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FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes

Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Lun 17 Mai - 4:26
Sally Hamilton
Los Angeles
Sally Hamilton
Messages : 361 Points : 251 Date de naissance : 01/11/1985 Age : 37
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


J’étais si bien, je l’avais rarement autant été qu’en la compagnie de Nolan. Je me sentais extrêmement chanceuse de l’avoir dans ma vie, et qu’il soit mon petit ami. Ce garçon aurait pu sortir avec n’importe quelle fille, bien plus belle ou brillante que moi, mais c’était avec moi qu’il était, et il m’aimait autant que moi je l’aimais. C’était tout simplement magique, j’étais heureuse à un point inimaginable. Je savais que j’étais en compagnie de l’homme de ma vie, celui que j’avais choisi, et que nous étions destinés à être ensemble. Ça pouvait paraître niais, ou le discours d’une gamine un peu trop romantique qui regardait trop de films à l’eau de rose, mais pourtant c’était ce que je ressentais et j’en avais l’intime conviction.

Il nous avait conduits à la plage, sans doute une qu’il affectionnait particulièrement. Je n’avais pas spécialement fait attention à où nous étions, mais Nolan avait bien choisi, l’horizon était dégagé, il n’y avait personne et le bruit des vagues se faisait entendre tel une douce mélodie à nos oreilles, couplée à la musique de son auto-radio. Je n’avais qu’une envie, l’embrasser jusqu’au bout de la nuit. A peine y pensais-je que mon coeur s’emballait déjà, il ne battait que pour Nolan. Je souris à sa promesse de douceur, hochant la tête tandis que mon dossier s’allongeait avec mon amoureux au-dessus de moi.

- Je te fais confiance mon coeur.

Mes yeux ne quittaient plus les siens et une main vint se poser dans sa nuque avec douceur tandis que, n’y tenant plus, je vins l’embrasser, après avoir affirmé de la tête que ça allait, lui qui n’avait de cesse de s’enquérir de ma personne. Nous étions peau contre peau, et j’étais loin d’avoir froid.

- Qu’est-ce que je dois faire ? murmurai-je entre deux baisers.

Je me sentais un peu démunie, lui avait beaucoup plus d’expérience que moi, et j’avais peur qu’il ne « s’ennuie » à cause de ça. J’avais toujours si peur de le décevoir, lui qui me semblait si parfait. Je l’aimais tant, je voulais être à la hauteur de ses attentes. Si je m’étais mieux entendue avec ma sœur, je lui aurais demandé des conseils bien avant, mais en l’état actuel des choses, c’était hors de question. Mila m’était devenue encore plus insupportable depuis que j’étais arrivée au lycée avec deux ans d’avance, dans la même classe qu’elle. Et ma meilleure (et seule) amie n’était guère plus expérimentée que moi. D’ailleurs, j’étais à peu près sure qu’elle voudrait tout savoir de cette fameuse soirée.
Mais pour l’heure, je ne pensais ni à Brooklyn, ni à Mila, la seule personne qui hantait mes pensées se trouvait contre moi, me faisant ressentir tant d’amour, de frissons et de passion à la fois.


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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Ven 28 Mai - 23:30
Nolan Hamilton
Los Angeles
Nolan Hamilton
Messages : 211 Points : 182 Localisation : quelque part Métier : Plein de choses à lafois
Statut : Préoccupé
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


Je te regarde avec la passion des premiers jours, bien que nous ne soyons qu’à l’aube de notre histoire. Mais chaque jour passé en ta compagnie, chaque heure, chaque minute, m’émeut comme la toute première fois. Et si certains se languissent déjà d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, moi je me languis de passer encore un jour avec toi… Pour l’heure, je regrettais de ne pas avoir de quoi écrire les quelques jolies phrases ô combien poétiques que m’inspirait Sally. C’est fou, presque instinctif, je n’ai pas à me creuser le ciboulot, je n’avais qu’à poser mon regard sur celle que j’appelais « petite amie » avec fierté, pour me sentir ivre de lyrisme et habité par de jolis mots. Je n’étais pas avare en bonnes intentions non plus.

J’avais choisi la plage pour son calme et pour m’éloigner de l’opulence festive. Pour moi, il était impensable de rester là-bas si nous en venions à plus d’intimité ce soir. Je voulais épargner à Sally le regard des autres, les messes basses et les rumeurs qui allaient de pair avec l’attitude hautaine des filles populaires. En somme, je voulais lui épargner les affres du seum orchestré en mauvais et due forme par la sœur aînée de Sally et les quelques harpies qui lui servaient d’amies. Si l’on peut considérer cela comme de l’amitié. Nous étions donc face à la plage, préservés de la ferveur du collectif, seuls dans cette voiture à laquelle je tenais tout particulièrement avec en fond sonore de la musique émanant de l’autoradio. Le temps semblait suspendu, assez pour que je grave cet instant dans ma mémoire.

Allongée sur le siège qu’elle venait d’abaisser, Sally me fixait, moi qui me trouvais au-dessus d’elle. Je sentais presque chaque pulsation, comme si je pouvais aisément lire en elle. Mon cœur battait lui aussi la chamade, car jamais encore je n’avais autant désiré une personne qu’à ce moment précis. Cette fois étant sa première, je ne pouvais me résoudre à griller trop rapidement les étapes. Je devais avant toute chose, la mettre en confiance et faire preuve de douceur. « - Ça va aller… » répétais-je à nouveau dans un murmure, presque dans un souffle avant que nos lèvres ne se retrouvent. Peau contre peau, nous goûtions sans aucune modération ce contact intime. Cependant, je sentais Sally légèrement démunie, car ne sachant comment s’y prendre. « - Eh bien commence par te détendre et te laisser aller. Je m’occupe de tout. » Mes mains se chargèrent de prendre le relais, parcourant la peau nue de l’adolescente avant que je ne m’arrête, me rappelant soudainement d’un détail qui avait son importance.

« - Je crois qu’avant toute chose il me paraît important de prendre quelques précautions. » Ce qui m’amena à ouvrir la boîte à gant pour venir trifouiller à l’intérieur et en ressortir une boîte de préservatif. « - Ce n’est pas la partie la plus glamour » commençais-je en ouvrant la boîte pour me saisir d’une capote. Soudainement, je me sentais légèrement mal à l’aise, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs.

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Jeu 3 Juin - 19:09
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
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C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


J’aimais l’idée que nous soyons face à la plage car ce genre d’endroit me rappelait notre premier rendez-vous, qui en fait était un peu l’école buissonnière. C’était la première fois de toute ma vie que je séchais des cours. Mais c’était pour la bonne cause, à ce moment-là, Nolan n’allait pas très bien et j’avais voulu être une oreille attentive pour lui. Aussi, chaque fois que je posais mes yeux sur un horizon océanique, je pensais à lui, peu importe avec qui j’étais.

Et cette fois-ci, j’étais encore avec lui, heureuse comme jamais. Nous étions seuls au monde, dans notre bulle, et j’aurais voulu que cet instant ne s’arrête jamais, que nous puissions rester ainsi tous les deux l’un contre l’autre, peau contre peau dans le plus simple appareil jusqu’à la fin des temps. Je brûlais de désir pour lui, sans vraiment le réaliser. J’étais impatiente, curieuse mais aussi légèrement prise d’appréhension, à peu près comme à chaque fois que je découvrais quelque chose. Nolan semblait un peu trop s’en faire pour moi, il ne cessait de me répéter que ça allait aller. Je lui souriais entre chaque baiser.

- Je sais que ça va aller. Tu essaies de rassurer qui, de nous deux ? demandai-je avec un sourire en coin.

Mon coeur battait la chamade, toutes mes émotions étant sens dessus-dessous, mais une chose était sure, j’aimais Nolan de tout mon être et j’étais prête à me donner à lui ce soir, et tous les soirs qu’il voudrait. Je voulais qu’il soit heureux avec moi, je voulais le satisfaire mais pour l’heure, l’inexpérience parlait et je ne savais quoi faire. Aussi le lui avais-je demandé. Aussitôt, mon merveilleux petit ami me demanda de me détendre, assurant qu’il gérait.

- Oui mais quand même…

Je savourais ses caresses, ses mains sur ma peau, c’était si doux et agréable, je fermai les yeux quelques secondes avant qu’il ne s’arrête, provoquant mon étonnement, avant que je ne comprenne où il voulait en venir.

- Oh oui, bien sûr.

On nous le rabâchait assez au lycée : « protégez-vous ! ». Nolan était consciencieux au moins, ce qui ne faisait que conforter ce que je savais déjà : il était parfait. Je l’observai et remarquai alors qu’il semblait différent, comme si quelque chose le préoccupait. Je sentis mon coeur manquer un battement : avais-je dit ou fait quelque chose qu’il ne fallait pas ?

- Qu’est-ce qu’il y a, mon coeur ? demandai-je d’une petite voix légèrement inquiète.

Mon regard brillant plein de questionnements était posé sur lui, attendant de savoir ce qui n’allait pas, car clairement, j’avais l’impression que son enthousiasme s’était envolé.

- Tu... as changé d'avis ?


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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Mer 16 Juin - 14:18
Nolan Hamilton
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C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


Je me sentais ivre de bonheur. La sensation ne m’était pas inconnue, mais c’était la première fois que je la partageais avec une autre personne que mes parents ou mes camarades de l’équipe. C’était aussi la première fois que je faisais tomber le masque et de ce fait, la première fois que j’étais enfin moi-même ; plus encore sans le prisme de la popularité. J’en arrivais à me demander si ce n’était pas ça la vraie victoire ; être parvenu à se défaire de tout un carcan pour les yeux d’une charmante demoiselle qui m’apprenait le véritable amour. D’ailleurs, je me languissais déjà des prochaines leçons. Bien qu’un tantinet anxieux face aux réactions de Sally. Le cadre avait beau être idyllique et l’instant prompt à un rapprochement, je ne voulais pas qu’elle se sente obligée de quoi que ce soit pour me faire plaisir. Et bien que je la sache pourvue d’un fort caractère, je savais aussi à quel point elle tenait à moi et que de ce fait, elle pourrait s’oublier à mon profit !
Pouvais-je toutefois oublier le désir qui m’habitait quand je me trouvais à proximité de Sally ? Nous avions beau nous montrer raisonnables — du moins nous essayions non sans mal de l’être — les hormones faisaient leurs petites affaires, mettant à mal nos belles promesses.

Je voyais bien dans son regard, dans sa gestuelle, dans sa façon de me parler, que le désir l’habitait aussi. Mais elle semblait plus sereine que moi et ne manquait pas de le faire savoir le sourire en coin, alors que je n’avais de cesse de répéter que tout allait bien se passer. En étais-je vraiment convaincu ou la répétition trahissait-elle mon inconfort à venir ? « — Ah ! Mais je n’ai pas besoin d’être rassuré… je crois. » Je jouais les ingénus sur l’incertitude, pour mettre en exergue mon humour douteux. Mais peut-être avait-elle raison, je cherchais à me rassurer avant de la rassurer. Ce qui semblait complètement absurde, puisque ce n’était pas ma première fois alors qu’elle oui. Ça n’avait tout bonnement aucun putain de sens. Mais pas le temps d’étayer ma réflexion, je me devais d’être totalement disponible, car elle comptait sur moi pour la guider, bien au-delà du fait de la rassurer. « — Pas de “oui, mais” mademoiselle Stanford. Tu as l’obligation de te détendre, de faire le vide et de ne penser à rien d’autre qu’à ce moment magique que nous allons vivre. » J’en faisais peut-être trop, sûrement, mais je ne devais rien laisser paraître pour qu’elle soit le plus à l’aise possible.

Nous venions de franchir un cap dans les timides caresses, je pouvais sentir la chaleur émaner de son corps sous mes mains, son cœur pulsait contre sa poitrine collée à mon torse tandis que son souffle chaud venait se perdre dans mon cou. C’était divin comme sensation, mais la raison avait repris le dessus au moment où je m’étais saisi de la boite de préservatifs dans la boite à gants. « — Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit. » Des paroles dont je me serais bien passée, mais que j’avais quand même prononcées pour Dieu sait quelle raison. J’enfilais donc la capote, un moment peu glamour effectivement, mais qui ne pouvait être omis. Là-dessus, je pouvais me targuer de ne pas être aussi irresponsable que mes petits camarades, qui pour certains, ne prenaient même pas la peine d’avoir des préservatifs lors de leurs rapports. N’était-ce pas la base ?

Je n’avais même pas remarqué mon absence, chose qui ne fit pas défaut à Sally, qui me regardait avec inquiétude. « —… Quoi ? Non tout va bien ne t’en fais pas. » Son regard brillait d’émoi, me ramenant encore une fois à ce putain de sentiment de culpabilité qui menaçait notre petit moment d’intimité. Sally peu convaincue me posa aussitôt la question fâcheuse. « — Non ! » rétorquais-je presque aussitôt. « — Bien sûr que je n’ai pas changé d’avis. En fait, je crois que je me mets trop de pression. Je veux que tu sois bien, que cette première fois ne soit pas un cauchemar pour toi. Et plus encore, je veux que tu ne te sentes obligé de rien. Si tu n’es pas prête, je peux comprendre. »


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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Ven 9 Juil - 22:06
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
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C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


A chaque seconde qui passait, je prenais conscience de la chance que j’avais. J’étais dans les bras du garçon dont j’étais folle amoureuse, son regard plein d’amour posé sur moi, son sourire qui m’envoûtait au moins autant que son regard. J’étais heureuse au possible et nous nous apprêtions à franchir un cap. Je voulais lui prouver mon amour en acceptant de me donner à lui et qu’il se donne à moi. Je voulais qu’il soit mon premier et mon dernier. Et Nolan, lui, était un ange, il se faisait beaucoup trop de souci pour moi, et j’essayais u mieux de lui montrer que j’avais confiance. Bien sûr que j’appréhendais un peu, mais qui n’était pas dans ce cas-là lors de sa première fois ? Bon, j’usais un peu de mes talents d’actrice pour lui faire croire que j’étais 100 % sereine parce que je ne voulais pas qu’il s’angoisse outre mesure pour moi. Apparemment je méritais un oscar.
Je lui souris face à sa réponse.

- Je suis détendue, et je fais le vide, répétai-je, et je pense à ce moment magique.

J’appréciai qu’il soit prévenant et prudent. Il avait des préservatifs et même si le moment de le mettre coupait un peu l’ambiance, il avait raison, mieux valait prévenir que guérir. Néanmoins, passé ce moment, je le sentis absent. Inquiète, je voulus comprendre, je me sentis immédiatement coupable. En fait quelque part, c’était bien un peu de ma faute puisqu’il voulait que je sois bien.

- Mais je suis bien, Nolan, je suis avec toi, c’est tout ce qui compte. Pourquoi ce serait un cauchemar pour moi ? On est tous les deux, loin de tout, il n’y a que nous, dans notre bulle. Rien de mal ne peut arriver.

Je pris son visage dans mes mains pour que nos regards se fassent face.

- Regarde-moi mon coeur, regarde-moi dans les yeux. Je ne saurais être mieux qu’en cet instant. Être avec toi, c’est tout ce qui compte, c’est tout ce que je veux. Et toi, qu’est-ce que tu veux ?

J’avais très peur qu’il me dise qu’il avait changé d’avis, et si c’était le cas, je m’en sentirais coupable. Il venait de remporter une belle victoire avec son équipe, cette soirée était la sienne, et j’avais soudain le sentiment de tout gâcher parce j’étais une idiote ignare et inexpérimentée qui lui faisait se mettre la pression. Je ne savais pas quoi faire de plus pour le rassurer, alors, poussée par je ne sais quel élan, je l’embrassai à nouveau, presque avec avidité. Mon coeur battait fort. D’amour, d’angoisse, d’appréhension, mais surtout d’amour.

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Dim 18 Juil - 0:12
Nolan Hamilton
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Nolan Hamilton
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C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


Jamais jusqu’alors, je ne m’étais mis la pression ; sauf peut-être la première fois, mais en de telles circonstances, il est logique d’avoir de l’appréhension ; bien que de vous à moi, la mienne fut légère et vite expédiée passé les premiers remparts. C’était quand déjà ? J’avais beau me trifouiller les méninges, je ne m’en souvenais pas avec certitude. Donc, au mieux c’était mauvais ; au pire, j’étais un goujat. Dans un sens comme dans l’autre, cette première fois n’était pas gravée dans les annales. Pourquoi ? J’aurai presque envie de rire nerveusement dans ma tête en me posant la question. Pourquoi ne m’en souvenais-je pas ? Bah parce que je pouvais avoir ce que je voulais, alors à quoi bon se faire chier à se rappeler de ça ? Ma seule certitude demeurait dans le fait que cette première fois relevait du besoin de se sentir comme les autres, plutôt que de l’envie de vraiment le faire et avec la bonne personne qui plus est. Alors le fait d’être à présent en bonne compagnie, rendait soudainement les choses plus sérieuses encore. Cette fois étant la première de Sally, je me refusais à ne penser qu’à moi. Ce n’est pas que je ne voulais pas, bien au contraire ; mais je me mettais la pression pour que tout soit parfait pour elle.

« — Oui… un moment magique… » J’essayais de me convaincre, mais le simple fait de savoir qu’elle assimilait ça à un moment magique accentuait cette légère et insidieuse pression qui menaçait notre première nuit. « — Je vais moi aussi faire le vide. » Et me voilà réduit à essayer l’humour pour dédramatiser la situation en espérant qu’elle n’est rien remarqué. Toujours est-il qu’à présent j’enfilais un préservatif conscient du manque de glamour de la scène. Ce n’était pourtant pas la première fois pour moi, d’ordinaire ça passait comme une lettre à la poste et je ne cherchais pas à m’enquérir de l’état de ma partenaire toutes les cinq minutes. Mais de toute évidence, j’étais le seul à me sentir mal ce soir ; Sally quant à elle faisait montre d’un calme olympien qui tranchait avec mon envie de bien faire, qui pouvait aisément passer pour de l’appréhension tant je me mettais la pression.

« — Je dois être franc avec toi. C’est la première fois que je… je déflore une fille. » À peine avais-je prononcé ma phrase que je me sentis très con, mais pas assez pour Sally qui prit entre ses mains mon visage m’obligeant à croiser son regard et à me confronter à ses certitudes. « — Je te regarde ! » tentais-je une fois encore pour faire jouer un humour de moins en moins étincelant. Dans sa poitrine, son cœur battait aussi vite que le mien, mais elle ne trichait pas, elle était bien et en pleine confiance. « — C’est toi qui es en train de me rassurer. Je me mets trop la pression hein ? » Je la vis acquiescer. « — J’ai envie de toi voilà ce que je veux. » J’eus à peine le temps de développer davantage que nos lèvres se retrouvèrent à nouveau, alors qu’en fond sonore les premières notes de « Wicked Game » résonnaient ; m’inspirant presque aussitôt un peu plus de fougue que je mis au service de cet ardent baiser qui semblait transcender mon appréhension.

Le siège passager fut à nouveau baissé, Sally y avait pris place tandis que j’achevais de la déshabiller tout en œuvrant aussi de mon côté pour que ma peau vienne de coller à la sienne sans que ma bouche ne désarme. Mes mouvements étaient lents sans que je n’ose encore lier définitivement mon corps au sien. Je me contentais d’instiguer le désir et l’excitation en frottant le bas de mon corps contre le sien avant de saisir ses mains pour les poser sur mes fesses tout en lui souriant. « — Ça va ? Tu es prête ? »



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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Mer 28 Juil - 20:33
Sally Hamilton
Los Angeles
Sally Hamilton
Messages : 361 Points : 251 Date de naissance : 01/11/1985 Age : 37
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


J’avais du mal à comprendre pourquoi mon Nolan semblait si stressé tout d’un coup, alors que pour lui, c’était loin d’être la première fois. C’était moi qui aurais dû stresser comme une malade. Bon, je n’étais pas non plus sereine à cent pourcent, mais j’avais confiance en lui, chaque seconde passée en sa compagnie ne faisait que confirmer ce que je pensais : Nolan Hamilton était l’homme de ma vie, celui que j’aimais et que j’aimerais pour toujours, et tant mieux si c’était le premier parce que je voulais que ce soit le dernier. Voilà tout ce qui me passait par la tête.

Je faisais de mon mieux pour le rassurer, lui assurant que j’étais prête, que si je ne voulais pas je le lui aurais dit, et que je n’avais pas peur. Je ne savais plus quoi dire d’autre. Il m’avoua alors que finalement pour lui, c’était une sorte de première fois.

- Ah d’accord, c’est parce que je suis vierge. Tu t’angoisses pour rien mon chéri, je sais très bien que la première fois c’est rarement la meilleure de toutes. Ce sera pas de ta faute si c’est le cas, mon coeur. Je le sais.

Le pauvre, j’avais de la peine de le savoir si stressé. J’eus un petit rire quand il remarqua que c’était moi qui essayais de le rassurer.

- Oui, on dirait bien que tu te mets trop la pression, répondis-je en hochant la tête.

Ce qui me rassura fut de l’entendre dire qu’il avait quand même envie de moi. Son appréhension passait peut-être enfin. Et ce moment nous appartiendrait enfin. Je n’avais pas résisté à l’embrasser à nouveau, pleine de fougue et d’entrain. Je devais reconnaître qu’embrasser Nolan était une chose qui me plaisait énormément, rien ça, ça me donnait des frissons. Il embrassait si bien !
La musique qui passait était super, ce qui ne gâchait rien. La serviette de la piscine de chez Dan ne nous entravait plus, elle était sur mon fauteuil et j’étais par-dessus, avec Nolan au-dessus de moi. Tout allait bien, sa beau chaude frôlait la mienne, ses lèvres sur les miennes, c’était délicieux. Chaque mouvement de son corps me donnait des frissons, je sentais des papillons dans mon ventre et mon souffle s’accélérer un peu, tout comme les battements de mon coeur. Il prit mes mains qu’il posa sur ses fesses, ce qui me fit sourire avant de l’embrasser dans le cou, caressant sa peau du bout des doigts.

- Ta peau est si douce, murmurai-je.

Je délaissai son cou pour le regarder et lui rendre son sourire tandis qu’il me demandait si ça allait et si j’étais prête. Je hochai la tête.

- Oui mon amour.

Je reposai ma bouche dans son cou, le parsemant de baisers. J’aimais particulièrement cet endroit, sa peau délicate était parfumée, je sentais sa douce odeur qui m’enivrait, ça me plaisait beaucoup. Mon coeur battait la chamade.

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Jeu 26 Aoû - 18:45
Nolan Hamilton
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Elle n’avait pas besoin de chercher les mots pour les trouver, cela lui semblait si naturel que j’en oublie que c’était elle qui de nous deux, pouvait « prétendre » à la virginité. Et pourtant à la regarder, elle semblait si sûre d’elle, prête à franchir cette étape sans la moindre hésitation. N’était-ce pas là sa façon à elle de me signifier qu’elle était en confiance, assez pour se livrer à moi sans la moindre hésitation ? Et que de ce fait, je n’avais pas à ainsi me prendre la tête. Moi qui d’ordinaire, me fichais de ce type d’appréhension. Quand j’y pense, j’étais sûrement un vrai petit con avant de remarquer Sally. Je ne me souciais pas des filles que je fréquentais, ni de leur envie, ni de leur besoin puisque seuls les miens comptaient. Preuve que la popularité, si elle vous octroie quelques privilèges, n’a rien d’enviable sur le long terme. Elle fait de vous un être égoïste, jamais comblé dans son avidité. J’avais cette sensation que tout m’était dû et qu’il était ainsi normal d’avoir tout sur un plateau. Le cliché sur pattes à bien des égards. Et le pire, c’est que je ne m’en étais pas vraiment rendu compte. J’en arrive même à me demander comment Sally a pu tomber sous le charme de cette version de moi.

C’était là une version à jeter aux oubliettes et sans regret. Je devais bien l’admettre ; certes, je me sentais différent, mais plus à l’aise, car soustrait à une popularité étouffante et pesante. J’étais moi avec Sally et putain que cela me faisait du bien. Je pouvais même concilier ma passion pour la musique et le sport sans avoir à me justifier ou craindre le regard des autres quant à mon profil artistique. N’était-ce pas la preuve ultime que Sally était celle qu’il me fallait ? Non ce n’est pas une question ; j’ose le dire, c’est une affirmation. Sally Stanford est la femme de ma vie et ce soir, passé l’appréhension, elle le sera encore plus.

— Oui, je me mets trop la pression laissais-je entendre à nouveau presque exaspéré par moi-même. — Je t’infantilise alors que tu es presque aussi mature que moi et sûrement bien plus intelligente. Elle avait conscience que les premières fois n’étaient pas toutes couronnées de succès, bien que le terme en de telles circonstances ne me semble pas des masses adéquate. Alors que dire ? Quoi faire ? Elle avait raison, je me mettais trop la pression et si je continuais sur cette voie, je risquais de gâcher ce moment. Et il était hors de question que cela arrive. Alors je me concentrais sur elle, sur sa peau contre la mienne, sur son doux parfum, sur ses lèvres dévorant les miennes et sur la musique en toile de fond. Peu à peu, je me soustrayais de mon appréhension pour enfin laisser entrevoir plus de sérénité dans l’attitude et ainsi mieux guider Sally pour cette première fois.

Nus l’un contre l’autre, nous nous découvrions l’espace de quelques caresses, de quelques mouvements audacieux et de quelques baisers de moins en moins chastes. Je la sentais s’émouvoir presque de chaque mouvement et vibrer au contact de mon corps contre le sien. C’était le bon moment, mais avant tout, je tenais à m’enquérir de son état, pour savoir si oui ou non elle était prête. - Ok… dans ce cas… Ma main se glissa dans la sienne savourant au passage le contact de sa bouche sur mon cou. Je la regardais une dernière fois avant d’enfin m’introduire en elle. J’y allais doucement, sans rien précipiter. Je lui étais dédié corps et âme à présent et rien ni personne ne pouvait nous arrêter à présent.


©️ 2981 12289 0
Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Lun 30 Aoû - 19:09
Sally Hamilton
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Sally Hamilton
Messages : 361 Points : 251 Date de naissance : 01/11/1985 Age : 37
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


Je l’aimais comme une dingue, et chaque seconde plus passée en sa compagnie, chaque mot ou regard échangé ne faisait qu’accroître ce sentiment. Nolan se faisait du souci pour moi, il se mettait la pression parce qu’il avait peur de mal faire. Quel ange ! J’avais tant de chance d’être amoureuse et d’être aimée de lui. Parfois, j’avais l’impression de rêver, d’être au milieu d’un conte de fée. Mais les quelques embûches de la vie, comme la présence de la sœur et ses harpies de copines, me rappelaient que je vivais bien dans la réalité. Néanmoins, ce soir, cette réalité était idyllique.

Je m’affairais à essayer de rassurer mon petit ami, alors que moi-même je commençais à baliser un peu à force. Ça ne servait à rien de se mettre autant de stress pour ça, je le savais. La première fois, ça faisait peur et sans doute un peu mal, mais les prochaines seraient mieux, c’était logique… Sinon personne ne ferait jamais l’amour et il n’y aurait pas de bébés, fin de l’espèce humaine, ciao bye ! Donc, je tâchais de rationaliser au lieu de céder à cette angoisse un peu trop contagieuse de Nolan qui avait peur que ce soit cauchemardesque pour moi. Ça ne le serait pas parce que je l’aimais.

- Plus intelligente peut-être pas, répondis-je avec un petit rire avant de lui sourire tendrement. Je t’aime, soufflai-je avant de l’embrasser une nouvelle fois.

Nolan semblait plus détendu, ce qui me rassura aussi. J’aimais le sentir contre moi, sa peau douce et chaude contre la mienne, ses baisers, ses caresses, son odeur, tout m’émoustillait. Je l’embrassai dans le cou après lui avoir répondu que oui, j’étais prête. J’essayai de ne pas me crisper parce que malgré tout, j’appréhendais un peu, ce qui était normal je pense. Je le sentis glisser doucement en moi tandis que je resserrai ma main autour de la sienne. J’avais mes lèvres dans son cou, mais soudain, je serrai les dents en me contractant un peu, laissant échapper un petit gémissement.

- Aïe… attends… deux secondes.

Je soufflai en appuyant ma tête sur le dossier du fauteuil. C’était pas des blagues, ça faisait mal quand même. Je reprenais mon souffle en hochant la tête.

- Excuse-moi… Vas-y doucement d’accord ?

Je m’en voulais, j’aurais dû ne rien dire… Mais je n’avais pas pu retenir ce petit cri, je ne m’y étais pas attendue. J’espérais qu’il ne m’en voudrais pas de l’avoir un peu coupé dans son élan. Je ne voulais pas m’arrêter à ça, je savais que c’était normal. J’allais sûrement saigner, heureusement qu’on avait laissé les serviettes de piscine sur le siège, je m’en serais voulue d’avoir taché sa belle voiture.

- ça va, je t’assure.

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Ven 28 Jan - 0:41
Nolan Hamilton
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Il y a des premières fois dont on se souvient et d’autres qu’on oublie. Ça, c’est le genre de discours qu’un vieux de trente ans fait entendre ; sauf que je n’en étais pas encore à ce stade de ma vie. Cependant, j’étais un tantinet blasé, car moi, je ne me souvenais pas (ou à peine) de ma première fois. Oui, je sais, dans le meilleur des cas c’est maladroit ; dans le pire, je pourrais aisément passer pour un connard. Je l’ai été, c’est indéniable, sinon quoi je saurais capable de me souvenir de cette première fois dont nous sommes censés nous rappeler durant tout le reste de notre existence, qu’elle soit longue ou courte. Je me souviens juste que c’était plus ou moins rapide, un peu comme lorsqu’on valide un document ; c’était mécanique, un cap à franchir, un badge à obtenir pour intégrer le club sélect de non-puceaux. Sur l’instant, on se dit que ça y est, me voilà dépucelé et prêt à vivre de nouvelles aventures. C’est vrai, c’était grisant, mais ça n’a pas duré ; ce fut infime, éphémère et banal lorsque cela se reproduit, sauf ce soir où pour une raison étrange, je sentais la pression m’assaillir, comme la première fois. C’était tellement logique que je n’avais pas tout de suite pigé que si je me mettais autant de pression c’était parce que cette fois, j’étais amoureux de la fille et que je ne cherchais à prouver quoique ce soit. Oui, pour la première fois de ma vie sexuelle, je ne pensais pas à ma gueule et ça changeait tout.

— Tu es intelligente n’en doute jamais.  Il était hors de question que je la laisse croire qu’elle ne valait pas mieux que les autres, tout comme il était hors de question que ne sache pas à quel point je l’aime. — Moi aussi…  J’étais encore pourvu de cette satanée pudeur masculine qui m’empêchait sur l’instant d’aligner trois mots, mais elle me savait sincère, car je l’étais plus qu’avec quiconque. Les mots et les déclarations laissèrent place aux gestes. Peu à peu, je me détendais enivré par la bouche de Sally, par sa peau d’Albane moite contre la mienne, par son parfum sucré dont les effluves venaient se perdre dans mes narines, par son corps nu et chaud contre le mien. D’ailleurs, il faisait si chaud à présent, que déjà de la buée recouvrait les vitres de la voiture nous conférant un semblant d’intimité.

Elle semblait plus détendue et par extension, je l’étais aussi. L’excitation n’en était que plus forte à mesure que les caresses et les baisers gagnaient en intensité jusqu’à avoir le feu vert. Je décidais dès lors de me lancer en prenant grand soin de ne pas aller trop vite, car je me doutais bien que pour une fille, la première fois ne se fait pas sans souffrance. Et effectivement, la douleur était là et le gémissement qu’elle venait de pousser n’avait rien d’extatique malheureusement.

— Ok, ok je m’arrête !  J’étais à mi-chemin entre l’excitation et la panique me demandant si finalement ce n’était pas de ma faute, si je n’avais pas été trop rapide ou trop vigoureux. — Je suis désolé…  Elle poussa ce qui me sembla un long et interminable soupir avant d’apposer sa tête sur le dossier du fauteuil. — Ça va aller ?  Je me sentais largué et un peu con, mais elle m’incita à continuer en allant doucement. — Bien sûr, je vais faire attention.  Je repris donc en prenant grand soin de ne pas faire de mouvement trop brusques. Ma main se glissa aussitôt dans la sienne pour qu’elle puisse la serrer au besoin. — Oui, ça va aller !  répétais-je à mon tour pour la rassurer tout en continuer à faire bouger lentement mon bassin. — Ça va là ? 

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Sam 12 Fév - 23:19
Sally Hamilton
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J’étais amoureuse de Nolan depuis bien plus longtemps que ce que nous sortions ensemble, je l’avais remarqué dès mon premier jour au lycée, et immédiatement, mon coeur avait flanché. Au début, mes nouveaux amis – il n’étaient pas nombreux - m’avaient dit que j’étais le cliché de la petite jeunette qui tombe amoureuse du beau quarterback super populaire. Il fallait dire que ma popularité n’était pas à son summum avec ma sœur qui passait son temps à me rabaisser devant tout le monde. Ma première année de lycée n’avait pas été de tout repos. Mais la suivante, quand Nolan avait décidé d’accompagner en musique ceux de la chorale, j’avais réussi à attirer son attention avec ma voix, passant au passage un message avec la chanson que j’avais choisie pour l’audition. Et finalement, nous sortions ensemble. J’étais sans doute l’adolescente la plus heureuse de la Terre. J’étais avec le garçon dont j’étais amoureuse, lui aussi m’aimait, je le savais. Ma première fois n’aurait pas pu être avec quelqu’un d’autre, c’était lui ou personne. D’ailleurs, j’étais persuadée que nous étions des âmes-sœurs, destinés à rester ensemble toute notre vie.

Je n’avais cependant pas imaginé ma première fois dans une voiture, mais à la vérité, tout ce qui m’importait, c’était d’être avec Nolan. Je l’aimais, je me sentais prête et amoureuse comme jamais, lui aussi en avait envie, alors pourquoi pas ? C’était le moment, le bon moment.
Mon petit ami prenait toutes les précautions pour me rassurer, me parlant, étant plein de douceur et de tendresse, mais aussi attentionné était-il, il ne pouvait lutter contre la rupture de mon hymen qui me fit pousser un gémissement de douleur. Je m’en étais voulu, j’avais si peur qu’il culpabilise alors que ce n’était pas de sa faute. Il fut patient et me laissa quelques respirations pour me reprendre. Je savais que je n’aurais plus mal les fois suivantes, sans quoi jamais aucune fille n’aurait voulu recommencer.

- Merci, soufflai-je en apposant un baiser dans son cou. Non, c’est moi qui suis désolée, je voulais pas… casser l’ambiance. Ça va, oui je t’assure. Tu peux continuer, répétai-je.

Je sentis sa main saisir la mienne. Ce doux contact me rassura davantage. Nolan se doutait-il du garçon incroyable qu’il était ? Sans doute que non, trop modeste qu’il était. Je le sentis reprendre ses mouvements avec douceur.

- Oui, ça va mieux, t’inquiète pas, ça va.

La douleur s’estompait doucement et laissait place à d’autres sensations. J’étais enivrée par le désir (et l’alcool) et son odeur délicieuse, je ne me lassais pas de déposer mes lèvres dans son cou pour sentir sa peau et son parfum. Sa chaleur se transmettait à moi, je me sentais bien dans ses bras. Chacun de ses baisers et de ses caresses me donnait des frissons, c’était agréable.

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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Sam 5 Mar - 0:13
Nolan Hamilton
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J’étais amoureux, sûrement pour la première fois de ma vie. Et je dois reconnaître que vu sous ce prisme, les choses me paraissent si éclatantes. J’avais comme l’impression de voir le monde différemment et de donner de l’importance à ce que je considérais jadis comme des futilités. On se soucie beaucoup du regard des autres quand on est populaire, chacun de nos gestes est alors réfléchi, même le plus anodin. À la longue, c’est fatigant et je devais bien reconnaître que l’arrivée de Sally dans ma vie, m’avait libéré d’un fardeau et permis d’être enfin moi-même sans aucune concession et sans éprouver le besoin d’en faire. C’était si facile et pourtant logique ; nous avions tant de choses en commun à commencer par la musique ; un talent que peu d’élèves du bahut pouvaient se targuer d’avoir. Elle n’avait d’ailleurs aucune prétention là-dessus, ce qui la rendait d’autant plus attendrissante, assez pour que je me sente fier d’être avec elle malgré notre « infime » différence d’âge. Était-ce seulement important ? Si tel était le cas, je ne serais pas ici pour vivre ce moment si particulier lorsqu’on ne l’a encore jamais vécu avec la bonne personne.

Malgré tout, je ne m’étais pas imaginé ce moment ici, dans ma voiture. Le fait d’être face à la mer rattrapait la chose et conférait à l’instant, un peu de ce romantisme qui me faisait défaut jusqu’alors. Mais j’aurais voulu faire ça différemment, avec de la musique, des bougies, un endroit tranquille à l’abri de tout, surtout des regards. Mais rien ne se prévoit encore moins le temps des premières fois ni le moment le plus adéquat pour se livrer l’un à l’autre. Pourtant, nous y étions et je redoublais de précaution pour que cette fois, ne soit pas une de plus, pour que ce moment devienne le bon, assez pour nous inciter à recommencer sans jamais nous en lasser. Mais plus encore, je redoublais de précaution pour qu’elle soit bien et ne se sente contrainte de rien, même dans la douleur, ce qui devait irrémédiablement arriver.

— Tu n’as pas besoin de me remercier , renchéris-je tandis qu’elle déposa un léger baiser sur mon cou moite. Elle semblait désolée et prise d’une certaine culpabilité. — Tu n’as rien cassé, je t’assure.  Puis, plus à l’aise et moins éprise de douleur (du moins je crois), elle m’incita à reprendre là où je m’étais arrêté. Ma main chercha à se perdre dans la sienne pour lui offrir le plus doux des contacts et ainsi gommer la rudesse d’un autre. — Si ça va mieux, ça va mieux.  La réplique était pauvre, autant que peut l’être un slogan pourri avec un semblant de rime qui n’en était même pas une. Mais je continuais, redoublant d’attention et de douceur jusqu’à sentir son visage se décrispait et son corps se déverrouiller au rythme de mes mouvements presque saccadés. Les gémissements de douleur faisaient place à des gémissements de plaisir à mesure que je m’introduisais en elle. Son corps enivré de désir et de chaleur vibrait à présent. Je pouvais sentir chacun de ses frissons, entendre chacune de ses plaintes lascives, sentir l’humidité grandissante qui assaillait son intimité. Moi-même, je me retrouvais exalté, excité, enivré si bien que je recommençais mes mouvements, avec plus d’intensité, plus de passion, plus d’envie, plus de jouissance… Et quand enfin, nous nous mîmes à la partager (cette jouissance tant attendue), je la sentis délivrée à son tour.

— Ça va ? Tu as aimé ?  ne puis-je m’empêcher de demander en tâchant de reprendre mon souffle. Mais j’étais à peu près sûr que le ton rosé de mes joues trahissait mon état.



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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Mer 9 Mar - 21:32
Sally Hamilton
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J’étais folle de lui, j'aurais pu donner ma vie pour Nolan tant je l'aimais. Pour l'heure, je lui donnais mon corps, je lui offraos ma vertu et malgré l'appréhension de cette première fois, j'étais des plus heureuses que ce soit avec lui, le garçon qui faisait battre mon petit cœur. Mon petit ami était prévenant et attentionné, et aucune fille au monde ne pouvait prétendre avoir plus de chance.

Je me détendais, la douleur s'estompait, me permettant d'être un peu plus consacrée à Nolan que je couvrais de baisers, entre deux souffles chauds. Je sentais des frissons me parcourir et toutes sortes de sensations que je découvrais. Soudain, mon corps s'était mis à trembler sans que je ne puisse rien contrôler, ma main se referma un peu plus dans celle de Nolan et l'autre autour de son épaule, j'étais comme submergée par mes émotions et ressentis. C'était étrange autant que c'était agréable, j'avais été déconnectée de la réalité pendant quelques secondes.
Je reprenais mon souffle, les joues rosies, Nolan toujours au-dessus de moi. Il me demanda alors si ça allait et si j'avais aimé. J'eus besoin de quelques secondes de battement pour reprendre mes esprits.

- Je... Oui, je m'attendais pas à ça. C'est sur qu'au début c'était pas la partie la plus agréable, mais après c'était vraiment bien. Et.. Et toi? Je suis désolée, j'ai rien fait...

Je me sentais un peu nulle de l'avoir laissé "tout faire", et je me promis intérieurement d'être un peu moins godiche la prochaine fois.

- J'en reviens pas, on l'a fait, on l'a vraiment fait ! m'exclamai-je soudain exaltée par les faits que je réalisais.

J'entourai mon amoureux de mes bras et le serrai contre moi. Je le sentais bien, heureuse, remplie d'amour. J'ignorais pourquoi je me sentais aussi euphorique soudainement, mais c'était un sentiment plaisant.

- Je t'aime tellement, Nolan Hamilton!


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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Sam 4 Juin - 15:33
Nolan Hamilton
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Dire que j’étais confiant serait mentir. Sally avait beau ne pas être ma première fois, je n’en demeurais pas moins ébranlé ; contrairement à moi, ma nouvelle petite amie n’avait aucune expérience. Allez, parlons plus crument ; vierge elle restait. C’est con, mais je me sentais responsable ; de son bien être d’une part, mais aussi de cette décision qu’elle venait de prendre en me confiant son corps. Elle m’aimait, c’était indéniable, et les mauvaises langues se plieront à dire que je n’avais pas besoin de faire grand-chose, puisque Sally était folle de moi. Je pouvais déjà entendre le grabuge des quelques écervelées, jalouse à en mourir de celle qui, sous peu, les surplomberait toutes. Je n’avais pas de doute là-dessus, Sally porterait la couronne au bal de promo et n’aurait nul besoin de faire campagne pour convaincre qui que ce soit de voter pour sa personne. Elle était faite pour attirer la lumière d’une quelconque façon, avec ou sans moi. Mais en attendant, c’est bien ensemble que nous savourions l’instant.

Les corps se décrispaient (elle un peu plus à présent) nous faisant peu à peu glisser vers un agréable abime. Ça y est, nous venions sans conteste de passer une étape et me je réjouissais de voir que Sally perdait en douleurs autant qu’elle gagnait en confiance. Je n’en demeurais pas moins attentif, car bien plus que mon modeste plaisir, je voulais m’assurer qu’elle se sente bien et non contrainte. Son sourire suffit à me rassurer sans pour autant omettre de savoir si ça lui avait plu. Mais avant tout, il nous fallait reprendre nos esprits et descendre progressivement de ce qui me semblait un petit nuage inatteignable pour le commun des mortels.

 — Je dois avouer que dans une voiture ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable.  Je pris place, côté passager pour lui laisser un peu d’espace pour reprendre son souffle et le mien par la même occasion. — Je suis désolé, ce n’est jamais la partie la plus agréable au début, surtout pour les filles.  Et la voilà qui se sentait coupable, alors qu’elle n’avait absolument rien à se reprocher. — Hey ! Tu n’as pas à être désolée. Sally c’était ta première fois. Tu avais besoin d’être accompagné et ne pas subir. Tu n’as pas à t’en vouloir, je t’assure.  J’étais sincère pour une fois tout me fichant pas mal d’avoir pris les devants. Évidemment, les autres filles avec qui j’étais sorti n’en étaient pas à leur première fois et n’avaient pas froid aux yeux. Cependant, se sentir vraiment désiré et aimé qui plus est était une sensation tout aussi agréable, voire plus.

 — Oui, on l’a fait. Mais si tu n’avais pas voulu, je t’assure que j’aurais su attendre. J’en étais réduit à m’étonner, moi qui d’ordinaire, ne prenais aucune pincette avec les filles. À bien y réfléchir, j’avais sûrement incité des demoiselles pas encore défleuries à sauter le pas pour me faire plaisir ; sans que cela ne me fasse ni chaud ni froid. Mais voilà qu’à présent, Sally Stanford peuplait mon existence, apportant avec elle, cette gentillesse qui semblait m’avoir fait défaut durant ces dernières années. J’étais chanceux de l’avoir et je ne boudais pas mon plaisir.

 — Tu sais, dire “je t’aime”, ce n’est pas dans mes habitudes. Et loin de moi l’idée de me créer l’image d’un bad boy. C’est juste que j’ai l’impression que c’est tout nouveau pour moi. 



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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   Dim 26 Juin - 17:34
Sally Hamilton
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Je pouvais le dire en toute objectivité, j’avais le meilleur petit ami de la Terre. Nolan était si gentil, si attentionné envers moi, il prenait soin de moi, de mon bien-être, à tel point que j’en étais presque gênée. Je me sentais choyée, et je culpabilisais un peu de n’avoir pas pu lui rendre autant que lui ses marques d’affection. Mais nous l’avions fait, nous avions fait l’amour ensemble pour la première fois. J’étais une femme à présent, du moins c’était le ressenti que j’avais. Je me sentais heureuse, sur un petit nuage, au côté de l’homme que j’aimais. Il venait de reprendre place côté conducteur, et je me tournai vers lui, couchée sur le côté, mon bras sous ma tête.

- Moi je la trouve confortable ta voiture. Mais tu as raison, ça serait peut-être bien d’avoir un lit la prochaine fois, dis-je avec un petit rire amusé.

Il était désolé pour moi, mais je savais à quoi m’attendre, je me doutais bien que ce ne serait pas très agréable la première fois, et j’avais déjà hâte à la prochaine fois, pour voir la différence.

- Pour rien au monde je n’aurais voulu que ce soit à un autre moment ou ailleurs. C’était parfait Nolan. Et tu as été un vrai gentleman.

Chaque fois que je posais mon regard sur lui, j’avais cette certitude, c’était l’homme de ma vie. D’ailleurs, je venais de lui faire entendre les trois mots que l’on ne réserve pas à n’importe qui, sans doute emportée dans l’émotion et par les hormones. Sa réaction m’étonna mais me fit sourire, d’autant qu’il m’avait déjà dit « je t’aime » suite au repas chez ses parents. Je tendis une main pour caresser sa joue.

- C’est pas grave. C’est pas parce que je te le dis que tu es obligé de faire pareil. J’ai… je crois que j’ai pas trop de filtre ce soir, c’est tout. Y a aucun souci.

Un frisson vint m’assaillir. Nous étions nus comme des vers et la chaleur qui avait envahi mon corps durant ce doux balais commençait à me quitter. Je tendis le bras pour attraper mes vêtements qui étaient restés à l’arrière. J’enfilai mon haut, me redressant, puis ma jupe. Mes sous-vêtements étaient encore trempés suite au passage dans la piscine de chez Dan.

- Qu’est-ce qu’on fait ?

Je regardai l’heure affichée sur le tableau de bord de sa voiture. On approchait les deux heures du matin. Sans doute serait-il temps de rentrer chez lui. J’espère que son père ne se douterait pas de ce que nous avions fait… J’en vins à me demander si cela se verrait sur moi… Est-ce que mes parents allaient savoir ? Pire que tout : ma sœur ? Ce serait horrible, elle chercherait par tous les moyens à m'afficher et me mettre la honte.


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Sujet: Re: FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes   
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