme à trois, enfin à quatre si on compte Riley. Sauf bien sûr si vous ne voulez pas de nous. » Et quoi de mieux que le regard de cocker pour convaincre mon auditoire. « - Je dis ça je ne dis rien, mais une super-chef et son ami m'ont appris à faire des cookies et il se pourrait bien que je maîtrise la recette maintenant. Alors je vous ai convaincu ? »




Nolan and Sally wish you
A happy new year


Sujet: Re: Le calme après la tempête   Dim 25 Oct - 3:42
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY



Ma fille nous traitait-elle vraiment de vieux croûtons ? Je pris mon visage le plus indigné, bien que ce soit de la comédie, avant de regarder Nolan avec une petite moue.

- C’est fini, on est vieux ! Que va-t-on devenir ?? demandai-je d’un air dramatique avant d’éclater de rire.

Le petit déjeuner et les discussions suivirent leur cours. Sunny fit remarquer qu’elle aimerait beaucoup retourner à New York. Pour ma part, j’y avais été quelques fois pour le travail, mais effectivement, ce n’était pas pareil qu’y être en famille. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres.

- Et si on y allait quelques jours pour Noël ? On irait fait du patin à glace comme on le faisait avant à Central Park. Et puis revoir tous les endroits qu’on aimait bien. Ça vous tente mes amours ?

La neige, l’air frais et les lumières de New York me manquaient parfois. Oh bien sûr, nous ne manquions de rien à Los Angeles, mais j’avais tant de souvenir dans la ville qui ne dort jamais, tant de souvenirs liés à Nolan...

L’humeur ambiante était désormais paisible et pleine d’amour. Jamais l’on aurait cru qu’à la soirée de la veille, notre petite poupée nous aurait volontiers écorchés vifs pour l’affront que nous lui avions fait de lui cacher notre relation. Désormais, tout semblait commencer à revenir à la normale, un peu comme au bon vieux temps. Je ne pus réprimer un sourire ironique lorsque Nolan évoqua les lendemains de soirées que nous avions connus… Ah il fallait dire qu’avant la naissance de Sunny, nous avions été des lycéens fêtards. Je l’étais devenue en sortant avec Nolan, à vrai dire. Ma popularité avait grimpé en flèche grâce à la sienne et nous étions invités partout, à toutes les soirées.

- Je propose une improvisation dans la piscine. Surtout si tu comptes encore faire à manger light, genre des cookies, il va falloir que je me dépense un peu. T’as jamais vu un costumier en crise parce que tu rentres plus dans la tenue hyper moulante qu’il a passé quatre-vingt-deux heures à confectionner.

Je terminai mon petit déjeuner, déposai un baiser sur le front de ma fille et sur les lèvres de Nolan avant de les abandonner pour aller chercher mon bikini et mes lunettes de soleil avant d’aller élire domicile sur un transat, histoire de passer la matinée à profiter du soleil, et un peu plus tard de l’eau à trente degrés.



I've missed our family
Sujet: Re: Le calme après la tempête   Jeu 29 Oct - 20:51
Nolan Hamilton
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Nolan Hamilton
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Le calme après la tempête
NOLAN & SALLY



Avant ça, pour moi les dimanches matin n'avaient aucune saveur. Excepté peut-être quand je les partageais avec Sunny. (à de rares reprises.) À présent, cela semblait différent. Je savais dès lors, que les dimanches à venir ressembleraient à celui-ci. Moi, me levant un peu plus tôt pour préparer les pancakes et du café, Sally maîtrisant (je l'espère.) l'emplacement du presse-orange pour préparer un délicieux jus frais et Sunny venant à la rescousse de sa mère si besoin. Sept ans s'étaient insidieusement écoulés, pourtant à certains moments, j'avais l'impression que le temps n'avait eu aucune emprise sur nous.

« - Vieux croûtons ! » dis-je en corrigeant Sally. « - C'est même le stade au-dessus si l'on se réfère au vocabulaire des ados. » Continuant à jouer le jeu, Sunny évoqua les quelques places vacantes d'une maison de retraite, ce qui me fit sourire « - Tu ne te débarrasseras pas de tes vieux croûtons de parents aussi vite Sunny Hamilton. Et puis moi, je trouve que pour des vieux croûtons nous sommes encore sacrément bien conservés »

Les discussions s'enchaînèrent, les sourires et les rires, aussi, me faisant comprendre à quel point tout le package familial m'avait manqué. Comment ai-je pus vivre sans ? C'est insensé pour quelqu'un d'aussi aimant et sociable que moi, d'être aussi longtemps privé d'une famille. Mais pas le temps de s'apitoyer, désormais, j'étais bien décidé à être avec elles, à profiter de chaque instant et à rattraper ce temps qui nous a fait si longtemps défaut. Le voyage à New-York pour Noël, était donc notre prochaine destination pour se retrouver tous les trois et j'étais touché par l'entrain de Sunny.

« - Bien sûr que nous sommes tentés par le patin à glace et par toutes les gourmandises vendues dans les chalets en bois aux alentours de la patinoire. J'espère que ça existe encore. » Je n'étais sûr de rien, car il s'était écoulé quelques années depuis notre dernière visite. « - Mon cœur, je compte sur toi pour nous avoir des places pour quelques spectacles sur Broadway » Évidemment comment envisager d'aller à New-York sans passer par Times Square et Broadway ! « - On va passer un super Noël sous la neige. Enfin ! » Que ma joue demeure et elle demeurait à l'écoute du programme de chacune.

« - C'est vrai que la piscine, c'est tentant, autant que d'imaginer ta costumière au bord du burn-out ! Il faudra que je pense à ramener un maillot à l'avenir et le reste de mes affaires non ? » Je connaissais déjà la réponse tout comme je savais qu'à partir de maintenant, le dimanche deviendrait mon jour préféré de la semaine et il me suffisait de poser un regard amoureux sur Sally et complice sur Sunny pour comprendre pourquoi. J'avais enfin retrouvé ma famille, que demandait de plus ?




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Sujet: Re: Le calme après la tempête   
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