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FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes

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Nolan Hamilton

Nolan Hamilton

Admin - Los Angeles
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Mer 14 Aoû - 2:40
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

J'avais beau être chez moi, en terrain conquis de surcroît, je n'en demeurais pas moins soucieux de paraître sous mon meilleur jour, pour faire honneur à notre invitée d'un soir. J'avais de ce fait passais de longues minutes dans la salle de bain, tellement que l'on aurait pu aisément me chambrer là-dessus. Mon père ne m'en voudra pas, j'en suis sûr, mais j'avais également eu la main mise, l'espace d'un instant sur son after-shave, subtilisait sans états d'âme. Je m'excuserai plus tard et je suis sûr qu'au vu des circonstances, je serais vite pardonné. J'avais enfilé un jean propre et certainement ce que je qualifiais être ma plus belle chemise et une fois paré, c'est fièrement que je m'avançais vers les escaliers, bien qu'un peu anxieux de l'arrivée imminente de Sally. « Nolan viens deux secondes ! » J'étais à peine arrivé que mon père me sollicitait déjà pour remettre un branchement défaillant derrière le poste de télévision. Rien de bien méchant en somme, juste l'affaire de quelques secondes. Mais c'était sans compter sur ma mère, qui avait elle aussi besoin de mon aide. S'étaient-ils passé le mot ? Au vu de la connivence émanant de leur regard, j'étais en droit de me poser la question. Soit, rendez-vous à la cuisine pour récupérer un plat que j'eus à peine de temps de poser sur la table, que la sonnerie se mit à résonner, me rappelant que l'arrivée de Sally, n'était de ce fait plus imminente. Ma mère se chargea donc d'ouvrir et de faire ce qu'elle savait faire de mieux en de telles circonstances.

« Bonsoir ! Sally, c'est ça ? » Elle souriait, de la cuisine, je savais que ma chère mère souriait et au vu de l'intonation de sa voix, elle était heureuse, peut-être même un peu trop exaltée par l'arrivée d'une jeune fille sous notre toit. « Je suis tellement contente de te rencontrer si tu savais ! » Elle s'arrêta net lorsque Sally lui présenta, ce qui me semblait être une boîte de chocolats. Oui, de là où je me trouvais, je n'arrivais pas à voir ce que la plus belle fille du lycée tenait entre ses douces mains. Oui, je sais, jouer les petites souris, c'est moyennement classe, mais je voulais à tout prix, m'exempter de cette première rencontre entre ma mère et Sally, afin d'être certain que le courant passerait bien entre elles. Et de toute évidence, ma mère semblait charmée. « Ah ma chérie, il ne fallait pas, je t'assure. » Ca ne l'a pas empêché de prendre la boîte. Je sais qu'elle raffole des chocolats, qui plus est lorsqu'ils sont suisses. Sacré maman ! Elle se proposa d'ailleurs de débarrasser Sally de sa veste, tout en lui faisant savoir qu'elle pouvait faire comme chez elle. Ma petite amie eut à peine le temps de souffler, que mon père vint à sa rencontre. Cette fois, c'était la bonne et je devais dès lors me délester de mon costume de petite souri pour celui du galant, petit ami. « - Ne la harcèle pas déjà de questions Pa', elle vient à peine d'arriver ! » lançais-je avec bienveillance à Jack tout en m'approchant de Sally pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. « - Bienvenue chez moi ! Tu n'as pas trop galéré pour trouver ? » Mon père toussota légèrement, histoire de me faire savoir qu'il était présent lui aussi. « - Oui Papa. Sally je te présente donc Jack, mon bruyant et curieux paternel » Il lui sourit, un bon point. « Donc tu es Sally ? » Non, pas déjà la séance de questions due à une trop grande curiosité que ni mon père, ni ma mère ne sauraient contenir ce soir. « - Mes parents risquent de te faire passer un interrogatoire, on dirait ! »

« Non, tu ne risques rien jeune fille. Par contre pour toi mon grand, je ne serais pas si sûr »

« - Attends, ne me dis pas que vous allez raconter des trucs compromettants ? »

« J'ai dit ça ? » lança-t-il de connivence avec Sally avant que je ne glisse ma main dans la sienne pour la mener vers le canapé.

« - Assis-toi ! Fais vraiment comme chez toi hein ! Tu veux peut-être boire quelque chose ? »

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Mer 14 Aoû - 20:43
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

J’y étais. Pour la première fois, me voilà chez les Hamilton, invitée à déjeuner. Je me sentais comme si j’allais rencontrer le président des États-Unis d’Amérique. C’était les parents de mon petit ami, dont j’étais éperdument amoureuse qui plus est. Je voulais absolument faire bonne impression. Je savais que je serais indubitablement jugée sur mon jeune âge, j’aurais normalement dû être en dernière année de collège, mais j’étais déjà en seconde année de lycée. Quatre ans dans une vie, ce n’est rien, mais quand on est ado, c’est énorme comme écart, je le voyais bien dans les regards quand Nolan et moi marchions dans la rue main dans la main. Moi je m’en foutais, mais je ne voulais pas qu’il ait des ennuis. En tout cas, j’appréhendais un peu mais je savais que si mon petit ami avait accepté de retranscrire l’invitation de sa mère, c’était que je n’avais rien à craindre.
Madame Hamilton m’ouvrit la porte, elle était souriante et avait vraiment l’air gentille.

- Oh, moi aussi je suis très contente, j’ai beaucoup entendu parler de vous, vous savez.

Je lui donnai la boîte de chocolats que j’avais choisi pour les parents de Nolan, sa mère la prit en me disant qu’il ne fallait pas, mais je me voyais très mal arriver les mains vides. Je n’avais pas été élevée comme ça. La mère de mon chéri prit ensuite mon manteau et c’est là que son père arriva. Je le saluai tout aussi poliment lorsqu’enfin je vis l’élu de mon coeur arrivé. Mon sourire changea totalement, j’avais sûrement l’air d’une guimauve fondue, mais c’était l’effet que me faisait Nolan. Dès que je le voyais, mon coeur bondissait de joie, c’était toujours comme ça. J’appréciai le délicat baiser qu’il déposa au coin de mes lèvres et n’avais plus d’yeux que pour lui.

- Ma mère m’a déposée, elle connaît New York comme sa poche.

Nolan me présenta donc officiellement son père qui n’avait, le pauvre, pas eu le temps de me donner son prénom.

- Enchantée, monsieur Hamilton.

Je hochai la tête puisqu’il demandait confirmation de mon prénom. Au moins, il ne me confondait pas avec une autre petite amie de son fils, c’était plutôt appréciable pour moi. Il sous-entendit qu’il avait du dossier sur son fils, et là, un immense sourire naquit sur mes lèvres.

- Voilà qui m’intéresse ! répondis-je d’un air taquin.

Nolan m’emmena vers son canapé où nous prîmes place et il me demanda si je voulais boire quelque chose. Évidemment, pas d’alcool.

- La même chose que toi. Je suis pas difficile.

J’étais si heureuse d’être chez lui, de découvrir sa maison, son univers et bien sûr ses parents. La maman refit son apparition et je lui souriais.

- Alors vous êtes photographe ? Ce doit être passionnant, Nolan m’a dit que vous voyagiez beaucoup.

Ma main n’avait pas quitté celle de mon petit copain. Ses parents avaient vraiment l’air très cool et je réalisai que je m’étais encore inquiétée pour rien.

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Sam 17 Aoû - 1:28
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

Ouais, qu'on se le dise, j'appréhendais la rencontre de Sally avec mes parents. Ils avaient beau être tolérants, quatre ans d'écart ce n'était pas rien surtout pour nous, adolescents éperdument amoureux qui ne s'étaient peut-être pas poser la question au préalable. Et puis merde, ça ne regarde personne, que nous… « Tout va bien se passer » Je n'avais de cesse de me le répéter encore et encore pour m'en convaincre et lorsque je retrouvais mes parents en bas, après avoir galéré pour être un tant soit peu présentable, le leitmotiv redoubla en intensité jusqu'à l'arrivée de Sally, qui comme par magie, fit disparaître une à une chacune de mes appréhensions. Bon sang qu'elle était belle et que dire de ce sourire angélique, qui rendrait jaloux tous les saints de ce foutu paradis ? Comment y résister d'ailleurs ? Jamais encore je n'avais ressenti ça pour personne et encore moins pour une demoiselle. J'étais épris, totalement charmé et incapable d'imaginer une journée sans elle. Et l'espace d'un instant, alors qu'elle conversait avec ma mère, je me surprenais à imaginer que cette jeune fille à peine entrée dans l'adolescence était peut-être la femme de ma vie… Mais soit, je devais cesser de jouer les petites souris et me rapprocher de Sally qui une fois débarrassée de son manteau et de son présent, s'apprêtait à conserver avec mon père. « - Ça va ? » ne puis-je m'empêchais de rajouter en l'embrassant sous le regard de mon père. Les présentations furent donc faites et comme je le redoutais, Jack se préparait à balancer quelques anecdotes croustillantes à mon encontre. « - Donc tu veux me faire perdre tout crédit auprès de ma copine ? » Il acquiesça de connivence avec Sally intéressée par la perspective d'entendre ces anecdotes. Autant vous dire que j'étais mal barré. « - Il est un peu sénile de toute façon. Donc il ne faut pas l'écouter. »

« Sénile ? Vraiment ! »

« - Je ne t'en veux pas, tu vieillis, c'est normal ! »

« Tu as lancé les hostilités fils ! »

« - Et j'assume ta fureur père ! » Et c'est sur cet échange complice que nous regagnâmes le canapé où je m'enquis tout naturellement de connaître les envies de Sally sur la boisson. « - On va se prendre un bon thé glacé alors, même si ce n'est pas trop la saison. Ma mère le fait elle-même elle y rajoute un peu de citron, c'est délicieux, tu vas voir ! » Mais de toute évidence, ma mère m'avait devancé et se présenta avec un plateau de rafraîchissements tandis que Sally s'enquit de sa profession. « Effectivement, je suis bel et bien photographe. Je travaille pour Life qui nous amène aux confins du monde. »

« - Tu fais des beaux paysages et portraits aussi m'man ! »

« Tiens d'ailleurs vous savez quoi les enfants ! Je vais en faire un ! »

« Chérie on reçoit, tu pourrais t'en passer. »

« Jack, c'est la première fois que notre cher Nono nous ramène une copine. » Elle s'éclipsa aussitôt pour aller récupérer son appareil « - Je crois qu'elle va nous prendre en photo. »

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Dim 18 Aoû - 20:57
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

A présent à l’intérieur du foyer des Hamilton, toutes mes petites appréhensions s’étaient envolées. Ses parents étaient adorables et faisaient tout pour me mettre à l’aise et ils semblaient très contents de recevoir la petite amie de leur fils. J’étais donc aux anges de retrouver mon amoureux et d’apprendre à connaître un peu mieux sa vie par le biais de sa maison et de ses parents. Je hochais la tête avec un sourire radieux quand Nolan me demanda si ça allait avant de me voler un baiser. Par la suite, je ne pus m’empêcher de rire face à l’échange entre Nolan et Jack que son fils accusait d’être sénile pour que je ne crois pas à ce qu’il dirait sur lui. Pour ma part, j’avais bien hâte d’en entendre davantage.

- ça a l’air délicieux, répondis-je à mon petit ami qui me parlait du thé glacé que préparait sa mère.

Cette dernière arriva d’ailleurs avec un plateau et lesdites boissons. J’en profitais pour parler à sa mère de son métier qui semblait passionnant et dont Nolan m’avait un peu parlé. Aussitôt, sa mère en profita pour annoncer qu’elle voulait prendre un cliché. Le surnom de « Nono » ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde et je tournai la tête vers mon chéri avec un grand sourire amusé sur les lèvres.

- « Nono » ? murmurai-je à son encontre tandis que sa mère avait déjà disparu de notre champ de vision.

Nolan m’expliqua alors qu’elle allait nous prendre en photo, comme si je n’avais pas compris. J’eus un petit rire amusé.

- J’avais compris, « Nono », ajoutai-je d’un air taquin.

J’entendis alors un clic et compris que sa maman nous avait photographiés alors que nous nous regardions, quelques secondes auparavant.

- Oups, désolée, vous avez été trop rapide.

J’échangeai un sourire complice avec Nolan avant de la regarder.

- Vous voulez qu’on se mette où ?

La spécialiste qu’elle était avait sûrement une idée d’un tableau qui lui plairait. L’oeil d’une photographe averti était bien plus affûté que les nôtres, pauvres mortels, pour trouver les angles et les lumières les plus adaptés pour faire un joli cliché. En tout cas, l’idée de voir une photo de Nolan et moi prise par sa mère me plaisait beaucoup, car d’une part, nous n’en avions pas encore, et il était évident que je demanderais un double, et puis étant le métier de sa maman, cela permettrait à Nolan d’avoir un petit quelque chose d’elle en plus, ainsi qu’un joli souvenir de cette soirée. Lui semblait craindre que je ne passe un interrogatoire, mais moi, quelque part, je m’y étais préparée et je trouvais cela amusant. Ses parents me semblaient vraiment être des personnes géniales et je les adorais déjà.

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Lun 19 Aoû - 1:26
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

Je soufflais conscient bien malgré moi, que je m'étais peut-être mis la pression pour rien. Mes parents aimaient recevoir et je pense pouvoir dire, en toute objectivité, qu'ils étaient des hôtes hors pair. De plus, le premier contact entre eux et Sally, laissait paraître une affection réciproque dont je me délectais déjà. Je pense vraiment qu'ils l'attendaient impatiemment cette première petite amie. Cependant, moi qui papillonnais de filles en filles, je n'étais jusqu'alors pas prêt à m'engager dans une relation sérieuse qui impliquerait une rencontre avec les parents. Vous l'aurez compris, ça, c'était avant d'être avec Sally et de comprendre qu'elle, il fallait la traiter différemment des autres. C'était récent entre nous et on sait à quel point les relations récentes sont par nature, éphémères chez les jeunes de notre âge, toutefois mon instinct m'amenait à penser que nous échapperons aux statistiques et c'est peut-être pour cela, que j'entrevoyais plus sereinement l'étape de la rencontre. À ceci près que je n'avais pas prévu que mon père se montre aussi taquin et avide de conter quelques anecdotes, que j'aurais préféré omettre de nos conversations. Cela commençait d'ailleurs par le surnom dont mes parents m'affublaient depuis que j'étais en âge de parler. Merci maman ! « - Ouais, c'est un truc entre-nous ! » lançais-je quelque peu gêné avant que mon père ne se décide à prendre le relais de la honte. « En fait, quand il était petit, il n'arrivait jamais à dire son prénom, alors il disait Nono et puis il adorait ce dessin animé avec Ulysse et Nono le  « rebot »  Et comme il n'arrivait pas non plus à dire robot, alors il optait pour rebot. Tu te souviens, Fiona ? » Et je le sentais venir, c'était gros comme une maison. « - Pa' s'il te plaît ! On va vraiment parler de ça ? » Ma mère toute souriante et pourvue de son célèbre argentique, nous pris alors au dépourvu. « Ah non, Sally c'était parfait ! Mais on va quand même en refaire une. Hein Nono le rebot ?  » Elle m'affubla d'un clin d'œil me faisant signe de nous approcher avec Sally. « Venez sous la lumière, elle n'est pas trop mauvaise, ça devrait aller. Faites comme si je n'étais pas là ! »

« - Difficile ! »

« Ne fais pas ton rabat-joie. Aller, je vous laisse compter jusqu'à trois. » Évidemment, elle ne nous a pas laissé compter jusqu'à trois. Ma mère aimait prendre des portraits, mais plus encore prendre ses sujets par surprise pour les empêcher de tricher. Une méthode de paparazzis selon moi, mais une méthode qui avait porté ses fruits, selon elle. Et puisque s'était elle la professionnelle, je me voyais mal la contredire. « Voilà, c'est dans la poche. Tu es très photogénique Sally ! Tu devrais songer à un métier dans l'image. Ah, mais suis-je bête, tu veux devenir comédienne, c'est ça ? Nolan nous en a parlés ! » J'acquiesçais, car il est vrai qu'avant la venue de Sally, j'avais brifé mes parents pour éviter les bourdes et aussi pour qu'ils s'intéressent quand même un minimum à elle. Pour l'instant, cela se passait bien, je touchais du bois. Voilà, qu'à présent, il nous fallait regagner la table avec nos verres. Mes parents s'éclipsèrent à nouveau pour aller chercher les petits fours et les autres préparations réalisées en amont.  « - Alors ? ! Ca va ? Laisse-moi te dire, si ça peut te rassurer, que je crois qu'ils t'apprécient ! » Mon incertitude n'en était pas une. Les regards de mes parents, leur façon de se comporter et ce semblant de connivence qui semblait s'instaurer avec Sally, démontrait un réel intérêt susceptible de se muer en affection. Et alors que nous semblions en pleine conversation avec Sally, une agréable odeur familière se dégagea de la cuisine. « - Dis, tu aimes le Gratin Dauphinois ? »  Je m'appliquais sur l'accent comme me l'avait appris ma mère, née à Paris. Malgré son départ à l'âge de dix ans, maman continuait à porter la France dans son cœur et d'ailleurs, il n'était pas rare de l'entendre causer le français. Moi à l'inverse, je ne le pratiquais que sommairement, n'étant pas ma langue natale, j'étais pardonné.  « - C'est un plat français et aussi l'excuse pour ma mère, de retrouver ses racines le temps d'un repas. Ce n'est pas une grande cuisinière, cependant son gratin est à se damner et elle ne le fait que pour les grandes occasions, tu es donc une sacrée chanceuse Sally Hamilton ! »

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Mar 20 Aoû - 3:47
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

J’étais si heureuse de découvrir le foyer Hamilton, les parents de Nolan me paraissaient si cool que soudain je me sentais bien bête d’avoir tant appréhendé. Son père blaguait, sa mère voulait nous prendre en photo, et Nolan était égal à lui-même : le plus adorable des petits amis du monde. Tous faisaient en sorte que je me sente à l’aise, et je finis par l’être, même si je gardais en tête bien malgré moi que j’étais la première petite amie qu’il présentait à ses parents et que donc je devais me montrer à la hauteur. Et intérieurement, j’espérais aussi être la dernière. J’étais si éprise de ce garçon !
Sa mère nous prit en photo, je trouvai cela amusant bien que j’aie déjà pu me prêter à ce genre de chose pour mon book d’actrice. Madame Hamilton me complimenta sur ma photogénie. Je hochai la tête avec un grand sourire lorsqu’elle évoqua ma carrière, pour l’instant courte, mais qui je l’espérais, continuerait.

- Oui, madame, je le suis déjà d’ailleurs. J’ai eu la chance de tourner dans deux films déjà.

Puis, on nous invita à rejoindre la table, je pris donc mon verre et suivit Nolan tandis que ses parents disparurent dans la cuisine.

- Oui ça va, lui répondis-je. Tes parents sont vraiment géniaux, je les adore.

Je fus soulagée d’entendre mon petit ami me dire que ses parents semblaient m’apprécier. Ça sentait rudement bon dans la cuisine et c’est là qu’il me demanda si j’aimais… un nom de plat que j’étais incapable de prononcer. Le regardant avec ds yeux ronds, je compris qu’il s’agissait du nom du plat français que sa maman avait choisi de préparer lorsqu’il me l’expliqua.

- Oh… eh bien je ne sais pas ce que c’est, mais ça doit être délicieux vu l’odeur qui se propage. Dis donc, c’est extra d’avoir une maman qui cuisine. La mienne, elle fait livrer un traiteur. J’aurais bien voulu avoir des vrais plats maison traditionnels, même si ce n’est que pour les grandes occasions. Mais oui, je mesure ma chance.

J’étais tout sourire. J’avais l’impression de réaliser un rêve, surtout en entendant Nolan allier son nom de famille à mon prénom.

- Eh… mais… enfin… ça sonne bien ça, Sally Hamilton.

Je me rendis compte que je mettais sûrement la charrue avant les bœufs et me rappelais avoir lu que les garçons, surtout adolescents, avaient peur de l’engagement. Je ne voulais pas que notre relation batte de l’aile parce que je m’étais montrée trop impatiente, alors je tâchai de faire disparaître ce sourire idiot de mes lèvres pour reprendre la conversation à propos du plat français que nous dégusterions bientôt.

- Comment tu dis que ça s’appelle ?

J’aurais aimé être capable de prononcer le « gratin dauphinois » comme il faut pour faire plaisir à la maman de Nolan que je compris être française. Elle paraissait être fière de ses origines, et je pouvais le comprendre, surtout que la France était réputée pour être la capitale mondiale de la gastronomie, ce qui me rendait encore plus curieuse et impatiente de découvrir ce plat qui sentait si bon et excitait déjà mes papilles.
Monsieur et madame Hamilton revinrent s’installer auprès de nous avec un plateau de petits fours et des boissons fraîches.

- Madame Hamilton, votre – j’échangeais un regard avec Nolan en espérant avoir bien retenu- tagrin tauphinois sent vraiment très bon.

Je vis son père s’esclaffer et je compris que j’avais probablement fait une erreur de prononciation. Rougissant légèrement, je me ratatinais sur ma chaise.

- Je savais que j’aurais dû prendre option français.


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Mer 21 Aoû - 23:57
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

C'est vrai que de prime abord, j'appréhendais légèrement et la rencontre et le dîner. Déjà pour des choses illusoires comme les goûts de Sally. Cette remarque pourrait prêter à sourire, mais c'est vrai. Nous avions beau être ensemble depuis plusieurs mois, je peinais toujours à mémoriser ce qu'elle aimait et ce qu'elle appréciait moins en terme de nourriture. Bien sûr, je me voyais mal la stalker avec ma loupe d'enquêteur et énumérer une à une les choses qu'elle semblait apprécier et celles qui la rebutaient le plus histoire de ne commettre aucun impair. À à la phobie alimentaire d'un soir, s'ajoutait celle de voir mes parents commettre une boulette. Car même si au demeurant, ils semblaient plutôt cool, comme chaque être humain qui se respecte, ils n'étaient pas exempt de commettre une boulette ou deux, ou trois, ou plus. Et celles venant de vos parents face à la nana qui fait battre votre petit cœur d'adolescent amouraché, sont les plus difficiles à gérer. D'autant plus que des parents ça ne s'échangent pas, on doit vivre avec et ce même en cas de défaillance, aucun retour en magasin ne sera possible. J'avais donc accepté cette probabilité tout comme le fait que Sally n'apprécie pas le plat principal. Une acceptation qui n'eut plus aucune raison d'exister lorsque je vis la demoiselle qui faisait tant battre mon petit cœur d'adolescent amouraché. C'est simple, sa vision balaya instantanément chacune de mes appréhensions et aux premiers contacts avec mes parents, j'ai compris que la soirée, malgré le risque perpétuel de boulette, allait être très agréable.

Ma mère joua de son art, preuve qu'elle était inspirée et prit plusieurs clichés de nous, en prenant soin de féliciter la star en devenir pour sa parfaite photogénie. « Deux films déjà ? Ca ne traîne pas, on dirait. Au moins Nono, tu ne nous as pas ramené une de ces cheerleaders dont la seule passion est de tournoyer en l'air et citer l'alphabet » Aussitôt mon père la reprit avec douceur, « C'est de l'humour » rétorqua ma mère avant de repartir ranger son précieux matériel avant qu'enfin nous pûmes rejoindre la table dressée pour l'occasion. Mes parents en profitèrent de ce fait, pour « enfin » me laisser un peu seul avec Sally pour que je puisse m'enquérir d'un premier ressenti. « - C'est cool si ça va ! » Et c'était encore plus cool d'entendre de sa bouche qu'elle adorait mes parents. « - On passe une grande étape là ! » Et effectivement, si la réciproque semblait de mise, l'on pouvait aisément parler de grand cap franchit, mais je préférais ne pas trop m'emballer, car la soirée ne faisait que commencer. Je pus sans traîner et puisque la situation s'y prêtait, m'enquérir des goûts alimentaires de ma chérie histoire de savoir si l'on courait ou non à la catastrophe. « - J'en déduis que non, tu ne connais pas. Ce n'est pas grave, je suis ravi de te faire découvrir quelque chose. Et ouais cette odeur délicieuse l'est tout autant que le plat, tu peux me croire. » Et il est vrai que ce plat, tant apprécié par ma mère, n'était fait que pour de grandes occasions et le fait qu'elle choisisse de le faire ce soir, prouvait à juste titre qu'il s'agissait d'une grande occasion.

« - Tu verras, c'est délicieux » lançais-je après quelques explications tout en formulant un lapsus plus que révélateur que Sally répéta avec ce qui me semblait être des étoiles pleins les yeux. Le « ça sonne bien Sally Hamilton » résonna durant de longues secondes dans ma tête. L'avais-je vraiment formulé à haute voix ? N'était-ce pas une illusion ? Non de toute évidence, ma pensée fut précédée par mes mots. Était-il bien question d'engagement, aussi involontaire, soit-il ? Pourtant, je l'avais bien prononcé, et ce, sans m'en rendre compte. Mon inconscient, cherchait-il à me faire passer un message ? Je devais me reprendre, il était impératif que je ne demeure silencieux et pourtant, c'est vrai que Sally Hamilton ça sonnait sacrément bien. « - Euh oui pardon, tu disais ? Ah oui, le fameux plat. Ca se prononce Gratin Dauphinois. » Ma mère et mon père refirent alors leur entrée en scène déposant sur la table tout ce qui devait être déposé, mais plus encore, le fameux gratin de maman qui comme à l'accoutumée semblait toute fière de sa préparation. Sally se lança enfin et tenta tant bien que mal de prononcer le nom du plat avant que mon dadais de paternel ne se mette à rire. Ma mère d'une douceur infinie lui sourit « Le plus important ce n'est pas de savoir le prononcer, mais de le savourer ma chérie. Ce benêt de Jack le prononçait encore plus mal, je te rassure. » Ma main trouva aussitôt celle de Sally pour la rassurer « - C'était pas mal pour une première tentative ne t'en fais pas. » Ma mère sourit en nous voyant avant de servir tout le monde et de reprendre sa place en bout de table.

La soirée continua sans accros, hormis bien sûr les quelques anecdotes que mes parents ne purent s'empêcher de raconter sur moi. « Un vrai casse-cou ! » commença mon père. « Tu te souviens, Fiona de l'escalier chez les Stevens ? » Mon regard chercha désespérément celui de ma mère pour qu'elle mette fin au supplice, mais non, elle y alla de plus belle. « Bien sûr que je m'en souviens. Nono ne devait pas avoir plus de cinq ans. Teddy Stevens était son meilleur copain. Ce soir-là, pour la première fois, nous dînions chez ses parents. Tu aurais vu Nolan, excité comme une puce. On commence par s'installer et ces deux-là vont jouer dans l'escalier à Tarzan. Nolan s'écrit « je saute ! », Teddy répond « je te rattrape » et c'est le drame. Nolan se prend une de ces gamelles. Double fracture du bras gauche. Ce n'était pas joli à voir. Et lui, tranquillement avec son bras en mauvais état s'approche et vas-y Nono dis à Sally ce que tu nous as sorti presque tout sourire » J'avais honte, parce que c'était un souvenir d'enfance et parce que j'avais l'air de passer pour un idiot et c'est donc sans conviction aucune que je posais mon regard sur Sally en tentant un mime avec mon bras gauche. « - Je leur ai dis « Regardez, on dirait un dinosaure escalier » Tout le monde se mit à rire, bien que dans mes souvenirs, ma mère ne faisait pas la fière au vu de la monstrueuse vision de ce bras difforme et brisé. « - Bon aller Pa, Maman, on peut attaquer le dessert ? » Toute fière ma mère se redressa « Le gâteau préféré de Nono le robot » surenchérit-elle avant de disparaître une fois encore avec mon père dans la cuisine. « - Tarte citron meringuée ! » lançais-je à Sally avant de m'approcher d'elle et de profiter de notre solitude pour l'embrasser. « - Désolé pour toutes ces anecdotes. Il faut croire que les parents ont un don pour mettre leurs enfants mal à l'aise ! Désolé aussi pour ce baiser, mais j'en mourrais d'envie. »

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Jeu 22 Aoû - 16:02
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

Je passais une soirée absolument délicieuse, à l’instar de toutes ces choses que Mme Hamilton avait préparées. La mère de Nolan y alla d’une petite blague sur les cheerleaders et je ne pus m’empêcher de rire en croisant le regard de mon chéri.

- Oh vous avez raison vous savez. J’en sais quelque chose, ma sœur est cheerleader.

Les parents de Nolan étaient vraiment super et je ne me privais pas pour en aviser mon petit ami tandis qu’il me demandait si ça allait. Intérieurement, je me demandais si un dîner avec mes parents se passerait aussi bien. Quelque part, ça m’angoissait. Je voyais déjà mon père et ma mère fustiger Nolan pour le seul crime de sortir avec moi qui étais bien plus jeune. Je ne savais pas vraiment si mes parents étaient prêts, et de toute façon ces temps-ci, le temps leur faisait défaut à cause de leur travail. Et hors de question de dîner seuls tous les trois avec cette peste de Mila.
C’est alors que Nolan associa mon prénom à son nom de famille. Je sentis mon coeur bondir dans ma poitrine. Une association qui semblait si parfaite, encore plus parce que j’étais folle de ce garçon et que mes rêves secrets d’avenir comportaient tous un mariage avec lui, en plus d’une montée des marches du festival de Cannes. Il ne l’avait sans doute pas fait exprès, mais moi, j’étais bien heureuse de l’avoir entendu. Je tâchai de ne pas trop insister malgré tout pour ne pas le mettre mal à l’aise.
J’avais essayé mais lamentablement échoué – et un échec était assez rare pour moi- de prononcer le nom français du plat qui sentait si bon et qui avait l’air si appétissant, cause l’hilarité de Jack. Mais la bienveillance de la mère de Nolan me fit sourire.
Tandis que l’on se régalait avec ce plat typiquement français que je goûtais pour la première fois et qui régalait mes papilles, les anecdotes pleuvaient sur mon petit ami, me faisant soit sourire d’attendrissement, soit mourir de rire, parfois même un peu flipper. Celle sur son bras cassé en forme de dinosaure-escalier allia les trois.

- Incroyable ! réagis-je alors en les regardant tous tour à tour.

Puis, mon chéri réclama le dessert. J’étais impatiente de voir cette fameuse tarte au citron meringuée. Nolan profita de l’absence momentanée de ses parents pour m’embrasser, j’en sentis des frissons dans tout mon corps et mon coeur bondir dans ma poitrine. J’avais l’impression que cela faisait des lustres que nos lèvres ne s’étaient pas retrouvées. Je ne pus m’empêcher de sourire tant j’étais heureuse, je l’étais toujours en sa présence.

- Ne sois pas désolé, c’était amusant. Et tu as encore moins à l’être pour m'avoir embrassée, j’ai trop de mal aussi à résister.

Et joignant le geste à la parole, je l’embrassai à mon tour. Comme ce contact était doux… jamais bien longtemps parce que la passion avait tendance à nous étreindre rapidement. Mais ce baiser ne sut durer davantage car j’entendis les pas des parents Hamilton qui revenaient. Aussitôt, je me remis bien droite sur ma chaise, espérant qu’on ne se soit pas trop faits griller. La mère de Nolan posa la tarte au centre de la table tandis que je m’émerveillais, n’en revenant pas que ce dessert ait pu être fait maison. Chez nous, on ne cuisinait pas beaucoup, j’étais donc impressionnée.

- Waow c’est incroyablement joli et appétissant. Qu’est-ce que c’est joli, on dirait de la neige, lançai-je en observant la belle meringue qui tapissait le dessus de la tarte.

C’était là le dessert préféré de Nolan. Moi aussi, j’aimais beaucoup ce dessert, mais je n’avais que rarement l’occasion d’en manger. Le père se chargea de couper des parts et de les servir dans des petites assiettes à dessert qu’il avait rapportées. Il me tendit la mienne que je reçus avec un grand sourire. J’en salivais presque. Une fois tout le monde servit, nous pûmes déguster ce divin dessert qui était largement à la hauteur du reste du repas. Madame Hamilton avait sûrement loupé une vocation de grand chef.

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Sam 24 Aoû - 1:06
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

C'est drôle ! Si l'on m'avait dit il y a quelques mois que j'amènerai une fille à la maison, je me serais facilement esclaffé, voir même roulé par terre, les mains sur les côtes, prit par un irrépressible et incontrôlable fou rire. Oui, pour moi c'était presque une blague de m'imaginer amener une fille jusqu'ici, dans mon antre, cet endroit hors tes regards où je pouvais prétendre être le vrai Nolan, sans artifices et sans cette envie de chercher à plaire. Ici, je n'étais rien de plus que le fils de mes parents et cela me semblait amplement suffisent. De plus, je n'avais jusqu'alors aucune idée précise de ce que signifiait une relation sérieuse et la présentation aux parents était une étape dont j'ignorais tout bonnement l'existence. Et pourtant nous y voilà, Sally était à la maison à savourer avec nous le délicieux repas préparé avec soin par maman, qui certes ne cuisinait que très rarement, mais qui lorsqu'elle enfilait le tablier, savait nous régaler. C'était donc la toute première fois qu'une fille du lycée pénétrait nos mûrs. Un fait loin d'être anodin pour ma mère qui je le crois, au vu de cette absence de féminité, m'imaginait homo. Elle ignorait juste que j'étais un Don Juan incapable de se poser au vu de la multitude de choix qui lui était proposé grâce à son statut très enviable de sportif populaire. Mais tout cela était derrière moi à présent. Au contact de Sally, je me sentais différent, plus mature et moins du genre à laisser mon regard se poser là où il ne devrait pas valdinguer. Je ne voyais qu'elle sans qu'elle ne m'impose rien. Ni jalouse, ni possession, j'étais à elle sans que cela ne me pose le moindre problème. Et même si les anecdotes énoncées ne me faisaient pas paraître sous mon meilleur jour, malgré la gêne que je laissais paraître, il me suffisait de poser mon regard sur Sally pour comprendre que quoiqu'il arrive, il en faudrait plus pour me déprécier. Et puis mes parents aimaient de toute façon me charrier, je n'aurais donc pas pu y échapper.

Le repas avançait et le sourire de Sally ne désemplissait pas, les anecdotes continuaient quant à elles à pleuvoir sans que je ne puisse rien faire pour y mettre un terme. Je devais m'y faire, mes parents avaient tout un stock à débiter. Par chance, je saisis le prétexte du désert pour me retrouver à nouveau seul avec Sally prenant grand soin de m'excuser au préalable pour tout ce qu'elle avait entendu. J'avoue que j'avais aussi profité de notre solitude temporaire pour l'embrasser car j'en mourrais d'envie depuis plusieurs minutes « - Si je suis désolé j'y tiens. Les parents sont toujours très doués pour nous rendre ridicules. » Mais il en fallait plus pour l'atteindre « - Je suis ravi de savoir que malgré tout tu continues à avoir du mal à me résister » Pris à mon propre jeu, je ne la vis pas se ruer sur ma bouche pour me rendre ce délicieux contact aussi doux que dangereux pour l'ado pleins d'hormones que j'étais encore. Ce fut comme une délivrance qui m'exempta de la moindre gêne, mais qui attisa encore plus le désir qui m'animait en sa présence. Par chance, mes parents arrivèrent et nous obligèrent à nous détacher l'un de l'autre. Il le fallait, c'était encore trop tôt, je pense, pour passer ce cap. Avec fierté, ma mère déposa sur la table ce que je présentais comme étant mon dessert préféré. La suite du dîner se passa presque sans encombre si on omet les quelques anecdotes. Vint ensuite le temps des séparations. Ma mère fit savoir à Sally à quel point elle était heureuse d'avoir fait sa connaissance, mon père en fit de même avec plus de parcimonie que ma mère. Puis remettant ma veste sur mes épaules, sans grand entrain, il me fallait ramener Sally jusqu'à chez elle. J'aurais tant aimé que la soirée dure plus longtemps…« - C'était… » commençais-je en tripotant le bouton de la radio. « - Mes parents ont été affables en termes d'anecdotes. J'espère quand même que tu as passé une bonne soirée. » Ma voiture s'arrêta aux pieds du luxueux immeuble que j'observais avec curiosité avant de reporter mon attention sur ma petite amie.

« - Bon bah nous y voilà ! » commençais-je incertain de la suite …

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Sam 24 Aoû - 3:54
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Deuxième samedi d'octobre 2000

Ce repas était tout bonnement parfait, que ce soit en terme de préparations culinaires que la compagnie et les discussions. J’étais si bien chez les Hamilton, j’avais l’impression d’avoir toujours été un membre de leur famille tant les parents de Nolan me traitaient avec douceur, gentillesse et humour. Ils savaient mettre à l’aise leurs invités, c’était certain, et sans doute un peu moins leur fils. A chaque anecdote d’enfance, je sentais mon petit ami se crisper légèrement, mais je trouvais ça tellement mignon que la plupart du temps je ne pouvais m’empêcher de rire, accompagnant ses parents. Je ne me moquais pas, loin de là, mais je trouvais les histoires concernant mon cher « Nono » si mignonnes, et parfois vraiment très drôles. Non, il n’avait vraiment pas de quoi avoir honte. J’ignorais si mes parents, en pareille circonstances, auraient fait de même. Ils étaient si sérieux… Je crois qu’ils n’avaient clairement pas le même humour que les parents de Nolan. Ma mère préférait conter nos prouesses à ma sœur et moi plutôt que les histoires drôles. Elle adorait raconter qu’à l’âge de cinq ans, Mila savait déjà faire le grand écart et des sauts périlleux, et que moi je savais chanter au même âge le répertoire d’Aretha Franklin.

Alors que nous dégustions la plus succulente tarte au citron meringuée qu’il m’ait été donné de manger, les anecdotes continuaient de pleuvoir et je sentais que mon petit ami en avait marre. Je le regardais de temps en temps avec un sourire rassurant. Moi, je trouvais toujours ça aussi mignon. J’aurais aimé raconter un truc qui me foutait la honte aussi histoire qu’il se sente un peu mieux, mais je séchais sur ce genre de souvenirs, là tout de suite. Le seul truc qui me vint était la fameuse fois où, à l’école primaire, j’avais une telle envie de faire pipi que j’ai dû quitter la classe en courant et qu’une fois arrivée aux toilettes, impossible de défaire cette foutue salopette que ma mère avait tenu à me faire porter. Résultat des courses, je m’étais fait pipi dessus et j’avais tellement honte que je suis restée enfermée dans les toilettes jusqu’à ce que ma mère daigne venir me chercher. Autant dire qu’elle était furax d’avoir été dérangée « pour ça ». Et ce n’était pas le genre de truc qu’elle racontait volontiers (heureusement pour moi) mais ma sœur, elle, ne se gênait pas.

Finalement, l’heure tournant, cette divine rencontre dut toucher à sa fin et Nolan me ramena. Je remerciai encore chaleureusement monsieur et madame Hamilton pour leur invitation, répondant que j’avais moi aussi était des plus heureuses de les rencontrer, et enfin nous gagnâmes la voiture de mon amoureux qui roula jusqu’à chez moi. Je ne pouvais m’empêcher de sourire, j’étais si heureuse.

- Nolan ! Y a pas de « quand même ». J’ai passé une super soirée, j’adore tes parents, ils sont tip top ! Je…

La voiture s’arrêta devant l’immeuble.

- Je regrette juste qu’on doive déjà se séparer.

L’inconvénient à être avec d’autres personnes, c’était que j’avais l’impression de ne pas assez profiter de sa présence. J’avais ce besoin d’être en contact avec lui, au moins lui tenir la main, ou mieux, être dans ses bras. Chez ses parents, au risque de paraître impolie, ça n’avait pas été possible. Je posai ma main sur la sienne et me penchai pour l’embrasser avant de le regarder dans les yeux.

- J’ai pas eu d’heure de retour à respecter, alors on peut rester encore un peu si tu veux. Sauf si tu dois rentrer ?


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Mar 27 Aoû - 1:49
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Deuxième samedi d'octobre 2000

Les parents sont très doués pour nous mettre la misère. J'ai même l'impression que c'est une sorte de plaisir pour eux que de nous foutre gentiment la honte en racontant à qui voulait l'entendre ce qui semblait être des prouesses à leurs yeux, mais qui aux nôtres, pauvres enfants à la gloire incertaine, passé les révélations, était une torture. Bon, j'avoue, il y a pire, Sally a échappé à l'album photos. Mais si, vous savez, cet imposant album lourd, car chargé avec à l'intérieur des pages en plastique pourvues de petites poches dans lesquelles l'on vient glisser des photos. Ma mère étant de la profession, elle en possédait plusieurs à mon grand dam, dont un qui refermait plusieurs clichés de moi cul-nu sur ce qui faisait office de toilettes pour un bébé de moins d'un an. Je vous épargne le cliché de face avec de la pâte à tartiner partout sur la tronche. Je m'étonne d'ailleurs que ni ma mère, ni mon père n'aient eut l'audace de mentionner cette anecdote ponctuée d'un cliché pour le coup. Peut-être ai-je échappé au pire pour cette fois. Toujours est-il que nos parents sont doués pour nous foutre la honte et que j'espère pour la santé mentale de mon enfant, si d'aventure, j'en avais un à jour, que je ne serais pas du même acabit. Étrangement, en y songeant, je ne pus m'empêcher de regarder Sally, qui cherchait à me rassurer en me souriant sans cesse lorsqu'un de mes parents dégainait une histoire. Était-ce anodin, ou était-ce une fois encore mon inconscient qui cherchait à me faire entendre quelque chose ? Entendre quoi ? Nolan c'est genre déjà pas légal sur le plan juridique et cela le sera encore moins lorsque tu auras 21 ans. Peut-être était-ce juste de l'euphorie engendrée par le fait que mes parents appréciaient Sally. Oui, je ne vois d'ailleurs pas d'autres explications… **omniscience me voilà. Si seulement tu savais petit Nolan. Je crois que c'est à ce moment précis que mon inconscient a lui compris que cette fille aurait le rôle principal dans l'histoire de ta vie.**

Le dessert avalé et l'heure tournant, il me fallait me rendre à l'évidence qu'une séparation était à venir. Bien qu'éphémère, au fond de moi ça m'emmerdait de me dire que je devais déjà ramener Sally chez elle. J'avais comme l'impression, bien que nous ayons été côte à côte toute la soirée, que nous n'avions réellement passés que trop peu de temps ensemble, ce qui rendait l'amertume encore plus grande en rejoignant la voiture pour prendre la route. Comme je l'avais prévu, je lui servis des excuses pour le comportement de mes parents, qui n'avaient en somme rien fait de mal au final, ils s'étaient juste comportés comme des parents normaux finalement. « - Comment, tu fais ? » commençais-je en réponse à ses paroles. « - Je n'ai jamais vu une personne aussi positive ou alors peut-être que je vois le mal partout » Toujours est-il qu'elle était séduite par mes parents malgré tout et ça, c'était plus que positif. Désormais, c'était à mon tour de séduire les siens. « - On est déjà arrivé malheureusement ! J'aurais peut-être dû rouler encore plus lentement, ça m'apprendra ! » L'immeuble scintillait de mille feux… Ou pas. J'aime juste cette image, peut-être que cela atténuait un peu mieux le départ à venir. C'est une histoire poétique de surcroît, que j'écrivais dans ma tête et alors que je m'attendais à voir la porte s'ouvrir emportant dans son mouvement Sally, ma petite amie, une fois encore, parvint à me surprendre après avoir été l'instigatrice de ce qui ressemblait à un premier baiser. « - Si ça ne tenais qu'à moi, tu resterais avec moi dans cette voiture. » Le regard scintillant sous la lueur du réverbère, ma main fermement enlacée dans la sienne, je souris, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. « - Je n'avais jamais présenté de fille à mes parents avant. En fait, je m'en foutais, ça n'avait aucune importance, enfin si, mais je ne voulais pas donner d'importance à toutes ces nanas parce que ça n'en valait pas le coup. Mais toi, tu as débarqué et voilà que pour moi ça devient important de te présenter mes parents, de te faire entrer dans nos vies. Tu sais, je n'ai jamais su ce que je voulais vraiment dans la vie, mais ça, c'était avant de te connaître. Maintenant, je sais que j'ai envie de stabilité, d'être avec toi, de t'offrir un rôle principal dans ma vie, un truc du genre. Je sais que tu es la bonne Sally et c'est flippant quand même de se dire à cet âge qu'on a peut-être trouvé la femme de sa vie non ? Qu'est-ce que tu en dis ? »

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Mar 27 Aoû - 16:45
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Deuxième samedi d'octobre 2000

J’avais passé une soirée merveilleuse, toutes mes appréhensions à l’idée de rencontrer les parents de Nolan et d’être confrontée à leur potentiel jugement s’étaient envolées. Les Hamilton étaient des gens charmants qui aimaient leur fils énormément, et nous avions ce point-là en commun. Sauf que pour ma part, je n’avais encore pas osé verbaliser cet amour avec des mots, de peur de l’effrayer et le faire fuir. A nos âges, les garçons avaient tendance à avoir peur de ce genre de sentiments qui faisaient écho à un certain engagement que, de toute évidence, les jeunes personnes n’étaient pas prêtes à concevoir. J’avais lu ça dans des magazines et du coup, je préférais être prudente. J’étais si bien avec lui que je voulais que tout aille pour le mieux. Je n’avais jamais eu de petit ami avant lui, mais j’étais presque sure qu’une telle alchimie était rare. Quand j’entendais Mila discuter au téléphone avec ses copines en parlant de ses conquêtes, jamais je ne l’avais entendu parler de tout ce que moi je pouvais ressentir pour Nolan, ce bien-être profond à être simplement en sa présence, pouvoir passer des heures à le regarder sourire, me perdre dans le bleu de ses yeux… Non, elle ne parlait pas de tout ça, et moi j’avais vraiment l’impression d’être dans un conte de fée lorsque sa main s’entrelaçait dans la mienne. C’était ça, l’Amour, j’en étais sure et certaine.

La voiture de mon amoureux s’arrêta devant l’immeuble et sa remarque me fit rire. Je secouai la tête en le regardant.

- Si tu avais roulé plus lentement, j’aurais dû attendre encore plus pour t’embrasser, donc finalement tu as bien fait, déclarai-je en laissant à nouveau mes lèvres retrouver les siennes.

J’avais l’impression qu’il lisait dans mes pensées. Rester dans cette voiture avec lui pour toujours me semblait un destin plus qu’enviable. Je hochai la tête.

- Eh bien je reste avec toi dans cette voiture alors.

Je sentis soudain sa main resserrer un peu plus la mienne, je pressentis qu’il avait quelque chose à dire, et ça ne manqua pas. Je l’écoutai avec attention, le regard brillant d’émotion à mesure que ses mots quittaient sa bouche. La mienne restait bée. Venait-il de dire que j’étais la femme de sa vie ? Mon coeur s’était emballé un peu plus à chacun de ses mots, mais à la fin de sa réplique, tandis que j’avais l’impression de vivre un rêve éveillé, je crois que j’aurais facilement pu battre un record de vitesse en terme de battements cardiaques. Il m’avait vraiment prise de court, pour le coup, j’étais soufflée. Comment lui dire, comment lui avouer que j’étais folle de lui et que je n’attendais qu’une chose depuis le début, qu’il prononce ce genre de paroles ? Les larmes m’étaient montées aux yeux, je n’en revenais pas. Je pris sa main et la posai contre mon coeur pour qu’il puisse sentir l’effet de sa déclaration.

- Nolan… commençai en bafouillant un peu à cause de l'émotion. Oh mon dieu… si tu savais comme je suis touchée par ce que tu dis. Nolan, j’en dis que ce que je n’ose pas te dire depuis un certain temps, chaque fois que j’ai l’air un peu pensive et que tu me demandes ce que j’ai, sans obtenir de vraie réponse, c’est juste que je suis folle de toi, je t’aime et que j’attendais le bon moment pour te le dire. Je t’aime, Nolan Hamilton, et je pèse mes mots. Non, c’est pas flippant, en tout cas moi, j’ai pas peur parce que si tu ressens la même chose que moi, ça ne peut être que beau.

Définitivement, je ne voulais pas sortir de cette voiture, je ne voulais pas le quitter.

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Dim 1 Sep - 15:37
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Deuxième samedi d'octobre 2000

Je ne suis pas un grand bavard. Sauf si on parle de sujets qui m'intéressent, entre autre la musique. N'allons pas jusqu'à dire qu'hormis ça, je suis du genre taciturne, disons que la parlotte ce n'est pas trop mon truc sauf…Oui parce qu'il existe toujours une exception pour confirmer la règle. La mienne d'exception avait des yeux à titiller votre gourmandise et à abaisser une à une chacune de vos défenses. Ma forteresse était désormais plus prenable que jamais, mais perso je m'en foutais, ça n'avait plus aucune importance autant que le regard des autres. J'étais bien comme jamais je ne l'avais été auparavant, j'arrivais presque à me dire que je voyais la vie en couleur plus encore après cette soirée, certes placée sous le signe des anecdotes pourries, mais qui avait surtout eut le mérite d'introduire Sally. Et je connaissais assez bien mes parents pour savoir si oui ou non, ils étaient conquis. Et ils l'étaient, j'en avais l'intime conviction. Sally leur plaisait et ils avaient fait leur possible pour la mettre à l'aise, sûrement parce qu'ils espéraient la revoir, sûrement parce qu'ils savaient aussi qu'elle avait une bonne influence sur moi. Mes notes parlaient pour elle, depuis qu'elle était pleinement entrée dans ma vie, je m'améliorais de jour en jour. Et rien que pour ça, aucun parent censé n'avait besoin de s'en offusquer. La différence d'âge ne leur avait même pas traversé l'esprit, preuve que ce n'était pas flagrant. D'ailleurs, pourquoi cela devrait l'être ? J'avais comme la sensation que nous venions de remporter un premier combat. Je savais qu'il y en aurait d'autre, cependant le fait de célébrer cette première victoire avait son importance.

Toute bonne chose ayant malheureusement une fin, il me fallait raccompagner Sally jusqu'à chez elle pour respecter le couvre-feu qui lui était imposé et si à mon tour, je voulais convaincre ses parents, je me devais d'être responsable et respecté cela. Nous n'étions pas encore là, mais j'avais bon espoir, comment pourrait-il en être autrement ? La lueur des réverbères et la musique en fond sonore me ramenèrent à moi. Nous étions à l'arrêt, l'heure de la séparation approchait, bien que je sois en avance de quelques minutes sur le couvre-feu. Le sourire était de rigueur sans que je ne sache trop pourquoi. Inconsciemment, je me préparais à ce qui allait suivre. À savoir ce que j'avais fait de plus beau en terme de déclaration. Je n'avais rien préparé, ni sur le papier, ni devant ma glace, l'improvisation était réelle tout comme le risque de lui faire peur. Elle était plus jeune que moi et malgré l'innocence qu'elle laissait paraître, peut-être voulait elle encore profiter de la vie et de sa jeunesse avant de songer à des choses plus sérieuses. Moi aussi, j'étais dans cette optique et pourtant en posant mon regard sur elle, je songeais déjà à l'avenir avec un grand A. Pourquoi ? Comment ? L'incertitude était de mise dans le questionnement, j'étais tout bonnement incapable de fournir la moindre réponse. Paradoxalement, je savais aussi dingue que cela puisse être au vu de la précocité de l'engagement, que Sally Stanford était celle pour qui j'étais prêt à tomber. J'étais à sa merci, mon cœur lui apportait. Ouais, c'est cul cul je l'avoue et je l'assume. Je l'assumais tellement que je ne pus m'empêcher de lui faire une déclaration en bon et due forme.

C'est ce soir-là, je pense que nous avons compris que nos vies étaient liées l'une à l'autre. Il n'y a pas d'âge pour s'aimer et ceux qui prétende le contraire sont ou incultes, ou jaloux, ou rageux ou les trois à la fois. « - Non non…ce n'était pas un truc…enfin une déclaration pour te faire pleurer. Je ne veux pas que l'on finisse par croire que je fais pleurer les filles. » Mais la voilà qui à son tour se prête au jeu de la déclaration. Son cœur battait la chamade tandis que le mien menaçait de se carapater tant il tambourinait contre ma poitrine. « - Je savais que tu étais folle de moi, comment ne pas l'être » tentais-je avec humour avant de cerner son visage entre mes mains. « - Moi aussi, je t'aime Sally Stanford et je pèse mes mots, enfin non plus maintenant. » On l'avait compris, mais les autres allaient-ils le comprendre ? Quelqu'un nous observait, je le savais, j'ignorais qui se cachait derrière la vitre à l'entrée, mais je savais que nous étions observés. « - Bon aller, même si je meurs d'envie de te kidnapper, c'est préférable que tu rentres. À mon tour de faire bonne impression à tes parents. » Je pris cependant le temps de rapprocher son visage pour lui offrir un tout dernier baiser avant qu'elle ne s'éclipse pour rejoindre son immeuble.

Plusieurs jours passèrent, puis deux semaines et le beau rêve qui perdurait fut un peu entaché. La carrière de Sally prenait de la place, surtout pour sa mère. Une lettre me fut transmise. L'écriture émanait de Sally, elle était prise sur un tournage et n'avait rien vu venir. Que pouvais-je répondre ? Je ne lui en voulait pas, jamais je ne le pourrais, mais difficile de ne pas en vouloir à sa mère que j'avais vu rôder de-ci de-là. Était-elle au courant pour nous ? Cet enlèvement, était-il une façon à peine déguiser de nous tenir éloigné l'un de l'autre ? Je ne voulais pas y croire, ni même me poser la question pourtant, c'est bien ce que je faisais en lisant la missive. Par chance, si l'on peut appeler ça une chance, l'équipe revint vers moi en me suppliant de porter à nouveau le maillot. Ils avaient besoin de moi, de ma motivation, de mes discours, de mon jeu pas si mauvais en fin de compte. Je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai fini par accepter. Ils avaient besoin d'aide, je ne pouvais leur tourner le dos, ce n'était pas dans ma nature. Et puis ce n'était pas la première fois que je jonglais entre la musique et le sport. J'ignorais encore que c'était ma façon à moi de combler le manque représentait par l'absence de Sally.

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Dim 1 Sep - 18:29
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Deuxième samedi d'octobre 2000

J’étais aux anges. Nolan m’avait officiellement dit « je t’aime » et j’avais pu en faire de même, ces trois petits mots qui me brûlaient les lèvres depuis des semaines. Malgré l’émotion qui m’avait submergée, il avait quand même réussi à me faire rire. Comme je l’aimais ! J’en étais sure et certaine, Nolan Hamilton était mon âme sœur. Peut-être que c’était cliché, fleur bleue ou autre, mais c’était ce que je pensais. Un dernier baiser échangé et il me ramena à la raison. J’étais déçue de ne pouvoir rester plus longtemps avec lui, mais il avait raison, si je rentrais à une heure convenable, mes parents seraient sans doute contents et il marquerait un point. Alors, à regret, j’obtempérai.

Le lendemain midi, comme prévu, mes grands-parents vinrent pour le repas d’anniversaire en mon honneur. Bien sûr ils me bombardèrent de questions et j’étais si heureuse et euphorique que j’avais parlé de Nolan et du super dîner auquel ses parents m’avaient conviée. Ma grand-mère écarquilla les yeux en entendant l’âge de mon petit ami et regarda ma mère d’un air un peu réprobateur. Je sentis que ce n’était pas le moment de proposer de renvoyer l’invitation. J’essayais de montrer à quel point j’étais heureuse et épanouie, je montrai le superbe pendentif qu’il m’avait offert, de la chanson qu’il m’avait composée, du travail que nous faisions au lycée avec la comédie musicale. Finalement, mes grands-parents rentrèrent chez eux et le lundi arriva enfin, j’étais si heureuse de le retrouver. Après presque deux semaines, ma mère m’annonça que le dernier casting que j’avais passé s’était révélé concluant et que j’avais le rôle. J’allais jouer la fille de Bruce Willis, j’étais si heureuse. Aussitôt, je voulus prendre mon téléphone pour appeler Nolan et lui faire part de cette nouvelle incroyable. Mais comme souvent, ma sœur profita de ce moment pour venir me reprocher d’avoir piqué je ne sais quoi dans ses affaires, il me semble un shampooing, et me voyant avec mon mobile en main, elle le jeta dans les toilettes. Résultat des courses, impossible de m’en servir. Après une violente dispute, mon père fut obligé d’intervenir pour nous séparer, j’étais sur le point de lui arracher ses foutus cheveux pour qu’elle n’ait plus de problème de shampooing… J’optais alors pour la lettre pour annoncer la nouvelle à mon amoureux, ne manquant pas de lui dire combien je l’aimais. Je réalisai ensuite que cela signifier m’éloigner de lui durant plusieurs semaines. La tristesse se mêla au bonheur que j’éprouvais à faire mon métier d’actrice. Mila ne se priva pas pour me dire qu’en mon absence, il ne se gênerait pas pour me tromper parce que de toute façon, une gamine comme moi ne pouvait rien lui apporter. Ma mère, qui me servait aussi d’agent, m’avait aidée à préparer mes affaires nous prenions l’avion dès le lendemain. J’étais si triste de ne pas être joignable, et comme une idiote, j’avais perdu le papier avec le numéro de Nolan. Comme quoi, à trop faire confiance à la technologie… Mon père avait promis de faire réparer mon téléphone et qu’à mon retour il serait comme neuf. Mila ne perdait rien pour attendre, la garce. Mais toutes mes pensées allaient vers mon Nolan chéri.

Les semaines de tournage passèrent, j’envoyais souvent des lettres à Nolan avec des photos et lui avais expliqué le souci de téléphone. J’avais hâte de le retrouver, d’entendre sa voix, de l’embrasser. Sur le chemin du retour, je me lançai, car je savais que mon petit ami attendait de rencontrer mes parents. Ma mère grimaça à l’idée de recevoir ce garçon chez nous, et à vrai dire, je ne comprenais pas pourquoi.

- Maman, c’est la moindre des choses, ses parents m’ont invitée pour me rencontrer. Sa mère a même tout cuisiné elle-même. Une tarte au citron meringuée, tu te rends compte ?

Ma mère, trop occupée à lire je ne sais quoi pour son travail, daigna à peine me regarder par-dessus ses lunettes.

- Oui oui ma chérie. Tu n’as qu’à organiser ça, tu t’occupes d’appeler le traiteur qu’aime bien ton père. Je n’ai pas le temps de gérer ça et ton père non plus. Et évitez de nous faire un esclandre avec Mila, j’ai horreur de ça.

Bon, c’était déjà une victoire, elle acceptait qu’on reçoive Nolan à la maison. Je me retenais de sautiller sur mon siège d’avion mais le coeur y était.
Enfin de retour, je m’empressai d’envoyer un SMS à Nolan avec mon téléphone réparé, qui n’avait, fort heureusement, pas perdu ses numéros. Enfin nous allions nous revoir. De retour au lycée, j’espérais que cette saleté de Mila n’ait pas raison, et n’écoutant que mon coeur, je me jetai dans les bras de mon petit copain.

- Comme tu m’as manqué ! soufflai-je avant de laisser mes lèvres retrouver les siennes. Qu’est-ce que j’ai loupé ?

Je le laissai me raconter ses trois semaines sans moi, et puis quand ce fut mon tour de parler, le sourire ne quittant plus mon visage, je lançai :

- Tu veux venir dîner à la maison un soir ? Mes parents sont d’accord. Tu n’as qu’à me dire quand et j’organise.


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Mer 4 Sep - 19:23
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

C'est fou comme tout peut vous paraître maussade quand le manque se fait ressentir. J'étais là, assis à la place que j'occupais près de Sally lors du repas de présentation avec mes parents. Le souvenir de cette soirée me revenait sans que la plénitude ne m'assaille à nouveau. Pareil pour le trajet en voiture et l'arrivée au lycée où je me faisais remarquer par ma solitude. « Nolan ? » La voix de ma mère semblait si lointaine tant, j'étais perdu dans mes pensées. « - Oui pardon, j'essayais de réviser d'où l'absence » Et puisque j'étais un mauvais menteur, il ne lui fallut que quelques regards pour mettre à mal mon excuse. Ma mère ne me connaissait que trop bien, une "chance" quand on cherche à garder certaines choses pour soit. « J'ai cru comprendre que tu avais décidé de reprendre les entraînements. Tu comptes continuer la chorale en parallèle ? » Torchon sur le dos, elle achevait la vaisselle de la veille. Elle portait sur moi, ce regard bienveillant qui me réchauffait le cœur, tout en me questionnant sur mon état, alors qu'au préalable, il n'était question que d'emploi du temps. J'aurais aimé développer le sujet, mais l'horloge tournait et je devais partir, plutôt il est vrai. Ma voiture étant à l'arrêt, je n'avais d'autre choix que de prendre le bus pour regagner le lycée et pour se faire, il me fallait partir plus tôt. « - On en reparlera à ton retour ! » lançais-je à ma mère avant de la serrer dans mes bras, car je savais qu'à mon retour, elle ne serait plus là et pour cause, elle devait à nouveau mettre les voiles pendant un mois en terres inconnues pour couvrir un reportage. Un mois, c'est long n'est-ce pas ? Fatalement, je m'y étais habitué. J'allais donc, une fois n'est pas coutume, me retrouvais en tête-à-tête avec mon père.

Et me voilà à rejoindre l'arrière du bus. J'optais pour une place en retrait, près de la vitre contre laquelle je m'adossais. Casque sur les oreilles et lecteur de cd dans la main, je cherchais désespérément dans le fond de mon sac, les lettres que Sally m'avait écrite pour les relire à nouveau et ainsi me donner l'impression d'avoir des nouvelles fraîches. Le trajet s'étirant, je ne pouvais que profiter de ma lecture tout en inscrivant quelques notes sur ce qui me servait de cahier de brouillon. « Tell me something girl… » ajoutais-je en pensant aux écrits de ma chérie et en tentant d'imaginer ce qu'elle pouvait bien faire en ce moment ? Quelle star était-elle en train de côtoyer ? Le bus s'arrêta une dernière fois avant de reprendre la route. Je n'étais plus seul à présent, je préférais de ce fait ranger mon cahier et me concentrer sur la route, toujours le casque sur les oreilles. J'ignorais pourquoi, mais je sentais que ce jour allait être spécial. Mon portable se mit alors à vibrer dans la poche de mon jean et le sourire qui venait de naître sur mon visage, me trahissait déjà quant à l'identité de la personne qui venait de m'écrire. Jamais encore, je n'avais eu autant hâte de retrouver le lycée qu'en ce jour. Décidément, c'est fou comme ce qui était maussade ne l'est plus lorsque le manque vient à être comblé.

Moi qui d'ordinaire, traînais le pas pour regagner notre lycée, j'en étais presque à dévaler les marches du bus aujourd'hui. Bien heureux celui qui pourrait m'arrêter dans mon empressement. « Nolan ! » entendis-je au loin avant de m'approcher des marches. Je le savais, c'était trop beau pour être vrai, j'allais encore devoir faire preuve de patience avant de retrouver Sally. « - Hey Malone ! Dis-donc, tu es matinal ! » Il faisait parti de l'équipe de foot, ce n'était pas l'un des pires, mais pas le meilleur non plus, toutefois au vu de mon rôle de capitaine aussi temporaire soit-il, je me devais de lui accorder un minimum d'attention. « - Prêt pour le prochain match ? Les Ravens c'est un sacré bout hein ? » Il acquiesça, il savait de quoi je parlais pour avoir lui-même jouait avec cette équipe. Mais j'étais confiant, nous nous étions bien entraîné et l'équilibre retrouvé nous garantirait une victoire et moi la satisfaction de m'être rendu utile. « Dis, si on gagne, on a prévu une fête chez Dan. Tu viendras ? » La question aussi simple soit-elle engendra dans ma tête tout un mécanisme de réflexion qui me mena finalement à un simple « - On verra mon pote ! » Avant que je ne prenne précipitamment la direction de la porte pour enfin pénétrer à l'intérieur du bâtiment et regagner le long couloir des casiers.

Elle était là, le coin habituel, devant ce casier que j'avais l'habitude de garnir de quelques mots de temps à autre. Dès que le contact visuel eut été accompli, la demoiselle sans que je n'ai à réduire la distance, se précipita vers moi avant de se jeter dans mes bras sous le regard de quelques-uns de nos camarades. Après avoir échangé un baiser de retrouvailles furtives, pour ne pas être réprimandé, front contre front, nous primes le temps de nous observer avant de reprendre la parole laissait en suspens. « - Saleté de téléphone hein ? J'aurais voulu t'écrire un peu plus, mais je dois avouer que la correspondance épis…. » Je marquais un silence, car le mot sur lequel je venais de buter, refusait de sortir de ma bouche et de ma tête de surcroît… « - Ah, je savais que j'aurais dû écouter les cours de littérature, tant pis pour moi. Toujours est-il que j'ai bien reçu toutes tes lettres. Elles sont dans mon sac, j'aime bien les relire quand je prends le bus. Ma voiture étant en rade, je n'ai pas d'autre moyen de transport. Quant au reste, je serais bien tenté de te dire qu'il ne s'est pas passé grand-chose, mais ça serait mentir. Je suis redevenu capitaine de l'équipe par intérim, tout en continuait à jouer les assistants pour l'option. J'arrive finalement à jongler. Après bah, tu n'as pas loupé grand-chose, on s'est tapé une interro de merde en histoire-géo et évidemment tout le monde s'est foiré. Ma mère part ce soir pour une contrée lointaine. On va donc se taper des plats tout prêt pendant un mois avec mon daron. Mais bon le point positif, c'est qu'on sera entre nous pour le Superbowl. C'est le genre de truc que ma mère déteste. Et bizarrement, elle s'arrange toujours pour ne pas être là durant cette période. » J'achevais enfin mon monologue, que pouvais-je ajouter de plus ? Sally quant à elle, le regard plus malicieux que jamais, s'empressa de me demander en retour si je voulais dîner chez elle. Aucune date n'avait encore été définie, mais je savais déjà que je ne pourrais y échapper.

« - Wow, donc ça y est, tu vas me présenter à tes parents à ton tour ? Je ne pensais pas ressentir ça, mais ça cogne dur dans le capot. Je savais que cela arriverait, c'est la suite logique des choses. Tu leur as dit pour la différence d'âge ? Question idiote, car j'imagine que ta sœur s'en est chargée. Écoute ce week-end, ça risque d'être compliqué. Enfin, tout va dépendre du score du match. Une soirée est prévue chez Dan et étant le capitaine, je ne pourrais pas me dérober. Le week-end prochain ça irait ? En théorie, je suis libre ! »


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Jeu 5 Sep - 14:32
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton
J’étais très heureuse, que dis-je, j’étais aux anges de faire mon futur métier, jouer aux côtés de grands maîtres du cinéma, des références qui m’apprenaient énormément de choses, ça oui et je mesurais ma chance. Mais j’étais tout aussi heureuse, presque encore plus d’ailleurs, de retrouver mon Nolan. Je l’aimais à la folie, j’en étais sure et certaine, chaque fois que je le voyais, c’était comme si un tourbillon magique m’emportait, j’étais si heureuse et je savais que rien ne pourrait mal se passer, que tout serait merveilleux tant que nous étions main dans la main. Aussi, mon retour au lycée fut un moment que j’attendais avec impatience, contrairement à d’autres élèves qui préféraient les vacances ou les week-ends.
Enfin nous nous étions vus, touchés, embrassés, parlé. Mon coeur commençait à se calmer, et je l’écoutai, ne pouvant retenir un petit rire en le voyant buter sur un mot.

- Épistolaire, mon coeur.

J’appris donc qu’il avait bien reçu toutes mes lettres, que sa voiture avait des soucis, ce qui m’inquiéta, l’espace d’une seconde je m’étais imaginé le pire mais il avait l’air de se porter comme un charme, alors mon angoisse disparut aussi vite que ce qu’elle était apparue. Mes yeux s’écarquillèrent en entendant qu’il avait repris le poste de capitaine de l’équipe. Je sentis mon coeur se serrer, cela voulait-il dire qu’il arrêterait la chorale ? Et notre spectacle alors ? C’était lui qui le portait à bout de bras, c’était son idée de faire cette comédie musicale. Mais aussitôt, tout comme pour la voiture, mon inquiétude s’évapora aussitôt puisqu’il m’expliquait qu’il arrivait à gérer les deux activités.

- Waow en effet, en trois semaines, y a eu du changement. Tu n’es pas trop crevé du coup d’avoir repris le poste de capitaine, avec tout le reste ?

Je m’inquiétais, assez égoïstement, qu’il n’ait plus assez de temps pour moi. Mais j’étais si heureuse de lui apprendre que j’allais pouvoir organiser sa rencontre avec mes parents, et nerveuse aussi, mais je mourrai d’envie de le lui dire, alors ce fut chose faite. Je hochais la tête avec un léger froncement de nez.

- Oui, Mila ouvre toujours son clapet quand on ne lui demande rien… Oh oui, le week-end prochain, c’est parfait.

Une soirée chez Dan après le match… S’il y allait, je voulais y aller aussi. Non pas que j’étais jalouse que d’autres filles puissent lui tourner autour mais… si en fait, carrément. Et puis ce serait la première fois que je pourrais l’encourager alors qu’il serait sur le terrain, en étant sa petite amie. Avant, ce n’était qu’en rêve… Enfin, tout cela dépendait de lui et de s’il avait envie de m’avoir dans les pattes.

La cloche sonna et je glissai ma main dans la sienne, comme j’en avais pris l’habitude sans me faire prier, et nous nous rendîmes en cours d’algèbre. J’avais loupé pas mal de choses mais j’avais emporté les livres avec moi pour essayer de ne pas trop être à la traîne, et en fait, comme souvent, ça m’avait paru facile, aussi n’étais-je pas perdue. Deux heures tout de même, j’aurais préféré passer ces deux heures dans les bras de Nolan, à l’entendre me chanter des chansons, le regarder sans rien dire, juste l’observer lui et sa beauté sans égale…
Finalement la récréation pointa le bout de son nez, une petite pause bien méritée. Nous apprîmes que le prof de bio était absent ce qui nous laissait donc une heure et demi de temps libre pour traîner un peu. Tout sourire, je regardai Nolan.

- Tu veux qu’on aille répéter dans l’amphi ?

Comme ça m’avait manqué ! De toute façon, quoi qu’il décide, tant que nous étions tous les deux, ça m’allait.

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Dim 15 Sep - 0:19
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

J'avais beau redoubler d'activités, je serais malhonnête en vous rétorquant être parvenu à faire taire le manque. La place de Sally dans ma vie était devenue trop importante pour que je fasse semblant et que je passe outre son absence et les lettres que je n'avais eu de cesse de lire et relire, n'avaient rien arrangé, au contraire. Ainsi, l'avoir en visu, m'ôta d'un poids dont je continuais à minimaliser l'importance. Mon cœur criait victoire et ma tête à l'armistice contre les tourments. J'en arrivais même à être fier qu'elle corrige à la vue de tous et toutes mon vocabulaire défaillant, c'est dire ! « - E-PIS-TO-LAI-RE ! » répétais-je en prenant soin de détacher chaque syllabe pour être sûr de le dire correctement, quitte à passer pour un abrutit. « - Je savais que j'aurais dû écouter plus en détails le cours de littérature. Mais pour ma défense, le prof est ennuyeux à mourir et c'est très facile de lâcher prise. »

Peu à peu, je reprenais mes habitudes en la vannant, elle avait gagné en confiance, le supporter mieux et c'était aussi une façon pour moi de ne pas céder à l'appel de la guimauve. Vous savez, quand votre visage s'illumine, que votre sourire béat vous rend complètement idiot et que vous ne pouvez vous empêcher de faire entendre votre amour à l'être aimé en l'affublant de tous un tas de surnoms. La guimauve quoi ! J'avais beau kiffé Sally de tout mon être et l'affubler moi aussi de quelques petits surnoms, je ne voulais pas devenir une guimauve. N'allons pas jusqu'à dire que c'était ma principale appréhension, mais quand même, je n'en demeurais pas moins un mec et un mec n'étale pas à outrance ses sentiments.

Passé les retrouvailles, je devais aider Sally à rattraper son retard. Et me voilà donc à lui faire un condenser de ces dernières semaines, comme si je devais résumer la saison d'une série avant le hiatus. « - Si je suis crevé ? Bah aussi surprenant que cela puisse être non. Je me surprends moi-même en te le disant. Quand j'ai accepté la proposition de l'équipe, je me suis dit que je n'aurais plus une seconde à moi, que je rentrerais sur les talons tous les soirs, mais finalement non. C'est comme tu me l'as appris, une question d'organisation. Donc ne t'en fais pas, car je sais que tu es inquiète. J'arriverai à tout gérer et à être sur tous les fronts. » Et c'est après l'épilogue de la semaine que ça a commencé à se corser. La rencontre avec les parents, acte 2, chez les Stanford. C'était la suite logique de nos aventures, d'autant plus que j'avais laissé entendre à mi-mots, mon souhait de rencontrer les parents de Sally, mais je ne m'attendais pas à ce que cela se fasse aussi vite et ce week-end. ( enfin, tout dépendra du match et du score.) Donc nous y étions, j'allais les rencontrer et pour avoir eu le loisir de voir Madame Stanford et de l'observer, je me lançais à coup sûr, dans un affrontement périlleux avec un dragon. « - Parfait ! Rencontre avec tes parents, ce week-end, si tout va bien. C'est enregistré ! » Quoi de mieux que l'humour pour lutter contre une forme discrète d'appréhension. Par chance, la cloche se mit à retentir. Une chance tout à fait relative au vu du cours que nous nous apprêtions à suivre durant deux heures. ALGÈBRE ! Oui, je l'imagine écrit en grosses lettres, genre néon lumineux, qui vous amorce notre approche vers l'antichambre de l'enfer. Et nul doute que si l'enfer existait sur terre, il ressemblerait à un cours d'algèbre. Heureusement que j'avais mon fidèle bic noir sous la main. Outre les bâtons qui représentaient chaque minute passée en enfer, je m'amusais à dessiner n'importe quoi, avant d'écrire dans un coin de mon cahier quelques bribes de paroles (inspirées par Sally) que je retranscrirais à n'en pas douter sur le cahier adéquat lorsque le temps ne me fera pas défaut.

La cloche retentit nous sortant aussitôt de cet enfer. Le prof donna ses dernières consignes pour la semaine suivante. Des conseils que je pris plaisir à ne pas imprimer tant j'aspirais à reprendre ma liberté. Enfin, c'était relatif, parce qu'après la pause, nous devions nous rendre à l'étage du dessus pour le cours de bio, qui comme l'algèbre, ne m'aspirais pas grand-chose, si ce n'est l'envie de dessiner des petits bâtons sur mon cahier pour faire passer le temps. Ca et les regards complices que je ne pouvais m'empêcher de lancer à Sally, qui n'était malheureusement pas à côté de moi dans ce cours. La cloche sonna à nouveau après que nous eûmes savourer notre pause de cinq minutes. J'étais avec le petit groupe de Sally comme toujours et c'est main dans la main que nous regagnâmes le couloir avant d'être stoppé dans notre élan par un surveillant qui nous annonça l'absence du prof. « - Dieu existe cette fois c'est sûr » ne puis-je m'empêcher provoquant l'hilarité de la classe toute entière. « - Bon bah, on dirait qu'on peut aspirer à une heure trente de liberté supplémentaire. Tu veux faire quoi ma belle ? » lançais-je à Sally alors que la plupart de nos camarades s'éloignaient déjà pour vaquer à leur occupation. Tout naturellement, ma chérie me proposa d'aller répéter dans l'amphi, ce à quoi, je ne pouvais dire non. Nous prîmes donc la direction de notre QG, désert à cette heure du matin. « - Dis, on peut reparler de la rencontre avec tes parents. J'ai besoin de savoir à quoi m'en tenir pour ne pas faire de bourdes.

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Hier à 14:58
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Comme ça faisait du bien d’être de retour dans ma petite vie d’adolescente. Après le cours l’algèbre tant redouté par mon chéri, nous nous trouvions bien contents d’avoir une heure et demi de pause imposée. Je proposais qu’on aille, Nolan et moi, dans l’amphi pour profiter de la salle de spectacle et du piano. Ça m’avait tellement manqué et j’avais donc beaucoup à rattraper sur les répétitions du spectacle. Sans compter que je mourais d’envie de passer du temps seule avec lui. J’avais été rassurée d’apprendre que malgré qu’il ait repris l’activité sportive avec le lourd poste de capitaine, il n’était pas si fatigué et surtout, qu’il trouverait toujours du temps pour moi. Ça m’avait touchée qu’il le dise de lui-même sans que j’aie à demander. Mon héros. Et il semblait content que j’aie pu parler à mes parents pour les lui présenter.

- Le week-end prochain, rectifiai-je, puisqu’il m’avait dit que ce week-end-là il y aurait le match et la soirée chez Dan.

J’avais éclaté de rire quand Nolan s’était exclamé au nez du surveillant que Dieu existait quand il nous avait annoncé que le prof de bio était absent. Puis nous avions tourné les talons et la classe s’était dispersée. Nolan et moi avions donc pris la direction de l’amphi, main dans la main. Une fois arrivés, Nolan se plaça derrière le clavier du piano tandis que je déposais mon sac au sol avant de m’accouder sur le couvercle de l’instrument. Là, il me demanda de parler de mes parents. Je le sentais un peu stressé et ne pouvais que le comprendre, je l’avais moi-même été quand j’avais été invitée chez les Hamilton. Je souris pour tâcher de le rassurer.

- Oh… tu sais… des parents quoi… Des parents du genre très occupés mais qui veulent faire comme s’ils avaient le temps de s’intéresser à ce qu’on fait. Par exemple l’année dernière, au spectacle de fin d’année, mon père est venu mais il travaillait sur ses dossiers en même temps, et c’est ma mère qui lui donnait des coups de coude quand c’était mes scènes. Ma mère filmait pour avoir du contenu pour faire des bandes démo. Mais par contre, si ma mère m’encourage dans ma carrière artistique, le reste elle n’a pas le temps… En gros, ce sont deux acharnés du boulot. Ma sœur arrive particulièrement bien à les embobiner pour avoir des autorisations de sortie. Sauf que quand les bulletins arrivent, elle prend cher parce qu’elle est pas foutue de réviser pour les exam et qu’elle se prend des tôles sans arrêt. Ça rend dingue mon père qui a toujours été premier de sa classe, tu vois le truc ? J’ai vraiment du bol d’être née avec une mémoire photographique. A part ça... c'est pas pour te faire flipper, mais c'est la première fois qu'un petit copain viendra dîner à la maison, Mila n'a jamais ramené personne... Mais regarde, moi aussi j'étais la première que tu ramenais et ça s'est bien passé, tentai-je sur une note optimiste.

Sauf que les parents de Nolan n'étaient pas les miens. Je voulais que tout se passe bien, mais je savais qu'ils le regarderaient, ou plutôt le scruteraient, comme si leur propre vie était en jeu. Je fis le tour avant de venir m’asseoir à côté de lui.

- On répète notre chanson ?

J’avais l’impression que je n’avais pas chanté depuis une éternité et ça me manquait terriblement. Chanter avec Nolan, et Nolan jouant au piano en plus, c’était comme le summum de l’apothéose de la perfection musicale. Chaque seconde passée à ses côtés était merveilleuse, mais quand on faisait de la musique, c’était incomparable. Je me penchai pour déposer un baiser au coin de ses lèvres et puis je quittai le petit banc du piano pour lui laisser de l’espace.
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