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FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes

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Sally Hamilton

Sally Hamilton

Admin - Los Angeles
J'ai posté : 356 messages pour un total de : 166 points. Je suis né(e) le : 01/11/1985 ce qui me fait : 33
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Jeu 20 Juin - 2:05
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Deuxième semaine de cours. J’étais en deuxième année de lycée, avec deux ans d’avance, et malheureusement pour moi, cette année encore, dans la même classe que ma sœur Mila. Le mardi était mon jour préféré car c’était le mardi après-midi qu’avaient lieu les répétitions pour la chorale. La semaine précédente avaient eu lieu les inscriptions, et j’avais eu l’espoir de le voir. Nolan Hamilton. Il était plus vieux et déjà si craquant. J’étais bien consciente que du haut de mes presque treize ans je ne pouvais pas l’intéresser, lui qui avait à ses pieds toutes les plus belles filles du lycée… dont ma sœur. Je la détestais. Elle ne cessait de fanfaronner devant moi en répétant à tout-va qu’il lui avait souri pendant l’entraînement de foot, qu’il l’avait félicité pour sa pirouette du haut de la pyramide humaine faite par les cheerleaders de son équipe, et tout un tas de conneries qui m’agaçaient prodigieusement. J’étais clairement jalouse, ma sœur était belle et deux ans plus âgée, elle avait un corps de rêve et moi je n’étais qu’une planche à pain, j’étais certaine qu’elle lui plairait plus que moi. J’avais demandé à maman l’autorisation de m’inscrire aussi aux cheerleaders dans l’espoir de voir Nolan un peu plus, mais elle m’avait rapidement rappelé que j’avais un planning déjà trop short et que si je voulais pouvoir passer le casting pour le prochain film avec Di Caprio, j’avais plutôt intérêt à me ménager un peu de place pour répéter. Soit, la chorale avec la préparation de la comédie musicale était ma seule chance d’approcher Nolan.
J’avais retrouvé mes copines de chorale après le dernier cours du début d’après-midi.

« Le prof va faire une évaluation pour nous comparer avec les nouveaux. »
« C’est encore toi qui vas avoir le premier rôle. »
« Il paraît que ce sera La Belle et la Bête cette année !
- Non, t’es pas sérieuse ?! Lançai-je en sautillant.

Il me fallait ce rôle ! Et je rêvais de voir Nolan s’inscrire pour le rôle du prince. Mais lui, son truc, c’était plutôt la musique, jouer du piano ou de la guitare et nous accompagner. Qu’il était talentueux ! Un vrai virtuose. Alors que nous attendions patiemment que la porte de la salle de musique ne s’ouvre, je le vis arriver. Ce fut alors comme si plus rien d’autre n’existait que lui, comme pris dans un halo de lumière. Nolan Hamilton, le quarterback de l’équipe de foot, le plus beau garçon du lycée, de la ville et sans doute même de l’univers. Je n’avais d’yeux que pour lui et j’étais probablement la fille la moins discrète du monde à en croire le coup de coude que je reçus de l’une de mes amies.

« Fais gaffe, tu vas finir par baver ».

Je me repris, légèrement rougissante, et heureusement pour moi, le prof ouvrit la porte pour que tout le monde entre.

- Salut Nolan ! lançai-je innocemment avant d’entrer à mon tour et m’asseoir.

Le prof se présenta rapidement pour les nouveaux premières années, ils étaient trois. Il nous fit nous chauffer la voix quelques minutes, puis demanda qui voulait chanter en premier. Nolan s’était installé au piano. Je levai la main. J’avais un double objectif : montrer que j’étais la meilleure et que je méritais cette année encore le premier rôle, et séduire Nolan, si c’était possible. OK je n’avais pas la beauté d’une presque femme comme pouvait l’avoir ma sœur, mais j’avais du talent, ça comptait, non ? Je tendis au prof la partition de « I have nothing » chanté originellement par Whitney Houston. J’avais répété des centaines de fois, dans ma chambre, dans la salle de bain, dans la voiture tandis que maman nous emmenait à l’école. Ma morue de sœur n’avait de cesse de répéter que je lui cassais les oreilles, mais ma mère disait que je n’avais rien à envier à Whitney. Et des deux, je préférais croire ma mère parce qu’elle ne me faisait jamais de cadeau.

Jamais mon cœur n’avait battu aussi fort en chantant une chanson. Même sur scène devant tous les parents d’élèves et mes camarades, même pendant une audition devant de grands réalisateurs, jamais. Là, je chantais devant Nolan, et même si ce n’était pas la première fois, cette fois-ci j’y mettais vraiment mon cœur, le regardant dans les yeux à certaines phrases clés.
La chanson s’acheva et il s’écoula quelques secondes avant que mes camarades ne m’applaudissent. C’était fini, j’étais soulagée. Je jetai un œil à Nolan et lui sourit.

- Merci de m’avoir accompagnée, soufflai-je avant de retourner à ma place.

J’entendis les nouveaux se plaindre, ce qui m’amusa.

«  comment vous voulez qu’on se mesure à ça ? »
« c’est clair, on est morts d’office ! »


Moi, je souriais bêtement en regardant mon beau pianiste.
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Nolan Hamilton

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Mar 25 Juin - 2:30
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Dans la vie, on sait ce qu'on veut ! Moi, je ne voulais pas reprendre les études. J'avais déjà doublé ma première année, alors à quoi bon réitérer les mêmes erreurs ? C'était une putain de perte de temps, je préférais aider mon père, au moins je me sentais plus utile avec lui. Mais parce qu'il y a toujours un « mais » je ne voulais pas et je ne pouvais décevoir mes parents. Ma mère avait commencé à tâter le terrain, en me faisant savoir que je pourrais rejoindre l'équipe de foot, que cela ferait plaisir à papa. Et ce dernier, dans un magnifique passage de relais, m'avait fait comprendre à quel point, il était important pour lui, de voir son fils diplômé, chose qu'il n'était pas. Et puis facultativement, certaines matières pourraient me faire gagner des points, la musique par exemple. Je le voyais dans sa façon de faire, rien n'était anodin. Papa savait à quel point, j'aimais la musique, c'était même lui qui m'avait inscrit à des cours de solfèges au grand dam de maman, qui semblait très hostile à me voir pratiquer une activité artistique, alors qu'elle-même, par le biais de son métier, en pratiquait une. « On n'est pas à une contradiction près avec ta mère ! » m'avait lancé papa, avant que je prenne la voiture pour regagner le lycée.

Je n'imaginais pas alors que cela serait si simple, que je prendrais goût à la vie lycéenne et que je parviendrais, malgré le retard, à m'intégrer. Déjà dans l'équipe de foot en tant que quarterback, le summum même de la popularité, tellement que l'on vous pardonne aisément de rejoindre une activité dite « mineur ». Moi, j'avais choisi la musique. Enfin, non, la musique m'avait choisi. Le prof d'une patience et d'une tolérance incroyable avait même accepté d'aménager mon emploi du temps pour que je puisse  pratiquer mes deux activités sans contraintes. Je jouais du piano, de la guitare, et même un peu de batterie, dans le groupe du lycée avant d'être propulsé dans la section chorale qui était en charge d'organiser tous les spectacles musicaux de fin d'année. Je m'occupais des arrangements musicaux et franchement, c'était le pied et ça l'est encore. Tellement, qu'à peine arrivé, je prends la direction de l'amphithéâtre où se tiennent les auditions pour le prochain spectacle, au détriment de mes coéquipiers. Sac sur le dos, car après ça, j'ai rendez-vous sur le terrain pour un entraînement, je fixe l'assemblée, avant de m'avancer. Mr Davis, fait alors son entrée, je le salue du regard avant qu'une voix inconnue attire mon regard.

« - Salut ! » répondis-je en souriant à une jeune demoiselle. Son prénom m'échappe encore, mais il me semble que sa sœur fait partie des cheerleaders. Une autre charmante demoiselle au demeurant. Mais je n'eus pas le loisir de trop observer la gent féminine, car il me fallait prendre place derrière le piano. « Nolan Hamilton ici présent, nous accompagnera quand il le pourra. Pour les petits réglages, ce sera donc à lui qu'il faudra s'adresser. N'est-ce pas Nolan ? » « - Tout à fait Mr Davis. Et si vous avez du temps, n'hésitez pas non plus à soutenir notre équipe. Enfin, je dis ça, je ne dis rien ! » lançais-je en vannant le prof qui m'appréciait suffisamment pour m'autoriser cette familiarité. Je pris donc place au piano, pour préparer l'échauffement. Le siège était confortable, les partitions accrochées, mais je me sentais malgré tout mal à l'aise et en observant l'assemblée, je compris pourquoi. En effet, la jeune fille m'ayant salué à mon arrivée, n'avait de cesse de me fixer, tellement que ça en devenait gênant. Mais plus encore, elle fut la première à s'approcher. Certes, elle était mignonne, mais je ne sais pas, j'étais gêné. « - Ok toi, c'est ? » demandais-je gentiment. L'information communiquée, je pris la partition qu'elle venait de me tendre surprit par le choix « - Wow ! Très bon choix. J'adore cette chanson !» Je réajuste la partition, enregistre ce que j'ai sous les yeux, plus concentré que jamais, avant de poser à nouveau mon regard sur la jeune demoiselle que je m’apprêtais à accompagner. « - Ok, je tente cette tonalité, c'est plus que pas mal ! » Et me voilà à pianoter l'introduction de « I have nothing » qui je l'espère, ne sera pas massacré aujourd'hui. Et c'est à ce moment précis où le « Share my life » se fait entendre, que je comprends que non seulement, je me suis comporté comme un gros blaireau, mais qu'en plus la demoiselle qui s'envole sur le refrain, en a sous le capot. Jamais encore, je n'avais entendu quelqu'un chanter avec tant de cœur et il en faut pour oser rivaliser avec celle que l'on nomme « The Voice » Je continue malgré tout à pianoter, encore plus ébahit sur la dernière attaque qui soulève quelques applaudissements au passage. Nous continuons donc l'audition jusqu'aux dernières notes. Je ne peux par la suite résister à l'envie de l'applaudir pour cette performance « - C'est à moi de te remercier de ne pas avoir massacré la chanson » Mais il me fallait déjà  reprendre ma place, car les auditions n'étaient pas encore terminées, bien que de toute évidence, je venais d'accompagner le premier rôle féminin du prochain spectacle. Mon regard croisa à nouveau le sien et je ne peux résister à l'envie de l'affubler d'un clin d'œil et d'un petit sourire.
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Mer 26 Juin - 1:20
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Je l’avais fait, j’étais si fière de moi, je n’avais pas laissé mes émotions prendre le dessus et même Nolan me félicita, à sa manière. En temps normal, n’importe qui d’autre qui aurait associé « massacre » avec une chanson que j’aurais chantée se serait pris un regard de travers, mais venant de lui, n’importe quel mot était acceptable. J’avais regagné mon siège sous les applaudissements de mes camarades. Ils étaient peut-être plus âgés que moi, mais j’étais plus douée. Les autres élèves passèrent un par un et moi, je n’avais de cesse de contempler Nolan. Qu’il était beau ! Était-ce humain d’être aussi beau ? Mon petit cœur d’adolescente ne battait que pour lui. A un moment, il me sourit et m’envoya un clin d’oeil, je crus défaillir sur place. A mon tour, je pourrais clore le bec de Mila. Ah Nolan… Je l’aimais tant. Même s’il n’avait toujours pas imprimé mon prénom alors qu’il était aussi là l’an dernier. Mais j’étais encore un peu timide, c’était ma première année au lycée et je faisais vraiment figure de bébé à côté des autres, alors j’évitais de trop la ramener. Allez savoir pourquoi, si c’était la rivalité avec ma sœur qui m’avait poussée, mais j’étais désormais décidée à prouver que j’existais. J’avais joué avec Richard Gere l’an dernier quand même !

Le cours passa, le prof nota les candidatures pour les différents rôles et je déplorais de voir que Nolan ne voulait pas postuler. Mais au moins, il serait là à chaque répétition, et au vu de ce que j’avais entendu, j’étais certaine d’avoir le rôle de Belle. J’aurais un max de chansons et je pourrais aller répéter chacune d’entre elle des centaines de fois avec lui. Rien qu’à cette idée, mon cœur bondissait dans ma poitrine.

« Dis, tu veux quoi pour ton anniversaire ? »

La voix de Brooklyn, ma meilleure amie, me sortit des futures répétitions de rêve. Dans trois semaines, je fêterais mes treize ans. Maman m’avait autorisée inviter qui je voulais et on aurait le droit de faire la fête à la piscine qui se trouvait sur le toit de notre immeuble. Souriant à mon amie, je lançais un regard en direction de Nolan qui rangeait ses partitions. La seule chose que je voulais, c’était lui.

- Ce que tu veux, tant que tu es là.

Je sortis de mon sac à dos un des cartons d’invitation que je m’étais appliquée à faire que j’avais commencé à distribuer à ceux de mes camarades que j’appréciais le plus, et m’approchai de Nolan, profitant qu’il soit un peu isolé. Je me raclai la gorge, sentant soudain un stress m’envahir. Je ne devais pas trembler en lui tendant le papier.

- Hey… euh… tu fais quelque chose dimanche 3 octobre ? Parce que… en fait je fête mon anniversaire et puis… je me disais que ça pourrait être cool que tu viennes. Si… si t’as rien de mieux à faire...

Je me sentais soudain la reine des idiotes. J’aurais mieux fait de l’inviter en chantant, je me serais sentie moins ridicule. Je lui tendais le papier imprimé avec l’adresse de mes parents, l’étage et tous les détails. J’aurais voulu me cacher dans un trou de souris mais je restais là plantée devant lui, mon sourire accroché sur mes lèvres. Mes talents de comédiennes déjà là, seule moi pouvais sentir la crispation dans mes traits. Extérieurement, j’avais l’air d’être sure de moi. A l’intérieur, je tremblais comme une feuille morte en proie au vent.

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Mer 26 Juin - 23:33
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

C'est parti ! Les auditions étaient ouvertes, les candidatures se succédaient donc, les partitions tout autant. J'avais le droit à tous les standards, du Wicked, du Grease, du Cats, me faisant presque regretter et le manque de talent et le manque d'audace. Ne nous méprenons pas ! Le registre classique c'est bien, la poussière un peu moins et en regardant mes partitions, je me serais cru revenir au siècle dernier. Je remarquais aussi, à mon grand regret, l'omniprésence de la gente féminine. Peut-être qu'un jour, les gars se délesteront des stéréotypes et oseront franchir l'enceinte de l'amphi. En attendant, je devais me contenter d'adapter mon jeu à des tonalités féminines. Le regard de la demoiselle continuait quant à lui à se poser sur moi sans que je ne me sente persécuter cette fois. Il faut dire qu'avec la performance qu'elle venait de livrer quelques minutes plutôt, en plus de me clouer le bec, elle m'avait impressionné. Et à n'en pas douter, dans un avenir proche, cela sera un régal de travailler avec une personne pourvue d'autant de talent. Mais pour l'heure, je devais rester concentré et continuais à accompagner les candidats. Quand enfin la délivrance sonna, car oui, au bout d'une quinzaine d'auditions, on finit par trouver le temps long, surtout lorsqu'une bonne moitié des candidats se passent le mot pour mettre à mal vos oreilles.

« Nolan ! Tiens, c'est les premières partitions que j'ai pu te sortir pour que tu commences à te familiariser avec les chansons » me lança le professeur en me tendant un paquet de feuilles fraîchement sorties de la photocopieuse en salle des profs. « - Ok super. Je commencerai à potasser ça ce soir après l'entraînement » L'homme acquiesça et s'éloigna retrouver sa salle de cours. Partitions en main, je m'apprêtais à mettre les voiles lorsqu'une voix nouvellement familière se fit entendre. « - Hey ! Attends ne me dis rien ! S...Sally, c'est ça ? » Je m'impressionnais moi-même pour le coup. Elle acquiesça non sans faire montre d'une appréhension qui me fit sourire. « - Tu ? » Oui, je ne lui tendais qu'une petite perche, je l'avoue, toujours est-il qu'elle s'en saisit et toujours en bafouillant me demanda ce que je faisais le 3 octobre. Je la laissai continuer à parler, amusé de voir qu'elle bredouillait avec hésitation ce qui me semblait être une invitation. Et effectivement le petit carton fait main qu'elle venait de me tendre, dissipa le moindre doute. « - C'est gentil ! Écoute, je ne sais pas si je serai libre ce jour-là. Mais si j'ai une dispo, j'essaierai de passer. » dis-je en rangeant l'invitation dans la poche arrière de mon jean. « - C'était vraiment une superbe interprétation. Passe une bonne journée » lançai-je avant de récupérer mes affaires et de me raviser au dernier moment pour retourner sur mes pas « - Tu as cours de quoi là ? »

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Jeu 27 Juin - 1:19
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Aucune candidate ne m’arrivait à ma cheville, aussi expérimentées que fussent toutes mes camarades, aussi bien les anciennes que les nouvelles. J’étais heureuse, j’allais avoir le premier rôle, c’était certain. Il n’y avait que trois garçons sur la quinzaine d’élèves que nous étions, et je déplorais que Nolan n’en fasse pas partie. L’audition finie, le professeur nous annonça qu’il nous donnerait sous peu par mail la liste des rôles avec pour chacun les premières chansons à travailler. J’avais hâte de pouvoir demander de l’aide à Nolan.

Mais pour l’heure, j’avais surtout pris mon courage à deux mains pour l’inviter à mon anniversaire. J’avais l’impression que mon coeur allait sortir de ma poitrine à force de tambouriner. Je crus qu’il s’arrêtait au moment où Nolan prononça mon prénom. Il s’en était enfin souvenu ! Je ne pus m’empêcher de glousser en hochant la tête. Puis, très gentiment, il prit le carton d’invitation et déclara qu’il passerait s’il en avait le temps.

- OK, c’est cool. Et puis, on a un piano pas loin de la piscine alors si tu veux t’entraîner…

Il venait de me complimenter sur mon interprétation, je crus que j’allais rougir.

- Oh, merci beaucoup. Faut dire que j’étais remarquablement bien accompagnée. Bonne journée !

Tout sourire, je le regardais s’en retourner vers la sortie et je rajustai mon sac à dos quand soudain je le vis revenir vers moi. Il me demandait quel cours j’avais. Je savais que lui avais son entraînement de sport, et ma saleté de sœur avait également ses entraînements de cheerleaders dans le gymnase, et maman voulait que je l’attende pour ne pas avoir à faire deux aller-retour pour aller nous chercher.

- En fait, j’ai fini pour aujourd’hui. Je pensais traîner un peu en attendant ma sœur. Et toi tu as entraînement de foot, c’est ça ?

J’aurais donné ma vie pour qu’il me laisse l’accompagner, que je puisse aller le voir jouer sans passer pour une groupie hystérique. Je me rappelais encore du match de l’an dernier. Personne, pas même les pimbêches acolytes de Mila avec leurs pompoms, n’avait autant encouragé l’équipe que moi lorsque nous avions affronté un autre lycée. Une dernière année de chez eux avait chanté l’hymne national, mais cette année, c’était nous qui allions recevoir et j’espérais que ce serait moi.

- T’as rudement bien joué l’an dernier, au fait. J’ai jamais vraiment eu l’occasion de te féliciter.

A vrai dire, je n’avais jamais autant discuté avec lui. Et quel plaisir c’était. Je commençais à me détendre. Lui ne verrait pas la différence, mais moi, je me sentais mieux. Le prof nous rappela à l’ordre en claquant des doigts. Il devait verrouiller la salle et il ne restait que nous. Nous nous empressâmes de sortir pour le laisser faire son travail.

« Ne soyez pas en retard la semaine prochaine ! » nous rappela-t-il avant de disparaître.

Ce prof était cool. Mais Nolan l’était mille fois plus.
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Jeu 27 Juin - 23:25
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

J'étais tellement ailleurs, que dans ma tête, j'avais encore cours alors que je devais me rendre jusqu'au gymnase pour me changer et rejoindre le terrain pour me préparer. Étant quarterback, avec mon capitaine nous nous chargions de tout préparer avant l'arrivée de nos camarades. Nous devions de ce fait être en avance. N'étant pas un adepte de la ponctualité, je dois avouer que ça me passe au-dessus, mais quand même, était-ce une raison pour carrément faire l'impasse sur l'entraînement ? D'ailleurs, Sally semblait être plus au courant que moi puisque c'est elle qui s'était chargée de me le rappeler. « - Je crois que j'ai oublié mon emploi du temps. C'est sûrement due à tes compliments, ils m'ont troublé au point de me rendre amnésique » Bien sûr, je la titillais légèrement, il m'en fallait plus pour me troubler « - Effectivement, j'ai bel et bien entraînement. Donc ta sœur, c'est ...Mila c'est ça ? » Étant fils unique, je n'étais pas au fait des petites rivalités qui existent dans les familles composées de plusieurs enfants, avec les Stanford, je ne le savais pas encore, mais j'allais être servi. « - Elle se débrouille bien, enfin, je crois. Je ne suis pas un expert dans la discipline. Pour ne rien te cacher, je trouve ça un peu... to much. Les pompons, les slogans, les pyramides, c'est bien joli, mais moi ça ne m'aide pas plus que ça pendant le match. » Je n'étais pas un bavard, sauf avec mes amis et pendant les soirées arrosées. Cependant, avec Sally, j'arrivais à m'exprimer aisément, sans me sentir contraint comme je le suis face aux journalistes du lycée, les soirs de match.

« - Hey si tu as fini, tu pourrais venir à l'entraînement en attendant ta sœur non ? Je crois qu'elle s'entraîne elle aussi. Vous pourrez plus facilement vous retrouvez après ça ! Qu'est-ce que tu en dis ? » Et alors que j'achevais de l'inviter, à nouveau, elle me complimenta. J'aurais dû m'en foutre, parce que j'en avais l'habitude. C'est notre lot quotidien de recevoir les compliments, d'avoir des fans, de faire briller les yeux des filles et pourtant avec elle, le compliment m'allais droit au cœur, alors que cela semblait normal. « - Bah écoute, c'est vraiment gentil ! J'espère qu'on gagnera la finale du championnat cette année ! » Mais l'échange fut interrompu par Mr Davis qui nous chassa gentiment de son royaume nous obligeant à rejoindre l'extérieur. « - Donc tu chantes depuis longtemps ? » La discussion commença entre nous, j'étais curieux de savoir d'où elle tenait ce don et cette aisance sur scène. « - Il me semble t'avoir vu jouer dans le songe d'une nuit d'été ! C'était sympa d'ailleurs » Nous arrivâmes bien vite devant le complexe sportif où mon camarade me fit signe « - Je te laisse t'installer dans les gradins ! À toute ! » Un dernier sourire échangé, je pris la direction des vestiaires pour me changer, content d'avoir une spectatrice.

« Hey tête de linotte, tu es encore à la bourre ! » « - Tu es jaloux, parce que tu n'es pas capable, de jouer une note sur un piano. » Nous commençâmes dès lors à installer le matériel sous le regard de Sally.« Tu as une admiratrice, on dirait ! Ce n'est pas la sœur de Mila Stanford ? »« - Ouais, c'est ça ! »« C'est un avion de chasse la nana ! »« - Mouais ça va ! »« Ca va ? C'est tout ? » « - Monsieur le capitaine, concentrez vous sur la saison plutôt que sur votre petit oiseau ! » Il ne supportait que très mal que je le titille sur sa virilité et je ne supportais pas de l'entendre causer de la gonzesse comme si s'était de la bidoche. Mon regard se porta à nouveau sur Sally, toujours dans les gradins, mais l'entraînement devait commencer, car déjà, nos camarades faisaient leur entrée sur le terrain.

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Ven 28 Juin - 0:22
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Qu’est-ce que j’étais heureuse de passer un moment seule avec lui ! J’avais l’impression d’être une privilégiée. En plus il était si gentil, ça ne le rendait que plus attirant encore. Beau, talentueux, gentil, et il était loin d’être bête, ça se voyait. Bon, je tiquai un peu en remarquant qu’il connaissait le prénom de ma sœur. Alors que le mien, il ne s’en était pas souvenu alors que l’an dernier j’étais déjà dans la classe de musique.

- Oui c’est bien elle, répondis-je un peu plus doucement, comme si ce fait était honteux.

En vérité, j’aimais ma sœur, mais elle ne me laissait que peu l’occasion de le lui dire ou le lui montrer. La plupart du temps, c’était une peste. Elle ne cessait de me montrer combien elle était souple, madame savait faire le grand écart vous savez ! Combien elle pouvait se permettre de porter de jolis décolletés, madame portait un soutien-gorge après tout ! Elle me rendait folle. Une fois qu’elle m’avait vraiment excédée, je lui avais coupé les cheveux pendant la nuit. Ma mère m’avait hurlé dessus, tout comme Mila d’ailleurs, mais heureusement pour moi, mes castings me sauvaient la mise, interdisant formellement à ma sœur de faire de même sur ma tête.

Entendre Nolan parler de Mila exacerbait ma jalousie envers cette grande sœur que je trouvais parfaite (sans jamais le lui dire, fallait pas pousser non plus), d’autant qu’il commençait par dire qu’elle se débrouillait bien. Eh oh, moi aussi je savais faire des trucs ! Bon OK je ne savais pas grimper sur d’autres gens pour faire un salto avant et retomber sur mes pieds, mais je savais chanter du Whitney Houston et pleurer sur commande, et je connaissais par coeur au moins deux chorégraphies de Mickael Jackson ! Soudain, mon visage s’illumina quand j’entendis Nolan donner son avis sur les cheerleaders. J’avais bien fait d’écouter maman et de ne pas m’y inscrire. Et mon sourire s’agrandit davantage lorsque Nolan me proposa de l’accompagner à l’entraînement. Ouiiii mes rêves se réalisaient ! Enfin, une partie du moins. Disons l’acte premier. C’était un début, j’allais l’accompagner jusqu’au terrain, et c’était pas la porte à côté, ce qui nous laisserait du temps pour discuter encore. Rien que tous les deux ! La vache, qu’est-ce que j’étais contente.
Et ça Mila, ça t’en bouche un coin ?!

L’excuse d’attendre ma sœur après son entraînement était parfaite – et vraie, de surcroît-, le gymnase était juste derrière le terrain. Tout sourire, je marchais près de lui vers l’extérieur. Les autres élèves étaient partis regagner leurs cours, et seuls ceux qui avaient des entraînements en extérieur traînaient encore dans les couloirs. J’étais vue en compagnie de Nolan Hamilton ! Si ça c’était pas la grande classe ! Ma côte de popularité allait encore monter. A vrai dire, je ne comptais pas vraiment sur ça, avoir ma trogne à l’affiche d’un long métrage qui allait sortir la semaine prochaine suffirait.
Je complimentais Nolan sur son jeu. Très original, bravo ! Mais d’un autre côté, c’était vrai qu’il jouait bien. Il était un peu plus âgé que les autres donc forcément plus baraqué – ce qui le rendait grave trop mignon – c’était certainement un atout.

- Oh je suis sure que vous allez tout déchirer. En plus vous jouez à domicile cette année. Je suis sure que le principal va faire planter du nouveau gazon pour l’occasion !
dis-je, amusée.

Il fallait dire que la botanique était le passe-temps favori de notre proviseur. Son bureau était parsemé de pots de fleurs en tous genres et il avait même essayé d’instaurer un cours de botanique facultatif. Mais peu de volontaires eurent raison du cours qui disparut aussi vite qu’il n’était apparu.
Nolan me demanda depuis combien de temps je chantais. Je réfléchis et commençai à compter sur mes doigts.

- En fait, je crois que je suis née en chantant. Je veux être actrice mais maman dit que quand on veut être artiste, on doit être complet. Je crois que ça fait une dizaine d’années depuis mon premier cours. Et toi, la musique ? Tu chantes aussi, non ?

Et soudain, je crus que mon coeur s’arrêtait. Il m’avait vue dans le songe d’une nuit d’été l’année dernière ! J’eus un immense sourire.

- Oui, c’était pour le cours de littérature, on avait préparé la pièce. C’est cool que tu l’aies vue.


Malheureusement, la discussion n’eut pas le loisir de s’éterniser, nous étions arrivés. Je lui souris une dernière fois et allai m’installer dans les gradin. Derrière moi, le gymnase où les pompom-girls s’entraînaient. Je pouvais entendre la voix nasillarde de ma sœur s’élever, comptant de un à huit, comme en danse. Mais je n’avais d’yeux que pour Nolan qui était en train de sortir du matériel avec le capitaine de l’équipe. Accoudée à la rambarde, je les regardais, enfin je LE regardais, en fredonnant l’air de la chanson de Whitney que je lui avais chantée tout à l’heure.


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Nolan Hamilton

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Ven 28 Juin - 3:38
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Être footballeur est une activité fort sympathique grâce à laquelle vous avez quelques privilèges. Les fans entre autre. Le regard des filles qui brille à chaque passage. Celui des autres brille aussi, mais d'une lueur moins lubrique. Mes camarades aimaient être considérés comme des dieux vivants, des fantasmes sur pattes,  des objets quoi! Moi, je m'en foutais. Bien sûr, c'est toujours agréable, mais ça ne dure jamais. On ne reste pas jeune éternellement, tôt ou tard ça s'arrête, parfois même aussi brutalement que le commencement. Je ne courais après aucune gloire, ni personne. Je voulais juste être moi. Nous voilà donc dehors. Ce n'est pas plus mal, car il faisait beau et chaud, un temps agréable pour se balader ou pour se livrer à un entraînement intense. Je ne saurais choisir entre ces deux perspectives. Toujours est-il que j'avançais en charmante compagnie. Évidemment, elle faisait sûrement partie de ces filles qui me regardaient avec admiration. J'espérais cependant, en enrichissant la conversation, y découvrir une jeune fille un peu plus intéressante que celles qui couraient après la popularité.

« - Le principal investit beaucoup dans l'équipe, j'avoue ! On est donc obligés d'avoir de bons résultats. Et pour info, ce n'est pas un nouveau gazon, mais un nouvel écran pour l'affichage des scores. Il a puisé sur les budgets de toutes les options et de toi à moi, ça me plaît moyen. Tu vois, moi, j'aime jouer au foot, ce n'est pas le problème, mais je trouve ça dommage que le lycée ne se focalise que sur le sport pour assurer leur rayonnement. Enfin bref, je m'égare là. Toujours est-il qu'en gagnant le championnat, on permet au lycée d'empocher un joli chèque. J'espère que la section « arts » pourra  profiter de nouvelles installations. Ça serait cool non ? Mais assez parlé de moi ! Dis-moi tout ! » Oui j'avais beaucoup parlé, tellement que j'en avais la bouche sèche et par chance ma curiosité me fit la fermer pour écouter Sally. Je compris alors, sans qu'elle n'ait besoin de développer, la place de la compétition dans sa vie et plus encore l'exigence de sa mère. Je la voyais rôder de temps en temps. C'était une femme austère, prête à bondir à la moindre critique. Elle était aussi présente aux matches et je me souviens même l'avoir vue changer l'organisation du groupe de cheerleaders pour que Mila soit mise en valeur. Une sacrée bonne femme en somme.

« - Moi je crois qu'il faut d'abord faire ce qu'on aime, sans se mettre la pression. Perso, j'ai commencé très jeune à tapoter par terre et à être attiré par musique. Mon père m'a inscrit à des cours de solfège, ma mère n'était pas très chaude, mais bon elle a dû s'y faire. J'ai appris très vite à jouer du piano, de la guitare et je me suis mis à la batterie récemment. J'écris pas mal aussi quand j'ai le temps entre deux entraînements. Je chante un peu de temps en temps, sous la douche surtout. Mais ce que j'aime le plus c'est faire de la musique et porter les autres. Comme avec le foot, j'aime le collectif, c'est une vraie force. Plus tard, j'aimerais composer, voire même écrire pour les autres. Le foot ça me plaît, mais pas au point d'envisager une carrière. » Mais je n'étais pas naïf au point de me dire que je pouvais continuer à vivre de ma passion. Il me faudrait décrocher une bourse pour la fac et nul doute que le sport était ma meilleure chance.

« - Ouais, c'est bien ce que je me disais. Je t'ai bien vue dans cette pièce. C'était cool. Bon, je ne suis pas un adepte de Shakespeare, mais c'est toujours agréable de voir un truc bien fait. Le personnage de Puck et la tête d'âne m'ont fait marrer. Je suis bon public pour ce genre de truc. Et toi, tu étais toute jolie dans ta robe bleue. » Et nous arrivâmes enfin à destination. Fort de cette agréable conversation, je repris mes réflexes de footeux et me délestai peu à peu de l'attention que j'accordais à Sally pour réunir mon équipe et leur donner les premiers conseils. Les minutes s'écoulèrent sous la chaleur presque caniculaire de NY. Je ne l'avais pas vue venir celle-là. Par chance, mon capitaine, secondé par le coach, mit un terme à cette séance. Les cheerleaders n'étaient pas loin, offrant un charmant spectacle à mes compères qui en profitèrent pour se rincer l'œil. Moi, casque sous le bras et bouteille d'eau fraîche en main, je pris la direction des gradins. « - Ca va ? Tiens ! L'eau est bien fraîche » dis-je en lui tentant la bouteille. « - Je m'en voudrais que tu choppes une insolation par ma faute ! Ta mère n'est toujours pas dans le coin ? Au pire, je peux te ramener si tu veux ! J'ai une voiture ! »

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Ven 28 Juin - 9:15
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

J’adorais l’écouter. Il aurait même pu me lire l’horoscope ou n’importe quoi d’autre, j’aurais été heureuse d’entendre le son de sa voix. Nous discutions de l’équipe, du proviseur qui investissait beaucoup pour ses petits champions, parfois au détriment des autres disciplines, mais après tout, nous avions une équipe très prometteuse et je soupçonnais le coach de lui mettre la pression. Il me faisait peur, ce type. Il donnait tout pour ses jeune talents du foot, et les autres passaient souvent au second plan, il n’y avait qu’à voir comment on était traités en cours de sport. J’avais la chance d’être à la danse depuis mon plus jeune âge et donc d’avoir un physique assez sportif, mais alors ceux qui avaient moins de prédispositions, croyez-moi, ils prenaient cher !
Nolan me posa des questions sur moi et je me trouvais la plus heureuse du monde d’avoir l’impression de l’intéresser un tant soit peu. Et par la même occasion, j’en apprenais plus sur lui, que pouvais-je espérer de mieux ?

- Pourquoi ta mère ne voulait pas que tu fasses du solfège ?
demandai-je, intriguée par ce détail.

La mienne m’avait forcée à en faire, je détestais ça.

- Waow tu fais de la batterie aussi ? C’est top ! Et la guitare, c’est tellement cool ! Je fais aussi un peu de piano, mais c’est rien comparé à toi. Oh j’aimerais tellement entendre une de tes chansons. Tu crois que nous en amèneras une, un mardi ?

J’en demandais peut-être un peu trop et j’en vins même à rougir. Quelque chose qu’on avait écrit soi-même, c’était intime, mais je voulais tellement apprendre à le connaître davantage… J’étais ravie d’apprendre qu’il été venu voir la pièce que nous avions jouée en littérature anglaise, et plus encore de savoir qu’il m’avait trouvée mignonne dans ma robe bleue… il se souvenait de ce détail ! Mon cerveau d’adolescente tournait dans tous les sens.

- Merci, c’est trop gentil… Apparemment cette année on va faire Roméo et Juliette. Je te laisse deviner qui jouera Juliette.


Je dus bien vite laisser partir celui qui dans mon coeur était déjà mon Roméo, le regardant comme si mes yeux distribuaient des coeurs. Le temps passait vite, je n’avais rien vu défiler tant j’étais occupée à le regarder. Je le vis soudain arriver vers moi en trottinant. Il m’avait apporté une bouteille d’eau fraîche. SA bouteille. Oh mon dieu, mon coeur se serrait dans ma poitrine.

- Oh, comme c’est gentil, merci beaucoup. Tu as bu aussi, pas vrai ? C’est toi qui a couru en plein soleil.

Je débouchai la bouteille et en but une gorgée, ça faisait du bien, effectivement. Il demanda si ma mère était arrivée, je tournai donc la tête vers le parking avant de regarder l’heure. L’entraînement de ma sœur finissait dans une demi-heure, et maman ne serait certainement pas en avance, elle avait beaucoup de travail à cette période de l’année.

- Non, elle sera pas là avant une bonne demi-heure et…

Attendez, temps mort ! Il venait de me proposer de me ramener ? Je rêvais ou cela venait de se produire ? En plus il avait une voiture, il était déjà en âge de conduire, évidemment. Il était tellement cool ! Je mourais d’envie d’accepter sa demande, mais il me fallait demander la permission à mes parents… Maman travaillait et j’avais peur qu’elle me dise non. Papa était beaucoup plus laxiste, il était tellement plongé dans ses affaire d’avocat que j’aurais pu lui demander la permission d’aller sur la lune, il aurait dit oui. Je sortis alors mon Nokia 5110, le dernier cri de l’époque, et appelai mon père.

- Papa ? c’est Sally. Excuse-moi de te déranger, j’en ai pour deux minutes. C’est juste pour prévenir qu’un copain me ramène, OK ? Si maman passe à la maison, tu pourras la prévenir ?… Merci. A ce soir.

Je raccrochai, un grand sourire aux lèvres.

- C’est OK. Qui c’est qui t’a appris à conduire ?

J’étais loin d’avoir l’âge pour toucher un volant, pourtant, je trouvais ça génial de conduire, j’avais hâte de pouvoir m’y mettre. Ma morue de sœur venait d’avoir quinze ans et ne cessait de rabâcher de dans moins d’un an elle pourrait apprendre, et que maman lui achèterait tel modèle de voiture pour qu’elle aille au lycée. Ce qui me faisait marrer, c’était quand maman lui rappelait que quand ce serait le cas, elle devrait m’emmener aussi. Non pas que j’étais ravie d’être accompagnée par ma sublime grande sœur, mais la simple idée de savoir que ça l’enquiquinait me plaisait. Et puis, ce serait un peu comme si elle était mon larbin, et ça, ça n’avait pas de prix.


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Ven 28 Juin - 19:12
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Sally semblait très mature pour son âge, assez pour continuer à aisément entretenir une conversation entre nous. C'était agréable, assez pour réitérer l'expérience si cela venait à se reproduire. Je savais par avance que les regards se poseraient sur nous, que l'on se poserait beaucoup de questions et que mon âge avancé risquerait quant à lui de me faire défaut. Un paramètre qui m'avait jusqu'alors échappé. Elle n'avait pas plus de treize ans alors que j'approchais des dix-huit printemps. Quatre ans ça paraît si peu, dans notre micro-univers. On a tendance, ici, à juger assez rapidement les gens, à les enfermer dans des cases. Mon regard se posa à nouveau sur Sally. Je repensais à notre échange, à son invitation, à son envie de m'entendre chanter mes compositions, chose que je n'avais encore jamais faite. En général, je me contentais de chantonner chez moi, où j'attendais d'être seul. Jamais personne ne m'avait encore entendu chanter pour ainsi dire. C'était pour moi trop intime, je préférais dès lors me réfugier derrière les instruments puisque cela ne m'engageait à rien. Et je comptais bien continuer dans cette voie...

L'entraînement prit donc fin, à la grande joie du collectif. Certes, c'était une séance peu productive aujourd'hui, heureusement que nous sommes encore loin du premier match de la saison. Assez pour se permettre quelques écarts. « - Rentrez bien les gars ! » lançais-je aux défenseurs avant de reprendre ma bouteille et de trottiner jusqu'aux gradins où mon invitée du jour continuait à attendre. En guise de remerciement, lui proposer de la ramener, me semblait être la moindre des choses. « - Une demi-heure à attendre, c'est long ! Je suis sûr que si je te ramène, on y sera en même pas quinze minutes. Alors ? Promis, je serais irréprochable dans ma conduite ! » Mais qu'est-ce qui me prenais ? Depuis quand je m'afférer à jouer les taxis ? Armée de son portable Sally contacta son père. Elle avait beau faire preuve d'une maturité à toute épreuve, elle n'en demeurait pas moins encore jeune pour prendre ses propres décisions. « - Allez, on y va ! » lançais-je en l'aidant à descendre les gradins. « - Je vais juste me changer avant ! J'en ai pour cinq minutes ! » Et c'est en trottinant à nouveau que je rejoignais le vestiaire pour me changer et pour récupérer mes affaires. Je prendrais le temps de me doucher en rentrant. D'autant plus que cela me faisait une excuse pour ne pas mettre le couvert.

Croyez-le ou non, mais cinq minutes plus tard, j'étais prêt à rejoindre Sally qui continuait à m'attendre gentiment. Nous rejoignîmes donc le parking. Et c'est là que j'entre dans la phase "fierté à son paroxysme". Je conduisais et avoir le permis quand on est en deuxième année, c'est le summum du « cool » Mais pour moi, toute ma fierté résidait dans le véhicule que je pouvais conduire à savoir une Cadillac Eldorado Brougham de 1957, rouge comme la passion. Un bijou sur lequel mon père et moi avions passé des heures et des heures pour lui redonner vie. « - Tadam ! Je t'assure qu'elle roule, très bien même. Je suis plutôt vintage comme gars ! » dis-je en lui ouvrant la porte du côté passager. « - Donc où dois-je vous emmener mademoiselle ? »

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Sam 29 Juin - 1:07
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Le voir venir vers moi, c’était comme regarder un lever de soleil. J’avais l’impression d’entendre une jolie mélodie lorsqu’il me parlait… Bref, ça faisait un an que ce garçon me faisait fondre, et cette année, j’étais bien décidée à être un peu plus qu’une élève de ce lycée parmi tant d’autres. Je voulais qu’il me remarque, je voulais qu’il me trouve spéciale, pas juste parce que j’étais la gamine qui passe à la télé parfois et qui chante bien. Je voulais lui plaire, comme ma sœur plaisait à tous les garçons. Je commençais à avoir l’habitude d’obtenir tout ce que je voulais, pourquoi ne pourrais-je pas sortir avec Nolan ?

En attendant, il était là et me proposait gentiment de me ramener. Peut-être n’était-ce là qu’une politesse de sa part, mais moi, en tout cas, je m’engouffrais dans la brèche en dégainant mon portable pour prévenir mon père. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, nous voilà en route vers le parking de l’école. Il ne le savait sans doute pas, mais j’avais déjà repéré sa voiture. Une magnifique bagnole ancienne rouge. Ma couleur préférée. J’y avais bien sûr vu un signe que j’étais la seule à interpréter de la sorte. Tout sourire, j’entrai tandis qu’il m’ouvrait galamment la portière.

- Merci. Elle est magnifique ta voiture, j’allais pas critiquer, j’adore !


J’étais sous le charme, et je ne parle pas de la voiture. Je lui donnais alors mon adresse, celle d’un superbe appartement sur un toit-terrasse à Manhattan que mon père avait acquis deux ans auparavant. C’était plus pratique pour lui pour aller travailler, et on était tout près de Broadway, génial pour traîner ma mère voir des comédies musicales. La voiture roulait et la radio diffusait une musique entraînante. Je me mis à chanter joyeusement.

- Allez, chante avec moi !
lançai-je en souriant, prenant la liberté d’augmenter un peu le son.

J’étais comme ça, j’avais tendance à faire comme chez moi quand j’étais en confiance. Jamais je n’avais été si peu pressée de rentrer chez moi. Je le regardais conduire de temps en temps avant de regarder à nouveau la route, histoire de ne pas avoir l’air d’une psychopathe.

- T’as de la chance de conduire, tu dois te sentir tellement libre. Ça te plaît ? C’est ton père qui t’a appris ?

Je me doutais que le mien n’aurait pas le temps de m’apprendre, et j’espérais que ce ne serait pas Mila qui s’y collerait.

- Et toi, tu habites où ?

New York était une si grande ville, je n’avais pas la chance de tout connaître, d’autant que je n’avais pas le droit de prendre le métro si je n’étais pas avec au moins l’un de mes deux parents. Même Mila n’en avait pas le droit, pas avant ses 16 ans, alors j’avais bien le temps. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au moins, en me raccompagnant, Nolan saurait repérer où venir pour ma fête d’anniversaire.



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Sam 29 Juin - 2:09
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Un vent de liberté soufflait sur nous et ça me plaisais. Arrivés sur le parking, je ne pouvais cacher la fierté qui m'envahissait en présentant à Sally mon bolide. Un travail collectif de restauration avec mon paternel qui nous a encore plus soudés l'un à l'autre. Il me comprenait comme personne et me soutenait dans ma passion pour la musique, alors pour lui faire plaisir, puisqu'il était un grand amateur de foot, je m'étais inscrit dans l'équipe. Voir de la fierté dans son regard, m'avait par la suite incité à donner le meilleur de moi, pour le rendre fier. Le seul défaut de mon père, n'en demeurait pas moins sa moustache qui le faisait ressembler à un acteur porno des années 70. D'ailleurs, même ma mère y allait de sa petite plaisanterie, car nous étions comme ça, prêt à nous vanner à la moindre occasion. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'avec sa petite moustache, Jack prenait cher. Que l'on se rassure, ma mère avec ses lubies de hippie n'était pas en reste.

« - Je suis ravi qu'elle te plaise.Mon père est très habile de ses mains et passionné de rénovation. On a passé plus de quatre mois sur cette charmante demoiselle pour lui redonner son allure d'autrefois. » Mais je préférais m'arrêter là, car une fois lancée, j'étais comme qui dirait intarissable sur le sujet. Nous prîmes donc place « - Tu peux me passer mes lunettes de soleil s'il te plaît ? Elles sont dans la boîte à gants. » Se pliant à ma demande, elle me donna ensuite son adresse avant que je prenne la route. Les fenêtres ouvertes, nous savourions le vent frais sur nos visages, tandis qu'à la radio la voix de Whitney résonnait avec l'un de ses premiers tubes. Sally entama la chansonnette et me poussa à en faire de même. J'hésitais l'espace d'un instant, qu'avais-je à perdre ? Nous n'étions que tous les deux, alors à quoi bon s'en priver. Je me mis alors à l'accompagner d'abord timidement puis avec un peu plus d'entrain. Je ne pus que constater à quel point nos harmonies étaient bonnes sans aucune préparation.

Les minutes s'égrenèrent sans que la bonne humeur ne retombe. J'étais bien, en confiance, assez pour continuer à chanter avec elle le long du trajet. C'était agréable, autant que de converser. « - Conduire, c'est la liberté et puis on peut chanter à pleins poumons sans faire chier personne ! Moi, j'aime prendre la voiture et aller jusqu'à la plage pour voir le coucher de soleil où juste pour le plaisir de me balader. En fait, pour ne rien te cacher, c'est ma mère qui m'a appris à conduire. Mon père s'est contenté de me trouver la voiture. Ma mère est photographe pour « Life » Elle aussi est du genre éprise de liberté, elle a beaucoup voyagé et voulait me transmettre ça. Alors elle m'a appris à conduire. Et pour répondre à ton autre question, on vit à Brooklyn, c'est moins glorieux que Manhattan. Tu as de la chance de vivre près de Time Square et de Broadway. Tu dois en voir des spectacles. J'aurais bien aimé voir Rent moi ! Je trouve ça génial d'avoir adapté de cette façon, la Bohème de Puccini. Puis on ose parler de Sida, d'homosexualité. C'est vraiment un musical que j'aurai adoré voir. N'hésite pas à m'arrêter si je parle trop hein ? »


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Sam 29 Juin - 3:16
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

J’étais dans sa voiture ! Je n’en revenais pas, j’avais du mal à réaliser, mais c’était pourtant vrai. Cette rentrée démarrait au top pour moi ! Nolan avait une voiture tellement géniale en plus ! J’avais l’impression d’être la reine du pétrole, d’autant que plusieurs camarades nous avaient vus embarquer dans son bolide. Combien de nanas avait-il fait monter à bord ? Une sorte de jalousie m’étreignit soudain, mais je me calmai aussitôt en l’entendant parler du temps qu’il avait passé dessus avec son père. Ça devait être génial de partager une activité avec son père. Le mien avait beaucoup trop de travail pour partager plus qu’un dîner avec Mila et moi, et ma mère bien sûr. Il était même arrivé en retard au spectacle de fin d’année l’an dernier. J’étais verte, d’autant que c’était moi qui avait ouvert, et j’avais d’autant plus mal pris la chose qu’il avait été parfaitement à l’heure pour voir ma sœur faire ses foutues acrobaties de saltimbanque avant le début du match. Bref, cette année, procès ou pas, il avait intérêt à être au premier rang pour m’applaudir.

Je passai ses lunettes de soleil au beau Nolan et nous voilà partis sur la route. Nous ne tardions pas à chanter tous les deux. Encore une chanson de Whitney, était-ce un signe ? Deux chansons de Whitney Houston dans la même journée… Bref, comme toujours, je cherchais des signes où il n’y en avait peut-être pas. Toujours était-il que nos voix se mêlaient à merveille, et ça, c’en était un !

J’admirai tellement Nolan. Sans doute n’étais-je pas objective, mais ce qu’il faisait ou disait me paraissait génial. Ainsi, l’entendre parler de conduire jusqu’à la plage pour regarder un coucher de soleil me sembla être la plus belle chose du monde et je me surpris à peine à rêver de l’accompagner.

- Ce doit être magnifique de pouvoir aller voir un coucher de soleil comme bon te semble. Il me tarde d’apprendre à conduire. Tu pourras peut-être me donner quelques tuyaux, lançai-je alors sans savoir pourquoi.

Mon imagination débordante me fit entrevoir l’idée de Nolan m’apprenant à conduire, au volant de sa superbe Cadillac. Je m’emballais sans doute un peu trop. J’appris que sa mère était photographe pour « Life », et j’en fus impressionnée.

- Waow, « Life » ! C’est pas n’importe quel magazine ! Et toi la photo, ça te tente pas ?

J’avais l’impression qu’il lisait dans mes pensées en évoquant Broadway. Je souris de toutes mes dents.

- Oh oui, j’adore aller voir des comédies musicales. Si tu aimes aussi, on pourrait peut-être y aller ensemble. Ils vont bientôt jouer le Roi Lion, il me tarde de voir ce que ça va donner. Et puis j’ai vu au moins dix mille fois Wicked et Le fantôme de l’Opéra, c’est sûrement mon spectacle préféré. Tu l’as vu ? Oh tu sais ils jouent encore Rent, ma mère avait eu des invitations pour la première il y a deux ans mais j’avais pas pu y aller. Si tu veux, je peux lui demander de nous avoir des places, elle connaît le gérant du théâtre.

Je ne pus m’empêcher d’avoir un petit rire idiot. Lui, parler trop ? Mais j’aurais pu m’abreuver de ses paroles !

- Ne dis pas n’importe quoi, tu es parfait. Enfin je veux dire… tu parles pas trop, t’inquiète !

Outch, bien rattrapé.

- Brooklyn a l’air cool. J’ai jamais trop exploré New York encore. Enfin, je connais Central Park comme ma poche et tous les théâtres de Broadway mais j’ai pas de mérite, c’est parce que ça m’intéresse.



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Sam 29 Juin - 12:35
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

Je parlais encore et encore telle la pipelette que je n'étais pas d'ordinaire. J'allais jusqu'à parler de mon père et des activités que nous faisions ensemble. Un sujet banal que je n'évoquais pas en compagnie de mes camarades sur le terrain. Il faut dire que la plupart d'entre eux, étaient issus de familles assez aisées et qu'eux contrairement à moi, passaient du temps sur les yachts de leurs pères friqués. Je n'ai rien contre les gens riches, j'ai juste du mal à apprécier les gars qui l'étalent à la vue de tous, mais plus encore à la vue de ceux et celle qui jouit d'une existence « normale » Moi par exemple, bien que les revenus de photographe de ma mère (et sa réputation) nous permettent de bien vivre à Brooklyn, un quartier pour lequel ma mère a semblerait-il eut un coup de foutre, je vivais plutôt bien. Toujours est-il que j'évitais de trop m'exposer même avec les gars de l'équipe et cela semblait convenir à chacun. J'étais un normal parmi les normaux !

De Sally, je ne savais pas grand-chose, bien qu'elle soit dans la classe de Mr Davis depuis plus d'un an. Pour dire vrai, je ne l'avais pas remarqué avant son audition de tout à l'heure. Et pourtant, elle semblait collectionner les premiers rôles, mais n'allant pas souvent au cinéma, j'étais incapable de développer plus que ça la conversation. Toujours est-il que je venais de la remarquer grâce à une chanson de Whitney et que c'est encore avec une chanson de l'artiste, que nous nous retrouvions. J'étais bien, à l'aise, tellement que je me mis à chanter avec elle. « - Super harmonies ! » Tellement que cela en devenait troublant autant que le fait que je sois capable de parler de moi, de ma vie, de mes parents avec autant d'aisance à une jeune fille que je connaissais à peine. « - J'ai une idée ! Un de ces quatre, je t'amènerais voir un coucher de soleil et on en profitera pour conduire un peu sur le parking. Je suis sûr qu'il est désert à cette heure ! Qu'est-ce que tu en dis ? »

Nous parlâmes ensuite de ma mère et de son job à « Life » Je l'admirais pour ça et pour les magnifiques clichés réalisés au cours de sa carrière, elle avait même exposé dans le coin. Une expo tournant autour du Street art à NY, elle était même parvenue à intéresser les jeunes des quartiers, saisit par la beauté du graffiti sublimé par sa photographie. Malgré tout, cet art ne m'intéressait pas plus que ça, contrairement à la musique et je n'hésitais pas à le faire savoir à Sally. « - C'est chouette la photo, mais pas pour moi. Je suis plus à l'aise avec un instrument de musique. » Et au vu de notre conversation, mon amour pour la musique ne pouvait qu'être évident, encore plus lorsque les musical de Broadway furent évoqués. Un sujet sur lequel j'étais intarissable, tellement que mes co-équipiers (adeptes du stéréotype pour la plupart) auraient aisément pu me pointer du doigt en me traitant de pédale, s'ils m'avaient entendu en parler. Et c'était peut-être pour ça (entre-autre) que je ne leur parlais pas plus que ça. « - Wow Sally, je ne sais pas quoi dire ! Je me conterais de Rent pour ne pas abuser et parce que j'ai vraiment très envie de le voir. C'est cool de te parler en tout cas, et pas juste pour avoir des places, je t'assure. Je regrette de ne pas avoir eu l'occasion de le faire avant, mais j'imagine qu'avec les préparations pour le spectacle, vu que tu as le premier rôle, on sera amené à converser plus souvent »

Arrivé à bon port, je dus arrêter ma voiture face à un imposant édifice. Je compris alors bien malgré moi, que Sally appartenait à ceux d'en-haut et que comparer à elle, je faisais bien piètre figure. « - Wow ça ne rigole pas ! » lançais-je pour ne rien laisser paraître. « - Donc on se revoit bientôt ?! Rentre bien ! » Je la vis tourner les talons pour regagner son royaume. J'aurais aimé lui donner mon numéro, mais je ne l'ai pas fait. Une prochaine fois peut-être !



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Sam 29 Juin - 12:57
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Il l’avait fait : Nolan Hamilton m’avait proposé de m’emmener voir un coucher de soleil dans sa super voiture, et même de m’apprendre à conduire sur un parking ! J’étais la plus heureuse du monde, tâchant bien sûr de contenir ma joie de mon mieux.

- Oh ce serait vraiment super ! Merci beaucoup pour cette proposition ! Quand tu voudras.

Et puis à mon tour je lui avais fait une proposition, celle de demander à ma mère des places pour Rent. Depuis deux ans que cette comédie musicale se jouait, elle avait toujours autant de succès. Le compositeur était mort la veille de la première, c’était triste quand on y pensait.

- Je verrais si je peux en avoir d’autres, mais à mon avis pour Rent, c’est sûr que c’est bon.

Aaaah il regrettait de ne pas m’avoir parlé avant, je crus fondre sur place en entendant ça, et heureusement qu’il conduisait, sinon il m’aurait vue rougir jusqu’aux oreilles.

- Eh, ne mets pas la charrue avant les bœufs, on saura la semaine prochaine qui aura quel rôle. Mais… t’as peut-être raison, qui sait ? Lança-je en toute fausse modestie.

Non, c’était clair que j’aurais le rôle de Belle, et j’avais hâte de voir quelles robes je porterais. Que voulez-vous, j’avais toujours été une vraie fille qui aimait les beaux vêtements. Ceci ne changerait pas en grandissant. En tout cas, Nolan semblait tout aussi heureux que moi à l’idée que l’on se revoie grâce au spectacle de l’école. Si j’avais pu, j’en aurais sautillé de joie.
Nous étions malheureusement bien trop vite arrivés. Mais loin de laisser la tristesse me gagner, je pensais à tous ces super projets : aller voir Rent, aller voir un coucher de soleil et apprendre à conduire, et répéter mon rôle, le tout avec Nolan Hamilton ! NOLAN HAMILTON quoi ! Bon, il fallait que je me calme.

- On habite au dernier étage. Si un jour tu veux passer, n’hésite pas. On se croisera peut-être demain ou dans la semaine ? Et sinon ben… à mardi prochain ?

Le mardi serait définitivement mon jour préféré, encore plus que ce qu’il ne l’était l’an dernier.

Une heure plus tard, ma sœur arriva avec maman qui semblait furieuse. Mila, elle, me sourit d’un air narquois et passa vers moi en marmonnant.

« -Tu vas voir ce que tu vas prendre ! »

« -Sally ! Je veux savoir ce qui t’a pris ?! Et pourquoi tu réponds pas quand je t’appelle ? Il sert à ça ce foutu portable hors de prix que je t’ai acheté ! »

- Mais maman… j’avais prévenu papa, il devait te dire qu’un copain me ramenait…

Il était vrai qu’avec la musique, je n’avais pas entendu mon portable sonner et qu’en arrivant à la maison, je n’avais pas fait attention à mes cinq appels en absence.

« -Un copain ? Et c’est qui ce copain ? Tu es beaucoup trop jeune pour qu’un garçon te ramène ! »

Là, l’occasion était trop belle, je tournai la tête vers Mila avec un sourire qui n’avait rien à envier au sien quelques minutes auparavant.

- Il s’appelle Nolan Hamilton, il est en musique avec moi. C’est parce qu’on parlait du spectacle, c’est lui qui fait les arrangements...

Ma sœur se décomposait et ma mère se calmait un peu puis alla enguirlander mon père qui avait mal rempli sa mission. Le pauvre, lui qui était tranquillement installé dans son fauteuil après une dure journée le nez dans les papiers…

Le lendemain soir, Mila ne se priva pas pour reprendre l’avantage. En effet, elle se plut à me raconter que vendredi soir aurait lieu une soirée spéciale uniquement réservée aux membres de l’équipe. A savoir les garçons du foot et les filles des cheerleaders. Forcément Nolan y serait. Et Mila insista bien sur le fait que personne d’autre ne serait admis, qu’ils feraient des jeux et pas n’importe lesquels. J’étais verte, il n’y avait pas d’autre mot. Le surlendemain, maman était venue me chercher tandis que Mila était restée au lycée. La fête aurait lieu au gymnase, et ma sœur avait eu le droit de rentrer en métro parce que sa meilleure amie Doreen viendrait dormir à la maison. Elle aussi pompom-girl, une fille plutôt jolie, presque autant que ma sœur. Elles me rendaient chèvre toutes les deux. Je profitais de l’absence de ma sœur pour essayer ses affaires, des robes, des chaussures et des bijoux. Bien sûr, c’était trop grand pour moi et je pestais de ne pas avoir son corps magnifique. Puis je regagnais mon lit, mais impossible de dormir, je pensais à Nolan. Est-ce qu’il s’amusait à cette soirée ? Est-ce qu’il m’avait déjà oubliée ? Au dîner, j’avais demandé à maman des places pour Rent et elle m’avait dit qu’elle irait parler à son ami. J’aurais au moins un prétexte supplémentaire pour parler à Nolan quand j’aurais les places en main.

J’avais fini par m’endormir quand j’entendis finalement après quelques heures ma sœur rentrer. Nous partagions une immense chambre, et je n’avais jamais compris pourquoi les parents n’avaient pas fait mettre un mur pour que nous ayons chacune la nôtre. Je faisais semblant de dormir, écoutant ces deux poules caqueter et glousser. Qu’est-ce qu’elles m’énervaient !




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Sam 29 Juin - 18:45
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 14 septembre 1999

C'était sympa ce moment de partage passé en compagnie de Sally que j'apprenais à découvrir sur le tard. Elle était pourtant présente depuis une année. Avais-je été trop arrogant pour la voir ? Je n'eus guère le temps d'y penser à nouveau, car il me fallait à présent reprendre la route pour rentrer, j'avais au préalable quelques courses à faire pour faciliter la tâche à mon père. Maman étant absente pendant une semaine, nous devions nous débrouiller tous les deux, entre mec et ce n'était pas brillant. J'ignorais en rejoignant le commerce du coin que je croiserai Doreen dans le rayon légume. Cette fille me plaisait, je devais le reconnaître. Je l'avais vu participer avec Mila et d'autres membres de leur équipe à plusieurs actions visant à récolter des fonds pour la bonne cause. Bien sûr, c'était monnaie courante au lycée de solliciter les gens populaires pour montrer l'exemple, mais elle, elle le faisait avec conviction et ça, ça me plaisait beaucoup. Nous échangeâmes quelques mots, je crois qu'on était aussi timide l'un que l'autre, plus que nous l'étions au lycée. Peut-être était-ce le cadre, peut-être était-ce la surprise de notre rencontre, toujours est-il que l'on ramait conjointement. Elle passa devant moi et le sourire aux lèvres, j'avais presque oublié de récupérer les plats à faire au micro-ondes.

« - Mon père ne sait pas cuisiner et comme on cohabite ensemble cette semaine je suis allé à l'essentiel » « Le mien, c'est une plaie. Il ne sait même pas griller un toast » Elle était drôle sans s'en rendre compte et j'étais encore plus maladroit qu'à l'accoutumée. L'échange ne dura pas plus longtemps, car nous étions attendus. Elle trouva cependant le temps de me faire savoir qu'il y avait une fête le lendemain au gymnase. J'avais décidé de ne pas y aller, mais ça, c'était avant de savoir que Doreen y serait. Et voilà comment je me suis retrouvé là, avec mes co-équipiers, ravis de me voir sortir de ma réserve. Nous avons bu, nous avons fumé comme tout jeune de notre âge et nous nous sommes également pliés au jeu de la bouteille. Porté par l'ivresse, je me suis laissé aller et c'est comme ça que j'ai emballé Doreen à la grande joie de mes équipiers. Le lendemain, nous étions un couple.

Mardi 21 septembre 1999

Alors c'est ça être amoureux ? C'est sourire bêtement, c'est avoir la tête ailleurs, c'est échangé des mots débiles pendant les cours ? Si oui, j'étais en plein dedans. Doreen et Nolan ! Tout le monde se plaisait à associer nos deux noms. Les filles imaginaient déjà Reen reine du lycée et les gars se foutaient de ma gueule parce que je serais indubitablement son roi. Tant pis ! Si ça lui faisait plaisir, moi ça m’allait. « - On se voit tout à l'heure ? » dis-je amoureusement à ma petite amie avant de l'embrasser à la vue de tous. Elle acquiesça et se décolla du casier pour rejoindre ses amies. Mila me salua, j'en fis de même et c'est le sourire aux lèvres que je regagnais l'amphithéâtre avec les partitions du prologue qu'il fallait que je travaille.

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Dim 30 Juin - 2:32
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 21 septembre 1999

Tous mes rêves et espoirs de conquérir le coeur de Nolan s’étaient envolés. J’avais le coeur brisé. En effet, ce que j’avais pris pour des racontars de nanas bourrées revenant de soirée (je trouvais ça pathétique) écoutées alors que Mila et Doreen revenaient de leur super boom spéciale « équipe du lycée », et plus tard des rumeurs que ma sœur colportait pour me blesser, tout ceci s’était avéré vrai. Nolan sortait avec Doreen, Doreen presque aussi parfaite que Mila. Comment aurais-je pu rivaliser ? J’étais si démoralisée que j’arrivais au cours de musique en traînant des pieds. Comme toujours, les élèves attendaient adossés le long du mur et je rejoignais mes camarades, me forçant à sourire. A vrai dire, je venais de passer par l’allée de casiers et pus voir, tout comme le reste de l’univers, Nolan embrasser Doreen. Les lèvres si parfaites de Nolan sur la bouche de vipère de cette fille que je détestais encore plus depuis samedi dernier.
Mes copines me félicitèrent pour le rôle de Belle que j’avais obtenu, nous avions reçu la veille l’e-mail du prof qui nous faisait part de la distribution des rôles. J’étais contente, bien sûr, mais j’aurais mieux savouré cette bonne nouvelle sans savoir ce que je savais. La porte s’ouvrit et nous entrâmes. Nolan arriva juste après, et mon coeur se serra lorsque je posai mon regard sur lui. Je ne pus empêcher mon air déçu d’assombrir mon visage, mais lorsque le prof nous salua, j’usai de mes talents pour avoir l’air aussi joviale que d’habitude.

« -Vous avez passé une bonne semaine ? Bon je suis désolé, j’imagine que vous n’avez pas eu le temps de travailler vos chansons respectives, mais ce n’est pas grave, on va le faire ensemble. Sally, on commence par toi ? »

A l’appel de mon nom, je me levai et m’approchai du piano.

- Oui, bien sûr.

Je lançai un vague sourire à Nolan avant de me tourner vers le prof et de prendre la partition qu’il me tendait, m’expliquant diverses choses. Je m’en foutais un peu à vrai dire, j’étais ailleurs, pas vraiment concentrée. La chanson commença, je faisais mon job, plutôt très bien au vu de la tête de mes camarades et de leurs applaudissements. Vint ensuite le tour du garçon qui avait le rôle de Gaston, j’avais complètement zappé son prénom. J’étais ailleurs pendant tout le cours et même les messes basses de mes deux copines ne parvinrent pas à me ramener de ma planète.
Le cours s’acheva, quasiment tous les élèves avaient pu passer sur une chanson. Je vis Nolan ranger ses partitions et je me décidai finalement à aller le voir.

- Hey. T’as bien joué, c’était pas forcément facile tous ces morceaux. Je voulais te dire, ma mère a pu avoir les places pour Rent.

Je lui tendis alors les deux places.

- Tu peux y aller avec Doreen si tu veux, je comprendrais, y a pas de souci.

A vrai dire, je ne pouvais pas exiger d’y aller avec lui, il avait une copine, bien plus jolie et plus proche de son âge, je pouvais parfaitement comprendre qu’il préfère y aller avec elle. Mais ça me brisait le coeur. En une semaine, tout avait changé si vite… Je lui souris et sortis de la classe sans trop lui laisser le temps de me répondre, et là, comme si ça ne suffisait pas, je tombai sur ma sœur et Doreen. Sans doute attendaient-elles Nolan pour aller ensemble vers le stade.

« -Tiens, le hobbit ! » commença ma sœur.
« -Tu crois qu’elle sait ce que c’est ? reprit Doreen. Elle peut pas avoir lu Tolkien, le bouquin est plus gros qu’elle ! »

Les deux pimbêches se mirent à rire tandis que je rougissais de colère.




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Dim 30 Juin - 15:35
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMARDI 21 SEPTEMBRE 1999

Une belle mélodie résonnait dans ma tête. Pour l'heure, j'étais incapable d'y mettre des mots, mais mon cœur demeurait léger. Doreen m'inspirait de toute évidence, assez pour écrire une mélodie et visiblement assez pour sombrer dans la mièvrerie. Allez reprends-toi ! Et c'est muni de mes partitions que je retrouvais le collectif dans l'amphithéâtre. À l'avenir, nous serons une troupe, je devais dès lors me familiariser avec tout le monde, apprendre les prénoms, mettre à l'aise les petits nouveaux et j'en passe, mais de bon cœur comme toujours. J'aimais le contact avec les autres, l'esprit collectif en somme. Je le trouvais sur le terrain, mais aussi ici, avec ces personnes pas forcément populaires et pas appréciées à leur juste valeur. « - Salut tout le monde ! » Le sourire aux lèvres, je regagnais ma place derrière le piano testant au passage quelques notes avant de me concentrer sur la lecture de ma partition. Je pensais encore à Doreen et l'attention déclinante, il me fallut m'y reprendre. « - Salut Sally ! » lançais-je gaiement en la voyant s'approcher. Elle avait obtenu le rôle principal, j'étais content pour elle, bien que cela soit une formalité. Sally avait du talent, plus que la plupart des personnes ici présentes et j'allais à nouveau pouvoir le constater par moi-même.

Laissant glisser mes doigts sur le papier et après avoir joué le prologue, la voix de notre premier rôle féminin se fit entendre. Vint ensuite, un des rares types du groupe qui s'échina à jouer Gaston. J'aurais aisément pu faire un tas de remarques pour l'aider à s'améliorer, mais le temps nous étant compté, il fallait aller à l'essentiel pour aujourd'hui. Ce fut presque une délivrance pour moi, quand la cloche retentit, j'avais hâte de retrouver Doreen et de prendre un peu l'air. Munit de mes partitions que je rangeais à la volée dans mon sac, je m'apprêtais à quitter les lieux, quand une voix familière me détourna de mon but. « - Hey Sally ! Tu as assuré aujourd'hui. » dis-je par politesse, mais aussi parce que je le pensais. « - Je commence à maîtriser les morceaux, ça va aller tout seul. » Puis elle s'approcha un peu plus et me tendit deux places pour Rent. Mon cœur explosa, depuis le temps que je voulais voir cette comédie musicale, mon vœu était enfin exaucé. « - Wow Sally, c'est ... merci » Je mourais d'envie de la pendre dans mes bras pour la remercier, mais ce qu'elle fit entendre m'arrêta dans mon élan de gratitude.

« - Je... attends ! » Mais je n'eus guère le temps d'ajouter quoique ce soit, Sally ayant déjà quitté les lieux. Bien sûr, y aller avec Doreen relevait de l'évidence, mais je ne pouvais m'empêcher d'être mal à l'aise pour Sally, car initialement, nous devions y aller ensemble. Une promesse étant une promesse, j'aurais aimé m'y tenir. « - A plus tard Mr Cooper ! » lançai-je à l'enseignant avec de quitter l'amphi pour prendre la direction du stade. Quelle ne fut pas ma surprise en surprenant Doreen et Mila accostant Sally. « - Vous êtes là ?! » « Hey mon cœur. Oui, je t'attendais ! Qu'est-ce que c'est ? » Elle lorgnait les places que j'avais en main et une fois encore je fus pris au dépourvu. « Rent ! » « Ah, ce sont les places que Sally a demandé à maman ! » « C'est quoi ? » « - Une comédie musicale ! » « Ah mon cœur, on a qu'à y aller ensemble ! » Mon regard se posa sur Sally, j'étais désolé pour elle et encore plus mal à l'aise. « - Euh... » « Ok, on se fait ça alors ! On va au stade ! » Elle m'entraîna, me laissant à peine le temps de récupérer mon sac. Mon regard se posa une dernière fois sur Sally.

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Lun 1 Juil - 2:57
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 21 septembre 1999

L’échange avec Nolan avait été bref, et comme à chaque fois que je le voyais et lui parlais, je ressentais un pincement au coeur, mais cette fois-ci fut différente. Je n’étais qu’une jeune adolescente de presque treize ans, j’avais du mal à relativiser mais voilà, le garçon dont j’étais éprise était en couple avec une morue du même acabit que ma sœur. Partagée entre déception et tristesse, je devais continuer à mener ma vie d’adolescente, de lycéenne en avance sur son âge, et d’actrice. Ma mère m’avait dit qu’elle me donnait les places pour Rent à condition que je continue de travailler sérieusement les auditions à venir, et elle avait raison, si je voulais réaliser mes rêves, je devais rester concentrée. Le compliment de Nolan me fit plaisir et m’arracha un sourire. Je lui donnai ses places, il avait l’air si heureux que rien que ça avait suffi, l’espace de quelques secondes, à regonfler mon coeur brisé. Puis je m’échappai bien vite, j’avais encore trop du mal à encaisser, j’avais peur de laisser mes émotions me submerger. Seulement, une fois dans le couloir, je dus affronter bien pire : les deux morues. Les deux plus belles filles de tout le lycée, sans doute parmi les plus populaires, pompom-girls oblige !

Elles n’eurent le temps de finir de me pousser à bout que Nolan arriva derrière moi. J’espérais qu’il n’avait pas entendu ma sœur et Doreen. Je me sentais déjà si rabaissée par rapport à elles que je n’avais pas envie qu’elles inspirent Nolan dans ce sens. Je regardais mes pieds, retenant ma colère, tandis qu’ils dialoguaient. J’avais envie d’arracher les yeux de cette fille, elle ne savait même pas ce qu’était Rent ! Je ne comprenais pas ce que Nolan lui trouvait. Mais sans doute la jalousie me faisait penser ainsi. J’avais entendu l’hésitation dans la voix du beau pianiste de la chorale et avait levé la tête vers lui. M’avait-il réellement lancé un regard ou avais-je rêvé ? Tous les trois partirent en direction du stade, Nolan pour son entraînement du mardi, Mila et Doreen pour leur entraînement de cheerleader, et moi, je restai dans le couloir, me rendant ensuite vers les casiers, ouvrant le mien rageusement. Une copine qui n’avait plus cours non plus me rejoignit.

« - Ça n’a pas l’air d’aller... »

-Non, tu crois ?!

« - Je sais, c’est pas cool pour Doreen et Nolan. Mais tu verras, quand le film dans lequel tu as joué va sortir, tu auras la côte auprès de tous les mecs, tu surpasseras la popularité des cheerleaders, et tous les mecs voudront sortir avec toi ! Ça et le premier rôle dans la comédie musicale, le lycée sera à toi ! »

Elle savait trouver les mots pour me rendre le sourire. Elle décida de venir avec moi, choisissant de prendre le métro un peu plus tard pour rentrer chez elle, et nous allâmes dans les gradins, nous plaçant le plus haut possible, écoutant les chansons de « la Belle et la Bête » pour m’entraîner encore un peu, nous amusant à imaginer des chorégraphies et déplacements.


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Lun 1 Juil - 23:07
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan HamiltonMardi 21 septembre 1999

J'aurais dû être heureux, après tout, je tenais entre mes doigts deux places pour aller voir « Rent » Ce moment, je l'attendais et j'espérais encore naïvement que l'un de mes parents l'eut compris et se décide ainsi à m'offrir les places. Rien ne se passa ainsi, cependant, j'eus trouvé en Sally ce qui me semblait être une bonne fée. J'ignore ce que cela lui avait coûté auprès de sa mère, qui j'en suis sûre, lui avait offert les places en attendant quelque chose en retour. Cette femme ne m'inspirait aucune confiance et encore moins de la sympathie. Je me plaisais d'ailleurs à la surnommer le dragon. Et il est vrai que c'est l'image qu'elle renvoyait lors de ses apparitions. Une femme austère, froide, prête à fumer le moindre obstacle sur sa route ou sur celle de l'une de ses filles. Sally ne devait pas rire souvent et le simple fait d'imaginer qu'elle avait monnayé cette demande, effaça de mon visage le moindre sourire. Et puis, je me sentais terriblement gêné, car de base, nous avions prévu d'y aller ensemble. Je devais toutefois faire bonne figure, Doreen semblait emballée pour y aller, une perspective qui m'enchantait suffisamment pour amoindrir ma déception.

Cette fin d'après-midi fut étrange. Je donnais le meilleur de moi-même à l'entraînement. Je me devais d'être performant pour seconder au mieux le capitaine. Doreen et Mila étaient quant à elles en train de répéter de nouveaux portés et autres pyramides. Ça ne m’intéressait pas plus que ça, mais je savais que dans leur domaine, elles étaient des pointures. Après avoir réussi un plaquage, puis quelques passes, mon regard se posa sur les gradins où Sally et l'une de ses amies gesticulaient. Je crois sans certitudes, qu'elles se prêtaient au jeu de la chorégraphie. Des certitudes que je ne pus éluder, car il fallait déjà que je reprenne ma place pour relancer la balle. Rien ne pouvait me toucher, j'avais des places pour Rent et j'allais m'y rendre avec Doreen. Ce moment serait le nôtre et qui plus est l'une de nos premières sorties « officielles. »

Quelques jours plus tard...

Quand est-ce que tout a déraillé ? Était-ce à la sortie de Rent où Doreen s'était offusquée de ne pas avoir saisi l'esprit même du spectacle ? Elle n'avait pas aimé, trop de chansons à son goût. Une hérésie quand on sait qu'il est question d'une comédie musicale. Mais passons, je conçois que les goûts et les couleurs puissent se discuter. Mais n'était-elle pas friande de ça ? N'avait-elle pas laissé entendre qu'elle adorait Broadway ? Avais-je mal entendu ? Une semaine supplémentaire venait de s'écouler et le doute m'assaillit insidieusement. Quelque chose n'allait pas et j'étais incapable de comprendre quoi. Du moins pas avant que je ne découvre son vrai visage. « Pas alors petit laideron ! Où est ton amie le hobbit. Je vous pensais inséparable. Aller, je vais te faire une fleur. Si tu votes pour moi et Nolan pour que nous puissions être roi et reine lors du prochain bal, je te promets un regain de popularité. » Mila, qui venait de s'approcher, se mit à rire face à la meilleure amie de Sally. « Ou un relooking total ! » Je ne devais pas être là, théoriquement mon popotin aurait dû être installé en salle de physique à observer des planètes et à jouer au savant fou. Mais l'enseignant étant indisponible, nous pouvions dès lors quitter la salle en attendant le prochain cours.

« - Doreen ? » « Ah mon cœur, tu es là ? » Elle était gênée de toute évidence et moi surpris de l'entendre elle et Mila s'exprimer ainsi. « - Je n'ai pas physique ! Vous faisiez quoi ? » J'étais interloqué, tellement que je me demandais si j'avais bien entendu. « On discutait avec Mila et... » L'hésitation au moment de donner le prénom de la fille qu'elles semblaient harceler venait de trahir leur mensonge. « - Tu cherchais à la soudoyer ou je rêve ? »« C'est pour le bal Nolan ! » « - Mais j'en ai rien à foutre du bal. Vous vous êtes entendu toi et Mila ? » Elle restait interdite, mais tâchait encore de garder le sourire. « Chéri » tenta-t-elle en posant sa main sur mon épaule, une main que je repoussai aussitôt. « - J'ai à faire là ! » Mâchoire crispée, sous le regard de la meilleure amie de Sally et accessoirement de sa sœur, je quittais le couloir. Il me fallait un peu de calme pour étouffer la colère qui grondait en moi. C'est sans surprise que je pris la direction de l'amphithéâtre pour me réfugier derrière le piano.

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Mar 2 Juil - 2:50
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Lundi 27 septembre 1998

Je n’avais donc pas été voir « Rent » avec Nolan. Je lui avais donné ma bénédiction pour qu’il y aille avec sa petite amie, ce qui paraissait logique, et à chaque seconde qui s’était écoulée depuis, j’avais regretté ces paroles. J’avais été contente de lui faire plaisir, mais j’aurais été encore plus contente de me faire plaisir en l’accompagnant. Mais les gens ne m’appartenaient pas, c’était ce que n’avait de cesse de me répéter ma sœur quand nous nous disputions. Il était vrai que j’avais tendance à vouloir n’en faire qu’à ma tête quand j’étais prise dans un élan de passion. Ce week-end là, je n’avais fait qu’y penser. Doreen assise à côté de Nolan, assistant à un remarquable spectacle. Que s’étaient-ils dit ? Est-ce qu’il avait été content des prestations ? Est-ce que cette salope l’avait embrassé ? Ah j’étais hors de moi et j’avais passé un week-end pourri. Même répéter mes textes et mes chansons ne me mettait plus en joie. Et puis un appel de ma meilleure amie m’aida à me remettre d’aplomb. Je n’étais pas du genre à abandonner. Non, j’étais du genre à travailler dur pour obtenir ce que je voulais. Et ce que je voulais, en plus des meilleurs rôles au cinéma et d’avoir un Oscar, c’était sortir avec Nolan. Brooklyn, ma meilleure amie en question, me rappela que les amourettes de lycée ne durait que rarement. Et puis il fallait se rendre à l’évidence, Doreen était jolie, bien sûr, presque autant que Mila, mais elle ne pouvait pas être faite pour Nolan… Moi, j’étais sure et certaine d’être faite pour lui. Il y avait une telle alchimie quand je chantais sur des notes qu’il jouait, c’était magique.

Retour en cours le lundi. Ma sœur bien entendu jubilait de retrouver sa super copine qui lui raconterait tous les détails croustillants et qu’elle s’empresserait de me répéter en amplifiant, histoire que je sois bien dégoûtée. A vouloir être gentille, ça s’était retourné contre moi, je n’avais de cesse de me le rabâcher. Mais je devais relever la tête et aller de l’avant. Le dimanche il y aurait ma fête d’anniversaire, l'avant- veille de ma date réelle de naissance, mais on ne pouvait décemment faire une fête un mardi de cours. Le film dans lequel j’avais joué sortirait mercredi, dans deux jours, et ça, ça me remontait un peu le moral.

Une véritable épidémie : trois professeurs étaient manquants ce jour-là, et nous étions tous très heureux d’apprendre que notre cours de math sautait. Personnellement, c’était l’une des matières où j’excellais, comme beaucoup d’autres, alors ça ne me faisait rien et je trouvai là un prétexte pour aller rejoindre l’amphithéâtre vide pour m’exercer. Depuis les coulisses, me voilà à chanter la chanson de Belle qui va au village, version Disney, avec des déplacements totalement improvisés. J’étais tellement à fond dans mon interprétation que je n’entendis pas Nolan arriver tandis que j’étais sur scène en train de chanter avec coeur : « je veux vivre autre chose que cette viiiie ».


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Mar 2 Juil - 21:30
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Lundi 27 septembre 1998

À quoi avais-je assisté ? Était-ce bien Doreen qui s'était exprimée de la sorte à l'encontre de cette fille qui, je crois, ne lui avait rien fait ? J'avais beau retourné la chose dans tous les sens, le doute continuait à planer. Non, Doreen ne pouvait être le stéréotype sur pattes de l'ignoble cheerleader qui ne se sentait bien qu'en rabaissant les autres. Non, c'était tout bonnement impossible. Elle était une fille intelligente, ouverte d'esprit, à l'écoute des autres, elle était généreuse. Et alors que je mettais de la distance entre nous, au sens propre, comme au figuré, je me rendis compte qu'un à un, j'avais conjugué ces adjectifs mélioratifs au passé, comme si dans le présent, il n'avait plus aucune valeur. Mais en avaient-ils eu un jour ? Tout cela, n'était-il pas que de la poudre aux yeux ? N'avais-je pas fantasmé la petite amie parfaite ? Mais non, bien sûr que non, je n'avais rien imaginé. Elle avait participé à diverses actions pour récolter des fonds, elle s'était prêtée au jeu des photos, elle faisait du bénévolat dans plusieurs associations... Elle... Foutaise ! Tout cela n'était qu'une image, aussi lise que la couverture des magazines sur lesquels bons nombres de petites minettes fantasmaient en rêvant un jour d'avoir elles aussi leur quart d'heures de gloire. Doreen était l'une d'entre elle. Elle travaillait tous les jours sur son image, vendeuse pour s'attirer les regards et la sympathie du plus grand nombre. Mais qu'attendait-elle des autres ? Mais qui était-elle vraiment ? Putain trop de questions pour un si petit esprit que le mien.

Non, en fait à mon avis, c'est le lycée ! Oui, le lieu de tous les possibles pour des adolescents. Ici, les rêves sont accessibles si on s'en donne les moyens. On peut encore croire que demain, notre vie peut changer, n'étant pas encore des adultes, on peut avidement profiter de ce microcosme où l'on peut être au-dessus de la chaîne ou en dessous. Oui, populaire ou pas, telle est la question ? Ici, nous ne sommes jamais nous-même à cent pour cent et ceux et celles qui aspirent à la popularité en savent quelque chose. Moi, je n'ai jamais couru après tout ça, étant dans l'équipe de foot, cette popularité était acquise. Mais qu'en est-il des cheerleaders ? J'imagine que ce n'est pas avec des pyramides et quelques enchaînements, que l'on acquière sa popularité. Après tout, si les gens se déplacent au stade, ce n'est pas pour voir des pompons agitaient le popotin si ? Leur popularité est relative... Non ! Arrête Nolan tu deviens mauvais là et ça ne te ressemble pas ! Il me faut un exutoire pour exorciser ce mal et de mieux que le piano de l'amphithéâtre. C'est le pas plein d'incertitude que je regagnais ma forteresse de solitude sauf que ce n'est pas aujourd'hui que je pourrais prétendre à de la solitude au vu de la lumière qui émanait de la scène. La voix de Sally résonna alors. Elle travaillait l'un des titres d'ouverture du spectacle. Tapis dans l'ombre et en toute discrétion, j'avançais sans en perdre une miette et lorsqu'enfin elle eut terminée, je ne pus m'empêcher d'applaudir.

« - Wow, c'était pas mal du tout ! Mais tu sais que tu gagnerais en puissance en gainant un peu plus et en travaillant sur ta respiration. Alliant l'acte à la parole, je regagnais déjà la scène pour venir me placer derrière elle. « - Tiens-toi droite ! Tout ton corps doit être engagé dans la production d'un son puissant. » Ma main se posa sur sa gorge et glissa innocemment jusqu'à son ventre. « - Il y a d'abord une tension dans la gorge, mais avant toute chose, tu dois avoir conscience de ta respiration. Inspire, expire ! Sens ma main qui accompagne ton souffle ! » Puis je commençais à chanter les premières notes de sa partition. « - A toi ! Je garde ma main sur son ventre pour que tu continues à avoir conscience de ta respiration. »

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Mar 2 Juil - 21:55
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Lundi 27 septembre 1998

J’étais concentrée, tellement que la présence de Nolan ne m’avait pas frappée. A vrai dire, j’essayais davantage d’extérioriser ma frustration et ma colère plutôt que de donner une bonne prestation. Mais quand sa voix retentit dans l’amphithéâtre, mon coeur se serra. Dès le premier mot, je l’avais reconnu. Il était là, il me complimentait. Encore.

Mais pourquoi c’est pas moi que tu aimes ?!!

Malgré tout, j’étais contente de le voir, et plus il s’approchait de moi, plus mon coeur s’emballait. Il me donnait des conseils, j’écoutais, je hochais la tête. Il se plaça derrière moi et – Oh mon dieu !- sa main s’était posée sur ma gorge. Ce simple contact m’avait donné des frissons. C’était bête, j’en conviens, mais j’étais amoureuse et lui, il me donnait un cours de chant ! Sa main vint se poser sur mon ventre. Je ne savais plus quoi faire ni quoi dire, alors je me contentais d’écouter et d’obéir. Être consciente de ma respiration… J’étais surtout consciente que j’allais défaillir oui ! Je l’écoutais donc attentivement, me concentrant sur sa voix. Il entonna alors la première phrase de ma chanson. Sa voix… Oh cette voix, même sa voix était parfaite. Bon, je ne devais pas me griller. Il voulait que je reprenne, alors je le fis. Je repris donc les premières phrases de la chanson, sentant sa main appuyer sur mon ventre pour me faire sentir l’impact de la respiration. Il avait raison, ma voix était beaucoup plus puissante. C’était incroyable la différence. Je continuai jusqu’à la première intervention des villageois et me tournai vers lui. Nous étions si proches, j’en étais troublée. J’eus la bêtise de plonger mon regard dans le sien. Ses yeux d’un bleu si bleu, si profond, un océan dans lequel je prenais soudain plaisir à me noyer. Si j’avais été plus courageuse, je l’aurais embrassé. Mais je n’étais qu’une gamine pétrifiée devant le garçon qui la faisait craquer depuis maintenant un an, et qui sortait avec la pire peste du lycée après sa propre sœur.

- Merci Nolan, soufflai-je.

Je ne savais pas quoi dire d’autre. J’étais complètement soufflée par sa présence si près de moi. Il fallait que je me reprenne. Je reculai d’un pas en me raclant la gorge.

- Je… je savais pas que t’avais besoin de l’amphi. J’ai vu personne, alors je suis venue. Alors euh… c’était bien « Rent » ? Comme tu l’imaginais ?


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Mar 2 Juil - 22:54
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Lundi 27 septembre 1998

Je voulais m'installer au piano et déverser ma frustration sur chaque touche de l'instrument. Je voulais chanter, non hurler à m'en arracher les cordes vocales, mais au lieu de ça je me retrouvai là, d'abord spectateur, puis acteur de la prestation de Sally. Elle était tellement douée, mais pas encore au maximum de ses capacités. Je délaissais de ce fait mes envies de défoulement, au profit de quelques conseils que j'espérais utiles. Sans trop réfléchir, je m'étais donc placé derrière Sally et sans arrières-pensées, j'avais commencé à dispenser les astuces que l'on m'avait transmises. Ma main, pleine de certitude, se posa sur le ventre de mon élève d'un jour. Elle devait prendre la pleine mesure de sa respiration et de la puissance qui en découlait. Jusqu'à là, rien de grandiloquent, cependant, lorsque nos regards se croisèrent, après qu'elle eut essayé d'interpréter sa partition avec mes directives, la confiance que j'avais en moi défaillit presque aussitôt. J'étais incapable de l'expliquer, mais toutes mes certitudes s'étaient elles aussi envolées. J'étais mal à l'aise, tellement que je peinais à me reconnaître. Plusieurs secondes s'écoulèrent sans que ni l'un ni l'autre n'échange le moindre mot. Je n'avais jamais remarqué la douceur de son regard aux accents sucrés. Oui, le genre de gourmandise dont on pourrait abuser sans modération. Pourtant, cette couleur n'avait, à ma connaissance, pas changée, tout comme Sally, que je commençais à considérer différemment à présent.

« - Merci à toi... Enfin, je veux dire, merci d'avoir écouté mes conseils. » Pourquoi tu bafouilles comme ça ? Nolan, qu'est-ce que tu me fais là ?! À mon tour, je restai interdit, incapable de me défaire de cette bien étrange sensation qui me faisait perdre tous mes moyens. Mets de la distance ! Ce que nous fîmes chacun en reculant d'un pas. Main sur la nuque que je massais, trahissant un peu plus ma gêne, je me confrontais à présent à des questions que j'aurais préféré éviter. « - Non mais c'est pas grave l'amphi est à tout le monde, tu n'as pas à te justifier. » Mais n'attendait-elle pas une réponse à sa question ? Et en plus, elle était en droit de me demander mon avis sur « Rent » et pour ma part, j'avais le devoir de lui répondre, éluder la question aurait été malpoli et je ne voulais pas l'être avec Sally. « - Franchement, c'était vraiment incroyable ! Idina Menzel est géniale ! Je suis sûre qu'elle cartonnera en solo. Les autres eux aussi étaient géniaux. Les décors, les costumes...J'ai adoré, Doreen moins. Elle n'a rien compris et je ne suis pas sûr qu'elle se soit donné les moyens de comprendre... Dis, je peux te poser une question ? Sois franche hein ?! Est-ce qu'elle t'a déjà mal parlé, voire même rabaissée ? J'ai besoin de savoir Sally, parce que je crois que j'ai peut-être un peu trop idéalisé Doreen ! »


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Mer 3 Juil - 12:28
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Lundi 27 septembre 1998

Être là, avec lui, ça changeait tout. Je n’étais plus en colère, même s’il était encore avec Doreen. J’étais heureuse de le voir, d’être seule en sa présence, d’avoir la chance de bénéficier de ses conseils. Tout ça, c’était énorme pour moi. Je fus surprise de l’entendre me remercier et je me mis à rire bêtement.

- C’est bien la première fois qu’on me dit merci d’avoir suivi des conseils.

Je me sentais tellement idiote face à lui, il me paraissait si parfait. Qu’est-ce que j’étais, moi, à côté de lui ? Juste une petite gamine ambitieuse qui espérait faire carrière dans le cinéma. Bon, OK, j’étais bien partie pour, mais malgré tout j’avais du chemin à faire. Nolan, lui, était bon en sport et en musique, tout le monde l’aimait, il avait une super voiture et la liberté. Je m’excusai d’avoir squatté l’amphi alors qu’il semblait en avoir besoin. A vrai dire, j’avais déjà fait tous mes devoirs. J’avais la chance d’être très intelligente et de comprendre rapidement la plupart des cours, et je m’avançais autant que possible pour avoir du temps pour ce qui me passionnait vraiment : le chant et le jeu d’acteur. Maman m’avait dit que la saison des castings allait commencer et je faisais tout pour être au top. Mais malgré tout, malgré la concentration, malgré la raison dont j’essayais de faire preuve, Nolan hantait mon esprit. Il était adorable en plus. Machinalement , comme pour alimenter la conversation, je lui demandais comment il avait trouvé « Rent ». Après tout, il m’avait dit qu’il avait rêvé d’y aller depuis la première. Je constatai la joie dans sa voix et son regard et je ne pus m’empêcher de sourire. Je lui avais fait plaisir et ça me rendait heureuse. Néanmoins, mon sourire se figea lorsqu’il évoqua Doreen. Cette pétasse n’avait même pas apprécié la comédie musicale ? Mais quelle mécréante. Ça m’agaçait, mais le principal était que Nolan, lui, ait aimé.

Soudain il me posa une question qui me figea. Je m’attendais au pire et j’avais raison. Il voulait savoir si Doreen avait été désagréable avec moi. Je me mordis la lèvre en détournant le regard. Avais-je le droit de rabaisser sa copine devant lui ? Etait-ce judicieux de se montrer comme une victime devant le garçon qu’on aimait ? Je ne savais que faire. D’un autre côté, je ne voulais pas lui mentir. Mais non, je ne voulais pas être la victime de cette ignoble peste. Un véritable dilemme pourtant que cette question. Il voulait savoir, il me posait directement la question… Je brûlais d’envie de lui ouvrir les yeux d’un coup, de lui dire combien cette fille était détestable, toutes les fois où avec ma sœur elles s’étaient moquées de moi parce que j’étais la plus jeune et la plus petite de la classe. Forcément, j’avais deux ans de moins.

- Non… euh… Je sais pas trop… Tu sais, comme tout le monde fait avec tout le monde… sûrement…

Je n’osais plus le regarder et croisai les bras, m’approchant du piano pour m’accouder dessus et passer mes mains dans mes cheveux, le visage pencher sur le couvercle du piano.

- Tu veux la vérité ?! Lançai-je soudain en me redressant.

La fougue commençait à m’emporter, je repensais à toutes ces fois où Doreen m’avait rabaissée, notamment cet été avec ma sœur, et oui, j’avais envie de me venger.

- Doreen est une garce de la pire espèce ! Comme ma sœur ! Les mêmes, toutes les deux, des clones ! Elles ne se sentent bien qu’en se moquant des autres. Et encore, moi j’ai de la chance, y a ma trogne sur une affiche de film, mais les autres ont moins de bol. Si j’étais plus grande ou aussi jolie qu’elle, elle n’oserait pas s’en prendre à moi. Mais c’est pas le cas et je suis pas la seule. Mais ne t’inquiète pas, c’est pas grave. Les gens comme ça, tôt ou tard ils paient.

Est-ce que je me sentais mieux ? Peut-être un peu. Non, carrément. Mais j’avais peur que Nolan me prenne en pitié. Je ne voulais pas de pitié.


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