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FB/ Lycée de New York, de la rentrée 1999 à la remise de diplômes

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Sally Hamilton

Sally Hamilton

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Mar 16 Juil - 2:11
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Tout me semblait tellement beau, j’étais littéralement sur un petit nuage. Cette balade en voiture jusqu’à la plage, bercée par les notes de « Rent » que nous nous étions plus à chanter à tue-tête, fut des plus agréables, et le baiser qui ponctua la coupure du contact tout autant. Puis, après qu’il m’ait dit qu’il appréciait ce genre d’initiative que je ne me priverais sûrement pas de réitérer, nous sortîmes du véhicule pour aller prendre cette glace tant convoitée. Pieds nus dans le sable, nous voilà chacun muni d’un cornet, menthe-chocolat pour lui et framboise pour moi. J’enregistrai mentalement son parfum de glace favori, comme si c’était une information capitale.

- Merci pour la glace, lançai-je en lui souriant.

Le paysage était magnifique, cette plage, ce soleil, cette eau à perte de vue, mais mon regard n’était rivé que sur Nolan, une merveille sans égal pour moi. Nous ne tardâmes pas à nous asseoir, à l’écart des quelques autres touristes encore présents, pour savourer l’instant. Il me demanda alors s’il pouvait me poser une question, évidemment j’acquiesçai. Et là, je compris qu’il m’avait finalement grillée. Je rougis légèrement avant de rire, posant mon regard sur l’horizon.

- OK.. tu m’as grillée depuis combien de temps ?


Je me demandai s’il était judicieux de lui dire que mon coeur s’était enflammé pour lui presque aussitôt que je l’avais vu. Ma sœur m’avait-elle grillé auprès de lui ou de son ex, Doreen, l’an dernier ? Après tout, l’équipe de foot et l’équipe de cheerleaders traînaient ensemble très souvent, c’était comme une seule équipe, et je ne savais pas ce qui avait pu se dire. J’étais soudain un peu angoissée et mes yeux se rivèrent sur le sable devant moi. C’était assez gênant en fait. Que devais-je répondre ? Devais-je attendre qu’il réponde à ma question qui figurait de réponse à la sienne ? Cela ne lui suffirait sans doute pas. Nolan était loin d’être bête, et visiblement j’étais loin d’être discrète puisqu’il m’avait clairement captée.

- On va dire que… ça fait quelques temps.

Je me sentais la reine des idiotes. Il devait vraiment me voir comme une gamine débile. Je ne voulais pas qu’il ait cette image de moi. Je ne pouvais pas non plus sauter sur sa bouche pour éviter de répondre à une question qui m’embarrassait, ce n’était pas la solution.

- J’ai compris, je suis pas discrète, c’est ça ? Pourtant je te promets que j’ai jamais tagué ton nom sur les portes des toilettes !
lançai-je avec humour.



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Mar 16 Juil - 3:21
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Aussi, loin, que je m'en souvienne, je me suis toujours senti bien près de la mer. Je crois que c'est dû aux quelques voyages de ma mère en terres écossaises. Mon père n'étant pas disponible et désireuse de me faire découvrir, son monde, ma mère avait accepté de se traîner son petit bonhomme de six ans sur ses lieux de shooting. Je crois avoir été calme, saisis par la beauté des paysages et apaisé par la mer que je découvrais avec mes petits yeux d'enfant. Et depuis ma fascination pour l'océan semble restée indemne, tout comme cette sensation revigorante de liberté, que nous avions acquise en séchant les cours, il est vrai, mais une liberté acquise. Le soleil brillait, la chaleur était au rendez-vous, mais raisonnable. Délestés des chaussures, nous pouvions plus aisément avancer et profiter du contact avec le sable tiède se glissant entre nos orteils avant se savourer le plaisir d'une glace. J'enregistrais que la framboise avait les faveurs de Sally avant de régler notre commande. « - Ne me remercie pas, c'est normal ! » Ma main libre se saisit dès lors de la sienne et nous continuons notre petite progression, à la recherche d'un coin un peu plus tranquille. La plage n'était fort heureusement pas aussi bondée qu'elle pouvait l'être en pleine période de vacances. Un petit vent frais, venait nous caresser le visage à mesure que nous nous rapprochions de la mer. Ça, plus l'odeur iodée, conférant à l'instant ce qui me semblait être une prémisse de paradis et si vous ajoutez à l'équation la présence de cette fille qui fait battre votre petit cœur au possible,nous voilà aux portes du Paradis.

Assit sur un banc de sable improvisé, face à la mer à l'abri des cerf volants et des quelques touristes sévissant encore, nous voilà enfin seul enclin à quelques confessions. J'étais curieux au possible et me doutais bien que de nous deux Sally fut la première à me remarquer. Son regard ne trompait personne, et même si j'avais pris grand soin d'éviter de prêter trop de crédit aux dires de mes camarades. « - Quoi ? Pourquoi tu ris comme ça ? J'ai dit une bêtise ? » Son rire l'avait trahi et son regard fuyant encore plus. « - En fait, je suis un diesel, je mets du temps à percuter. Cependant, j'avoue qu'il y avait des signes. Déjà la façon dont tu me regardes. C'est vrai qu'à bien y regarder, maintenant, c'est évident. Et puis ta sœur l'a laissé entendre quelques fois. Je pensais qu'elle cherchait juste à se moquer de toi avec ses harpies. » Il est vrai qu'entre elles, les abeilles de la ruche se plaisaient à raconter tout et n'importe quoi. « - Et genre quand tu dis « quelques temps » tu penses à des semaines, des mois... Pas toute une année quand même ? Là, c'est moi qui risque de me sentir idiot de ne pas avoir capté plus rapidement. Mais je suis rassuré, au moins je sais que mon nom n'apparaît pas sur les murs des toilettes des filles. Quoique, Doreen pourrait se laisser tenter non ? Et si je te vole ton agenda, vais-je y trouver mon nom surmonté de quelques cœurs ? Si tel est le cas, je trouverais ça mignon, tu sais ! » Je causais trop, pour preuve ma glace commençait à fondre, il me fallait donc l'entamer pour m'éviter d'avoir les mains collantes et passait pour un benêt.

« - Quand, on est plus jeune, on est vite tenté de se trouver trop idiot dans notre façon d'agir, donc on fait tout ce qu'on peut pour paraître plus mature. J'ai connu ça lorsque j'ai bossé un an avec mon père, avant de reprendre les études. J'étais entouré de grosses baraques qui avaient pour la plupart, passé la quarantaine. Pour ne pas passer pour un petit minot, je faisais de mon mieux pour m'intégrer. Genre, je m'intéressais à des sujets d'adultes, des trucs dont je me foutais, mais qui me permettait d'être avec eux. Malgré les efforts, je ne parvenais à oublier mes 16 ans. Ce que je veux dire, c'est que tu ne dois pas te prendre la tête avec tout ça. Reste toi-même ! Moi, je m'en fous, tu sais, je te trouve mignonne telle que tu es et si tu écris mon nom partout ok. Le plus important dans la vie, ce n'est pas le regard des autres. Tu es parfaite Sally Stanford, ne l'oublie jamais. Tu es belle, intelligente, talentueuse, gentille et ta sœur doit bien avoir les boules. Moi par contre, je me sens idiot de ne pas l'avoir vu plutôt. Tu es ma petite mignonnerie et maintenant, c'est à mon tour d'écrire ton nom sur mon agenda. » Mon sourire redoubla en intensité, cette fille me faisait tellement de bien, s'en rendait-elle compte ? Avec elle, j'avais enfin l'impression d'être moi-même et ça, ça n'a pas de prix vous pouvez me croire.

« - Tu me donnes envie d'écrire... Oui, je vais t'écrire une chanson. » Nos glaces terminées, nous avions à présent les mains libres et je ne pus résister bien longtemps à l'envie de prendre place derrière Sally pour la serrer dans mes bras et apposer mon menton sur son épaule tout en regardant l'horizon. « - J'ai une autre question débile, mais là, tu n'es vraiment pas obligé de me répondre. » Oui, j'y venais, ce sujet somme tout banal pour les gens de mon âge, mais peut-être pas pour des adolescents de l'âge de Sally. Il me fallait donc faire preuve de précaution pour ne pas la brusquer, et la mettre mal à l'aise, mais il fallait toutefois en parler. « - Est- ce que ... tu... tu l'as déjà fait ? » telle était la question, d'une maladresse sans bornes. Je me sentais vraiment idiot pour le coup. Il fallait à tout prix que je rattrape le coup. « - Ce que je veux dire, c'est que si tu ne l'as pas fait, je ne veux pas te mettre de pression, ni que tu te sentes obligé de quoique ce soit. C'est juste que ça me paraissait important d'évoquer le sujet.



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Mar 16 Juil - 3:36
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Qu’est-ce qu’on était bien là, assis dans le sable, savourant notre après-midi de liberté volée au lycée qui, sans doute le lendemain, ne se priverait pas pour nous le faire payer. Mais en attendant, nous étions des criminels libres et heureux, profitant de la beauté du lieu, mais plus encore du petit bonheur simple d’être l’un avec l’autre. J’aimais, je chérissais cet instant plus que tout. J’avais l’impression de réaliser le rêve que je nourrissais depuis plus d’un an et demi maintenant. Cependant, la quiétude et l’apaisement que je ressentais furent légèrement mis à mal par une question de Nolan qui m’embarrassa légèrement. Je ne voulais pas passer pour une groupie hystérique, je ne voulais rien gâcher de cet instant, mais je ne voulais pas non plus lui mentir. Que faire pour bien faire ? Je ne savais pas comment répondre pour que ma réponse soit la bonne. Un petit rire nerveux m’échappa et bien entendu, mon beau pianiste ne put que le remarquer. Je tentai une réponse évasive puisque de toute façon il avait remarqué que je craquais pour lui, je ne pouvais donc pas nier. Mais il insista et semblait demandeur de franchise et je ne me sentais pas de la lui refuser. Bien qu’il se sente idiot d’avance si la réponse était « plus d’un an », je me devais de lui dire la vérité.

- Je vais être franche avec toi alors. Tu me plais, genre vraiment beaucoup, depuis… on va dire le deuxième trimestre de la première année ? Bon OK, le premier trimestre… Mais je veux pas que tu te sentes idiot pour autant, je veux dire… je peux comprendre que j’aie pu te paraître insignifiante, c’est pas grave tu sais.

A ce moment-là, il avait quinze ans et j’en avais onze, comment lui reprocher de ne pas s’intéresser à moi ? J’avais quand même pas mal évolué en deux ans, c’était normal. Nolan était si gentil, il faisait tout pour me mettre à l’aise et je le trouvais d’autant plus craquant. J’aimais d’autant plus cette manière adorable qu’il avait de me donner des anecdotes le concernant pour illustrer le propos, cela me permettait d’en apprendre plus sur lui et de me rendre compte qu’on se ressemblait beaucoup. J’eus un nouveau rire beaucoup plus franc ensuite quand il parla de me voler mon agenda.

- Alors de un, y a ton nom tagué dans les toilettes des filles, ainsi que ceux des autres mecs de l’équipe, mais c’est pas mon genre de faire ce genre de trucs que je trouve débile. Ensuite, dans mon agenda… Bon OK, y a peut-être deux ou trois fois tes initiales dans celui de l'an dernier, mais uniquement dans le cadre de petits mots qu’on s’écrivait avec Tammy quand on s’ennuyait un peu trop en algèbre.

Il me plaisait chaque seconde d’avantage et je me demandais comment une telle chose était possible. Et voir son sourire se dessiner sur son visage d’ange me donnait des ailes. Je ne pus m’empêcher de poser ma main libre sur sa joue avec un sourire presque ému aux lèvres tandis qu’il proposait à son tour d’écrire mon nom dans son agenda. Il était si mignon, si romantique, si parfait. Ce fut la sensation de froid sur mon autre main qui me sortit de mon « rêve ». Ma glace fondait et une goutte venait de me tomber sur la peau. Je m’empressai d’en débarrasser ma main du bout des lèvres avant de les poser sur celles de Nolan avant de le regarder avec un air mutin.

- J’espère que t’es pas allergique à la framboise…

C’est alors qu’il déclara qu’il allait m’écrire une chanson. Mon regard devait sûrement ressembler à une guirlande de Noël illuminée tant je devais avoir des étoiles plein les yeux.


- Oh, c’est vrai ??? Rien ne me ferait plus plaisir !

On sortait ensemble depuis quoi, une demi-heure ? Et déjà j’étais la plus heureuse. Une chanson, c’était sûrement le plus beau des cadeaux qu’il pouvait m’offrir.

A présent ses bras autour de moi, j’étais adossée contre son torse, les yeux perdus dans l’horizon et la tête dans les étoiles, fredonnant l’un des airs de « Rent », quand la voix de Nolan me ramena sur cette plage magnifique qui était notre royaume depuis bien une heure. Je ne pus m’empêcher de sourire en l’entendant dire qu’il avait une question débile. Venant de lui, rien ne me paraissait débile, au contraire. Il ne pouvait pas me voir puisque j’étais dos contre lui, mais j’acquiesçais.

- Je t’écoute.


Il me posa donc la question qui semblait lui brûler les lèvres, ce qui me ramena à mon inexpérience éloquente. Je rougis légèrement, me mordillant la lèvre inférieure. J’avais un peu peur de le faire fuir, mais il devait bien se douter de la réponse. Je n’avais que treize ans. Presque quatorze à vrai dire, d’ici deux semaines et demi. Je me tournai vers lui avec un petit sourire légèrement gêné.

- Pour être tout-à-fait honnête, tu es mon premier copain, alors… ça me semble évident que la réponse est non. Et je veux que tu saches que j’ai pas du tout l’impression d’avoir la pression et aussi te dire que j’ai confiance en toi. Vraiment.

Je lui souris en secouant la tête.

- Elle était pas débile, ta question. Je te la retourne, même si je me doute de la réponse.

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Mar 16 Juil - 18:01
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Non, elle n'était pas insignifiante, j'étais juste trop englué dans la superficialité de la popularité pour la voir. Et puis c'est vrai que notre petit écart d'âge n'aidait pas. Toujours est-il que présentement, il n'y avait qu'elle et à mesure que je la découvrais, je me surprenais à craquer chaque fois un peu plus. Et que dire de ses petites joues rougissantes à chaque question ? Que penser de cette désarmante honnêteté dans l'élaboration de chacune de ses réponses ? La pauvre, je l'importunais avec mes questions débiles et pourtant, je voulais savoir depuis combien de temps, j'étais le centre de ses préoccupations. « - J'aime la franchise, c'est important. Donc je me tais et je t'écoute. Ca aussi c'est important » Une franchise dont j'avais manqué avec Doreen et certainement la plupart des filles avec lesquelles j'étais sorti auparavant. Je comptais vraiment sur Sally pour rattraper le coup et me prouver que je pouvais enfin attribuer ma totale confiance à quelqu'un.

« - Wow depuis autant de temps ! » Oui, j'étais surpris de lui plaire depuis ce qui me semblait être le début pour elle. « - Hey, qu'on se mette d'accord toi et moi. Je ne veux pas t'entendre dire que tu es insignifiante ok ? Je ne veux plus que tu le penses maintenant. Les insignifiants, c'est ceux qui se contentent de suivre comme des moutons. Toi, tu n'es pas comme ça. Tu feras de grandes choses, tu as le talent pour, même si j'avoue n'avoir vu aucun de tes films. J'espère que tu me pardonnes et que je pourrais me rattraper à l'occasion » Le cinéma m'intéressais peu, mais pour ma nouvelle petite amie, j'étais prêt à faire des efforts et à m'intéressais à ses passions, car nul doute qu'elle s'intéressait déjà aux miennes.

Nous continuons à savourer ce doux moment, sans appréhension. Pour la première fois depuis longtemps et malgré notre différence d'âge, je me sentais vraiment comme l'adolescent que j'avais oublié d'être au vu des responsabilités dont l'on m'avait très vite affublé trop vite. D'ailleurs, nombreux étaient ceux qui me trouvaient trop mature pour mon âge. C'est ce qui ressemble à une qualité pour le commun des mortels, sauf si vous êtes cernés de personnes enclines à s'amuser à ne penser à l'avenir qu'en dernier recours. Que l'on ne s'y m'éprenne pas, je savais m'amuser, mais je me lassais vite de leur attitude enfantine. Leur réaction suite à mon annonce de ne pas être capitaine, illustrait bien la chose. Mais avec Sally en plus de me sentir bien, j'avais enfin l'impression d'être un ado normal.

« - J'adore ton rire, mais j'aime moyennement l'idée de savoir que mon nom est tagué dans les toilettes de ces demoiselles. Mais revenons à vous mademoiselle Stanford. Tu avais donc mes initiales sur les petits mots que tu écrivais en algèbre ? Donc ça laisse sous-entendre que mademoiselle n'écoute pas toujours en cours ? En même temps, si tu avais cette vieille chouette allergique au blanco, je peux comprendre. Elle ne pouvait pas me voir moi, juste parce que j'étais nul en math et aussi parce qu'elle me soupçonnait d'avoir un blanco planqué sous ma table. J'ai été tenté de le faire une fois, mais n'étant pas un vrai rebelle, j'ai vite abandonné l'idée. Je me suis contenté de graver un phallus sous la table. Oui, je sais, c'était moyen, mais pour ma défense, c'est la seule fois où j'ai fait un truc qu'on peut qualifier de débile. C'était en quelque sorte un cadeau d'adieu. » Oui si on prend en compte ceci, ma maturité en prenait un coup.

Elle me plaisait de minutes en minutes et interdit face à une telle fulgurance, je me demandais comment cela pouvait-il être possible ? Je redoublais d'intention à son égard, attentif à chacune de ses paroles, je voulais encore la faire rire,qu'elle se sente bien et qu'elle cesse de se sentir gêner avec moi. Je voulais qu'elle s'épanouisse, oui qu'elle devienne enfin une jeune femme sortie de l'enfance. « - Je suis allergique aux pistaches et je crois que c'est à peu près tout » lançais-je alors qu'elle venait de déposer un baiser aux saveurs sucrées sur mes lèvres, arborant au passage un air mutin que je ne lui connaissais pas encore. Elle était fascinante tout en étant inspirante assez pour que déjà dans ma tête, une esquisse de premier couplet, ne commence à voir le jour. « - Je suis plus doué pour composer que pour écrire, mais peut-être qu'en ayant la bonne muse, j'arriverais tout comme Roger, à enfin écrire ma chanson. Estime-toi heureuse que je ne sois pas doué en dessin, sinon quoi je t'aurais demandé de poser pour moi. » Et je profitais de l'instant pour prendre place et placer mes bras autour d'elle, mais force est de constater, bien malgré moi, qu'un sujet commençait à poindre le bout de son nez, à mon tour, je me devais de faire preuve de franchise, et même si c'était gênant nous devions en parler comme les deux jeunes gens matures que nous étions.

« - Oui je m'en doute que je suis le premier, mais c'est important que tu saches que je ne veux pas que tu te sentes obligé de quoique ce soit. Et pour te répondre, tu te doutes effectivement à juste titre que j'ai passé le cap de la première fois. Tu sais certaines filles se sentent obligées de le faire juste pour se donner l'impression d'être des femmes. Elles se gourent. Tout ça pour te dire que je saurais attendre le temps qu'il faut. D'accord ? Ça me paraît suffisamment important pour prendre le temps d'en parler. Ce moment est important pour une jeune femme et je veux qu'il le soit pour toi quand cela arrivera. Je ne me suis pas assez soucié des autres auparavant et je le regrette. Bon maintenant qu'on a évacué le sujet gênant si on parlait de choses plus légères. Tu fais quoi ce week-end par exemple ? »


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Mar 16 Juil - 18:56
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Nolan et moi n’étions ensemble que depuis une ou deux heures tout au plus, mais ces attentions qu’il avait pour moi, ce soin qu’il prenait en toutes choses pour que je me sens à l’aise, me donnait l’impression de le connaître depuis toujours. Je me sentais bien, tout simplement. Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression que tout aurait pu disparaître, s’il y avait au moins Nolan, alors tout irait bien. Je n’avais pas honte de lui parler franchement. Je me sentais parfois un peu gourde, mais il savait toujours me montrer que pour lui, ce n’était pas le cas. J’avais eu raison de voir un lui un garçon exceptionnel, il l’était ! Il me complimentait, m’aidait à avoir un avis un peu plus reluisant sur ma personne, et honnêtement, ça faisait du bien. Avec lui, je n’avais envie que de sourire.

- Merci pour toutes ces choses adorables que tu dis. Et pour les films dans lesquels j’ai joué, y en a que deux pour l’instant. On me voit pas forcément beaucoup dans le premier, mais celui qui est sorti l’an dernier un peu plus. Mais tu sais, t’es pas obligé de les regarder… Je veux dire… si le cinéma c’est pas ton truc, faut pas te forcer à regarder des films juste parce que c’est ce que je fais. Ça me dérange pas tu sais, dis-je avec un petit sourire provoqué par son regard bleuté qui dégageait une gentillesse sans pareil.

Il savait déjà me faire rire, sourire, m’émouvoir. Ce garçon était hors du commun, unique !

- Ne me fais pas croire que les toilettes des mecs ne sont pas tagués d’obscénités, je te croirais pas ! Lançai-je en riant. Quant aux cours d’algèbres… tu sais j’ai pas mal de facilités en math alors du coup… je me permets un peu de… disons rêvasser. L’an dernier j’ai fini un exposé d’histoire dans un de ses cours à madame anti-blanco.

Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire lorsque Nolan me raconta sa petite rébellion.

- Waow, t’es un vrai caïd en fait !

Je finis par apprendre qu’il était allergique aux pistaches, ce qui me fit automatiquement penser que je les bannirais alors, avant de le gratifier d’un nouveau baiser. J’étais déjà accro à cette pratique, la douceur de ses lèvres était addictive et j’aurais facilement pu passer des heures à l’embrasser. Et lui, comble du romantisme, proposait déjà de m’écrire une chanson. Comment aurais-je pu être plus heureuse en cet instant ? J’avais l’impression de vivre un scénario parfait de film à l’eau de rose.

- Je serais honorée d’être ta Mimi pour de vrai alors.

Peu après, nous étions enlacés, du moins lui m’enlaçait, et un autre sujet de conversation déboula de nulle part. En fait, j’étais gênée uniquement parce que je ne voulais pas paraître godiche à cause de mon manque d’expérience face à lui qui en avait bien plus que moi. Je ne voulais pas qu’il ait l’impression de sortir avec une fillette, je voulais qu’il soit fier d’être avec moi. J’étais si heureuse qu’il se comporte comme un gentleman, qu’il ne soit pas avide de me sauter dessus à la première occasion. Il me mettait à l’aise, me promettant d’attendre que je sois prête. C’était le petit ami parfait, j’avais une chance folle que je mesurais amplement, et je ne comprenais pas comment Doreen avait pu laisser fuir un garçon pareil.

- Tu es vraiment incroyable, Nolan Hamilton, lui dis-je légèrement émue. Merci, tu es super. Au top.

Il voulut passer à un sujet plus léger comme mon programme du week-end. Je haussai les épaules.

- J’ai rien de prévu. Je comptais réfléchir à quoi faire pour mon anniversaire dans deux semaines, mais je crois que cette année j’ai envie de le passer seule avec quelqu’un de spécial. Et en plus ça tombe le week-end où mes deux parents sont en déplacement. Alors si tu veux venir profiter de la piscine, du piano, de la chaîne hi-fi géante que j’ai eu à Noël avec des super micro de compèt… On pourrait répéter toute la comédie musicale si tu veux. Je suis sure que Mila voudra en profiter pour faire le mur, on aurait tout l’appart pour nous.

Je lui souris.

- Donc si tu es d’accord, je sais quoi faire dans deux semaines. Mais ce week-end je sais pas. Et toi ?

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Mer 17 Juil - 1:02
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton


Les vagues continuaient à mourir sur le rivage, tandis que quelques mouettes attendaient patiemment le bon moment pour se repaître de quelques algues ou divers petits poissons. Là-bas, le sable était humide et à l'état solide. L'on pouvait aisément laisser quelques traces de notre passage, avant qu'une vague ne vienne tout emporter. C'était agréable à regarder, je dois admettre qu'il me fallait peu de chose pour me sentir bien et je dois reconnaître que lorsque nous sommes avec une personne qui elle-même nous fait nous sentir bien, c'est tout simplement le pied. D'ailleurs, le temps ne semblait avoir aucune emprise sur nous. C'était comme si nous étions enfermés dans une bulle, à la vue de tous certes, mais ce petit endroit demeurait rien qu'à nous. Je crois que j'aurai pu rester ainsi pendant des heures sans que l'ennui ne pointe le bout de son nez, tout en continuant à dire des choses gentilles à Sally, sans avoir à me forcer puisque c'était sincère et sans calcul. Sur scène, elle arborait une confiance à toute épreuve, mais paradoxalement lorsque les projecteurs s'éteignaient et que la vie reprenait son cours, elle redevait elle-même, une jeune fille intelligente, mais pas dans les standards de la Ruche et facilement rabaissée par une sœur sans réel talent si ce n'est celui de la superficialité. Sally méritait d'entendre des choses gentilles sans que cela ne soit de la pitié, au contraire et j'étais prêt à les lui faire entendre autant qu'il le fallait pour qu'elle comprenne à quel point elle était exceptionnelle.

« - Tu n'as pas à me remercier de dire des choses adorables et franchement même si le septième art n'est pas celui que j'affectionne le plus, ça ne me dérange pas de regarder ton travail où même un film que tu apprécies. Tu sais, j'ai vraiment envie de tout savoir de toi et je me doute bien que le cinéma a son importance » Oui, je voulais continuer d'apprendre à la connaître, de découvrir ses goûts, ses passions. Je voulais la voir telle qu'elle était hors des murs insipides du lycée et partager avec elle plus que ce que je n'avais jamais partagé avec quiconque. Prenez-moi pour un fou, mais je crois que Sally Stanford est la bonne. Oui, j'étais incapable de me l'expliquer, mais j'étais persuadé que j'irais loin avec elle. C'était même une évidence, comme si c'était écrit quelque part. Et j'ai conscience qu'au vu de mon âge, cela puisse paraître loufoque, de se dire que la fille que vous avez dans vos bras est la femme de votre vie. Pourtant, j'en étais convaincu...

« - Attends ! On est vraiment en train de parler de toilettes, qui plus est celles des garçons ? Non parce que là, on part sur un niveau assez élevé. Vous, vous êtes plus classes, plus fleurs bleues dans le propos tandis que nous et je ne m'inclus pas dans le collectif, rassure-toi, c'est plus du genre « moi Tarzan, toi Jane ! » Effectivement, il y a des trucs écrits sur les murs, mais c'est tout sauf subtile, tu l'auras compris. Déjà, il n'y a pas de petits cœurs sur les prénoms. Tu vois, c'est assez trivial comme façon de faire. Les gars s'amusent à pisser sur les prénoms, des filles qu'ils jugent les plus « appétissantes » et je crois que ta sœur s'est fait pisser dessus à de nombreuses reprises. Mais je crois que je vais m'arrêter là parce que c'est très gênant et je t'épargne les autres obscénités. Revenons donc à quelque chose de moins trivial ma petite rebelle ! » Elle se mit à rire lorsqu'à mon tour, je lui évoquais ce qui me semblait être l'un des actes les plus « rebelles » à mon actif et je n'en étais pas vraiment fier. « - Moi un vrai caïd ? Je suis le Tony Zucco de la bande ! » dis-je en mimant un peigne et la banane qui va avec en hommage au personnage de John Travolta dans Grease. Et je l'imaginais sans mal-être ma Sandy. Passé l'imitation foireuse, j'évoquais mes envies d'écriture et je savais par la suite, qu'à peine rentrer, je m'y mettrais, d'autant plus que l'anniversaire de Sally semblait approché à grands pas. « - Dans deux semaines ? » demandais-je après qu'elle me fit savoir qu'elle n'avait rien de prévu ce week-end. Et la proposition qu'elle me fit, laissa paraître un large sourire sur mes lèvres. « - Bien sûr que je serais ravi de venir profiter de la piscine, du piano, de la chaîne hi-fi géante et des micros de compétition, mais plus encore, je suis honoré d'être ce quelqu'un de spécial avec qui tu souhaites passer du temps pour ton anniversaire. Je réserve mon week-end pour dans deux semaines alors. Et pour ce qui est de celui qui est en approche, je ne sais pas encore. Il me semble qu'on a un gros entraînement pour le match de mercredi prochain. Et je crois que ma mère veut que je l'accompagne sur un shooting. Je la soupçonne de vouloir fortement m'inciter à prendre une option photo à l'université ! Je ne sais déjà pas ce que je vais faire après le lycée, alors bon... Et toi quels sont tes projets futurs ? »

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Mer 17 Juil - 1:21
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Nolan avait cette incroyable capacité à rendre n’importe quel sujet de conversation abordable. Bercée par le son de sa voix toujours rassurante, toujours agréable, ainsi que par le bruit répétitif mais dont on ne se lassait jamais des vagues qui allaient et venait sur le sable, je profitais un maximum de ce moment privilégié passé en la compagnie de Nolan que je pouvais maintenant affubler du titre de « petit ami ». Et il était vraiment incroyablement attention, même dans mes rêves les plus fous je n’aurais imaginé une journée aussi parfaite.

- Eh bien si tu veux je pourrai te prêter les DVD de ceux dans lesquels j’ai joué. Si tu as un lecteur, sinon tu peux venir à la maison. Et sinon, t’as même pas un film préféré ? Je veux dire… même si tu n’aimes pas le cinéma, du moins pas autant que la musique, il y a bien quelques films ou séries que tu apprécies, non ? Moi j’ai deux préférés pour le moment : « The Bodyguard », et « le Cinquième élément » qui est sorti l’année dernière.


C’était deux styles de films totalement différents, et ainsi Nolan voyait que j’appréciais des choses diverses et variées.
J’étais si bien dans ses bras, tout aussi bien que lorsque je plongeais mon regard dans l’azur de ses yeux. J’aimais ce garçon, cela ne faisait aucun doute. Et peu importe de quoi l’on parlait, c’était toujours aussi cool. Même de parler des graffitis dans les toilettes du lycée.

- Pour la subtilité, je suis pas sure que ton évaluation soit juste… Ce qu’on peut lire dans les toilettes des filles est loin d’être du Shakespeare.

Il m’expliqua ensuite les « jeux » que certains garçons faisaient, du style uriner sur les prénoms des filles qu’ils trouvaient à leur goût. J’écarquillai les yeux, loin de m’imaginer que des êtres humains pouvaient être capables d’imaginer de telles activités.

- Non, tu plaisantes ?! Arrête, je veux pas savoir ça, c’est dégoûtant ! rétorquai-je à moitié en train de rire.

Je riais toujours quand il imita Danny dans Grease. J’adorais cette comédie musicale, je ne pus donc m’empêcher de fredonner quelques notes de « You’re the one that I want ».
Nous parlâmes ensuite des week-ends à venir. Celui dans deux semaines serait celui de mon anniversaire et je demandai implicitement à Nolan s’il voulait venir le passer chez moi. Il sembla accepter et j’étais aux anges. Il m’expliqua ensuite les projets de sa mère pour lui. La photo, c’était plutôt cool comme option. C’était dans deux ans, mais il nous fallait déjà y songer.

- Pour ma part, ce sera une école d’acteurs. Il faudra que je passe des tests d’entrée pour la NYCDA ou l’Actors studio.

A la vérité, j’avais vraiment hâte de me consacrer à mon art. La seule chose que je déplorais d’avance, c’était que Nolan, lui, ne serait pas là. Je me promettais alors de savourer pleinement cette année où nous étions dans la même classe, car pour l’an prochain, nous ne savions pas si cette chance se reproduirait.

- Je suis sure que tu réussiras en photo aussi. Tu sembles assurer dans tout ce que tu entreprends. Le sport, la musique… pourquoi ça ne marcherait pas en photo ?

Mais Nolan ne savait pas ce qu’il voulait faire après le lycée. J’espérais secrètement qu’il resterait à New York.

- Tu sais déjà si tu as envie de rester dans le coin ?

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Ven 19 Juil - 1:59
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Une fois encore, j'entendais ce qui me semblait être une douce mélodie. Était-ce celle de l'Amour ou le parfum d'un bonheur que je n'avais jusqu'alors jamais goûté ? Pour l'heure, je l'ignorais encore, mais je n'en demeurais pas moins curieux d'en connaître l'origine, car je me sentais bien, tellement que je ne voulais pas que tout ça s'arrête du jour au lendemain. Peut-être ne serions-nous plus dans la même classe l'année prochaine et après, peut-être ne pourrions-nous plus être ce que nous sommes présentement. Ainsi exposé, j'appréhendais l'avenir et préférais ne pas y penser. « - Donc tu vas me faire parler films ? » dis-je en souriant. Il est vrai, que je n'étais pas un grand fanatique du septième art, il m'arrivait cependant de voir quelques films, je n'étais pas fermé à ce point et contrairement à ce qu'on peut croire, il n'était nullement question de musique.

« - Bon ok, c'est vrai, j'ai vu quelques films qui m'ont plus. J'aime bien Bruce Willis dans Die Hard, il me fait toujours marrer quand je le vois avec son marcel blanc déchiré de partout et ses répliques toutes bêtes hors contextes. En fait, j'apprécie les films d'action. En bref, les trucs qui n'ont strictement rien à voir avec la musique. Bon à ceci près que je ne suis pas contre le fait d'en regarder et j'aime compartimenter. Mais parce qu'il y a sûrement encore un « mais » le hasard m'a mené un jour vers cette fameuse œuvre de Mick Jackson que tu viens de citer. En fait, ce n'est pas tellement un hasard quand tu es fan de Kevin Costner et que tu as vu « Danse avec les loups », « Robin des bois, princes des voleurs » et « JFK » Tu vois ce type dégage quelque chose dans son attitude, dans son regard, une sorte de virilité tranquille. Donc, en bon fan que je suis, je ne pouvais éviter le fameux « Bodyguard » et c'est là que j'ai découvert cette femme, ce diamant Whitney Houston. Et je suis la preuve vivante qu'on n'a pas besoin d'être gay pour l'aimer. Il y a une fêlure en elle, ça se sent et quand elle chante, on a l'impression qu'elle communique directement avec le Grand Barbu. C'est comme si elle nous ouvrait son âme. Et je dois reconnaître que lorsque je t'ai entendu chanter « I Have Nothing » j'en ai eu des frissons. » Oui, elle m'avait à ce moment-là touché en plein cœur et commencé à planter les graines de l'amour fou. Oui, je le reconnais, la métaphore est cul-cul. Toujours est-il que cette audition et cette chanson furent à n'en pas douter, le début de quelque chose.

Mais l'avenir pointa à nouveau son nez et me déséquilibra dans mes certitudes. Sally savait parfaitement ce qu'elle voulait faire et quel(s) chemin(s) prendre tandis que moi, je peinais à savoir ce que je ferais le lendemain et ce qui m'intéressait vraiment. La musique sonnait comme une évidence, mais en avais-je seulement le niveau pour entrevoir une entrée dans les grandes écoles ? Et l'argent ? Il ne pousse pas sur les arbres aux dernières nouvelles et il était hors de question que mes parents se saignent pour m'offrir l'une de ces prestigieuses écoles hors de prix. Alors que faire ? « - Je trouve ça génial que tu saches exactement où allait et ce que tu veux faire plus tard, ça démontre une grande maturité. Mais tu vois, pour ce qui est de la photo, ce n'est pas vraiment mon truc, mais comme je vois que ça fait plaisir à ma mère, je n'ai pas le cœur à dire non. Et puis ça nous permet de passer du temps ensemble, alors je prends. » Il est vrai, qu'avec son boulot de reporter photo, je peinais à l'avoir rien que pour moi. Ma mère était un vrai globe trotteur et bougeait beaucoup. Je saisissais donc la moindre des occasions pour être avec elle quand je le pouvais. « - Je pense qu'il me faudra une bourse quoiqu'il arrive. Peut-être que je devrais commencer à m'intéresser à la Juilliard School. » Il est vrai que j'y avais vaguement songé, sans jamais en parler à personne sauf cette fois. Je crois même que c'était le genre de choses que je classais dans « mes ambitions secrètes », c'est dire la confidentialité du truc. « - Je vais vraiment y réfléchir » lançais-je à nouveau. Nous parlâmes encore durant de longues minutes de tout un tas de choses et sans même nous en rendre compte, les minutes devinrent des heures et le soleil déclinant à l'horizon nous indiqua, qu'il était peut-être temps de mettre les voiles.

Le chemin du retour fut un peu trop rapide pour moi, plus encore lorsqu'il me fallut déposer Sally devant chez elle. « - Attends ! » lançais-je avant qu'elle ne quitte le véhicule. Mon visage se rapprocha aussitôt du sien pour que nos lèvres se trouvent à nouveau. « - On se revoit demain ! » Oui, le moment fut agréable, à l'inverse des suivants. Ayant eut vent de mon escapade sur les heures de cours, ma mère se décida à faire preuve d'autorité avec mon père, en m'interdisant de sortir pendant une semaine. Et ils ne rigolaient pas sur les punitions ces deux-là. Je devais être là pour 17 h sinon quoi, je n'échappais point au sermon. Je crois que bien plus que de l'autorité, mes parents ne voulaient pas me voir échouer une seconde fois. Sally aussi avait été punie, enfin, je crois... Je m'en voulais de l'avoir embarqué là-dedans. Toutefois, cela ne nous empêchait pas d'être ensemble lors de nos cours communs, de marcher main dans la main dans le couloir et de me tourner vers d'autres personnes que les sportifs et les cheerleader. D'ailleurs, aujourd'hui, sur l'heure du déjeuner, je rencontrais les amis de Sally. C'est donc quelque peu soucieux que je me saisissais de mon plateau et que j'avançais vers une table où j'étais attendu. « - Salut tout le monde ! » dis-je en prenant place. Certaines des personnes présentes, avaient sûrement subis les brimas de mes camarades. Devais-je m'excuser pour ça ? Était-ce une bonne entrée en matière ? Je me sentais tellement mal à l'aise, un peu comme le petit nouveau qui débarque et qui ne sait pas quoi dire pour être apprécié. Mon regard se posa aussitôt sur Sally qui venait de prendre place. « - Salut » lui lançais-je tout sourire en lui faisant un peu de place. « - Alors ton cours ? »



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Ven 19 Juil - 3:10
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

A mesure que nous discutions, j’essayais de connaître les goûts de Nolan en matière de cinéma. Ça m’intéressait parce que c’était une partie intégrante de ma vie et même si ça le touchait moins que la musique, j’étais persuadée qu’il y avait bien quelques films qui pouvaient avoir retenu ses faveurs. Il le reconnut finalement lui-même et me parla d’abord de Die Hard. Je hochai la tête, j’avais aussi apprécié ce film. Puis il vint parler de Kevin Costner et donc de « The bodyguard », l’un de mes deux films préférés. J’étais si heureuse que ce film ait aussi retenu son attention, et plus encore qu’il parle de Whitney Houston à qui je vouais une admiration sans borne depuis que j’avais vu ce film. Et alors que je souriais en hochant la tête, ravie de l’entendre avoir les mêmes goûts que moi, je me crispai et me sentis légèrement rougir lorsqu’il affirma avoir eu des frissons en m’entendant chanter « I have nothing » en début d’année dernière.

-Ah… oui, il faut que je te parle de ça, tu vas rire… Enfin, je sais pas… En fait, je cherchais une chanson pour t’impressionner… Je voulais que tu me remarques. Alors j’ai opté pour du Whitney… Et, quelque part j’espérais que tu y verrais un message… OK je sais, c’est totalement débile, oublie, j’aurais jamais dû te dire ça.

Je me mis à ricaner nerveusement. Je voulais être honnête avec lui, mais en le faisant je craignais que cela ne l’effraie. Je fus alors bien contente que le sujet de conversation change, au profit de ce que nous projetions de faire dans deux ans, une fois cette année et l’année suivante terminée. Le lycée était une étape cruciale pour nous, jeunes étudiants, car il nous permettait, du moins pour ceux cherchant encore leur voie, de s’orienter. Pour ma part, je savais depuis longtemps ce que je voulais faire et j’avais la chance d’avoir une mère déjà dans le milieu du cinéma, ce qui me permettait de ne pas me heurter à un refus catégorique. Et puis j’avais déjà pas mal fait mes preuves, mon entourage savait que j’étais faite pour le métier d’actrice. Nolan semblait trouver ça bien que je sache déjà, mais pour ma part, je savais que ce n’était pas le cas de tout le monde et je n’émettais pas le moindre jugement. Ce n’était pas toujours facile de savoir ce qui nous branchait le plus.

- Pour la photo, garde-le comme hobby pour passer du temps avec ta mère, mais si c’est pas du tout ce que tu veux faire, ne perds pas du temps avec une telle option… Enfin c’est que mon avis, il vaut ce qu’il vaut, mais je trouve ça dommage de se forcer alors qu’il y a tant d’autres possibilités. J’espère que tu trouveras ce qui te convient le mieux.

Le temps passe toujours trop vite quand on est bien. C’était le cas et bien vite, nous fûmes rattrapés par le timing. L’heure tournait et nous dûmes nous résoudre à rentrer. Nous avions déjà bien assez « fraudé », il nous fallait désormais faire preuve de raison. Ce ne serait pas les occasions de se voir qui manqueraient puisque nous étions dans la même classe et qui plus est dans la même chorale, comme les deux années précédentes. Nous regagnâmes la voiture de Nolan qui me reconduisit chez moi. Avant que je ne quitte le véhicule, il m’avait appelée pour un dernier baiser. J’étais aux anges, il n’y avait pas d’autre mot. Je n’avais même pas vu le trajet entre sa voiture et l’intérieur de l’appartement de mes parents tant j’étais perchée sur mon petit nuage. Mais en arrivant, je vis arriver vers moi ma mère, bras croisés et visiblement bien mécontente, ainsi que mon père, et ma sœur qui affichait un sourire carnassier. Elle avait cafardé pour mon petit ami et mes parents avaient immédiatement pris mon absence en cours pour une initiative de sa part.

- Eh ! Non, c’est pas ce que vous croyez ! C’est la première semaine de cours, les TP n’ont pas commencé, donc logiquement on avait fini…

Ouais bon, sur ce coup-là, mes talents de comédienne ne m’avaient sauvée qu’à moitié, tout le monde savait que je mémorisais mieux que personne un emploi du temps, mais l’excuse du début d’année passait à peu près, si bien que mes parents avaient délibéré un moment pour savoir s’il fallait me punir. Mon père était surtout inquiet que j’aie un petit copain, parce que selon lui treize ans c’était beaucoup trop jeune. Mila était ravie que j’aie des problèmes, je le voyais à sa tête et ça me faisait pester. Je ne voulais pas en entendre davantage et j’étais partie dans ma chambre m’avancer sur mes devoirs avec « Rent » en fond sonore, sans éloigner mon téléphone portable de moi au cas où Nolan m’écrirait ou m’appellerait.
J’avais attendu le lendemain avec impatience, de peur d’avoir seulement rêvé toutes ces belles choses qui m’étaient arrivé la veille. Mais non, tout était vrai. Aussitôt que nous nous étions retrouvés, dans le couloir du lycée, nous avions échangé un baiser – d’ailleurs j’étais de plus en plus à l’aise-, et nos mains s’étaient immédiatement retrouvées pour ne se lâcher qu’au premier cours. Il n’y eut qu’avant l’heure de la pause déjeuner que nous fûmes séparés car j’avais pris une option facultative -à présent je m’en mordais les doigts -, avant d’enfin nous retrouver pour manger. J’avais rejoint mes amis à une table et avais pris le soin de garder une place à Nolan qui arriva finalement. Il salua poliment mes deux amis Brooklyn et Lucas avant de s’enquérir de mon cours.

- C’était vraiment d’un ennui mortel. Je pense lâcher cette option, ça me servira à rien de toute façon. C’était uniquement pour gratter des points mais…

« - Mais t’en as pas besoin ! » lança Brooklyn en souriant avec bienveillance.

Je rendis son sourire à mon amie.

- Et vous alors ? Vous avez fait quoi pendant une heure ?


Je voulais surtout savoir pour Nolan en fait...


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Sam 20 Juil - 2:43
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Je la fixais encore et encore. Pour dire vrai, je ne m'en lassais pas une seconde et je prenais plaisir à l'écouter autant que je prenais plaisir à la découvrir de minutes en minutes. D'ailleurs, je m'étonnais de faire preuve d'autant de patience et d'attention. D'ordinaire, je suis le genre de gars qui a tendance à vite se lasser. Mon sourire lui-même trahissait un état de bien-être que je voulais voir perdurer même si au fond de moi, je savais que c'était impossible. Alors autant ne pas y penser et savourer l'instant présent tant qu'on le peut et quoi de mieux pour se faire, que de parler musique et plus précisément Whitney, qui je l'avoue est mon péché mignon musical. Une information dont personne n'avait connaissance avant Sally. Bien sûr, tout le monde était au courant de ma passion pour la musique, certain, c'était même risqué à me chambrer là-dessus. Cependant, les deux milieux n'étaient pas amenés à se côtoyer, tous ignoraient ce dont j'étais capable et quels étaient mes artistes favoris. Et si par « chance » l'on évoquait le sujet, je me cachais derrière mon éclectisme pour ne pas devoir nommer un ou une artiste en particulier. D'ailleurs, je devais définir le mot « éclectique » confondu bien malheureusement avec « électrique » Oui, bon mis à part les sonorités trompeuses, il était difficile de les confondre l'un et l'autre, sauf peut-être pour des sportifs. En retour, je m'amusais à les charrier en prétextant que le nombre de coups reçu en pleine poire diminué fortement leur intellect, sans savoir que j'étais peut-être dans le vrai. Et oui, je casse le mythe du beau sportif, enfin pas tellement. Le sportif du lycée est beau, mais sans surprise, il n'en demeure pas moins diminué sur le domaine de l'intellect et bien malgré moi, je me rendais compte de cette réalité qui peut prêter à sourire, tant ça fait cliché. Attention, je ne me prétends pas être intelligent, loin de là, je suis juste dans ce qui me semble être la moyenne contrairement aux autres, qui s'intéressent à bien peu de chose si ce n'est les matchs et les meufs. Sacré programme, mais j'y avais souscrit avant de rencontrer Sally et cela ne semblait me déranger. Mais ça, c'était avant et puisque nous étions au stade des révélations, Sally se laissa aller à quelques confessions après que je l'eus congratulé de quelques compliments en évoquant son interprétation de « I Have Nothing »

« - Tu ricanes et d'après ma grande expérience, c'est le genre de ricanement que l'on laisse entendre pour amoindrir un moment gênant. Sally, je trouve ça super mignon, tu n'as pas à en avoir honte. Je ne sais pas si j'ai eu le bon message, toujours est-il que j'ai été impressionné par ce que j'ai entendu et je n'oublierai ni cette performance, ni ce que tu viens de dire. » Elle continuait à être gênée, et même si je trouvais ça profondément adorable, je ne pouvais me résoudre à la laisser continuer à ricaner nerveusement. Le changement de sujet semblait donc être la meilleure des alternatives. Cependant et puisque de toute évidence, le karma est adepte de l'équité, ce fut à moi de me sentir gêné. L'avenir aussi proche, soit-il, m'effrayais un peu et pour cause, contrairement à Sally, j'ignorais de quoi ma vie serait faite au sortir du lycée et bien que je sois pourvu d'une petite piste, je n'en demeurais pas moins incertain sur l'issue de ce projet. Le temps filait déjà bien assez vite pour s'embourber dans cette voie et bien malheureusement, il nous fallait déjà nous séparer. La punition en rentrant et l'engueulade qui allait avec, furent à la hauteur de la colère de mes parents, mais j'ose le dire, je m'en foutais et je ne pensais qu'à Sally. Tout semblait si beau, si évident même le baiser que nous avions échangé, même les regards et surtout « ce nous » sur lequel tout le monde s'attarder. Un « nous » séparé par une option facultative pour Sally et de la perm pour moi. Ce fut long, je dois le reconnaître et mon ventre, qui criait famine, ne m'aidait pas. Par chance, le pion accepta de nous lâcher plus tôt et je pus donc retrouver le réfectoire, mais plus encore, la table sur laquelle se trouvait Sally et ses amies. Plusieurs regards se posèrent sur moi. Je préférais ne pas faire attention, cela serait donné du crédit à leur connerie. « - Je suis enchanté de vous rencontrer » lançais-je tout gaiement aux deux demoiselles avant de retrouver Sally près de moi. « - Tu sais la perm est tout aussi chiante. Ça l'est encore plus lorsque tu n'as rien à faire. Mes parents m'ayant privé de sortie, je me suis avancé dans les devoirs et ça, c'est du miracle, tu peux me croire » D'abord, un peu sur la réserve, je me détendais, les copines de Sally aussi. Elles voyaient bien qu'il n'était nullement question d'un pari ou d'une mauvaise blague à leur encontre. J'étais sincère, j'étais moi, le vrai Nolan.

Malgré la punition, la semaine passa à vive allure, si bien que je ne m'étais pas encore rendu compte du fait que nous étions la veille du fameux week-end au cours duquel Sally avait prévu de fêter son anniversaire. Voilà entre autres ce qui justifie ma présence au centre commercial en solitaire. Je ne pouvais décemment me rendre chez ma petite amie les mains vides. Et c'est là que je redeviens un cliché à part entière. Oui opté pour un pendentif avec une lettre, en l'occurrence à « S » c'est moyen. Je me suis donc convaincu de monter le niveau en optant pour une autre gamme et j'y ai laissé une bonne partie de mes économies, je dois le reconnaître, mais de vous à moi, je m'en foutais pas mal. Je voulais faire plaisir à Sally et ce même si je savais qu'elle avait les moyens et ne manquait de rien. Je ne serais vous dire pourquoi, mais en entrant dans la boutique, mon regard fut aussitôt happé par un médaillon à l'effigie de l'astre solaire et puis ça avait plus de gueule que le petit « S » ajoutez à cela le petit emballage confectionné avec soin par le bijoutier. En rentrant, j'étais aux anges, tellement que mon père le remarqua. Je lui devais beaucoup, car grâce à lui, la punition avait pris fin me délestant de mes petites obligations. Et aussi fou que cela puisse paraître, ma mère se réjouissait à ceci près que j'avais juste omis de préciser que ma chérie était ma cadette de cinq ans, mais puisqu'on ne me l'avait pas demandé, je ne voyais pas pourquoi le faire entendre. Ce soir-là, le dîner fut vite expédié au profit d'un retour dans le garage pour achever, guitare en main, l'écriture de « Really gone » la chanson que j'avais promise à Sally et qui je l'espère ferait office de super cadeau. Autant vous dire que la nuit fut courte. Mon perfectionnisme, poussé à l'extrême, fit fuir Morphée avant de ne lui octroyer que trois heures de squattage en bonne et due forme. Mon sac de sport sur les épaules et après un dernier au revoir à ma mère, je pris la route pour rejoindre l'immeuble dans lequel se trouvait l'appartement tout aussi imposant de la famille Hamilton. J'ignorais encore que tout un étage leur appartenait. Penaud, je montais dans l'ascenseur avant de toquer à une porte me demandant sans cesse si nous serions seuls. Sally, avait-elle invitée ses copines ? Et cette peste de Mila sera-t-elle aussi présente ? Je toquais à nouveau à la porte, ma guitare sur le dos et mon sac en main attendant la délivrance.



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Sam 20 Juil - 3:34
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Je n’avais jamais détesté les cours, étant donné que depuis que je sortais avec Nolan, aller au lycée me semblait être un réel bonheur parce que je savais que je l’y verrais et que nous passerions nos journées ensemble, main dans la main. Ses paroles sur la plage restaient dans mon esprit comme une douce mélodie, il était si gentil et prévenant.

Il avait rencontré mes deux amis de cours, qu’il avait sûrement déjà vus, mais au moins cette fois les présentations avaient été faites un peu plus officiellement. Ils étaient ravis de pouvoir approcher un mec aussi populaire que Nolan et de s’apercevoir qu’il était loin d’être comme les autres. Je le leur avais dit, mais ils pensaient que j’étais aveuglée par les sentiments que j’avais pour lui depuis la première année. Et ils avaient vite compris que j’avais raison et étaient heureux pour moi. Pas de jalousie entre nous et j’étais ravie d’avoir des amis comme eux.

La semaine se passa et je continuai de vivre un rêve éveillé. Je ne faisais pas trop attention aux regards des jalouses du lycée, les cheerleaders et amies de Doreen et Mila qui rageaient que Nolan sorte avec moi plutôt qu’avec l’une d’entre elles. N’y avait-il pas assez de garçons dans l’équipe ? En tout cas, à la chorale nous continuions de travailler dur, j’adorais chanter avec Nolan, c’était vraiment mon moment préféré de la semaine.
Et puis la semaine précédent mon anniversaire s’acheva. J’avais prévenu Brook et Lucas que je voulais passer tout le samedi avec Nolan à la maison, profitant de l’absence des parents. J’eus bien sûr droit à un « tu vas passer à la casserole » de la part de Brooklyn, ce qui me fit rire. Nolan avait dit qu’il attendrait que je sois prête. Moi-même je ne savais pas si je l’étais, tout ce que je savais c’ était que j’étais folle de lui.

Vendredi soir arriva. Les parents avaient préparé leurs affaires. Ma mère nous serra chacune notre tour dans ses bras, s’excusant de devoir nous laisser. Mila était aux anges de pouvoir passer tout le week-end chez Doreen.

« - Tu nous en veux pas d’être absents pour ton anniversaire, ma chérie ? » demanda mon père.

« - Tu penses bien, c’est une ado, elle préfère être avec ses amies ! » rétorqua ma mère qui n’avait pas tout à fait tort.

- Faites bon voyage, vous nous appelez quand vous êtes arrivés ? Promis on rendra pas l’appart à sac.

« - Vous avez plutôt intérêt ! »

Sur ces sages paroles, ils nous quittèrent, laissant de l’argent pour qu’on se fasse livrer des pizza et pour survivre tout le week-end. Une fois la porte fermée, Mila me regarda d’un air sarcastique.

« - Alors mocheté, tu vas inviter tes deux potiches demain ? Pas à moi, je suis sure que Nolan va venir à la maison… Tu crois que les parents vont apprécier ? »

- ça te regarde pas, va t’amuser avec Doreen. Je sais très bien que vous comptez aller en boîte. Et ça, les parents vont pas apprécier non plus. Si tu la fermes, je la ferme aussi.

Ma sœur hocha la tête et prit la moitié de l’argent laissé par les parents avant d’aller dans notre chambre préparer ses affaires pour rejoindre sa meilleure amie. Moi, je terminais d’arranger un peu l’appartement et une fois ma sœur partie, je mis la musique à fond pour pouvoir chanter à ma guise dans le salon, reprenant les chorégraphies de « Rent ».

Premier samedi d'octobre.

Samedi arriva finalement. Je n’avais pas très bien dormi la veille au soir. Non pas que je sois angoissée d’être seule chez moi, je me savais en sécurité, mais peut-être appréhendais-je de recevoir Nolan. Je voulais que tout soit parfait, j’avais peur de le décevoir. J’avais refait un coup de ménage, bien que la femme de ménage soit passée, j’avais mis de la musique, sorti mon maillot parce que j’étais bien décidée à ce que nous profitions de la piscine avant que le grand froid hivernal ne nous attaque. J’avais mis une demi-heure à choisir ma tenue. Pas quelque chose de trop habillé, ni de trop simple. Ah, c’était difficile d’être une fille. Si ma sœur n’était pas aussi casse-pied, je lui aurais emprunté quelque chose, mais au vu de nos relations, c’était plutôt hors de question. J’optai finalement pour une jupe en jeans avec un haut noir. En-dessous je portais mon bikini noir de cet été, qui sans doute tirerait sa révérence passé ce week-end, et jusqu’à l’année prochaine. Je venais de finir de dompter ma crinière quand j’entendis toquer à la porte. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine et je me précipitai, traversant l’appartement en courant et effectuant un dérapage contrôlé avant d’atteindre la porte d’entrée. Je pris une seconde pour me calmer et lisser mes vêtements avant d’ouvrir, ravie de voir le visage de Nolan.

- Salut toi ! Tu m’as manqué depuis hier ! lançai-je en m’approchant pour l’embrasser.

Puis, je le laissai entrer avant de refermer la porte.

- Bienvenue ! Entre.

Je lui pris le bras pour l’emmener au salon.

- Tu peux poser tes affaires où tu veux. Donc là c’est le salon. Là tu aperçois la cuisine, elle est ouverte, c’est plutôt cool. Là derrière la baie vitrée c’est le toit-terrasse avec la piscine. Par là c’est les chambres.

Visite expresse effectuée.

- Tu veux boire quelque chose ?




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Lun 22 Juil - 23:22
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

D'ordinaire, ce n'est pas la confiance qui manque lors des grands événements. Bien sûr, il y a toujours cette petite dose de stress due à la part d'inconnu. Le match va-t-il se dérouler sans accroc ? Allons-nous gagner ? Le spectacle, se fera-t-il sans perturbations ? Oui, les inconnues ne manquent pas, mais semblaient malgré tout, gérables chacune à leur façon. Sauf qu'aujourd'hui, il n'était nullement question d'un match ou d'une représentation, mais bel et bien d'un anniversaire et pas n'importe lequel. C'est fou comme des événements sommes tout anodins prennent en proportion lorsqu'il s'agit d'une personne à qui vous tenez (plus que de raison dans ce cas de figure) Les anniversaires ça me connaît pourtant. Je n'étais jusqu'alors pas le dernier à faire la bombe dans une piscine chez Tommy pour amuser la galerie. Ou à boire sans soif, la potion magique concoctée par Stanley dans les gobelets rouges. Une couleur qui nous empêchait de mieux jauger la quantité à ingurgiter. Et ayant fait acte de présence à la plupart des festivités organisées par les équipiers, j'attestais d'une longue liste d'activités qui tendaient toutes à prouver qu'en soirée, j'étais de la trempe de ceux que l'on surnomme non sans affection les gais lurons. Cependant aujourd'hui, malgré le caractère festif de l’événement à venir, je me sentais quelque peu soucieux, voir même un peu stressé. Un sentiment qui naquit dans la voiture alors que je listais une à une les choses positives et tout ce que j'avais prévu d'offrir à Sally dont le regard absent continuait à m'hypnotiser sans que je ne puisse rien faire pour m'en démettre. En avais-je seulement envie ? Le stress continuait à m'envahir. J'avais sur l'épaule ma guitare fétiche et dans mon sac entre deux partitions, ce qui ressemblait à une première chanson. Allait-elle plaire à Sally ? Ne serais-je pas trop ridicule ? Mes épaules étaient tellement alourdies de pression que je me demandais encore, comment je parvenais à tenir debout sans vaciller ? Et comment ne pas stresser en voyant paraître autant de choses dans le regard d'une jeune adolescente qui m'avait placé sur un piédestal. Je me devais de ce fait être à la hauteur de ses espérances.

« Prends une grande inspiration ! Souffle, ça va passer, tu verras. » Et me voilà en train de toquer à la porte. J'attends quelques secondes durant lesquelles je m'octroie une petite méditation, avant qu'enfin la porte ne s'ouvre sur Sally emportant avec elle ce qui me semblait être de l'encens ou quelque chose qui s'en rapprochait. Nos regards se croisèrent et nos sourires communs, précédèrent nos lèvres qui prirent plaisir à se retrouver. Je sentis aussitôt, une part conséquente de mon stress vacillait. « - Ravi de savoir que je t'ai autant manqué en vingt-quatre heures. Rassure-moi, l'ignoble Mila n'est pas là ? » dis-je en pénétrant le sublime appartement avec une vue tout aussi sublime sur la ville pas encore endormie. J'eus à peine le temps de dire « ouf » qu'une petite tornade se saisissait de mon bras pour que nous voguions conjointement vers le salon. « - Ok, si tu le veux bien, je vais commencer par poser mes affaires » Et, c'est ce que je fis en déposant mon sac et ma guitare sur l'imposant canapé d'angle. « - Wow cette pièce, fait la moitié de mon salon. C'est…Impressionnant » Oui ça l'était, je ne pouvais le nier, tout comme je ne pouvais nier mon désintérêt pour ce genre de choses et possessions. Mais je ne pouvais blâmer Sally pour tout cet étalage de richesses. Alors, je me contentais de sourire, elle semblait si heureuse de me faire découvrir son univers et j'étais tout aussi content de le découvrir.

Elle me fit voir la cuisine ouverte, sûrement designé par un bon architecte et je voyais là l'occasion de peut-être la surprendre voir même lui faire plaisir. « - Je ne te l'ai jamais dis, mais j'ai un talent caché. Alors si tu es sage et que tu as de la farine, des œufs, de la levure et un peu de beurre, demain matin, je pourrais te faire un super petit-déjeuner. » A la maison, j'étais le roi du pancake, mes parents se damnaient même pour que j'œuvre derrière la poêle. Mais que l'on se rassure, cela demeurait mon seul talent culinaire, mais je n'en étais pas peu fière. Sally me présenta ensuite la baie vitrée toute aussi imposante avant de me désigner le fameux toit-terrasse avec la piscine où nous passerions à n'en pas douter, du bon temps. Puis il restait les chambres, qu'elle désigna de la main avant de s'enquérir de ce que je voulais boire. « - Tout ce que tu as de plus simple ! J'aurais quand même aimé voir ta chambre » lançais-je en arborant mon plus beau sourire. Je crois qu'elle y a résisté deux secondes avant d'accepter de me montrer son antre. Un endroit que l'on pouvait qualifier de mignon, la chambre d'une adolescente en somme. Avec quelques posters, quelques prix, quelques photos avec le gratin qu'elle était amené à côtoyer. Je continuais de sourire, car cette chambre je l'avais imaginé de la sorte tout comme le lit à baldaquin qui s'y trouvait « - Donc je vais dormir à tes pieds princesse ? » Évidemment, je m'attendais à dormir par terre, sur un matelas et par le biais de cette question, je n'orientais rien du tout. C'était à Sally de décider, je ne voulais, une fois n'est pas coutume, rien imposer.

Nous quittâmes enfin la chambre pour nous désaltérer dans le salon. Toujours le sourire aux lèvres, il me tardait de la voir ouvrir son cadeau que je ne résistais pas à prendre en main. Peut-être même que la petite boîte rouge m'avait déjà trahit. Et alors que ma petite amie s'approchait du frigo pour en sortir une bouteille de soda, moi, je me rapprochais d'elle pour l'affubler de mon présent. « - Je sais qu'il est peut-être encore un peu trop tôt, mais de toi à moi je suis tellement impatient de t'offrir ce premier cadeau. Le second arrivera sûrement plus tard » Je lui tendit alors la petite boîte rouge. Et si ça ne lui plaisait pas ? Et si elle n'en comprenait pas la symbolique ? Nolan, ce n'est pas avec des « si » que l'on refait le monde. Penses-y à l'avenir !



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Mar 23 Juil - 0:19
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Il était là ! Chez moi ! J’étais si heureuse ! Je fêtais mes quatorze ans avec mon petit ami, le garçon dont j’étais amoureuse depuis deux ans, autant dire une éternité en durée d’adolescente. J’avais l’impression de réaliser tous mes rêves cette année. Avant d’ouvrir la porte, j’étais un peu angoissée, c’était la première fois que je recevais quelqu’un seule à la maison, et puis c’était la première fois que j’avais un petit copain. J’avais eu de la chance que Mila ne cafte pas plus que ça, et que mes parents soient trop occupés par leurs boulots respectifs pour continuer à me casser les pieds sur le sujet. A présent, me voilà seule maîtresse des lieux pour tout le week-end, j’étais heureuse, et une fois que j’eus ouvert la porte sur mon amoureux, ma petite appréhension s’envola. J’étais si heureuse de l’accueillir chez moi. Je le fis entrer après l’avoir embrassé. Je ne pus me retenir de rire quand il me demandant à propose de « l’ignoble Mila ».

- Non, on a l’appart rien qu’à nous ! répondis-je joyeusement.

J’étais si impatiente de lui montrer l’appartement, et plus encore de profiter de la piscine avec lui, d’écouter de la musique et chanter à tue-tête comme nous l’avions fait quelques fois dans sa voiture. Chaque seconde passée avec Nolan avait toujours été un pur bonheur, aussi l’idée de passer tout un week-end avec lui m’enchantait au plus haut point. Je le laissai poser ses affaires avant de lui montrer sommairement l’appartement du moins pour les plus grandes pièces : le salon, la salle à manger et la cuisine ouverte qui donnait dessus, ainsi que la terrasse avec la piscine, incontestablement mon lieu préféré. Nolan m’annonça qu’il était capable de préparer quelque chose, sans préciser quoi, et que si j’étais sage, j’y aurais droit au petit déjeuner. Mes yeux s’illuminèrent.

- Promis ! Je donnerais tout pour goûter à ton petit déjeuner !

Je m’empressai alors, en bonne hôtesse, de proposer quelque chose à boire à mon charmant invité qui demanda quelque chose de simple.

- Précise un peu. De l’eau, du jus d’orange, du jus de carotte, de la limonade ? Un mélange de tout ?


Il me fit alors remarqué que je ne lui avais pas montré ma chambre. Enfin, celle que je partageais avec Mila puisqu’il n’y en avait que deux, ainsi que le bureau de mon père.

- Que je suis bête, viens !

Je l’entraînais donc de l’autre côté de l’appartement, lui désignant la salle de bain, la porte du bureau de papa, celle de la chambre des parents, et enfin nous passions le seuil de la mienne. J’avais tout rangé, même si ce n’était pas spécialement en désordre, mais je ne voulais pas qu’il ait de mauvaises impressions. La chambre était très grande et le lit de Mila et le mien étaient diamétralement opposés, chacun à un bout de la pièce. Nous avions chacune notre territoire.

- Donc là c’est mon côté, tu verras facilement la différence avec celui de la vipère.

En effet, du côté de Mila, on pouvait voir des pompoms, des banderoles de cheerleader, des rubans, et du mien des choses plus en rapport avec le cinéma, des photos avec de grands acteurs que j’avais plus ou moins côtoyés, des scénarios de films.

- A mes pieds ? répétai-je, surprise avant de comprendre. Oh Nolan, tu ne comptais quand même pas dormir par terre ?

Je me sentis soudain légèrement gênée. Peut-être qu’il ne voulait pas dormir avec moi. Peut-être que mon lit ne semblait pas assez grand. Bien trop de « peut-être » traversaient mon esprit.

- Mais… si tu veux je te laisse mon lit et je prends celui de Mila, si tu préfères.

Je lui souris avant de glisser à nouveau ma main dans la sienne pour regagner la pièce principale. Je lâchai alors temporairement son contact pour aller nous servir à boire. Je commençai aussi à avoir soif.

- Je peux faire des cocktails aussi,
proposai-je en sortant à peu près toutes les bouteilles présentes dans le frigo.

En me retournant, je vis mon petit ami avec son présent à la main. J’étais si touchée.

- Oh Nolan… Attends, quoi ? Deux cadeaux ? Mais…


J’étais émue, sourire aux lèvres, je pris alors avec délicatesse cette petite boite qu’il me présentait, curieuse de ce qu’elle pouvait contenir. La boîte était rouge, ma couleur préférée, et ce clin d’oeil peut-être totalement hasardeux, me fit sourire. Impatiente, je l’ouvris alors et découvris avec émerveillement un magnifique pendentif en forme de soleil. Il était si joli, finement travaillé, il avait dû coûter une véritable fortune. J’en restai presque sans voix. Après quelques secondes, les yeux brillants d’émotions, je parvins à me ressaisir.

- C’est… il est… tellement magnifique ! Nolan, il ne fallait pas.


Je crois que jamais on ne m’avait rien offert de si beau. C’était d’ores et déjà mon bijou préféré. Je ne tardai pas à serrer mon petit ami dans mes bras.

- Merci, merci, merci mille fois !

Me détachant lentement de lui, je déposai un baiser sur ses lèvres avant de sortir délicatement, le bijou de sa boîte.

- Tu veux bien m’aider à l’accrocher s’il te plaît ? demandai-je en me tournant dos à lui. C’est vraiment le plus beau des bijoux que j’aie vu, je l’adore ! Merci encore !

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Ven 26 Juil - 1:46
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Mon stress, mon appréhension, tout c'était progressivement envolé à mesure que je passais du temps avec celle que je me plaisais à appeler ma chérie. Rien que d'y penser, je ne pouvais m'empêcher de sourire. C'était naïf, doux et simple. Une simplicité qui me faisait du bien, loin de toutes les conventions lycéennes, loin de la popularité, du sommet de la pyramide, de la ruche. Je savais qu'avec Sally, je pouvais être moi-même sans concession, sans tricher, sans artifices. L'odeur d'un bâton d'encens récemment brûlé, remontait jusqu'à mes narines. J'ai toujours adoré cette odeur, je ne saurais dire pourquoi, mais je la trouve apaisante en plus d'être agréable. J'ai toujours accordé de l'importance aux sens, plus encore olfactifs. O douces réminiscences portées par l'effluve d'un parfum ! Oui, j'avoue que pour moi, il est plus facile de graver un moment jusqu'au tréfonds de notre mémoire lorsqu'une odeur nous marque. Je retiendrais l'encens pour le vaste salon de Sally et cette impression d'être là où je devais être avec la bonne personne. Elle me regardait encore comme jamais personne ne m'avait regardé. J'étais à la fois honoré tout en étant gêné. Je ne voulais pas la décevoir, je me savais imparfait, mais elle, en avait-elle seulement conscience ? Peut-être devrais-je le lui demander lorsque l'occasion se présentera ou peut-être en avait-elle vraiment conscience et qu'elle voyait le meilleur de moi. Tellement de peut-être, des incertitudes qui d'ordinaire me mettaient mal à l'aise, mais qui avec Sally, prenaient une autre tournure. Et si c'était ça l'amour véritable ? Plus je la regardais et plus c'est ce que je me disais. À aucun moment, je me laissais, pire encore, une fois séparée d'elle, j'attendais impatiemment de la retrouver, comme s'il m'était impossible de passer, ne serait-ce qu'une journée sans elle. Cela ne m'était encore jamais arrivé et qu'on se le dise, d'ordinaire, je suis le premier à me lasser et je me lasse vite, normalement.

« - En plus tu sais faire des cocktails ! » lançais-je en m'approchant de l'endroit où elle se trouvait. « - Une simple limonade suffira ! » Et puisque la curiosité commençait à me titiller, nous nous retrouvâmes dans sa chambre, du moins dans celle qu'elle partageait avec sa sœur démoniaque. « - Des pompons et encore des pompons » lançais-je peu surpris par le décor de Mila. J'ai l'impression que toutes, du moins la plupart des chambres des adhérentes du pompon se ressemblent. « - Il ne manquerait plus que le maillot du capitaine dédicacé par l'équipe ! » Et a en juger par l'expression sur le visage de Sally, j'étais dans le vrai. Je ne pus m'empêcher de rire « - Ta sœur est un stéréotype à elle seule ! » Et j'étais bien ravi d'entrer dans l'univers de Sally, différent de ce que je connaissais déjà. C'était charmant, bien que je ne sois pas surpris, enfin si, je l'étais, mais pas à cause du décor. « - Non ne sois pas gênée et il est hors de question que tu me laisses ton lit. En fait, idéalement, j'aimerais dormir avec toi, mais je n'osais pas te le proposer. Sally, je veux que tu sois bien, que tu ne te sentes obligée de rien. Tu comprends ? » Bien sûr qu'elle comprenait, elle avait la maturité pour. Main dans la main, nous regagnâmes donc le salon où j'avais bien l'intention de lui offrir mon premier cadeau.

Et alors qu'elle s'apprêtait à nous concocter un cocktail avec tout ce qu'elle avait à disposition, je m'approchais avec mon cadeau. « - Non, pas de « mais » ! Un anniversaire ce n'est pas tous les jours ma puce ! » Emue, elle récupéra la petite boîte que je tenais encore et lorsque je la vis découvrir le pendentif, je compris aussitôt que j'avais fait le bon choix. « - Tu aimes ? » tentais-je quand même pour me conforter. « - Mon cœur, c'est normal que je t'offre un cadeau, c'est ton anniversaire ! » elle se réfugia aussitôt dans mes bras et je la serrais en retour. « - Je suis content si ça te plaît » Nos lèvres se retrouvèrent délicatement après l'étreinte « - Ok, je vais te le mettre » Pendentif en main, le soleil se retrouva sur la poitrine de Sally alors que je réajustais le fermoir « - Voilà beauté ! » Et alors que nous nous faisions face à nouveau, je ne pus résister à l'envie de l'embrasser à nouveau avec cette fois, un peu plus de passion, plaçant mes mains chaudes sur ses hanches. Avec douceur, je la soulève, pour que nous prenions place sur l'imposant canapé. À court d'air, je me détache enfin juste pour le plaisir de plonger mon regard dans le sien. « - Sally, je sais que c'est tout récent entre nous, mais je suis fou de toi. J'ai tout le temps envie d'être avec toi. Et là, je crois que c'est le bon moment pour t'offrir mon second cadeau ! » Je m'éclipse alors pour aller récupérer ma guitare et la partition qui va avec. « - Je t'avais promis une chanson » Je réajuste mes cordes, m'éclaircis la gorge et me voilà à commencer à jouer cette chanson, ma toute première écrite pour l'élue de mon cœur.

« Sit and I wonder what to do next
The love of my life made of wood hanging over my chest
When an old scene changes a new one begins right away

Life it is different but love still is strong
I can lift with my arms but I'm dizzy and I'm stumbling along
I'm crawling, I'm crawling, I'm crawling up the wall

I miss you, now that your really gone
Oh I miss you, now that your really gone »


Concentré, je continuais à gratter les cordes de ma fidèle guitare folk avant d'entamer le dernier refrain pour enfin poser mon regard sur ma muse. « - Voilà ! Joyeux anniversaire mon cœur ! J'espère que tu as aimé. »



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Ven 26 Juil - 14:24
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

La visite de l’autre côté de l’appartement, les chambres, nous mit face à une sorte de dilemme qui n’en était pas réellement un. Nolan n’osait pas me demander de dormir avec moi, et moi encore moins, d’autant que je me refusais à le laisser dormir au sol. Il était si prévenant avec moi. Je secouai la tête en souriant.

- Moi aussi je veux que tu sois bien ! Alors pas de souci, on dort tous les deux.

J’en avais tant rêvé. Si l’année dernière on m’avait dit que je sortirais avec Nolan, qu’il dormirait avec moi le jour de mon anniversaire, jamais je n’y aurais cru. J’étais si heureuse d’avoir Nolan à la maison que j’en oubliais mes propres limites. En effet, je lui proposais de faire des cocktails alors qu’en fait, je n’en avais jamais fait. Dans mon esprit, il s’agissait dans un premier temps de mélanger plusieurs boissons, mais je réalisai, lorsque mon petit ami me gratifia de savoir en faire, que la tâche s’avérait sans doute plus complexe. Je n’eus pas le temps de bafouiller puisque Nolan demanda une limonade, et heureusement. Je la lui servis avant de me préparer un mélange de jus d’orange, de carotte et de pamplemousse, histoire de voir ce que ça pouvait donner, puis rangeai tout dans le frigo. Et c’est à ce moment-là qu’il décida de m’offrir mon premier cadeau. Premier ! Je m’étonnai d’apprendre qu’il y en aurait deux, j’étais décidément la plus chanceuse des adolescentes. Je fus émerveillée par ce bijou qu’il m’offrait ce pendentif à l’effigie d’un soleil que je trouvais magnifique. Nolan était en quelque sorte mon soleil, bien que je me gardais pour le moment d’une telle métaphore de peur de l’effrayer. J’eus bien du mal à contenir mon émotion, et finis par lui demander de me le passer au cou tant je ne pouvais attendre pour porter ce magnifique cadeau. Machinalement, je posais mes doigts dessus pendant que mon petit ami actionnait le fermoir.

- Si j’aime ? Nolan, je l’adore ! Il est magnifique, il est parfait !


Je ne résistai pas à retrouver ses lèvres pour le gratifier d’un baiser, suivi d’un autre avant que Nolan ne m’emmène sur le canapé. Il voulait visiblement m’offrir le second présent qu’il avait préparé, et c’est ce qu’il fit après une déclaration qui me toucha en plein coeur. J’avais déjà les larmes aux yeux, alors autant dire que lorsqu’il sortit sa guitare, m’avouant qu’il avait composé une chanson pour moi, j’eus du mal à me retenir. Pendue à ses lèvres et aux notes de son instrument, je l’écoutais, encore plus émerveillée. Ces paroles, ces notes, toute cette chanson était un flot d’émotions. Les larmes avaient dévalé mes joues tandis que le sourire n’avait pas quitté mes lèvres. Mes yeux brillaient sans doute de mille et une étoiles tandis qu’il achevait son morceau et me demandait si j’avais aimé.

- Nolan… Je sais pas quoi dire… merci ! C’était tellement beau ! Je crois que jamais personne ne pourra me faire de plus beau cadeau.

Je me levai pour retrouver ses bras et me blottir dedans.

- Merci mille fois, merci de me faire l’honneur de ce talent immense qui est le tien. J’en ai encore des frissons. C’était magnifique. Merci merci merci !

Je réalisai alors qu’il venait de m’appeler « mon coeur », et je considérai cela comme mon troisième cadeau. Comme je l’aimais, ce garçon ! Mais je n’osais pas vraiment le lui dire car en général, les trois mots magiques avaient tendance à les faire fuir, du moins c’était ce que j’avais lu dans des magazines pour ado ainsi que ce que j’avais entendu au lycée. Je n’étais pas encore très familière des relations amoureuse. Amoureuse, je l’étais, mais Nolan était mon premier petit copain, et dans mes rêves les plus euphoriques, je l’espérais, le dernier. Je me détachai et plongeai mon regard dans l’océan azuré du sien avant de finalement céder à l’appel de ses délicieuses lèvres que les miennes retrouvaient avec passion.

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Sam 27 Juil - 2:33
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

C'était ma première chanson. Bien sûr, il m'était arrivé d'écrire quelques poèmes sur un coin de cahier, quelques rimes de-ci de-là, mais jamais je n'étais allé jusqu'au bout, jamais je n'avais écrit une chanson en entier. Peut-être n'étais-je pas suffisamment inspiré pour y parvenir. Peut-être qu'il me fallait trouver une muse pour que les mots sonnent avec harmonie. Et ce « peut-être » prenait peu à peu les traits de Sally qui venait d'accepter que durant la nuit, nous partagions le même lit. Bien sûr, j'étais ravi d'être au plus près, cependant je n'en oublié pas ce qu'on définit comme « la chose » pour rester poli. J'avais promis à Sally d'attendre qu'elle soit prête, mais je ne pouvais m'empêcher de me demander si elle le serait un jour et quand ? Je ne suis qu'un homme et quelle honte de me laisser étourdir par des pulsions aussi triviales. Je vais attendre, je vais dompter mes ardeurs parce qu'elle vaut le coup. Je ne saurais l'expliquer, mais je pense qu'en me mettant au pied du mur et en poussant la résistance à son paroxysme, j'aurais une première réponse à mes questions. Le dilemme n'en était plus un et il me tardait de continuer à me rapprocher d'elle et de la serrer contre moi sans arrières-pensées au moment du coucher. « - Alors si on est bien tous les deux, dormons ensemble ! » C'était sorti tout seul, naturellement, tout comme les marques que je commençais à prendre. Nous en étions à l'échange de ce que je qualifiais être « le premier cadeau » le fameux pendentif à la forme d'un soleil. Était-ce inconscient ? Avais-je choisi ce symbole juste pour son esthétique ? Non, je crois que tout fait sens. Depuis son entrée dans ma vie, tous les possibles me semblaient réalisables, je me sentais bien, comme étreint par la chaleur. Mon soleil, ma muse, Sally si tu savais ! Mais je ne m'emportais pas encore. « - Je suis content qu'il te plaise, j'avais vraiment envie de te faire plaisir sans que cela fasse trop cliché. Tu le portes bien en plus. »

Mes lèvres quittèrent les siennes, nous rejoignîmes le canapé où je me préparais à faire entendre ma toute première chanson. J'étais anxieux, c'était une première pour moi. L'espace d'un instant, j'eus comme l'impression d'être nu face à elle, mais il le fallait, je devais me reprendre et me lancer. C'est ce que je fis avec application, j'étais loin de me douter que cela la toucherait autant. Les larmes dévalaient ses joues, m'obligeant à me défaire de ma guitare. « - Non, ne pleure pas ! Ce n'était pas le but ! » Mon pouce frôla ses joues pour les défaire des perles salées. «- Tu sais, c'est la première fois que j'écris une chanson et pour quelqu'un qui plus est. » Elle se blottit alors dans mes bras en continuant à me complimenter. Nos regards se croisèrent alors. C'était intense, sans que nous ayons besoin de mettre des mots là-dessus « - Je… » Ses lèvres retrouvèrent les miennes avec passion. Mes mains se posèrent alors sur ses hanches puis commencèrent à caresser ce corps en constante évolution. Ma bouche quitta la sienne pour se réfugier dans son cou et mes lèvres vinrent dès lors lui murmurer « - C'est dangereux de m'embrasser comme ça ! » Mon cœur s'emballait, ma respiration aussi, mes certitudes quant à elles, s'ébranlaient peu à peu. Ma seule certitude résidait dans le désir que j'approuvais pour. « - Sally… j'ai … j'ai très envie de toi… »laissais-je entendre dépasser.


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Mar 30 Juil - 4:13
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Que j’étais gâtée. Outre la présence du garçon dont j’étais amoureuse, ce qui en soit était déjà le plus beau des cadeaux, me voilà pourvue d’un magnifique médaillon en forme de soleil. Je n’en attendais pas moins de la part de Nolan qui était bien trop imaginatif pour se contenter d’un simple petit coeur, comme le faisaient beaucoup de petits amis au lycée. Ce symbole n’était pas sans me rappeler notre première sortie, qui par ailleurs était ma première école buissonnière, à la plage, quand nous avions passé l’après-midi sur le sable jusqu’à voir le soleil se coucher. C’était il y avait deux semaine. Deux semaine d’une idylle parfaite, digne de Roméo et Juliette sans la fin tragique. Qu’est-ce que j’étais heureuse.

- Il est magnifique et il me rappellera pour toujours notre première sortie, la plage, et notre premier baiser, et ce coucher de soleil qui nous a rappelé qu’il était temps de rentrer.

Le sourire ne quittait plus mes lèvres, et Nolan me fit découvrir mon second cadeau, et pas des moindres : une chanson qu’il avait lui-même écrite et composée pour moi. J’étais aux anges, j’étais émue comme jamais, et j’avais bien du mal à retenir mes larmes. Mon petit ami en sembla désolé mais c’était des larmes de joies, d’une émotion positive. Il me les essuya avec délicatesse du bout du pouce avant que je le serre dans mes bras dans une étreinte chaleureuse. Oui, le bonheur m’inondait, me noyait presque, j’étais si bien, je me sentais à ma place dans ses bras. Je ne pus me retenir de l’embrasser. Chaque fois que mes lèvres se posaient sur les siennes, j’étais incapable de rester chaste. La passion m’emportait je devais reconnaître que j’éprouvais des choses qui ne m’étaient pas familières. Des frissons me parcoururent tout à coup, d’agréables picotements se firent sentir dans mon ventre. Nolan me fit savoir que c’était dangereux de l’embrasser comme ça, ce qui me fit sourire. J’avais mes bras autour de son cou et mon regard plongé dans le sien.

- Dangereux ? Qu’est-ce que je risque ?

Je devais le reconnaître, mon coeur battait vraiment vite, à peu près comme toutes les fois où nous échangions un baiser passionné de ce genre. Et là, Nolan me fit entendre des mots que personne encore ne m’avait dit. Il avait envie de moi. Mon dieu, j’étais perdue. Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire. De toute évidence, moi aussi, mais étais-je prête ? Était-ce le moment ? Nous deux, c’était tout récent, allait-il me prendre pour une fille facile ? Un millier de questions se bousculaient dans ma tête, je ne savais pas comment réagir.

- Oh Nolan… Je… je crois que moi aussi mais… je sais pas si je suis prête, là tout de suite…

J’avais soudain très peur qu’il le prenne mal. Pourtant, il m’avait dit qu’il attendrait quoi qu’il arrive, mais je ne pouvais m’empêcher de craindre qu’il ne se vexe. Je me mordillai la lèvre inférieur en fuyant son regard, le braquant vers le sol. Tout était si parfait jusque là, et j’étais persuadée qu’à cause de moi, il allait fuir, parce que j’étais une gamine.


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Mar 30 Juil - 23:16
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Avant j'étais à mon sens comme une espèce de prédateur qui, chassant en meute, parvenait à attraper toutes les petites minettes à portée sans trop d'efforts. La popularité, dira-t-on ! C'est magique, une sorte de pouvoir qui vous permet aisément d'attirer toutes les filles. Je pouvais les avoir toutes, en un claquement de doigts, c'était grisant avant que je ne m'en lasse. La difficulté me manquait, l'esprit de conquête, mais plus encore, la sincérité des filles désormais obsédées et bien décidées à perdre leur virginité coûte que coûte. Des comme ça vous en avez à la pelle, c'est effarant. Et me voilà ici, chez Sally. Avec elle, je redécouvrais le plaisir de plaire sans artifices, avec elle, je ne trichais pas, je me contentais d'être moi-même une perspective inenvisageable lorsque j'étais au sommet de la pyramide. Et c'est avec plaisir que je me prêtais au jeu du petit ami et non du petit toutou traîné par la reine des abeilles lors des grandes sorties. Mais soit, ce n'était pas à l'ordre du jour et il était hors de question que je laisse la pollution lycéenne entraver notre moment. Je venais d'achever ma sérénade et accessoirement ma toute première chanson. L'émotion était palpable bien que différente pour l'un comme pour l'autre. Jamais encore, je n'étais parvenu à écrire quelque chose. Jusqu'alors je m'étais contenté de quelques gribouillis sur un coin de cahier, sans la prétention d'écrire un jour, une chanson. Et nous y voilà. Je venais de me livrer, d'offrir à mon sens, le meilleur de moi et j'étais fier qu'il soit dédié à Sally qui se risqua à m'offrir sa passion. Nos lèvres brûlantes instiguaient ce qui me semblait être un danger. Mon bas-ventre se manifestait outrageusement à chaque caresse, à chaque regard. Je la voulais, je voulais posséder ses lèvres, son regard, son souffle, son corps tout entier, chaque parcelle d'elle. Je voulais lui offrir l'amour et la passion que je n'avais su offrir aux autres. Mais c'était trop tôt, elle était trop jeune. « - Excuse-moi ! Je me suis emporté, je n'aurais pas dû » Ses bras autour de mon cou, son regard rivé sur le mien, je captais un à un les battements de son cœur. Le désir avait assombri la raison et je la sentais contrainte, comme prise entre deux feux. « - Non non non, mon cœur ! C'est moi qui précipite tout là. Il est hors de question que tu te sentes obligée de quoique ce soit. Je ne vais pas partir, Sally, je te le promets » Son regard venait de fuir le mien, m'acculant dans ma culpabilité. « - Hey ! » Tout sourire, mes doigts se posèrent sur son menton pour que son regard retrouve le mien. Je devais la rassurer. « - Moi je suis prêt à attendre. Ce qui se passe entre nous est parfait, brusquer les choses ne va pas nous aider. Je vais attendre Sally, tu en vaux trop le coup ! Bon sur ce, qu'est-ce que tu me proposes maintenant ? Et si on testait ensemble cette piscine de malade ? »



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Mer 31 Juil - 1:25
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Nolan s’excusa. Ce garçon était véritablement parfait, le petit ami idéal dont toutes les filles rêveraient. Il avait toutes les qualités possibles et imaginables, je saisissais la chance que j’avais alors. Je me sentais si bête, mais c’était mon premier petit ami, et je n’avais que quatorze ans, tout juste, j’avais tant de choses à découvrir et apprendre malgré mon intelligence assez avancée par rapport à ceux de mon âge. Mon petit copain me rassura, moi qui avais peur qu’il prenne la fuite. Il pris doucement mon menton pour que mes yeux retrouvent les siens.

- Merci Nolan...Je suis désolée quand même. Mais je t’assure, c’est pas de ta faute. Je veux dire, t’as rien fait de mal. Et puis c’est flatteur, ça veut dire que je te plais
, dis-je alors un peu naïvement avec un petit sourire.

Qu’est-ce que je l’aimais ! Histoire de dédramatiser, il me proposa d’aller tester la piscine. Je hochai la tête vivement. J’adorai nager et cette piscine, j’y passais le plus clair de mon temps autant que la saison puisse s’y prêter. Même si on pouvait la chauffer, l’hiver il faisait trop froid à l’extérieur et mon père la couvrait . Là, c’était réellement le dernier mois pour en profiter.

- C’est parti. Je mets un peu de musique et tu vas pouvoir me montrer comment plongent les quarterbacks !

Un baiser au coin des lèvres plus tard, j’actionnais la chaîne hi-fi, laissant paraître des morceaux de comédies musicales en alternance avec d’autres chansons qui avaient ma préférence sur une compil’ que j’avais faite pour cet été, et nous voilà sur la terrasse. J’ôtais ma jupe en jeans et mon débardeur, me retrouvant en petit deux pièces noir.

- Tu sais plonger en arrière ? demandai-je alors que la musique de « Fame » retentissait.

J’attendis sa réponse et me plaçai sur le plongeoir, face à lui et donc dos à la piscine.

- Y a pas que les cheerleaders qui savent faire des pirouettes.

Et aussitôt, je m’élançais en arrière dans un plongeon presque parfait. Je remontai vite à la surface de l’eau pour le regarder, après avoir dégagé mes cheveux de devant mes yeux, et me poussai pour lui laisser la place.

- A toi, montre-moi ce que tu sais faire ! lançai-je.

Dans l’eau, il y avait encore un ballon et une ou deux frites qui flottaient. Mon père aimait bien jouer au volley dans l’eau avec nous quand il s’accordait un peu de pause.



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Mer 31 Juil - 22:54
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Elle me faisait craquer, littéralement. Sa candeur, sa gentillesse, son envie de bien faire, elle n'était pas semblable aux autres et je crois, j'en suis même sûr, que c'est ça qui me plaît. Avec elle, je n'ai pas l'impression de m'engluer dans une quotidienneté digne du quarterback plein de clichés. Moi, je voulais juste être moi et c'est exactement ce qui se passait avec Sally. Et quand bien même la passion m'ébranlait en sa personne, j'étais prêt et je devais attendre avant d'aller plus loin. Pour l'heure, il me fallait la rassurer. « - Tu n'as pas à me remercier Sally et encore moins à être désolée. C'est tout nouveau pour toi et pour moi aussi en un sens. » Elle se mit alors à sourire en laissant entendre avec une naïveté presque désarmante que c'était flatteur pour elle de savoir qu'elle me plaisait. Me mordant la lèvre inférieure, j'en profitais pour me rapprocher et capturer ses lèvres avec douceur pour que la passion n'est pas raison de mes bonnes résolutions. « - Bien sûr que tu me plais ! Tu es belle, Sally Stanford, magnifique même, n'en doute pas ! » Ma main gauche au fait d'une douceur nouvellement acquise, caressa sa joue. Bon sang que j'aimais cette gamine, qui en peu de temps, laissait paraître le meilleur en moi. Elle accepta donc que nous nous livrons à une toute autre activité. Par chance, j'avais enfilé au préalable mon short de bain avant de partir. « - Juste un truc avant, tu ne te moques pas de mon maillot ok ? » Attendant sa réponse, je retirais mes chaussures, mon t-shirt et mon jean que je pris le temps de plier avant de déposer le tout sur la chaise longue. « - Je ne suis pas un grand nageur par contre ! » Et c'était vrai, je me débrouillais mieux sur terre, avec un ballon entre les mains. Sur le rythme d'une musique familière, Sally se délesta à son tour de ses habits, me permettant au passage de gentiment me rincer l'œil avant de reprendre un semblant de sérieux.

« - Si je sais plonger en arrière ? Oulà avec Fame en fond sonore, on entre dans le vif du sujet. Et pour répondre à ta question, je ne crois pas savoir plonger en arrière. Ca sera sûrement une première. » Elle prit place sur le plongeoir prête à livrer sa plus belle prestation. « - Vas-y, montre-moi ce que tu sais faire » Et effectivement à la voir, je compris que les abeilles de la ruche n'étaient pas les seules à accomplir des merveilles dans les airs. « - Et là, tu veux que je sorte les pompons et que j'appelle ton prénom ? » lançais-je tout sourire en prenant place à mon tour sur le plongeoir. « - Ca ne sera pas aussi classe que toi hein ! » Je pris mon souffle et mon élan pour plonger le plus simplement possible avant de retrouver la surface et de m'ébouriffer les cheveux. « - Voilà ! J'ai moins de pratique que toi. Il faudra peut-être m'inviter plus souvent pour que je m'entraîne ou alors peut-être pourrais-tu me donner des cours privés. Qu'en dis-tu ? »



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Jeu 1 Aoû - 2:46
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Nolan faisait preuve d’une telle douceur et d’une telle compréhension à mon égard, ceci ajouté aux compliments adorables qu’il me faisait et me voilà désormais rassurée. Déjà, pouvoir seulement imaginer qu’un garçon puisse me trouver jolie relevait du miracle, mais ne serait-ce que caresser l’idée que ce garçon soit Nolan Hamilton frisait carrément l’utopie ! Et pourtant, Nolan était à présent mon petit ami et ce depuis deux semaines passées. Je vivais un rêve et je devais apprendre à me détacher de ce que ma plaie de sœur n’avait eu de cesse de me faire croire durant des années : que je ne valais rien à côté d’elle. Physiquement parlant, cela allait de soit, parce que question neurones, je me demande encore si les parents lui avaient fourni tout le nécessaire dans le paquetage… A croire qu’ils s’étaient réservés pour moi, et je prenais un malin plaisir à afficher mes notes exemplaires à chaque relevé trimestriel, tandis qu’elle peinait à atteindre la moyenne, sauvée uniquement par son activité de cheerleader. Comme quoi, la beauté et la popularité ne faisaient pas tout, mais étant ado, on veut toujours ce qu’on n’a pas…

Écoutant la sage proposition de Nolan, nous voilà tous deux en train de nous préparer à sauter dans cette piscine qui faisait mon bonheur à chaque saison chaude. Là, le plus beau quarterback de la Terre m’arrêta, me demandant de ne pas me moquer de son maillot. Je ne pus retenir mon sourire.

- Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui se moque des maillots des autres ? Non attends… Est-ce qu’il est à l’effigie de Bob l’éponge ? Parce que si c’est le cas, là je peux rien promettre !

Une fois mes fringues retirées, tout comme les siennes, nous nous rapprochâmes de la piscine. Nolan disait ne pas être bon nageur, ce qui m’étonna. Le voyant, j’avais l’impression qu’il savait tout faire, mais sans doute l’idéalisais-je un peu.

- C’est pas grave, ça s’apprend. C’est le seul sport que je maîtrise. Si tu me voyais au grimpé de corde… J’espère qu’on n’aura pas ça cette année…

Puis, je lui montrai comment plonger en arrière. Un exercice auquel je m’étais entraînée un été deux ans auparavant. En vacances, j’avais vu quelqu’un le faire et depuis, j’avais voulu réussir. J’étais comme ça, quand j’avais quelque chose en tête, tant que ce n’était pas fait, ça m’obsédait. Une fois remontée à la surface, j’entendis Nolan proposer d’agiter des pompons en mon honneur ce qui me fit rire.

- C’est ça, fonce, y a le matériel nécessaire dans la chambre ! lançai-je.

Je le regardai prendre place sur le plongeoir. Qu’il était beau, je ne pouvais m’empêcher d’en faire le constat, encore et toujours. J’admirai son plongeon avant de m’approcher en quelques brasses pour le rejoindre.

- Eh bien c’est pas mal pour quelqu’un qui dit ne pas être dans son élément.

Je ne pus que sourire face à sa proposition.

- Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Tu es le bienvenu quand tu veux.

Je songeais alors que peut-être mes parents y verraient un inconvénient. Depuis que Mila avait cafardé le jour où nous avions séché l’Histoire-géo, mes parents, surtout mon père, avaient du mal à se faire à l’idée qu’il y ait un garçon dans ma vie. J’essayais autant que possible de ne pas aborder le sujet parce que je n’avais aucune envie d’entendre des réprimandes alors que je n’avais rien à me reprocher. J’avais toujours des notes exemplaires après tout.
La musique de Fame défilait, j’adorais cette comédie musicale. A vrai dire, rares étaient celles que je n’aimais pas. Mes yeux étaient fixés dans ceux de Nolan et j’avais l’impression de nager dans l’océan tant l’azur de ses iris m’avait happée.


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Dim 11 Aoû - 1:06
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Si l'on m'avait dit, il y a plusieurs mois que j'en serais à ce stade, je me serais payé une belle tranche de « marrade » Je n'étais plus le type le plus populaire de ce microcosme dans lequel jadis la reine des abeilles se serait battu pour m'avoir. Je n'étais pas non plus un marginal, un de ce que l'on pointe du doigt lorsque la popularité ne nous fait pas défaut. Cependant, j'avais fait un choix, celui de refuser le poste de capitaine des Ravens. Une responsabilité qui réduirait considérablement mon temps pour la chorale, mais plus encore une responsabilité qui m'obligerait à cesser d'être l'assistant de Mr Davis. Le choix fut cornélien sur le papier, la réalité étant toute autre, c'est « presque » sans hésitation que j'avais accepté de sacrifier mon nouveau statut sportif sur l'autel de la non-popularité. À mes yeux, malgré ce que les autres pensaient, il était inconcevable de sacrifier la musique et le spectacle sur lequel nous étions en train de travailler depuis des mois. À l'inverse du sport, vecteur de popularité certes, mais optionnel dans ma tête et dans mon cœur, un organe déjà bien comblé par la présence d'une jeune demoiselle qui ne cessait de me surprendre à mesure du temps que je passais en sa présence.

« - Je suis sûr que les pompons m'irait diablement bien. » lançais-je faussement modeste avant de plonger à mon tour, sans néanmoins me pourvoir de la même grâce que Sally qui semblait maîtriser le plongeon et la nage comme personne. Il faut dire que je n'ai jamais été très à l'aise dans l'eau, bien que je sache nager. Ne nous emballons pas, je me contentais du strict minimum lorsqu'il était question de faire des longueurs et d'être évalué. Je n'en demeurais pas moins plus à l'aise sur terre. « - En fait j'ai fait ça pour t'impressionner ! J'espère que ça a marché. » Nous nous dévorions mutuellement du regard et ma proposition, de revenir pour prendre quelques cours avec la demoiselle, semblait lui plaire. « - Maintenant j'ai une vraie excuse pour venir ici et t'accaparer encore plus alors ! » Mon sourire redoublait en intensité tandis que nos regards continuaient à se croiser. Après la piscine, je vais vous décevoir, mais il ne s'est rien passé de sexuel. Certes nous nous sommes pas mal embrassés, nous avons veillé pour regarder plusieurs films blottis l'un contre l'autre. Nous avons dormi dans le même lit, c'était très agréable, plus encore lorsqu'il est question de douceur et non de sexualité. Nous nous sommes quittés à la fin de ce doux week-end et c'est avec le sourire aux lèvres que je suis rentré au bercail sous le regard de mes parents. Ma mère et son œil photographique se posèrent aussitôt sur moi, j'étais grillé.

« Bah dis donc, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu sourire comme ça. Tu as passé un bon week-end ? »

« - Super oui ! Papa n'est pas là ? » tentais-je pour changer de conversation. « Tu cherches à me berner mon chéri ? » Décidément, elle était trop forte, j'imagine que c'est ça les mamans, elles voient tout et quoique l'on fasse, jamais on ne peut les berner. « - Moi ? Non ! Je n'oserais pas. » Oui à peine, penser le contraire serait mal me contraire. « Tu mens très mal ! » Dans le mille ! « - Oui, je sais et je sais aussi que tu cherches à glaner quelques informations. » Elle me sourit avant d'acquiescer et de me demander le prénom de la nouvelle élue. Oui, ma mère était forte, trop pour moi, je devais m'incliner.

« - Elle s'appelle Sally. »

« C'est un joli prénom ! »

« - Oui très jolie même...Enfin, je veux dire le prénom...mais elle aussi... »

« Quel beau sourire, ça aussi, c'est joli dis-moi ! Et tu comptes nous la présenter cette charmante demoiselle qui te fais autant sourire ? » Et c'est là, à ce moment précis que j'aurais dû sortir un « je ne sais pas, on verra plus tard » comme je le faisais habituellement et que j'ai sorti tout sourire

« - Bah écoute quand vous voulez ! »

« Le week-end prochain, si tu veux. Je préparais notre recette familiale si tu veux ! »

« - Oui génial ! » Et me voilà pris à mon propre jeu. J'aurais pu le voir venir, j'aurais dû le voir venir, sauf que je suis tombé dedans comme un con. Et me voilà de retour au lycée, arborant la tronche du gars un peu coincé, mais pas capable de se dépêtrer de sa galère. « - Salut ! Mon cœur ! » lançais-je à Sally que je venais de retrouver près des casiers. « - Dis, tu fais quoi le week-end prochain ? Il se pourrait que…j'ai maladroitement dit « oui » à ma mère qui m'a proposé d'inviter la fille qui me fait tant sourire. Mais si tu ne peux pas, je peux comprendre. »



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Dim 11 Aoû - 1:11
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Comme j’étais heureuse, mon amoureux présent chez moi, pour moi, pour mon anniversaire, et nous deux à barboter dans la piscine. C’était tout simplement parfait, je n’aurais pu rêver plus beau quatorzième anniversaire. Rires, musiques et baisers langoureux au programme, que rêver de mieux ? Après avoir regardé deux de mes films préférés, nous avions passé la nuit enlacés dans les bras l’un de l’autre et il s’était comporté comme un gentleman, faisant montre de patience comme il me l’avait promis. J’avais une confiance aveugle en lui, encore plus après ça. J’avais passé un merveilleux week-end et j’étais bien triste de devoir le laisser partir en ce dimanche soir, mais mes parents n’allaient pas tarder, tout comme ma sœur d’ailleurs, et nous n’avions pas envie qu’ils le surprennent ici. Surtout pour les parents.

Ce fut Mila qui rentra la première et qui commença à me bombarder de questions auxquelles je répondis en m’enfermant dans la salle de bain avec de la musique à fond pour prendre un bain, histoire de ne pas l’entendre jacasser. Il me tardait d’être au lendemain pour revoir mon petit ami que j’aimais encore plus à la folie. Et ce doux lundi arriva finalement. J’avais revêtu un jeans Levi’s avec un pull rouge et une veste noire, bottines plates noires et mon éternel sac à dos de cours. J’étais aux casiers à ranger les livres dont je n’aurais pas besoin durant la matinée quand la voix de mon cher Nolan retentit. Tout sourire, je refermai la porte métallique pour me tourner vers lui et déposer mes lèvres contre les siennes.

- Salut mon coeur ! répondis-je à mon tour, enjouée.

J’arborais fièrement à mon cou ce sublime médaillon qu’il m’avait offert et qui rendait très bien avec mes vêtements. Je l’entendis alors me demander mes projets pour le week-end suivant. Une invitation tomba. Mes yeux se mirent à briller. Sa mère voulait me rencontrer. J’étais partagée entre la joie et l’appréhension. C’était nouveau pour moi, je n’avais encore jamais rencontré de parent de petit-ami puisque je n’avais jamais eu de petit ami. Ça ferait un mois à peu près d’ici là, était-ce la durée après laquelle on devait présenter ses parents ? J’étais un peu larguée, et puis je me souvins que mes parents avaient invité mes grands-parents maternels le dimanche midi pour faire un repas d’anniversaire tardif.

- Oh euh… si c’est samedi, pas de souci. C’est que dimanche j’ai mes grands parents.


Mais quelque chose ne manqua pas d’attirer mon attention et fit naître un sourire plein de fierté sur mes lèvres.

- Alors comme ça je suis la fille qui te fait tant sourire ?

Je me glissai contre lui pour l’enlacer, posa ma tête sur son torse.

- C’est trop mignon, ça !

Était-ce possible d’être plus heureuse que je ne l’étais ? Je vivais un rêve et j’avais encore parfois l’impression de ne pas être dans la réalité.

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Dim 11 Aoû - 22:16
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Premier samedi d'octobre

Mon sourire m'avait, semblerait-il éhontément trahis lorsque j'eus passé le seuil de la porte pour rentrer chez moi. Une mère ressent les choses et à n'en pas douter, la mienne était un radar sur patte. À la seconde même où elle m'avait aperçu, elle avait compris que j'avais passé un super week-end, mais plus encore, que la raison de cet entrain venait d'une fille, rectification « la » fille. Encore charmé par ces doux moments vécus avec Sally, je me suis laissé aller à quelques confessions, bien malgré moi qu'on se le dise. Désormais, cela semblait sérieux, comme jamais cela l'avait été auparavant. Je n'avais encore pas eu l'occasion d'amener une fille à la maison et de la présenter à mes parents. Je ne jugeais pas ça utile jusqu'alors puisque ça ne durait jamais assez longtemps pour passer le cap de la présentation avec les parents. Et je n'imaginais pas aussi facilement changer la donne, sauf que voilà nous y étions. Sally prenait de plus en plus d'importance dans ma vie, trop pour que j'omette à présent la présentation avec mes parents. Je n'en demeurais pas moins quelque peu soucieux lorsque nous nous retrouvâmes près des casiers, me demandant quelle serait sa réaction et si finalement, je n'avais pas un peu précipité les choses. Et alors qu'une légère appréhension me tordait l'estomac, je remarquais à son cou le médaillon que je lui avais offert pour son anniversaire. Elle l'aimait, j'en avais présentement la certitude, ce n'était pas juste pour me faire plaisir, sinon quoi elle ne le porterait pas avec autant de fierté. « - Il te va merveilleusement bien ! » ne put m'empêchais-je d'ajouter après l'invitation, histoire peut-être de dédramatiser la situation. « - Après si tu ne peux pas ce n'est pas grave… » Je voyais bien dans son regard, malgré la joie naissance, qu'il y avait une once d'appréhension. Peut-être était-ce encore trop tôt ! Et alors que je m'apprêtais à reprendre la parole, Sally me coupa l'herbe sous le pied. « - On n'a pas fixé de jour donc j'imagine que ça peut encore se négocier avec mes parents. » J'étais quelque peu penaud, car pour moi aussi, c'était une grande première que de présenter une fille à mes parents, mais elle n'était pas juste une fille, Sally était « la » fille, je n'en avais plus le moindre doute. « - Ouais mademoiselle, vous êtes la fille qui laisse paraître un sourire traître sur mon visage. Ma mère est un radar, elle m'a très vite grillé, alors je me suis dit que c'était finalement la bonne occasion pour officialiser clairement la chose » Sans attendre elle se rapprocha un peu plus et déposa sa tête tout contre mon torse. « - Ce qui est encore plus mignon, c'est que c'est la première fois que je présente une fille à mes parents. Donc on se cale ce samedi ? » J'attendis sa réponse, tout comme j'attendis impatiemment que nos regards se croisent à nouveau.

La semaine passa à vive allure, tellement que je ne vis pas le vendredi arriver, puis indubitablement le samedi. C'était le jour J. Ce soir-même, Sally franchira le seuil de cette porte et fera la connaissance de mes parents. J'appréhendais un peu, la rencontre au vu de l'âge de Sally et des idées arrêtées que ma mère pouvait avoir. Il est clair que nous venions de deux mondes différents avec Sally, mais de toute évidence, cette différence ne semblait guère interféré dans notre relation jusqu'à présent délestée de la moindre tension. « Pourvu que cela dure » me surpris-je à penser en achevant de faire quelques courses avec ma mère, qui elle semblait heureuse, plus qu'à l'accoutumée.

« - Tu es toute guillerette dis-donc ! Je vais finir par croire que ça cache quelque chose ! »

« C'est un jour spécial ! Mon garçon va nous présenter une demoiselle. J'ai crû que cela n'arriverait jamais. »

« - J'ai déjà eu des petites amies si ça peut te rassurer maman. »

« Oui, je sais que monsieur est un tombeur, mais jusque-là jamais tu ne nous avait présenté quelqu'un. J'ose imaginer qu'elle est importante pour toi. »

« - Oui, elle l'est. Je me sens bien avec elle, j'ai l'impression que je n'ai pas à faire semblant d'être ce que je ne suis pas. Tu sais le quaterback populaire, ami avec des personnes populaires… »

« Quelqu'un de futile ! »

« - Ouais, c'est ça. Et puis elle est très mature, intelligente, gentille… » Mon regard venait une fois encore de me trahir, tout comme la douceur de mes propos. C'était agréable de partager ça avec ma mère, moi qui n'avais que trop peu partagé de moments vraiment complices en sa compagnie, je découvrais les joies de ces échanges et espérais, à l'avenir, en profiter davantage. Nous fîmes donc quelques courses pour le dîner de ce soir, tandis que mon père achevait sa journée de travail. D'ici quelques heures, Sally nous rejoindrait. J'étais excité et quelque peu stressé par ce cap que nous nous apprêtions à franchir et je repensais à la conversation que j'avais eue avec ma mère en faisant les courses. Cela ne pouvait que bien se passer. Mon père réclama alors de l'aide, me sortant de mes pensées, il nous fallait mettre la table et pour l'occasion, notre plus belle vaisselle avait quitté les placards. « - Vous n'êtes pas obligé » retorquais-je à mon père « Ca n'est pas tous les jours que tu nous présentes une fille ! » Décidément, il était de concert avec ma mère jusque dans l'argumentation. Ils se complétaient bien ces deux-là, surtout pour me titiller. « - Elle appréciera l'intention, j'imagine ! Ou peut-être que vous allez encore plus la mettre mal à l'aise. » Mais je ne pouvais les blâmer, ils voulaient bien faire, j'imagine, comme chaque bon parent qui se respecte. Et tout d'un coup, alors que j'achevais de disposer les assiettes, je me surpris à imaginer ce que pourrait être ma vie future. Quel père serais-je ? Et si Sally était la bonne, quels parents serions-nous ? « Wow, je crois que tu t'égares légèrement Nolan ! On n'y est pas encore » Oui et pour l'heure, je devais me rendre présentable pour ensuite attendre près de la porte, la fille qui me faisait tant sourire.

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Sally Hamilton

Sally Hamilton

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J'ai posté : 322 messages pour un total de : 141 points. Je suis né(e) le : 01/11/1985 ce qui me fait : 33
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Lun 12 Aoû - 18:11
C'est au lycée que tout a commencéSally Stanford et Nolan Hamilton

Premier samedi d'octobre

Si je n'avais jamais détesté l'école, bien au contraire au vu de mes capacités et facultés d'apprentissage, je n'avais jamais autant aimé m'y rendre que depuis ce mois passé en étant la petite amie de Nolan. Il était le copain dont toutes les filles pouvaient rêver : gentil, doux, prévenant et drôle, il partageait ma passion de la musique et des comédies musicales et en plus il était beau comme un dieu, ce qui ne gâchait rien. Oui, j'étais résolument l'adolescente la plus chanceuse de l'univers et j'avais conscience que je faisais beaucoup de jalouse au sein du lycée que nous fréquentons. Mais à vrai dire, je m'en fichais. Ma sœur continuais à essayer de me rabaisser ou me faire douter. Quand nous étions dans notre chambre et que je rêvassais à mon amoureux, mes doigts resserrés autour de ce médaillon superbe qu'il m'avait offert pour mon anniversaire, Mila se plaisait à me dire qu'elle se demandait ce qu'il me trouvait, qu'une fois que je serais passée à la casserole il me larguerait comme le faisaient tous les joueurs de l'équipe, que de toute façon il était trop bien pour moi... Mais je la laissais parler. De temps en temps je lui balançais une peluche dessus, de toute façon je savais qu'elle avait tort. J'étais peut-être un peu fleur bleue, mais le regard de Nolan ne mentais pas, il était sincère, autant que je pouvais l'être, j'en étais sûre.

Ce lundi près des casiers, il m'avait donc invitée à déjeuner chez ses parents le samedi pour me les présenter. Le dimanche, mes grands-parents viendraient pour mon anniversaire un peu en retard, je ne pouvais donc 0qs m'y soustraire. J'avais accepté avec joie l'invitation, même si quelque part j'étais un peu anxieuse. Est-ce que ses parents allaient m'apprécier ? Me trouveraient-ils à la hauteur de leur fils ? J'avais tout de même quatre ans de moins et si nous n'y prêtions pas d'importance, pour des parents c'était sûrement différent... Le soir-même, je dus donc demander la permission aux miens d'y aller. Ma mère voulut absolument appeler ma mère de Nolan pour s'entretenir avec elle. Ça m'angoissait terriblement. Comment allait-elle le prendre ? Est-ce qu'elle trouverait que c'était une attitude stupide ou au contraire celle d'une mère prévenante et soucieuse ? Je me posais beaucoup de question et une fois que j'eus obtenu la permission, la question de la tenue vestimentaire se posa. Que devais-je porter pour faire bonne impression ? Quelque chose qui ne fasse ni trop décontracté ni trop austère, quelque chose qui me représentait aussi... J'avais du mal à choisir et je n'osais demander de l'aide à ma sœur. Finalement, ma mère eut la gentillesse de venir me conseiller sur les cinq minutes de temps libre que son travail lui laissa ce jour-là.

Deuxième samedi d'octobre 2000

Me voilà donc ce samedi midi devant la porte de chez les Hamilton, vêtue d'une jupe en jeans, d'un gros pull bordeaux et de collants epais assortis. Ils faisait déjà froid en cette mi octobre. Évidemment, j'arborais toujours le collier que Nolan m'avait offert. A vrai dire, je ne l'avais plus jamais enlevé depuis qu'il l'avait accroché à mon cou la semaine précédente.

La semaine avait passé à une allure incroyable tant j'étais bien et heureuse de retrouver Nolan chaque jour au lycée. C'était même un plaisir de faire les devoirs car plus vite ils étaient expédiés et plus vite j'avais du temps à lui consacrer ainsi qu'à notre comédie musicale. Mais pour l'heure, je m'apprêtais à rencontrer ses parents. J'avais apporté une boîte de chocolats pour eux, histoire de ne pas arriver les mains vides. Mon père m'avait déposée et j'avais assuré que Nolan me ramènerait. Je sonnai donc, attendant que l'on vienne m'ouvrir. Ce fut sa mère qui le fit. Je lui fis un grand sourire, ravie de rencontrer celle qui avait eu la bonne idée de mettre au monde une personne aussi exceptionnelle que Nolan.

- Bonjour madame Hamilton, dis-je poliment tandis qu'elle me laissait entrer.

J'étais si heureuse de découvrir où vivait mon chéri. D'ailleurs je le cherchai du regard. Je me retournai vers sa mère et lui tendit la boîte de chocolats.

- C'est pour vous. Merci beaucoup pour l'invitation.

J'aurais voulu me répandre en excuses par rapport à l'appel de ma mère, espérant qu'elle n' avait pas été trop casse-pieds. Parfois, les parents avaient ce don pour nous foutre la honte...

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